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Thibaud Eliroff (Traducteur)
EAN : 9782017164005
624 pages
Hachette (12/10/2022)
4.01/5   198 notes
Résumé :
Avant, quand l’air était si imprégné de magie qu’il laissait un goût de cendres sur la langue, les sorcières étaient féroces et intrépides, la magie flamboyait et la nuit leur appartenait. Ce temps n’est plus, les hommes ont dressé des bûchers, et les femmes ont appris à se taire, à dissimuler ce qui leur restait de magie dans des comptines, des formules à deux sous et des contes de bonne femme.
Mais la vraie sorcellerie n’a besoin que de trois choses pour re... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
4,01

sur 198 notes
Voulant revenir à mes bonnes habitudes de lire au moins un roman en anglais par mois, j'ai (enfin) jeté mon dévolu sur The once and future witches. Il était dans ma bibliothèque depuis un petit moment déjà, et bien que le titre laissait présager que l'histoire allait parler de sorcellerie, je n'ai pas sauté le pas… Enfin, jusqu'à cette semaine. Et j'ai bien fait d'enfin le sortir de la pile à lire car j'ai passé un très très bon moment avec June, Bella et Agnes.

The once and future witches bien que se déroulant en 1893 fait encore (malheureusement) écho à notre époque. Alix E. Harrow a choisi la sorcellerie comme angle d'attaque mais ne nous conte pas une histoire de sorcières comme on pourrait s'y attendre. Elle soulève le voile de la condition de la femme au sein de nos sociétés et cela depuis la nuit des temps. Féministe sans pour autant rentrer dans un endoctrinement, le roman est pour moi, avant tout, l'histoire de trois soeurs séparées par des circonstances douloureuses qui se retrouvent et vont devoir choisir leur voie.

Il y a bien entendu une part de fantaisie, accentuée par de courtes histoires ou contes que les protagonistes ont pu entendre dans leur enfance. Mais encore une fois, c'est un fil conducteur, un moyen de parler de quelque chose de bien plus vaste. le pouvoir des mots, le savoir que l'on se transmet, les choix que l'on va faire pour notre futur et celui de nos enfants. Oui, il y a des sorts, des incantations, des manifestations magiques, mais avant tout, c'est un combat qui se livre devant nous. Des femmes qui ne veulent plus vivre dans la peur. Je n'aime pas réellement le mot émancipation… car au final c'est bien plus primaire que cela : ces femmes veulent juste vivre.

Alix E. Harrow nous présente une palette de femmes : la soumise qui voit en l'homme un dieu, celle qui baisse la tête pour éviter le pire, celle qui voudrait se battre mais qui n'en a pas les moyens, celle qui se bat dans l'ombre, celle qui pense qu'il n'y a aucune issue, ou encore celle emplie de rage qui est prête à tout pour un changement. Certaines des héroïnes passeront d'un état à un autre, mais toujours avec ce réalisme et cette pudeur. Nous n'avons parfois pas le choix. Il n'y a pas non plus de honte à choisir un état d'esprit plutôt qu'un autre. Nous avons tous nos limites ou des entraves. The once and future witches fait écho aussi au mouvement des suffragettes et le parallèle entre les deux rend l'histoire encore plus intéressante. Les soeurs Eastwood ne veulent pas brimer les hommes, elles veulent ne plus subir leur joug.

Les trois soeurs ont bien entendu une place très importante dans ce combat. Tout à tour, elles sont les narratrices de l'histoire et voir les différents événements à travers leurs yeux donnent encore plus de poids à l'univers. June la sauvage, Bella la sage, Agnes la courageuse. Trois femmes, trois destins, un amour fraternel vibrant, une envie de vivre leurs vies et de liberté. Elles sont attachantes et en même temps parfois, on a l'impression qu'elles cherchent à faire fuir le lecteur. Des personnages entiers et vrais en qui l'on peut se reconnaître aisément.

La fin de The once and future witches est à l'image du roman : combative. Elle mêle fantaisie et réalisme, ne se veut pas utopique bien au contraire mais pleine d'espoir quand même. C'est un équilibre tenu tout au long du roman qui rend cette lecture vraiment spéciale. Je suis vraiment contente d'avoir pu le découvrir, et j'ai hâte de voir ce que l'auteur nous réserve pour de prochaines histoires.

PS : je tiens à ajouter que Alix E. Harrow n'a pas écrit un roman contre les hommes. Certains sont dépeint comme des êtres cruels et abjectes, mais d'autres se montrent attentionnés, attentifs, encourageants. Elle dépeint la société sous toutes ses coutures, l'ennemi étant la peur comme très souvent, plus qu'une partie de la population.
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En ce mois d'octobre et dans la logique de mes dernières lectures, je ne pouvais passer à côté de ce roman qui m'a de suite attiré grâce à son titre alléchant et son intriguant résumé. Je n'ai d'ailleurs pu résister et me suis plongé directement à la suite de son acquisition dans le temps des sorcières. le moins que je puisse dire n'est autre que j'ai adoré ma lecture pourtant bien différente de ce à quoi je m'attendais en me lançant dans cette dernière.

Effectivement, Alix E. Harrow tisse son intrigue autour de l'Histoire et en particulier autour de la naissance du mouvement des suffragettes au sein d'une ville des Etats-Unis, New Salem. Nul doute que ce nom ne vous ai guère inconnu et vous ne pouvez que comprendre la référence. Dans cette nouvelle société moderne, plus aucune trace de magie demeure et les femmes ne détiennent plus aucun droit excepté celui d'exister pour asservir les hommes qui les gouvernent. Se cache pour autant dans cette révoltante société patriarcale et misogyne trois jeunes femmes prêtes à tout pour fuir leur sombre destin ainsi que leur dangereuse maisonnée dirigée par une autorité paternelle plus que douteuse et bancale. L'histoire débute habilement lorsque le chemin reliera à nouveau Bella, Agnès et Genièvre, trois soeurs sorcières jusque là séparées. Sans suit alors la mise en place d'une véritable révolte et une pertinente tentative d'émancipation sous fond de magie et d'ésotérisme. Si cette construction m'a semblé assez perplexe au demeurant, je dois bien admettre qu'elle consolide finalement cette oeuvre sur la durée. Ainsi, point de magie abracadabrante et extravagante mais une mise en lumière d'une sorcellerie bien plus intime et profonde et saisissante, celle de l'union et de la solidarité entre une population opprimée. C'est pourquoi et bien que majoritairement centré sur nos trois héroïnes, c'est bel et bien la parole des femmes et leur unité qui se dévoilent la véritable âme de ce pertinente satire, dénonçant avec force les déboires et travers d'une société puritaine et rigoriste.

J'ai vraiment été sensible à la puissance et la profondeur de la dénonciation réalisée par Alice E. Harrow. Portée par un style singulier et une plume des plus satinée, le temps des sorcières m'a plongé dans un roman à l'ambiance percutante, captivante et parfaitement immersive. Je n'ai cessé de m'imaginer voguer dans les rues des environs dévoilées avec richesse et détails de la part de l'auteure. Mieux encore et étant en pleine vision de la série télévisée inspirée des faits du procès de Salem, Salem, ce large et savoureux sentiment d'évasion a fortement été influencé par cette dernière. Avec délicatesse mais néanmoins efficacité, l'auteure instaure un vent de révolution et donne la voix à des femmes fortes et courageuses à la fois, tout en se dévoilant humaine et touchante également. Les soeurs Eastwood sont d'ailleurs de merveilleux et édifiants portraits de femmes et bien que toutes les trois différentes, chacune d'elle brille pour ses qualités mais aussi ses défauts. Ainsi, c'est dans la complémentarité que ces dernières s'épanouiront et se sublimeront et c'est dans leurs différences que celles-ci puiseront la force nécessaire face à leurs combats et face aux différentes épreuves qui les attendent.

Néanmoins et quand bien même cette oeuvre détient une grande part historique, l'ésotérisme n'est pour autant pas délaissé et étant ce que je recherchais avant tout, j'ai été plus que sensible à la partie mystique de ce dernier. Avec parcimonie, l'auteure nous plonge dans un univers enchanteur formé de vers et autres formules magiques et tout les ingrédients du genre sont réunis. Entre traditions et folklore, j'ai une nouvelle fois été saisi par l'ambiance mélancolique installée au fil des chapitres. L'univers magique se développe en parallèle de l'intrigue. Ainsi, Alix E. Harrow prend le temps nécessaire pour installer un cadre solide à cette dimension. C'est pourquoi, même si certaines longueurs sont parfois venues ternir mon rythme de lecture, celles-ci sont un mal nécessaire pour instaurer cette touchante portée et puissante orientation. Il faut bien admettre que le temps des sorcières est d'une densité remarquable et d'une richesse absolue permettant un savoureux équilibre des genres, alliant historisme et ésotérisme avec réussite et pertinence. Mention spéciale aux formules dévoilées à chaque chapitre que j'ai apprécié découvrir ainsi qu'à l'appropriation de l'héritage de notre culture populaire laissé par certains hommes de nom de l'époque tel que les frères Grimm, devenus soeurs par exemple ainsi que certains contes dévoilés au cours de l'aventure dont il faudra découvrir le dernier pour comprendre leur présence et utilité finale. Cette particulière technique de narration m'a fortement donné envie de retrouver l'atypique prose de l'auteure avec Les dix milles portes de January, sa précédente oeuvre.

Finalement et même si le temps des sorcière se dessine différent de ce à quoi je m'attendais et malgré quelques longueurs par moments, j'ai été séduit et envoûté par cette lecture à l'ambiance singulière et mélancolique. Qu'il s'agisse de l'Histoire des femmes ou bien de celle de la magie, Alix E. Harrow m'a captivé et passionné grâce à sa savoureuse prose et ses délicieux vers. Ainsi, j'ai été sensible aux différents sujets traités et aux messages véhiculés grâce la force des portraits dessinés avec finesse et profondeur.
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J'avais déjà ce livre en VO et j'ai essayé de résister à l'appel de cette VF beaucoup trop belle, mais... bon, de toute évidence l'appel a été le plus fort. Et je ne regrette pas, parce que la traduction est vraiment d'excellente qualité !
J'avais de grandes attentes avec ce roman et je n'ai absolument pas été déçue. C'est avant tout une ambiance, une atmosphère, un style, mais aussi des personnages, qui portent cette histoire avec force et résilience.
L'intrigue elle-même met du temps à se mettre en place puis avance par touches, au gré des sorts et des déambulations, et certaines personnes reprocheront certainement beaucoup de longueurs à cette histoire mais pour ma part, c'était un vrai plaisir de me laisser porter tranquillement par la succession des pages et la beauté teintée de force des mots d'Alix E. Harrow.
C'est une histoire de sorcières, de chasse aux sorcières et d'hypocrisie patriarcale, mais aussi d'amour familial, sororal, maternel. On retrouve ici toute la mauvaise foi de la chasse aux sorcières, qui était avant tout une chasse contre les femmes trop indépendantes, trop sûres d'elles, trop puissantes. C'est l'histoire du combat des femmes contre la mesquinerie, les trahisons, la haine gratuite et aveugle ; c'est un récit âpre et souvent difficile mais qui reste porteur de beaucoup de lumière, d'amour et de résilience.
C'était ma première rencontre avec cette autrice et je compte bien la suivre de très près !
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Quand j'ai découvert le résumé du Temps des sorcières, dans la sélection de la masse critique babelio de septembre, j'ai tout de suite été attirée par le roman.
Cette histoire de trois soeurs, sorcières, dans un monde à la fois passé et imaginaire, où la magie fut, mais a été combattue, où les femmes sont soumises à une société patriarcale à l'extrême…
Tout ça m'a fortement rappelé la série Soeurs sorcières, que j'ai découvert il y a deux ans et qui fut un coup de coeur (et que d'ailleurs, j'ai entrepris de relire cette année ! Je vous en reparlerai bientôt).

Bref, quand j'ai découvert ce roman, il était évident pour moi qu'il était fait pour moi, et que je le découvrirais sous peu. Merci donc énormément à Babelio et Hachette Heroes pour cet envoi !
Maintenant que je l'ai lu, je sais que le Temps des Sorcières est finalement très différent des Soeurs Sorcières, mais que je les aime autant l'un que l'autre, chacun pour ses qualités !

Difficile de résumer ce roman, sans en dévoiler trop…
New Salem, 1893 : nous faisons la connaissance de Genièvre, la plus jeune des soeurs Eastwood. Recherchée pour le meurtre de son père (ou devrais-je dire, de son géniteur…), elle se retrouve par « hasard » sur le chemin de Bella et Agnes, ses deux soeurs ainées, qui ont quitté le foyer familial depuis bien des années, par besoin, pour leur survie.
Les trois soeurs réunies, l'histoire peut commencer…

Le Temps des sorcières, au-delà d'une histoire fantastique, c'est une ode à la sororité et à la solidarité féminine.
L'autrice mêle habilement histoire et magie. Elle part de l'Histoire pour construire son histoire ; et si lors des chasses aux sorcières du 17e, on avait brûlé de vraies sorcières ? Et si c'était la peur du pouvoir des femmes (mères, filles, épouses), la peur de leur savoir, la peur de ce qu'on ne comprend pas, de ce qu'on ne maîtrise pas ; la peur de ce qui est différent de soi, … qui débouchait sur ces massacres, pogroms et autres bûchers ?
Et si au fond, toute femme était un peu sorcière ?

La volonté des femmes de ne plus subir l'ordre des hommes est aussi bien représentée par le mouvement des suffragettes que par le retour de la sorcellerie. Comme dans la réalité historique, c'est un combat long, difficile, et jamais réellement terminé.

Les trois soeurs Eastwood ont bien entendu une place centrale dans ce combat. Tout au long du roman, on passe du point de vue de l'une à l'autre. Ce ne sont pas des héroïnes : ce sont seulement des femmes qui veulent survivre, et qui prennent peu à peu conscience qu'unies, on peut plus que seules. Leurs doutes, leurs espoirs, chacune les affronte à sa façon. Uniques, mais créant un tout, une unité qui leur donne leur force.
Je les ai toutes trois comprises, même si parfois on a envie de les secouer. C'est ce qui les rend réalistes, ce qui les rend femmes avant d'être sorcières. Je les beaucoup appréciées, chacune à leur tour.

Si je dois reprendre ma comparaison avec Soeurs sorcières, je dirais que le Temps des sorcières est un roman beaucoup plus adulte, peut-être aussi plus difficile à aborder parfois, car très dense, mais tellement riche.
J'ai ressenti le besoin de prendre mon temps pour le lire, ce qui ne m'arrive pas si souvent. J'y revenais toujours avec un grand plaisir, et une immersion totale et rapide.

D'ici quelques temps, que je l'aurai « digéré », je pourrai décider s'il ne s'agit « que » d'une excellente lecture, ou si c'est un coup de coeur ; pour le moment, je n'en suis pas encore capable, car je suis encore trop imprégnée de ma lecture. Je ne suis pas tout à fait revenue de New Salem...

Le roman sort aujourd'hui en librairie : je vous conseille le voyage !
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Que se passerait-il si la magie qui attend sagement dans les recoins de la nature trouvait la voie pour s'exprimer de nouveau ?
Bella, Agnès et Genièvre, trois soeurs, se retrouvent à New Salem et découvrent ce que la volonté, les vers et les voies peuvent créer alors que la chasse aux sorcières est de mise, menée par Gideon Hall.
Grâce à la sororité (et parfois la fraternité), elles vont tout faire pour retrouver la liberté des sorcières mais aussi de celles qui ont la connaissance, sages-femmes ou sorcières des haies, ou tout simplement de celle des femmes du quotidien.
S'il s'agit ici de fiction, je n'ai pu m'empêcher de penser à l'essai de Titiou Lecoq " Les grandes oubliées : pourquoi l'histoire a effacé les femmes " : tout l'enjeu du roman réside dans la résistance de ces femmes contre leur invisibilisation orchestrée par certains hommes.
Au-delà de ce sujet de fond, le roman est assez agréable à lire. Néanmoins, il lui manque ce petit quelque chose qui ne m'a pas donné envie de n'en faire qu'une bouchée.
Une lecture agréable mais sans plus.
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec
13 février 2023
Les sœurs Eastwood (Bella, Agnès et Genièvre) vont réussir un beau tour de force : nous montrer que la sorcellerie existe encore, mais peut-être pas de la manière qu’on pense.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
Genièvre repense aux matins où Mama Mags rentrait d'un accouchement difficile, les ongles encroûtés de sang et les yeux pleins de peine. Elle contemplait les volutes de brume qui s'élevaient de la vallée tels des fantômes, en frottant son pouce contre le cuivre de son médaillon. "C'est dans l'ordre des choses."
Genièvre est maintenant assez grande pour savoir que l'ordre des choses, c'est une bouse sans nom. C'est la cruauté et la défaite ; les portes fermées et les choix malheureux ; les sœurs séparées et les mères absentes.
A quoi sert la sorcellerie, si elle ne peut pas changer l'ordre des choses ?
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- The Calamitous Coven
- No.
- Eve's Army.
- No ! It ought to be about, I don'y know, sisterhood or union...
- The Ladies Union of Giving the Bastards What's Coming to Them.
- James Juniper, if you can't be serious, at least be quiet.
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Elle pensait que la survie était une chose égoïste, un cercle serré autour du cœur. Elle croyait que plus vous laissiez entrer de gens dans votre cercle, plus le monde avait des moyens de vous blesser, et plus vous aviez d'occasions de les décevoir et d'être déçue par eux. Et si c'était le contraire ? Et si tous ces gens étaient là pour vous rattraper quand vous tombiez ? Et s'il existait un point de bascule invisible au-delà duquel un devient trois et trois devient l'infini, un point au-delà duquel il y a tant de vous à l'intérieur de ce cercle que cela fait de vous une hydre invincible ?
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Genièvre sent les choses changer autour d'elles, les frontières devenir perméables. Elle voit des yeux - de jeunes femmes, surtout - où brille une fascination avide. Genièvre devine que ce sont celles qui veulent, qui désirent, qui se languissent ; celles qui s'insurgent contre les histoires qu'on leur a fait avaler et rêvent d'en entendre de meilleures.
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Béatrice attend, le sang en ébullition.
Il ne se passe rien. Naturellement.
Des larmes – absurdes, idiotes – lui piquent les yeux. Espérait-elle une magistrale démonstration de magie ? Des vols de corbeaux, des nuées de fées ? La magie est une chose ennuyeuse et déplaisante, plus utile à blanchir les chaussettes qu’à invoquer les dragons. Et même si Béatrice était tombée sur un sort ancien, elle ne pourrait le lancer que si le sang des sorcières coulait dans ses veines. Elle ne peut s’approcher davantage du lieu où la magie est réelle, où les femmes et leur parole ont du pouvoir, qu’à travers les livres et les contes.
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Vidéo de Alix E. Harrow
Extrait du livre audio « Les Dix Mille Portes de January » d'Alix E. Harrow, traduit par Thibaud Eliroff, lu par Zina Khakhoulia. Parution numérique le 26 avril 2023.
https://www.audiolib.fr/livre/les-dix-mille-portes-de-january-9791035412746/
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