AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Critiques sur Les Aventures de Tintin, tome 02 : Tintin au Congo (111)
Classer par :   Date   Les plus appréciées  



Ajouter une critique
bibiouest
  07 avril 2018

Sur Tintin énormément de choses ont été dites (beaucoup de bêtises aussi).
Simplement je dirai qu'il faut voir Tintin comme l'Oeuvre d'Hergé et le jugé dans sa globalité.
En effet ces aventures ont traversé le XXème siècle (sur 50 ans).
Raciste, anti-écolo, misogyne et j'en passe tels sont les qualificatifs que l'on a attribués à Hergé et en particulier pour Tintin au Congo.
On « juge » Hergé selon des critères « modernes », mais que cela nous plaise ou non, ce que l'on voie dans Tintin au Congo correspondait, dans les années 30 » à la vision de l'Afrique qu'en avait l'écrasante majorité de la population, tout ceci à bien évidemment changer fort heureusement.
Cela dit cet album n'est pas mon préféré le meilleur arrive...Tintin va évoluer dans le siècle comme la société.
Commenter  J’apprécie          4917
ancoline
  17 novembre 2011
Je voulais le lire pour comprendre ces discutions d'amis sur les propos racistes dans la BD.
Cette BD a été réalisée dans un but publicitaire "faire connaitre aux jeunes enfants belges le Congo Belge, et leur donner envie d'y aller". L'histoire est moins une enquête policière qu'une étude des différentes façons de vivre d'un blanc chez les africains.
Hergé dit lui même en 1931, qu'il vivait dans un milieu de préjugés. Il dira :
(Je ne connaissais de ce pays que ce que les gens en racontaient à l'époque : "Les nègres sont de grands enfants, heureusement que nous sommes là !", etc. Et je les ai dessinés, ces Africains, d'après ces critères-là, dans le pur esprit paternaliste qui était celui de l'époque en Belgique".)
Il s'est alors inspiré dans un musée.
Même Jules Ferry, trouvait qu'il fallait "Eclairer ces populations qui vivent dans l'obscurité", en réalisant l'enseignement de la langue française, en introduisant les entreprises, les voies de communications. Même si le colonisateur est esclavagiste, dur et sans concession, tous les peuples européens voient en ces colonies une manne de bras très bon marché sur des territoires de diamants, caoutchouc, et autres.
Les propos sont effectivement époustouflants : Tintin, le blanc arrive en Afrique pour chasser, tuer du lion, 15 gazelles en croyant en tuer une, un singe, un rhinocéros à la dynamique. Il ordonne au jeune homme noir qui est docile et même mis sous un air benêt. Tintin fait dérailler leur vieille locomotive, se moque d'eux pour la vétusté de leur moyen de locomotion, et est le sauveur qui va remettre sur roues leur train. Il les insulte pour leur apathie, fainéantise.
Il considère les noirs pour des idiots, des incultes que le blanc est le seul capable d'éduquer, le seul capable de sauver un homme de la maladie, de les sauver des animaux sauvages de leur région, de la mauvaise organisation de travail. le bon blanc sait faire la justice quand deux d'entres eux se disputent, sait retransmettre la vie dans un film.
1930, c'est l'époque de mes grands parents. Ils ont connu ces idées de colonialisme et ont certainement eu du mal à libérer leur esprit de ces préjugés et stéréotypes.
Je comprends mieux les procès et les envies d'africains de retirer cet album de la circulation.
Mais est-ce qu'il ne faut pas justement montrer à quel point le blanc était esclavagiste ?
Cette époque doit être révolue dans tous les esprits.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          360
fabienne1809
  14 novembre 2019
C'est une de mes premières lectures, si pas la première, vers l'âge de 6-7 ans.
Je me rappelle avoir été accompagnée par ma maman dans cette lecture.
C'était bien nécessaire pour discerner l'ordre dans lequel il faut lire les différentes images. J'ai dû également apprendre que les phylactères renvoyaient tantôt à des paroles, tantôt à des pensées. Lisant à voix haute, j'ai appris qu'il y avait des onomatopées. Dans le même temps, j'ai enrichi mon vocabulaire.
Je revois encore l'image de Tintin sur le quai de la gare, très entouré de journalistes qui veulent obtenir son reportage pour le voyage qu'il va entreprendre, qui parle à son chien. J'ai vraiment dû m'accrocher vu le temps qu'il m'a fallu pour comprendre cette première planche de l'album.
Un merveilleux souvenir, pour lequel je ne peux donner de note
Commenter  J’apprécie          3511
kimberlite
  26 novembre 2012
Certains l'ont accusé de racisme, moi, je l'ai lu bien jeune, il m'a amusée avec ces clichés qu'il reproduisait et sachant qu'il s'inscrivait dans une époque, une ambiance d'époque, je n'ai jamais réussi à lui trouver des torts qui ne lui reviennent pas à mon avis, il était auteur et d'un talent plein de fantaisie et d'humour. On l'aime ou on ne l'aime pas, à mon avis, en tout cas, le plaisir que l'on éprouve à lire et découvrir Tintin, c'est qu'on découvre toujours de petits détails que l'on n'avait pas décelés aux lectures précédentes.
Commenter  J’apprécie          290
mikaelunvoas
  20 mars 2018
Malgré tout ce qui se dit actuellement sur tintin au Congo, j'aime cette bande dessinée qui reflète l'esprit colonial de l'époque où elle a été dessinée. La vision de l'occident sur l'Afrique était simpliste, je préfère apprécier le dessin des moyens de locomotions de ces années , paquebots, vieilles automobiles, des voyages longs sans empressement.
Commenter  J’apprécie          260
torpedo
  27 août 2017
Le premier Tintin découvert lorsque j'étais enfant. A l'époque, je trouvais bizarre que cela se passe au Congo, le seul pays africain que je connaissais étant le Sénégal - au détour des conversations familiales. J'aimais Tintin intrépide, osant affronter des animaux sauvages dont je ne voyais que des miniatures en plastique dans mon coffre à jouets. Depuis, je l'ai relu, lu encore. Je ne vais pas rentrer ici dans les contreverses colonialistes , racistes et autres, certains intentant même récemment encore un procès en Belgique, d'autres s'en sont je suis sûre chargés avant moi dans les nombreuses critiques. Je replace l'album dans le contexte de l'époque et bien que ce ne soit pas mon préféré, il est un peu ma Madeleine de Proust. Et puis par esprit de contradiction face à cette pensée unique qui m'entoure et m'explique ce que je dois penser, je le trouve pas mal. Voila, c'est dit.
Commenter  J’apprécie          262
cicou45
  27 novembre 2011
On voit bien qu'il s'agit des débuts d'Hergé en ce qui concerne les aventures de Tintin. Comme tous les chroniqueurs de cet ouvrage l'ont déjà fait remarqué, il est vrai que l'on a longtemps vu dans cette aventure des propos qui pouvaient paraître comme racistes mais qui à l'époque cependant ne choquaient pas puisque cela était dans les moeurs de ce début de XXe siècle. Cependant, propos et préjugés qui ne sont pas tant racistes que cela car si le lecteur fait bien attention, il se rendra compte que les méchants sont toujours des hommes blancs, donc des européens.

On voit effectivement bien la cupidité de ces derniers puisque le célèbre truand de Chicago, al Capone n'est intéressé que par la production du diamant en Afrique et n'a absolument aucune compassion pour les résidents des lieux, à savoir les africains. Ici, deux tribus ennemis sont sur le point de s'affronter : les Babaoro'm et les m'Hatouvou mais tout cela par la faute des hommes aux ordres d'al Capone qui sèment la discorde autour d'eux dans le seul but de nuire à Tintin qu'ils ne veulent pas voir rentrer en Europe vivant. Ils sont en effet persuadés que ce dernier est venu au Congo uniquement pour empêcher leur chef d'arriver à ses fins.
Aussi, si l'homme blanc est cupide, l'homme noir, lui, est fétichiste et s'en remet à des croyances ancestrales en remettant leur sort entre les mains du sorcier de la tribu.

Aussi, pour en revenir à la question du racisme dans cette aventure, h=je dirais qu'elle est inexistante. Par contre, celle qui concerne les idées reçues, là oui, je peux dire que ces dernières sont omniprésentes allant même parfois jusqu'à la caricature.


Il est vrai que j'ai trouvé ce deuxième tome assez violent, spécialement envers les animaux mais d'un autre côté, il en est ainsi, c'est en quelque sorte la loi de la jungle et il ne faut jamais oublier de replacer l'histoire dans son contexte. Même si je ne placerais certainement pas cet album parmi mes préférés des aventures de Tintin, je lui reconnais cependant certaines qualités. Milou, par exemple, est l'auteur de nombreux gags et a parfois certaines répliques assez drôles comme lorsqu'on le voit dans les premières vignettes, discuter avec ses amis chiens et leur disant qu'il en avait assez de la routine et que c'est ainsi qu'il s'est décidé à aller chasser du lion . Enfin, le jeune boy du nom de Coco est très attachant et cela rajoute une touche d'émotivité à l'ouvrage. A lire !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
Winter-
  26 décembre 2017
Nous retrouvons Tintin pour de nouvelles aventures, cette fois-ci pour un reportage au Congo. le dessin est plus ambitieux mais cet album n'est pas encore à la hauteur du talent de Hergé. La vision caricaturale du colonialisme a été longuement critiquée mais il faut rappeler que Hergé est un des plus grands auteur du XXe siècle, un grand homme qui a su transposé son humanisme dans son oeuvre. On a voulu censurer ce livre car on disait qu'il était raciste mais il suffisait d'avoir l'esprit ouvert et de se renseigner sur l'auteur. Néanmoins, beaucoup d'éléments m'ont choqué dans cette bande-dessinée : Tintin bousille sans cesse des tas d'animaux. Ainsi, il fait un trou dans la carapace d'un rhinocéros puis insère de la dynamite à l'intérieur pour qu'elle explose. Mais, le jeune reporter ne se contente pas de cela, il tue une quinzaine d'antilopes puis chasse d'autres animaux. Certaines péripéties sont cocasses et distrayantes, on suit une aventure de Tintin qui s'inscrit au temps de la colonisation du Congo par les Belges. Je pense qu'il faut prendre un certain recul pour apprécier l'album. Ne vous arrêtez pas à la controverse dont a fait l'objet Tintin au Congo, lisez le tout simplement.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          241
ChatDuCheshire
  22 juin 2015
Dans l'absolu j'aurais plutôt mis trois étoiles pour la qualité intrinsèque de cet album, qui n'est pas le meilleur pour son scénario (je ne m'en souviens guère), mais j'en ai finalement mis quatre par pur esprit de contradiction et par réaction aux excès auxquels nous mènent la censure inhérente au "politiquement correct" qui nous étouffe littéralement de nos jours...
D'aucuns, et parfois non des moindres, ont ainsi voulu faire retirer cet album des bibliothèques voire même des ventes pour son racisme et son colonialisme. Alors de deux choses l'une soit les gens d'aujourd'hui sont des imbécile "endoctrinables" par un album de BD dont la conception remonte aux années 30 et appartenant à une série qui n'a jamais été considérée comme orientée politiquement, soit on conserve précieusement cet album ET on le fait lire aux enfants d'une part parce que c'est un bon album de BD (pas le meilleur des Tintin mais tout de même) et, d'autre part et surtout - parce que cet opus reflète quelque part la vision dominante de l'époque sur ce qu'on appelait les "colonies" (le Congo étant alors une colonie belge et la seule d'ailleurs). Cet album-ci je dois l'avoir lu vers 5-6 ans soit vers la fin des années 60. Ma connaissance du monde n'était pas alors très étendue (à tout le moins) et je ne disposais pas d'une famille cultivée avec laquelle en parler ensuite. Néanmoins jamais je n'ai pris cet album pour "argent comptant" et considéré les noirs comme y étant dépeints de manière réaliste. Ce n'était pas quelque chose que je me formulais très clairement mais le trait était tellement "gros" que même pour une gamine de 5-6 ans c'était manifeste. Par la suite je me souviens que quelques fois au cours de ma scolarité, spécialement lorsque l'histoire plus récente de la Belgique fut abordée, cet album fut évoqué en classe en tant que constituant une illustration de la vision paternaliste très prégnante durant l'époque coloniale et les années 30, au cours desquelles cet album fut conçu et publié, en faisaient incontestablement partie. En fait, en y repensant, cet album fut un outil pédagogique extraordinaire car en guise de démonstration de ce qu'était l'esprit colonial cet album en expliquait bien davantage qu'une flopée d'exposés et études bien barbants pour des enfants... Ceux qui aujourd'hui entendent censurer cet album feraient mieux d'éviter la bêtise qui consiste à envisager l'histoire avec leur yeux d'aujourd'hui. Nos parents et grands-parents n'étaient pas davantage des barbares que les gens d'aujourd'hui. Ils évoluaient dans un contexte historique qui, bien entendu, façonnait leur pensée. Il est bon et il est sain de faire la critique de l'époque coloniale européenne mais pour en faire une critique utile - qui nous évitera autant que faire se peut de retomber dans les mêmes travers - encore faut-il s'attacher à comprendre cette époque. Cet album justement y contribue. Pour la plupart des gens du peuple dans les années trente, qui ne disposaient pas d'internet et n'avaient guère les moyens de voyager, les noirs ou peuples colonisés étaient présentés comme des plus ou moins "gentils sauvages" qu'il fallait civiliser ainsi qu'on éduque des enfants. Cette présentation rendait le colonialisme "acceptable" pour le plus grand nombre et ce pour le plus grand profit des quelques grands industriels qui ont profité du système de quasi esclavage qui en a résulté. Les choses ont-elles d'ailleurs tellement changé aujourd'hui si l'on considère la logique d'hyper-capitalisme actuellement dominante et qui contient en elle une autre forme larvée d'esclavagisme ? Bref lisez cet album, en y mettant votre grain de sel bien sûr...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          245
rabanne
  28 juillet 2016
Inutile de revenir sur la polémique sur le racisme "ambiant" et les clichés colonialistes (bien que le reflet d'une époque et de ses mentalités) qui inondent ce deuxième tome.
Sans compter sur la caricature de la chasse-braconnage...
Sinon, le personnage commence à s'étoffer, ainsi que sa personnalité.
Les dessins s'affinent.
Commenter  J’apprécie          213


Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Tintin, presque...

Tintin est ... ?

rapporteur
reporter

5 questions
386 lecteurs ont répondu
Thème : HergéCréer un quiz sur ce livre
.. ..