AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Arnaud Mousnier-Lompré (Traducteur)
ISBN : 2290337706
Éditeur : J'ai Lu (08/10/2004)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 1084 notes)
Résumé :
Quinze années ont passé. Loin de la cour, et le coeur blessé, Fitz s'est réfugié dans une chaumière isolée avec son inséparable oeil-de-loup pour unique compagnon. Il espère enfin avoir trouvé la paix et rompu avec son terrible passé.
Mais c'est compter sans son destin. Car, bientôt, des visiteurs inattendus viennent tour à tour troubler sa retraite avec des motifs déguisés : Umbre, son vieux mentor ; Astérie, la ménestrelle avec laquelle il entretient épisod... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
florencem
  09 juin 2018
Après ma lecture du tome six, j'ai eu envie d'entamer le second cycle de l'Assassin Royal. J'avais à mon goût trop attendu entre mes lectures des différents tomes et je trouve dommage de perdre des informations, de ne plus me souvenir de certaines choses alors que j'aime beaucoup cette saga.
Si le premier cycle était très tourné vers l'Art, j'ai l'impression que le second va traiter plus en profondeur le Vif. Si c'est bien le cas, c'est une très bonne chose surtout vu la polémique que l'on a déjà pu entrapercevoir (magie malsaine, immonde…) et que notre héros en est doté. Sa relation avec Oeil-de-Nuit est tout de même un point central et nous, lecteurs, avons pu juger que le Vif n'était pas quelque chose de mauvais, bien au contraire. Les deux amis ne sont pas forcément représentatif de tous les pratiquants du Vif, mais ils prouvent au moins qu'une relation stable, enrichissante, et sereine peut se créer.
Cette polémique peut aussi apporter beaucoup à l'histoire. Il est facile d'imaginer que ceux qui sont contre, les pratiquants et ceux qui vont prôner la légitimité de cette magie vont amener à différents points de vues et de réflexions. Cela mêlé avec des intrigues politiques, des drames familiaux et des aventures épiques ne pourront qu'être un régal.
Ce premier tome est pour moi assez introductif. C'est un récit à différents niveaux des quinze ans de solitude de Fitz et Oeil-de-Nuit, et la préparation au changement qui se rapproche. Si il ne se passe pas grand-chose, il est très plaisant de retrouver le jeune homme et son loup et de voir un peu de paix autour de lui. Sa vie n'est pas parfaite, et on sent rapidement qu'il manque quelque chose à notre héros, mais il y a tout de même une sorte de récompense après tout ce qu'il a vécu. le tome est moins angoissant, mois étouffant émotionnellement.
Nous croisons aussi des personnages bien connus de la saga. Astérie, Umbre, le Fou, Kettricken pour ne citer qu'eux. La première est une plaie, et elle se montre sous son véritable jour permettant à Fitz d'ouvrir enfin les yeux. J'espère franchement ne plus la revoir. Je ne l'ai jamais appréciée. Elle a vécu des choses horribles, c'est une survivante, certes, mais elle a une part assez mauvaise et calculatrice en elle. Umbre se montre, lui aussi, sous un autre jour, dans le sens où il y a plus d'affection dans la relation qui l'unit à Fitz. Il a toujours été un maître attentif, mais on voit vraiment ici que le vieil homme aime son jeune neveu de tout son coeur. Kettricken n'est pas réellement dans une position qui la montre sous un bon côté. Son apparition est aussi brève ce qui n'arrange rien. le Fou par contre a été cette bouffée d'air frais que Fitz attendait, et moi aussi. Dès son apparition, le roman a changé du tout au tout. C'est impressionnant de voir combien un personnage peut faire toute la différence.
Et à partir de leurs retrouvailles, les choses s'accélèrent. Fitz va se retrouver une nouvelle fois balloter entre son envie de paix, le besoin d'aider sa famille et ses proches, et son rôle de Catalyseur. On sent qu'il a besoin d'autre chose mais qu'en même temps, ce besoin pourrait se retourner contre lui. Il peut y avoir une paix réelle, autant d'esprit que de corps au bout de ce voyage, mais cela pourrait aussi être l'ultime voyage. Une sensation grisante et étrange à la fois.
Un tome six toujours aussi réussi qui monte crescendo en ce qui concerne l'intrigue et qui nous replonge dans l'univers de Castlecerf et des Loinvoyants sans aucun mal.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          330
Arakasi
  30 décembre 2015
Quinze ans se sont écoulés depuis la fin du premier cycle. Quinze ans durant lesquels Fitz Loinvoyant est resté en exil, dissimulé au fin fond de nulle part, éloigné de tous ceux qui l'aimaient : Burrich, le Fou, la reine Kettricken, Umbre et surtout Molly l'élue de son coeur qui a refait sa vie avec un autre homme, persuadée que son ancien amant était mort depuis belle lurette. Après toutes ces années, Fitz n'est plus le jeune damoiseau insouciant qui s'était lancé avec audace sur les traces de Vérité, son roi disparu. C'est un homme usé, solitaire, prématurément vieilli par l'usage de l'Art et par les nombreuses épreuves qu'il a dû traverser. Les années n'ont pas non plus épargné son fidèle compagnon Oeil-de-nuit, maintenant un vieux loup fatigué, davantage attiré par le feu ronflant de la cheminée que par les parties de chasse au clair de lune. Tous deux sont installés dans une routine monotone mais rassurante, seulement interrompue par les razzias des renards du coin sur leur poulailler ou par des disputes occasionnelles avec leur voisin porcher.
Mais si Fitz a choisi d'abandonner le royaume des Six Duchés et ses multiples intrigues, celui-ci ne l'a pas oublié pour autant ! Un matin, deux visiteurs viennent frapper à sa porte. le premier est Umbre, son vieux maître assassin et le second le Fou, son meilleur ami dont il n'avait pas eu de nouvelles durant des années. Tous deux sont porteurs de graves nouvelles : le prince Devoir, héritier de la reine Kettricken et du roi Vérité, a mystérieusement disparu. On soupçonne une dangereuse secte d'utilisateurs du Vif, les Fidèles du Prince Pie, de l'avoir kidnappé. Ses amis sont persuadés que Fitz pourra, grâce à ses pouvoirs, remettre la main sur le jeune prince en fuite et sauver le royaume d'une grave crise diplomatique. Pour cela, le bâtard royal devra retourner à Castelcerf mais incognito, car le regard de ses proches pourrait se révéler aussi redoutable que celui de ses vieux ennemis – et il n'en manque guère !
Une demi-année s'est écoulée depuis que j'ai terminé le premier cycle de l'Assassin royal et c'est avec plaisir que je retrouve Fitz et ses amis. le début de ce deuxième cycle m'a moins emballée que celui du précédent, peut-être parce que les enjeux semblent moindres à la première vue : passer d'une invasion et d'une guerre civile à un simple kidnapping – même sur personne royale – ce n'est pas très folichon. Plusieurs personnages que j'avais beaucoup appréciés n'apparaissent pas dans cette première partie (certains parce qu'ils sont tout bêtement morts, d'autres parce qu'ils sont partis au diable vauvert) et les petits nouveaux peinent à les remplacer dans mon coeur. L'intrigue prend son temps, comme d'habitude, et il faut bien attendre la moitié du tome et que l'ami Fitz se décide enfin à secouer ses puces pour la voir décoller.
Ces petites contrariétés sont heureusement contrebalancées par un narrateur toujours aussi sympathique – malgré sa tendance toujours constante à se fourrer la tête dans le cul – et par un univers dont la richesse et la subtilité ne cessent de s'accroître de tome en tome. Je suis particulièrement fascinée par l'utilisation de la magie dans le monde de Robin Hobbs, par le Vif et l'Art bien sûr, mais aussi par toutes les petites magies mineures ou majeures que nous découvrons au fil de l'histoire de Fitz : la divination des eaux, la magie des baies, la magie des dragons, la création des Vivenefs (fabuleux navires à la figure de proue vivante et pensante), etc… Je suis contente également de découvrir un peu les voisins des Six Duchés, tels que les marchands de Terriville et les pirates Outreliens dont les cultures semblent aussi exotiques qu'intrigantes. La fin de ce premier tome est particulièrement excitante et semble promettre une longue et belle quête au-delà des frontières du royaume. Affaire à suivre donc !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
Koneko-Chan
  04 août 2013
J'aurais du faire une petite pause avant d'entamer ce tome. Après avoir fini les Aventuriers de la Mer, je n'avais qu'une envie : retrouver l'univers familier de Robin Hobb. Seulement, malgré ma grande affection pour Fitz, son récit m'a semblé bien fade en comparaison des Aventuriers de la Mer. Mais cette impression s'est rapidement dissipée à partir du moment où le Fou revient dans vie.
Parce qu'il faut bien le dire, il ne se passe pas grand chose au début, on vit avec Fitz sa vie de reclus, tout solitaire qu'il est devenu. On revoit Astérie, qui m'apparaît encore plus antipathique qu'avant, puis Umbre qui semble un peu plus ouvert. Bien sur, on retrouve Oeil de-Nuit, toujours inséparable de Fitz. Il m'a fait de la peine, avec sa souffrance et sa vieillesse. Car oui, il vieillit, et j'ai bien peur que l'inévitable arrive à un moment de la saga (tout semble aller dans ce but malheureusement).
Puis, l'action reprend avec le retour du Fou, qui a bien changé ! Fitz - ou devrais-je dire "Tom Blaireau" ? - lui narre donc ce qu'il a entreprit depuis la libération des dragons, et j'ai beaucoup aimé ce passage où on apprend enfin autre chose que l'entretien d'une chaumière ! On fait également quelques parallèles avec les Aventuriers de la Mer que j'ai accueilli avec joie : la jument Malta qui n'est pas sans rappeler un personnage que j'affectionne, puis le passage ou Fitz nous livre avoir rêvé du Fou dans une mauvaise posture . Et puis, il y a aussi les mentions à propos de Terrilville et du Désert des Pluie. Tout cela m'a emprunt de nostalgie, et j'ai beaucoup aimé ces petites références.
Et enfin, vient l'action, après que la moitié de ce tome soit bien entamée : Fitz est convoqué à Castercelf sur demande de Umbre, qui souhaite lui confier une importante mission. Et encore une fois, je déplore le découpage français, car l'action s'interrompt brusquement, et quand on ne peut lire la suite immédiatement, ça peut sembler frustrant. Heureusement, ce n'est pas mon cas, et je me plonge dans le tome suivant une fois cette critique publiée !
C'est avec plaisir que j'ai retrouvé Fitz, le Fou, Umbre, Oeil-de-Nuit et tous les autres ! On découvre aussi de nouveaux personnages tout à fait attachants, comme Heur que j'ai apprécié dès le début, et Jinna par exemple.
The Tawny Man commence lentement, mais il est nécessaire de bien s'imprégner des événements passés des quinze dernières années, et je sens que cette trilogie va une fois de plus me plaire, dans la lignée des précédentes !
Lien : http://miyu-neko.blogspot.fr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
Javableue
  01 mai 2016
Quinze années se sont écoulées depuis que FitzChevalerie et ses (rares vrais) amis ont terminé leur mission royale. Traumatisé, fatigué, lassé de tout, et par dessus tout, mort pour la plupart de ceux qui l'ont connu, le "bâtard au Vif" a tiré un trait sur sa vie d'assassin royal. Il a réalisé son rêve d'enfant : prendre les rênes de son destin, et mène une existence simple, à l'écart de la société. Pour les rares personnes qu'il croise lorsqu'il va vendre de l'encre sur les marchés, il n'est plus Fitz mais Tom Blaireau. Seuls un jeune orphelin et son vieux loup Oeil-de-Nuit partagent son quotidien, et les liens ténus qu'il garde avec son passé se résument aux visites occasionnelles de la ménestrelle Astérie Chant d'Oiseau. Hors du temps, loin de la cour, il a presque réussi à enfouir ses douleurs les plus lancinantes : d'une part le fait que Molly et Burrich aient fondé une famille, d'autre part l'idée qu'il ne connaîtrait jamais sa fille.
Un jour pourtant, la venue de son ancien mentor Umbre Tombétoile, vient lui rappeler que les bonheurs simples ne siéent pas à son destin de Loinvoyant. Selon les dires du maître empoisonneur, on aurait de nouveau besoin de lui à la cour de Castelcerf, non plus pour jouer les assassins mais en tant que formateur : le prince Devoir est en âge d'apprendre l'Art. Fitz refuse en bloc de suivre le vieil homme ; mais ce dernier ne repart pas bredouille pour autant. Il a semé une graine de doute dans le coeur son disciple.
En effet, dès le départ d'Umbre, Fitz se retrouve seul à cogiter dans sa chaumière déserte : doit-il être fier de cette vie simple qu'il s'est choisi, ou se lamenter sur ce qu'il aurait pu être si tout n'avait pas été biaisé dès sa naissance ? le temps des questions existentielles est revenu, même s'il tente toujours d'oublier la longue liste de ratages que fut sa vie d'avant : né avec une étiquette de bâtard ; élevé à la cour dans le secret, non pas pour lui-même mais pour commettre des meurtres à la place de la famille royale : placé chez un maître d'Art désireux de le faire échouer ; pas assez noble pour accéder au trône mais trop pour épouser une fille du peuple : porteur du très mal vu don du Vif ; sauveur de sa lignée, puisque le roi Vérité devenu impuissant a juste utilisé son jeune corps, tranquille ! pour féconder la reine ; mais néanmoins menacé de mort ; par conséquent, "officiellement" mort pour les être qui lui sont chers ; condamné à voir sa femme refaire sa vie avec l'homme qui l'a élevé, à savoir que sa fille ne le connaîtra jamais et que l'un de leurs enfants porte son nom en souvenir de lui... Non, pourquoi remuer la merde ? La semi-noblesse de son sang ne lui a attiré que des problèmes et il n'est plus un Loinvoyant, si tant est qu'il l'ait jamais été ! En fin de compte, le taciturne Tom Blaireau ne s'en sort pas si mal. Et pourtant... Fitz sait au fond de lui qu'il va céder à l'appel de la cour, à un moment ou à un autre ; cette idée le révulse et pique sa curiosité en même temps.
Oeil-de-Nuit ne peut pas pleinement partager son trouble, lui qui a toujours perçu les humains comme une entrave à leur fraternité : il se considère comme sa seule vraie famille à présent, et n'a-t-il pas raison ? Umbre et Astérie sont bien aimables mais ils ne viennent le voir que lorsqu'ils ont une idée derrière la tête. Quant au jeune Heur, il est parti à la découverte de Castelcerf avec la ménestrelle, justement. Il faut bien que ce petit voie du monde ! Si le Bâtard a choisi la vie d'ermite, il n'entend pas l'imposer à celui qu'il considère comme son fils d'adoption. de toute façon, l'orphelin ne le connaît que sous l'identité de Tom Blaireau (paye ta relation père-fils bien malsaine) et n'aurait guère pu le comprendre.
Parce que les liens du sang n'ont plus de sens pour lui, parce qu'il a trop de secrets pour ceux qu'il aime et de méfiance envers eux, parce que son amante le déçoit, Fitz mise tout sur son lien de Vif avec son loup. C'est le coeur serré qu'il le voit vieillir, et qu'il sent l'animal se détacher peu à peu de lui, lucide quant à son état de santé et trop fier pour se laisser chouchouter comme un chien infirme par son frère bipède. On se souvient qu'à une époque, ce don de communication avec les animaux a sauvé la vie de l'empoisonneur, mais elle peut à présent lui coûter sa tête ; car il semblerait qu'à Castelcerf, tout le monde soit très remonté contre les "vifiers". Les dénonciations vont bon train, et le prince Devoir lui-même est soupçonné d'être trop proche de sa chatte de chasse (oui oui...). Raison de plus pour ne pas quitter sa campagne... Et pourtant...
Lien : http://pulco-suivezlepapillo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Yendare
  04 juillet 2018
Nouvelle lecture de Robin Hobb et de nouveau un très bon moment de lecture passé auprès de Fitz : après 7 tomes sans faute cela est une habitude maintenant bien ancrée et j'espère que cela continuera pour tous les tomes à venir.
Nous retrouvons dans ce septième tome (premier tome du second cycle de L'assassin royal) Fitz bien des années plus tard (15 ans) par rapport au tome 6 . celle-ci ont laissé des traces sur Fitz et son fidèle Oeil -de-nuit. En effet les années ont passé, la vieillesse se fait sentir en particulier pour Oeil-de-nuit. Cependant nos deux compagnons mènent une vie tranquille loin des intrigues de la cour de Castelcerf. En effet c'est sans doute dans ce tome que Fitz est le moins malmené par Robin Hobb depuis le début de la saga. L'intrigue y avance (très) lentement mais sûrement (je ne me suis pas ennuyé un instant) nous représentant les personnages principaux et leur situation peu à peu avec d'abord Astérie, Umbre, le Fou venant sortir Fitz de son exil loin de Castelcerf puis les autres tel que Kettricken et ceux qui je l'espère referont surface dans les tomes à venir.
C'est donc pour ce premier tome de ce second cycle une rentrée en matière en douceur tel le calme avant la tempête promettant à ne pas en douter un second cycle aussi bon voir meilleur que le premier avec de nombreuses sources d'ennuis et d'angoisse à notre bon Fitz : l'aversion profonde de la population pour le vif, le prince Devoirs, sa fille ortie, etc.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
steppesteppe   03 novembre 2010

"Le fou pencha légèrement la tête en nous regardant d'un œil interrogateur. Je perçus comme un contact de sa part, l'infime tranchant de la conscience partagée. Je faillis en oublier la jument. Par pur réflexe, je touchai les empreintes argentées qu'il m'avait laissées bien des années plus tôt sur un poignet et qui avaient pris depuis une teinte gris pâle. Il sourit de nouveau et leva une main gantée, l'index tendu comme s'il voulait renouveler les marques. "Tout le temps où nous ne nous sommes pas vus, dit-il d'une voix au timbre aussi riche que la couleur de sa peau, tu es resté avec moi, aussi proche que le bout de mes doigts, même lorsque des océans nous séparaient, même lorsque les années s'accumulaient entre nous. Ta présence était comme la vibration d'une corde pincée à la limite de mon ouïe ou comme un parfum porté par la brise. Ne l'as-tu pas ressenti?" Je pris une profonde inspiration avant de répondre, craignant de le blesser par mes paroles. "Non, dis-je à mi-voix. Je le regrette ; trop souvent j'ai eu l'impression d'être seul au monde, en dehors de la présence d'Oeil-de-Nuit. Trop souvent je me suis installé au bord de la falaise et j'ai tendu mon Art pour communiquer avec quelqu'un, n'importe qui, n'importe où." le fou secoua tristement la tête. " Si j'avais vraiment possédé l'Art, tu aurais su que j'étais là, au bout de tes doigts, mais incapable de répondre." "


+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
mathilde08mathilde08   19 novembre 2011
"Parfois, tes histoires me tiraillent le coeur et me donnent envie de retourner à Castelcerf. Mais ce monde m'est désormais interdit."
Elle fronça les sourcils. "Je ne vois pas pourquoi."
J'éclatai de rire. "Tu ne crois pas que certains seraient étonnés de me voir vivant ?"
Elle pencha la tête et me dit avec un regard franc : "Je crois que bien rares, même parmi tes anciens amis, seraient ceux qui te reconnaîtraient. La plupart ont le souvenir d'un adolescent sans la moindre cicatrice; ton nez cassé, ta balafre, et même ta mèche blanche te fourniraient peut-être un déguisement suffisant. En outre, tu étais vêtu comme le fils d'un prince à l'époque; aujourd'hui tu es habillé comme un paysan; tu avais alors la grâce d'un guerrier, tu te déplace aujourd'hui, le matin ou par temps froid, avec la prudence d'un vieillard." Elle secoua la tête d'un air de regret et repris : "Tu n'as pas pris soin de ton aspect, et les années n'ont pas été charitable pour toi. Tu pourrais ajouter cinq, voire dix ans, à ton âge réel, et personne n'y verrait que du feu."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
florencemflorencem   07 juin 2018
Œil-de-Nuit s’était levé en s’étirant avec raideur, et il vint se coucher près de moi. Il posa le museau sur mon genou.
- Je ne comprends pas. Tu es malade ?
- Non. Idiot, c’est tout.
- Ah ! Rien de nouveau, alors. Tu n’en es pas mort jusqu’ici.
Commenter  J’apprécie          240
mathilde08mathilde08   10 décembre 2011
"As-tu déjà eu l'impression de sentir le temps s'écouler en te laissant en arrière ? Comme si le fleuve de la vie poursuivait sa course pendant que tu restes coincé dans un bras mort au milieu des poissons crevés et des vieux troncs moisis ?"
"Je te laisse le rôle du poisson crevé; moi, je ferai le vieux tronc moisi."
Commenter  J’apprécie          150
LadyDoubleHLadyDoubleH   18 janvier 2015
Mourir est toujours moins pénible et plus facile que vivre ! Et pourtant, jour après jour, nous ne choisissons pas de mourir, parce que, tout bien considéré, la mort n'est pas le contraire de la vie, mais le contraire du libre arbitre. C'est à la mort qu'on parvient lorsqu'il n'y a plus de choix possible. Ai-je raison ?
Commenter  J’apprécie          120
Videos de Robin Hobb (43) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robin Hobb
Robin Hobb - Le fou et l'assassin. Volume 6, Le destin de l'assassin
autres livres classés : fantasyVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Robin Hobb

Comment se nomme le seul roman de SF écrit par Robin Hobb?

Alien
Terre étrangère
Alien Earth
Aliens

10 questions
201 lecteurs ont répondu
Thème : Robin HobbCréer un quiz sur ce livre