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Les Seigneurs des Runes tome 1 sur 8

Isabelle Troin (Traducteur)
EAN : 9782266188715
638 pages
Pocket (09/04/2009)
3.67/5   111 notes
Résumé :
Il existe un monde ancien où règne un étrange système de magie. Certains nobles peuvent s'approprier les Dons d'autres hommes : Intelligence, Force, Vue, Odorat. Les plus puissants sont appelés les Seigneurs des Runes. En contrepartie, ils s'engagent à assurer la subsistance de leurs Dédiés et de leur famille.
Mais celui que l'on surnomme le Seigneur-Loup s'est également octroyé les Dons de certains animaux et rêve de prendre le pouvoir absolu sur le royaume.... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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Voilà une bonne découverte que ce roman qui marque le début d'un nouveau cycle de fantasy intitulé « Les Seigneurs des runes » signé D. Farland. Si au premier abord l'univers élaboré par l'auteur peut sembler ici un peu classique (une forteresse à l'allure médiévale, un fonctionnement proche du système féodal...), ne vous fiez toutefois pas à cette première impression car derrière cela se cache un monde très riche et bourré d'originalité. de même si certains personnages peuvent au départ sembler quelque peu stéréotypés (Gaborn, le protagoniste, en tête), l'auteur parvient là encore à nous surprendre si bien que l'on se prend à s'y attacher plus vite qu'on ne l'aurait cru. L'intrigue quant à elle nous embarque aisément et nul doute qu'elle ne manquera pas de s'étoffer dans les tomes à venir.

Le plus grand atout de ce premier tome se trouve toutefois du côté du système de « magie » élaboré par l'auteur qui se distingue par son originalité. D. Farland nous propose en effet un concept novateur consistant en l'accumulation de « pouvoirs » par un même individu grâce aux dons de puissance, vitesse, beauté ou autre de « dédiés » qui consentent (librement ou non) au sacrifice de l'une de ces habilités au profit d'une autre personne. L'auteur dispose également d'une imagination fertile en ce qui concerne le bestiaire de son univers qui compte parmi ses membres des créatures fantastiques fascinantes et extrêmement bien décrites comme les ondines ou encore les wyldes. Un premier tome à découvrir pour les idées originales de l'auteur et une série qui vaut vraiment le coup sur le long terme.

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Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j'entamai ce tome 1 du cycle Les Seigneurs des Runes.

Dès les premières lignes, les premières pages, un univers riche et fascinant vous est promis. L'accroche est immédiate et vous emporte, vous happe sans que plus rien ne compte autour de vous.

Dès les premiers mots, l'auteur vous interpelle par son talent de conteur et vous transporte immanquablement dans son monde.

Les descriptions sont riches et détaillées, de manière à provoquer ou faciliter l'immersion, et abondante sans jamais être lourdes ou trop présentes, mais juste suffisantes pour que le lecteur puisse se représenter mentalement les scènes, les décors.

Même constat concernant les personnages. Immédiatement, on identifie les acteurs principaux, et cela provoquera d'ailleurs un certain malaise, comme l'impression de se trouver déjà en terrain connu tant ces personnages sont dressés comme des archétypes de la fantasy.

Malgré tout, on ne sait pas pourquoi on est là mais on y est et on a envie d'en savoir plus.

Car sous ses descriptions abondantes et ses airs de déjà vu, effleurent quelques éléments discrets mais importants, qui esquissent les premiers enjeux, et les premières briques de l'intrigue.

On prend le temps d'installer l'ambaince, on s'assure que le lecteur est bien calé dans son fauteuil car on est parti pour un long récit conté au coin du feu... et de la tasse de tisane.

Une fois installé, les clichés disparaissent très vite au profit d'une profondeur et d'une complexité, notamment concernant les personnages.

Non seulement ceux ci apparaissent beaucoup plus ambivalents et complexes qu'ils n'y paraissent, l'auteur caractérisant leur personnalité avec beaucoup plus d'ambiguïté (par exemple le méchant de service,Raj Ahten, nous apparaît ainsi beaucoup plus attachant dans ses doutes, ses réflexions, ses tourments, et le héros n'est pas aussi lisse et blanc qu'il ne le suppose), révélant des personnages plus stratifiés au fil du récit. Mais également, il donne une véritable place aux personnages dits secondaires, qui se révèlent beaucoup plus importants au fil de l'histoire, apportant ainsi leur pierre à l'édifice.

L'intrigue également surprend par sa banalité au début, puis par la direction qu'elle prend, jusqu'à une résolution finale loin de la conformité qu'on pouvait en attendre dans le genre.

À l'image des personnages, l'auteur offre au lecteur un récit original, avec lequel on est en droit de ne pas être d'accord, ou qu'on peut ne pas apprécier, mais qui a le mérite de proposer quelque chose de différent.

C'est d'ailleurs amusant de noter que tout tourne autour des deux antagonistes principaux, que l'auteur développe cette sorte de dualité dont naît toute la tension dramatique, mais également toutes les interrogations que se posent les personnages (on a un méchant qui doute de lui et qui a peur!!). Et en fin de compte, l'auteur esquive et nous redirige ailleurs...

Le système de magie inventé par l'auteur finit d'enfoncer le clou et ravira tous les fans de super héros car en plus de leur dimension épique, les combats seront rythmés (parfois j'ai l'impression de lire Brandon Sanderson!) au son de cette magie si particulière, donnant l'impression de se trouver dans un X Men médiéval. Ça plaira ou ça ravira... Moi j'adore, car l'auteur a l'intelligence de ne pas en faire trop, de ne pas donner plus d'importance au côté super héros qu'il ne faut. Il a la bienveillance de ne pas noyer ses personnages et son histoire sous les super pouvoirs.

Mais même si cette magie n'est finalement qu'un "outil", l'auteur en a fait quelque chose de dangereux, autant pour le bénéficiaire que pour les victimes. Il est à noter également qu'il "réserve" cette magie aux nobles (et encore pas tous), le peuple ne constituant qu'un énorme réservoir d'âmes bien dociles et d'attributs (la magie permet à certains d'acquérir les attributs (métabolisme, agilité, endurance...) d'autres personnes) offrant ainsi une autre grille de lecture. Et nul doute que cet aspect prendra de l'importance par suite.

En conclusion, je découvre là un auteur que je ne connaissais pas, et un cycle que je vais prendre plaisir à dévorer.

Attention si vous n'aimez pas les longues descriptions (bon, on n'est quand même pas chez Tolkien!), ce roman risque de vous paraître ennuyeux par moment, j'avoue avoir moi même décroché une fois ou deux.

Dans tous les cas, vous ne serez pas déçu(e)s...

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Les seigneurs des runes tome 1 : La douleur de la terre... Ou le bouquin que t'attrape avec un oeil dubitatif, vu la daube que t'as lu avant, le côté est-ce une bonne idée de continuer dans la fantasy ?

— Et ?

— Au début j'ai eu comme un frisson, froid... le frisson... Et pi c'est passé.

— Ah ouais ?

— Ouais !

Pitch :

Le prince Gaborn, Seigneur des runes se ballade incognito en Heredon. Il attend son paternel le Roi de Mystarria ( putain de nom de bled) le Roi Orden et le début la grande chasse dans les bois de Dunn organisé par le Roi Sylvarresta (putain de nom !) pour célébrer Hostenfest et le Roi de la terre. Cette occasion, il le sait, sera aussi la demande en mariage de la princesse Iomé de Sylvarresta.

L'heure est donc à la réjouissance.

C'est ce que se dit le prince Gaborn, une fête, une chasse, une future épousaille avec une princesse qu'il apprécie, des liens d'amitié entre leur deux pays encore consolidés par ce mariage...

Enfin il espère que la princesse dira oui, il n'a pas beaucoup de dons pour un prince et un Seigneur des runes. Il n'est pas fan du système, il a juste ce qu'il faut à son sens, mais cela fera peut-être pencher la balance en sa défaveur... Il doute un peu, et se pose beaucoup de questions... Il aimerait bien les partager avec son Diem, mais il sait que cela ne servira à rien...

— Mais n'est-ce pas choupi tout ça... et heu c'est tout ?

— Tu te doutes bien que non !

— Pourquoi ?

— Parce que au sud ouest, dans le royaume d'Indhopal vit un Seigneur-Loup, avide de conquête, voilà pourquoi !

Nous revoilà dans de la fantasy médiévale mais sans bondieuserie, (ouf !) Châteaux, donjons, armures, chevaliers, rois, prince et princesse...

Nous voilà aussi dans des magies, oui des.

Tout d'abord un système magique celui des Seigneurs des runes.

Et ce système magique est plutôt intéressant, bien foutu, voire drôle. Ou horrible suivant ce qui se passe, ou comment on prend la chose.

Et puis de la magie élémentaire (eau/feu/terre pour ce tome-là on verra sans doute l'air dans les suivants), avec donc des magiciens élémentaires... y sont cool !

Alors bien sûr, on est dans de la fantasy assez classique, avec quelques questionnements sous-jacents ( un peu bateau, mais pas si pire, genre la bonté = vertu, ou non ? la responsabilité, la beauté, la vanité... des trucs comme ça.) Questionnement découlant de la magie en place et de son utilisation, comment peut-on être un seigneur des runes bon, quand le système est déjà biaisé à la base, ou si facile à pervertir ?

Et oui c'est pas simple...

Nous somme dans l'épique, batailles épiques, fuites épiques, environnements épiques, bestiaires épiques, violences épiques ( y a des morts en masses, avec tripes qui pendouillent, et de tout, même les enfants sont pas épargnés)... Nous sommes dans le grand, dans le gros, dans le plus grand que soit.

David Farland s'amuse bien, et par la même occasion nous aussi.

La narration est fluide, visuelle, sans être indigeste niveau description, des chapitres courts, plusieurs points de vue, interne externe nous permettant d'être au coeur de l'action et de bien des personnages. La magie est là, paf dans ta gueule ! Enfin des mages qui font des trucs de mages (Yeah ! Ça fait plusieurs bouquin que je lis où y a des mages mais que franchement j'étais sur ma faim à ce niveau-là, là non pas du tout ! Yeah!).. Ouais magie de feu, d'eau, de terre.. Yeah !

Alors certes, nous sommes aussi un peu dans le cliché, surtout au niveau des persos, le héros Gaborn est le jeune gentil prince choupi... un peu bêta malgré ses runes d'intelligence et son séjour dans la maison de la compréhension, un peu big boss... (ou futur big boss.. le côté élu.. ça bon ouais c'est super cliché.. hou voilà l'élu !).

Pourtant même si les perso sont dans leurs clichés, Rois, Prince, Princesse, ami garde du corps, méchants, traîtres (ou futurs traîtres), magiciens, piétailles... et bien ils évoluent, doutent, changent (en bien ou en mal d'ailleurs) suivant les actions, le contexte et les autres... et ça c'est bien...

Ce premier tome amène plein de questions, tant au lecteur sur le monde, le système en place, les magies, les persos qu'au persos eux-même.. Et ça aussi c'est bien.

Il donne envie d'en savoir plus, d'en voir plus... car il reste bien des mystères, de prendre part à d'autres batailles (épiques de folie), de voir comment Gaborn va se dépatouiller avec tout ça...

Oui ce premier tome m'a donné envie de lire la suite... ça tombe bien j'ai le deux. ^^

J'enchaîne...

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Gagné lors d'un concours organisé par Elbakin.net, ce livre trainait dans ma PAL depuis quelques mois déjà. Non pas que je n'avais pas envie de le lire, mais que j'attendais le bon moment. Et un petit besoin de fantasy me l'a fait choisir dernièrement.

Aujourd'hui, après avoir suivi les aventures de Gaborn pendant deux semaines, et en lecture du tome 2, je ne peux qu'être admirative du travail de l'auteur qui nous fait voyager avec talent dans son monde mi-réel, mi-imaginaire. Car si l'on est bien dans une fantasy pure (héros aux pouvoirs incroyables, monstres, etc..), on retrouve des éléments du monde médiéval tel qu'on le connait. Contrairement aux histoires standards, La douleur de la terre débute tout de suite avec son élément perturbateur. Très peu de situation initiale donc, qui permet de se plonger directement dans l'action et d'être captivé immédiatement.

On voit dans le texte de David Farland, de nombreuses références à un grand du genre: Tolkien. Consciemment ou pas, l'auteur s'en est inspiré pour ses fameux « Invincibles » rappelant les cavaliers Nazgûls du papa du Seigneur des Anneaux. Malheureusement, ces redoutables personnages ne font pas le poids. Présentés de manière intimidante, les « Invincibles » sont trop facilement liquidables. Dommage quand on sait qu'ils auraient pu faire des adversaires de choix.

Néanmoins, plus l'on avance dans le récit, et plus on se rend compte que le vrai méchant n'est pas celui qu'on croit.

Si Rahj Ahten est cruel, assassin, on ne peut s'empêcher de penser qu'il n'est pas si mauvais que ça. Car en regardant bien, il est autant une victime que les autres. Obsédé par sa soif de pouvoir pour détruire les maraudeurs, il finit par se convaincre lui-même du bien fondé de ses actions. Il en devient un personnage pour lequel on compatit, même si l'on sait que l'on ne devrait pas. Mais on espère, tout comme Binnesman qu'il retournera sa veste et qu'il se rendra compte de ses erreurs, en vain.

Les Seigneurs des Runes est un pavé, mais un pavé qui se lit vite. Si le premier tome a son lot d'actions héroïques, de dangers et de combats d'anthologie, on sent en fin de tome, que ce n'est là qu'un début. Deux volumes issus de la réedition sont encore à savourer, en attendant la publication inédite de la suite (déjà 8 tomes aux USA, la série devrait en compter 9 au total).


Lien : https://parole2libraire.word..
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J'ai bien aimé cette histoire dont le principal atout est l'originalité des systèmes de magie même si l'un d'eux est discutable sur le plan moral- les Seigneurs affaiblissent leurs sujets en s'appropriant certains de leurs attributs les réduisant à l'état de légumes- mais la perversion de ce système étant abordée dans le livre on peut espérer une évolution de ce côté... J'ai principalement aimé la magie liée aux 4 éléments et le pouvoir de la Terre se dévoilant tout au long du roman...

Quelques personnages intéressants (le Seigneur-Loup, Borenson, Binnesman) même si l'on regrette le côté un peu "lisse" du héros principal et de sa dulcinée... Mais là aussi, la fin donne à penser que ça va changer.... Une atmosphère sombre et apocalyptique(La bataille de Longmot)...

Beaucoup de rythme avec une histoire se déroulant sur 5 jours et des chapitres courts qui rendent bien le mouvement et le sentiment d'urgence...

Le dénouement est très prometteur avec une quête (Borenson) qui s'annonce difficile, des "maraudeurs" que l'on n'a jusque là qu'entraperçus mais que l'on devine plus dangereux que la menace initiale dont il a été question dans ce 1er tome....

Donc en route pour la suite....

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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation

La nuit suivante, sous la pâle lueur de la lune, Gaborn, son garde corps et cinquante Chevaliers Équitables enfourchèrent leur destrier pour partir dans le bois de Dunn débusquer les maraudeurs. Tous se sentaient d'humeur féroce et ils s'étaient promis qu'on se souviendrait longtemps de cette chasse. Ils revinrent trois jours plus tard. Dans les anciennes mines des Duskins, ils avaient découvert vingt-sept maraudeurs et un mage. C'était le premier que l'on découvrait dans le bois de Dunn depuis près de dix-sept cent ans. Beaucoup de ceux qui l’aperçurent pensèrent que c'était le seul qu'ils verraient de leur vie. Ils se trompaient.

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Borenson ferma les yeux. Humant le parfum douceâtre des fleurs, il songea à Mystarria et aux eaux de guérison de Derra où les déments allaient se baigner pour qu'elles dissipent le brouillard qui enveloppait leur esprit. Soudain, il eut la sensation qu'une herbe humide s'enroulait autour de sa cheville. Il baissa les yeux. Juste sous la surface de l'eau, une fillette d'environ dix ans, à la peau bleue pâle et aux cheveux argentés, le contemplait de ses larges yeux verts dépourvus de paupières. Elle était totalement immobile, seule ses branchies écarlates palpitaient sur sa gorge. Trop jeune pour être vraiment puissante. Une ondine

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"Prends-moi dans tes bras,

Dame noire de mes pensées.

Enveloppe-moi d'un linceul, et que ton souffle léger

Glace mes joues. Que les ténèbres m'engloutissent

Tout entier; que ton pouvoir m'envahisse.

Aujourd'hui, je t'appelle. Aujourd'hui, je suis la mort."

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Moi, Galborn Val Orden, je jure à la terre de ne jamais lui infliger de douleur, et de me consacrer à la protection d'une graine d'humanité au cours des noirs saisons à venir.

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Le colosse riposta en tirant sa hache de guerre. Un sourire carnassier naquit sur ses lèvres, et il se mit au travail avec des gestes précis, presque gracieux. Il ne lui suffisait pas de tuer ses adversaires; il voulait faire de ce combat une œuvre d'art.

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