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EAN : 9782857046271
1116 pages
Éditeur : Pygmalion-Gérard Watelet (10/03/2003)
4.46/5   281 notes
Résumé :
Aujourd'hui, en France et à l'étranger, La Citadelle des Ombres est unanimement salué comme l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature fantastique du XXe siècle, à tel point que certains le comparent au Seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien. Impossible, en effet, de n'être pas envoûté dès les premières pages par la force et le réalisme de l'intrigue, le foisonnement des péripéties et leurs rebondissements, l'atmosphère de mystère et de magie de plus en plus oppres... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
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sur 281 notes
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Fifrildi
  16 mai 2021
L'année dernière, Robin Hobb a été l'auteure la plu lue de la première édition du challenge multi-auteures SFFF. C'est ainsi que grâce aux critiques de jamiK je me suis intéressée à la série L'Arche des Ombres (ou Les Aventuriers de la Mer selon les éditions) mais je me suis laissé dire que pour bien faire, il fallait d'abord lire le premier cycle de l'Assassin royal.
J'ai eu le plaisir de partager cette lecture avec Srafina. Je n'ai pas mis longtemps à comprendre son enthousiasme pour cette série qui est absolument addictive. Elle a littéralement dévoré cette intégrale. Je dirais même plus, elle lit plus vite que son ombre ^_^
Pour moi, c'est un gros coup de coeur. Je me suis régalée de l'univers créé par Robin Hobb. Je n'avais encore lu aucun de ses livres mais me voilà on ne peut plus motivée pour lire les 3 cycles et ses multiples embranchements.
J'ai adoré l'écriture et le développement progressif de l'intrigue. On a le temps de prendre la mesure de chaque personnage. Il y a ceux qu'on aime comme Fitz mais je dois être honnête… j'ai depuis le début un petit faible pour Burrich le maître des écuries.
En ce qui concerne les méchants, ils sont peut-être un peu caricaturaux mais j'ai adoré les détester.
Fitz n'a pas la liberté de faire ses propres choix. Il est lié à son serment au roi Subtil comme un chien à un arbre. Subtil l'a décidé, Fitz sera son homme lige, son assassin.
Difficile de résumer ces 1118 pages en quelques lignes mais de ce que j'ai préféré il y a l'Art et le Vif. Je ne sais pas si je peux expliquer ici la différence qui existe entre les deux ?
Les personnages d'Umbre et du Fou sont très intéressants bien plus que les 3 frères (Chevalerie dont on ne sait pour ainsi dire rien, Vérité qui reste à distance ou Royal le petit roquet arriviste).
Les personnages féminins sont bien campés et attachants que ce soit Dame Patience, Kettricken, Brodette (impossible de ne pas l'imaginer sous les traits de ma grand-mère qui s'appelle Odette lol) ou encore Molly Jupes-Rouges.
Les Pirates rouges sont effroyables, il semble qu'il n'y a que les Anciens en mesure de sauver les Six-Duchés mais comment les retrouver ?
Plein de choses restent en suspens et nous n'allons pas attendre trop longtemps pour lire la suite et découvrir le dénouement de ce premier cycle.


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TheWind
  25 février 2017
Longtemps, je me suis tenue au bord de la falaise à suivre les mouettes du regard, à m'enivrer des embruns, à imaginer une forteresse se dressant là, téméraire et provocatrice face à l'immensité et l'adversité de l'océan.
Il a suffi d'une lecture pour que ce château - Castelcerf- m'ouvre ses lourdes portes, ses secrets à peine dévoilés, ses tours sombres s'élevant vers un ciel mouvementé, ses passages dérobés, sa glorieuse histoire, celle du royaume des Six-Duchés et avec elle, celle du roi Subtil et de ses fils, Chevalerie, Vérité et Royal.
Ce jour-là, je m'en souviens, mon esprit accompagnait un gamin. Laissé, là, au garde par un vieillard. Ce gamin n'avait même pas de nom. Mais, pourtant, il était de lignée royale. Il était le fils bâtard du prince Chevalerie. Pris en main par Burrich, un maître d 'écurie généreux mais bourru, Fitz ( c'est ainsi qu'on nommait les bâtards) grandit au milieu des chevaux et des chiens jusqu'au jour où le roi Subtil décida d'en faire son homme-lige, son assassin...
Inutile de vous dire que du jour où je fis la connaissance de Fitz, je ne le lâchai plus et le suivis dans chacune de ses aventures et mésaventures, vibrant à l'unisson avec lui à chacune de ses découvertes, me mangeant l'intérieur des joues à chaque nouveau dilemme, m'arrachant nerveusement les petits bouts de peau du pouce à chaque fois que Fitz se trouvait en mauvaise posture, appelant intérieurement de toutes mes forces Oeil-de-Nuit, le loup, pour qu'il lui vienne en aide.
Je ne sais qui remercier de m'avoir enfin poussé à lire l'oeuvre de Robin Hobb.
Je me sens tellement proche de son univers médiéval-fantastique. Il y a tout ce que j'aime : un décor qui me fait penser à l'Irlande, l'époque moyenâgeuse, un monde de rois, de guerriers et de pirates dans lequel se mêlent fidélité et trahison, amitié et complot, amour et vengeance, magie et force de l'esprit.
Un univers que je ne suis pas prête d'abandonner !
D'ailleurs, je me plonge déjà dans la deuxième trilogie, ne pouvant pas lâcher Fitz à un moment pareil !
(Ce volume La Citadelle des Ombres tome 1 regroupe les trois premiers tomes de la Saga de L'Assassin Royal :
L'Apprenti Assassin, L'Assassin du Roi et La Nef du Crépuscule)

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Srafina
  16 mai 2021
Il y a près de vingt ans je découvrais Robin Hobb et ses premiers livres de l'Assassin royal. C'était l'époque où je mettais les pieds dans le monde de la fantasy : avec cette série je découvris en partie ce genre de littérature tellement vaste. Robin Hobb et Marion Zimmer Bradley furent pendant longtemps mes lectures favorites. Et puis au fil des ans il fallut attendre la sortie d'un tome par un tome. J'ai suivi, toujours avec enthousiasme. J'ai lu toute la saga de l'Assassin, puis Les aventuriers de la mer entre les deux premiers cycles, le soldat chamane (hors du royaume des six Duchés), le cycle des anciens. Et cerise sur le gâteau, je me suis acheté la toute dernière le fou et l'assassin que je ne n'ai pas encore dévorée.
Je me suis décidée à tout reprendre du début, 20 ans c'est long, et sur une telle intrigue on oublie certains faits, certains personnages ; les manigances des uns et des autres, l'amitié ou l'aversion des personnages pour notre héros principal.
Quand Fifrildi a commencé la série, l'occasion s'est présentée de le faire avec elle. Me voilà reparti au tout début de l'histoire de Fitz, l'assassin du roi.
Et je dois dire, que le plaisir de lecture est toujours là, surtout qu'en général je n'aime pas relire un livre. Mais celui ci est tellement foisonnant, tant de personnages, d'actions et d'aventures, on sent l'ambiance de l'Art et du Vif. Tout en se retrouvant dans un environnement médiéval, le château de Castelcerf est attirant malgré qu'il soit battu par le vent et les pluies, sombre, humide mais rempli d'une vie grouillante de personnages et d'animaux.
Il y a Fitz-Chevalerie, fils bâtard de Chevalerie le roi-servant du royaume des Six-Duchés qui abandonnera son trône pour protéger son fils, et puis Vérité, le frère de Chevalerie, oncle de Fitz qui sera son protecteur vis à vis de Royal son autre oncle qui ne lui veut que du mal. Et au dessus de tout ce petit monde règne le roi Subtil, grand-père de Fitz qui en fera son assassin. Apprentissage qu'il fera auprès d'Umbre, vieil homme plein de ressource et assassin en titre du royaume. Burrich, maître des écuries du château et homme lige de Chevalerie prendra le petit sous son aile et le protégera à sa manière.
Cette intégrale de plus de 1100 pages regroupe les 3 premiers tomes de la série : L'apprenti assassin, L'assassin royal et La nef du Crépuscule.
Vous vous en doutez je les ai dévoré d'une traite et je compte bien faire pareil avec la suite.
Merci à toi Fifrildi pour cette aventure à deux.
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bran_601
  24 novembre 2014
J'ai fini il y a peu la première trilogie, l'équivalent des deux premières intégrales en fait et j'ai découvert la magnifique plume de l'auteure par la même occasion.
C'est une lecture que j'ai vraiment appréciée et j'y ai retrouvé un petit côté Patrick Rothfuss dans le style et dans le travail fait sur la psychologie des personnages.
Le rythme n'est pas trépidant mais assez vite on se rend compte que l'auteure s'intéresse surtout à la matière humaine et finalement çà à marché avec moi car je ne suis pas resté insensible au destin souvent malheureux des principaux acteurs de ce drama-fantasy.
J'ai trouvé que le premier tome de la trilogie, l'apprenti assassin, est plutôt bien équilibré en matière de contenu en rapport avec son nombre de pages, sur les tomes suivants (qui ont été divisés par Pygmalion en 2 voire même en 3 volumes pour certains) on ressent parfois quelques longueurs et encore que ça colle avec la démarche de l'auteure.
Quand on a adhéré au concept proposé, çà en devient même une qualité et un peu à la manière des chroniques du tueur du roi on savoure tout le développement sur le background et la vie sociale du héros.
Cela est plus particulièrement perceptible à partir du troisième tome (seconde intégrale) où l'on voyage beaucoup à travers les six duchés.
Le traitement des intrigues en l'occurrence, la menace permanente que constituent les attaques des pirates et la Forgisation sur leurs victimes, les machinations du prince Royal pour usurper le trône, la quête du prince Vérité parti à la recherche des Anciens pour sauver son peuple, sont vraiment bien menées et donne lieu à moult développements et rebondissement intéressants.
Tout ce qui traite les "magies" de ce monde et notamment " l'Art " (pouvoirs psychiques divers tel que la télépathie, la télékinésie) et le " vif " (faculté de pouvoir se lier mentalement avec un animal sauvage) est subtilement développées, l'usage qu'en fait Fitz alors qu'il est impossible normalement de pouvoir posséder les deux, le fait apparaître véritablement comme un individu hors normes même s'il en paye le prix plus d'une fois.
De temps en temps çà fait du bien de lire autre chose et ce cycle propose justement autre chose, une fantasy qui se veut assez réaliste (trop pour certains, pas assez pour d'autres, y aura toujours des mécontents) jusque dans le traitement de ses personnages notamment Fitz.
Le héros est tiraillé psychologiquement entre sa condition, ses obligations, ses aspirations, ses interdits et il doit pourtant donner le change en permanence à toutes les personnes de son entourage qui ont des attentes "parfois en opposition" envers lui.
C'est un jeune homme qui s'est construit sur des fondations instables, un jeune homme enfermé dans un protocole qui le rend fou, un "bâtard" royal qui ne rêve que de se noyer dans un amour qui lui est interdit, qui rêve de partager son temps avec le seul véritable ami qu'il n'ait jamais eu (un loup) alors qui cela lui vaudrait d'être brûlé vif .
C'est donc un volcan endormi mais dont on perçoit la menace à mesure qu'il doit faire face à des déconvenues toujours plus rudes, souvent consécutives d'ailleurs à son incapacité à prendre les bonnes décisions ou parfois même en étant incapable de décider pour lui.
Quand on a été une marionnette toute une vie, on se sort pas de cet état sur un coup de tête ou sur une simple prise de conscience.
Oui le héros est un indécisionnel chronique, parfois agaçant même, mais comme la plupart des autres personnages sympathiques de ce récit, il est profondément attachant et on compatit souvent tellement il morfle, Robin Hobb ne l'épargne pas comme la plupart de ses autres héros d'ailleurs.

L'histoire de cette première trilogie est belle, riche en développement humain, le récit se veut souvent poétique voir philosophique, certes l'action est peu présente (mais pas absente loin de la) mais quand vient le moment où il doit répondre à l'appel "désespéré" du prince héritier Vérité, tout comme lui vous prendrez la route à ses côtés alors qu'il devra faire une croix définitive sur ses ambitions personnelles, ses rêves car même pour vous à cet instant rien ne comptera plus, une nouvelle fois, que de faire face aux obligations royales et sauver votre Roi même si au final, au bout du chemin, il n'y a peut-être plus rien à sauver.
Lien : http://david-gemmell.frbb.ne..
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TwiTwi
  16 juillet 2011
La Citadelle des Ombres, cycle mieux connu sous le nom de L'assassin royal, est publié en intégrales chez Pygmalion. A ma connaissance, il n'a pas été publié en intégral en poche ou en semi-poche (ce qui est bien est dommage, mais peut-être que ça viendra). En découpé, la série complète se compose de 13 volumes. Série qui est en fait deux trilogies, dont la seconde se passe après un autre cycle de Robin Hobb, Les aventuriers de la mer. La première trilogie représente 2 tomes en intégral chez Pygmalion, 6 en poche chez J'ai Lu. Tout va bien, vous suivez toujours ?
Ce dont je vais vous parler ici représente les deux premiers tomes de la trilogie, soit le premier volume de l'intégrale, soit les trois premiers après découpage : L'apprenti assassin, L'assassin du roi et La nef du crépuscule.
Fitz, bâtard du fils aîné du roi, grandit à la cour, élevé par le maître d'écurie du château. le roi lui propose de devenir assassin et espion pour son compte. Pendant ce temps, les Pirates Rouges attaquent sans relâche les côtes du Royaume des Six-Duchés.
L'intrigue est longue à se mettre en place. C'est la vie de Fitz le bâtard (ce qui est un pléonasme que que "fitz" est le bâtard d'un prince en anglais) depuis son arrivée au château vers 6 ans, jusqu'à son arrivée à l'âge adulte qui nous sera contée ici. Je n'ai jamais été gênée par les histoires lentes. Que du contraire. On a le temps de s'imprégner de l'univers créé par Robin Hobb, qui est riche et bien construit, quoi que assez conventionnel : le coup de l'orphelin voué à une destinée extraordinaire, on me l'a déjà fait. Plusieurs fois même.
On a également le temps de s'imprégner des personnages et de voir évoluer leur relation avec Fitz. A noter que l'intrigue est écrite à la première personne, Fitz étant le narrateur. Je n'y ai pas vu d'intérêt particulier. En effet, il semble raconter son histoire dans l'après-coup mais la narration reste trop neutre je trouve. Rédiger le récit à la troisième personne en se basant uniquement sur son point de vue serait revenu exactement au même. C'est un détail mais il est dommage que l'auteur n'aie pas davantage exploité les possibilités d'une narration à la première personne.
[Légers spoilers ci-dessous ; même s'ils ne dévoilent rien de l'histoire en tant que telle, cela peut nuire à la découverte du monde imaginé par Robin Hobb]
Dans cet univers médiéval fantastique classique, les éléments de fantasy restent rares : point de créatures mythologiques ici, ni d'épées magiques à chaque détour de page. Outre le monde imaginaire où se déroulent les évènements, on peut compter trois éléments "fantasystes", qui sont au coeur de l'intrigue :
- le Vif : don qui permet de communiquer avec les animaux. Il est mal considéré et il fût même un temps où on brûlait les gens qui le possédaient. Notre héros le possède mais le met en sourdine pendant de nombreuses années après avoir été vertement tancé par Burrich, le maître d'écurie. Sa rencontre avec le loup Oeil-de-Nuit ne ne le lui permettra plus. Il continue cependant à le cacher autant que possible.
- la forgisation : tire son nom de la ville de Forge où le phénomène est apparu pour la première fois. Il s'agit d'une malédiction perpétrée par les Pirates Rouges aux prisonniers qui sont ensuite relâchés ... dépourvus d'humanité : ils sont comme des zombies, sans émotions, égoïstes, vivant pour se nourrir et n'hésitant de ce fait pas tuer et manger leurs proches. On ne sait pas comment les Pirates les "transforment". J'imagine que cela sera expliqué dans les suite des évènements.
- l'Art : c'est en quelque sorte le don de télépathie. Celui qui le possède et a appris à s'en servir peut communiquer à distance avec les autres Artiseurs, voire contrôler les esprits. Ce sont les personnes de sang royal qui y montrent des prédispositions (d'où le nom de Loinvoyant pour la famille royale des Six-Duchés). Fitz l'a également, le don n'étant pas totalement sans lien avec le Vif, mais il a été abîmé par le maître artiseur Galen.
Si le lien entre l'Art et le Vif (qui n'est en fait qu'une forme honteuse de l'Art, tournée vers les animaux et beaucoup plus basé sur l'instinct puisqu'il ne demande pas d'apprentissage particulier) est évident, je suis convaincue que la forgisation y est liée aussi, d'une façon ou d'une autre.
Sans être du même niveau de complexité et de réalisme que le Trône de Fer (avec lequel la comparaison est quasi inévitable tant les points communs entre les deux cycles sont nombreux), ni sans être aussi violent, La Citadelle des Ombres ravira les amateurs de cycles de fantasy de qualité.
POUR ALLER PLUS LOIN
Publié pour la première fois en 1995 et 1996.
1998 et 1999 pour la traduction française chez Pygmalion.
Traduit de l'américain par A.Mousnier-Lompré.
Titres originaux : The Farser : Assassin's Apprentice - The Farser : Royal Assassin.
1112 pages.
Lien : http://ledragongalactique.bl..
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
TheWindTheWind   18 février 2017
Sache à priori que je vais t'apprendre à tuer des gens. Pour ton roi. Pas à la façon spectaculaire que t'enseigne Hod, pas sur le champ de bataille, sous les yeux et les acclamations de tes camarades. Non : je vais t'apprendre la manière furtive, sournoise, polie de tuer les gens.
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Endea54Endea54   25 janvier 2010
Je me demande si je puis écrire cette histoire ou si, à chaque page, transparaîtra un peu de cette amertume que je croyais éteinte depuis longtemps. Je m'imagine guéri de tout dépit mais, quand je pose ma plume sur le papier, les blessures d'enfance saignent au rythme de l'écoulement de l'encre né de la mer, et je finis par voir une plaie rouge vif sous chaque caractère soigneusement moulé.
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dragonpodvachedragonpodvache   08 mai 2017
- ... A quoi bon une petite vie qui ne change rien à la grande vie du monde? Je ne conçois rien de plus triste. Pourquoi une mère ne se dirait-elle pas: Si j'élève bien cet enfant, si je l'aime, si je l'entoure d'affection, il mènera une existence où il dispensera le bonheur autour de lui, et ainsi j'aurai changé le monde? Pourquoi le fermier qui plante une graine ne déclarerait-il pas à son voisin : Cette graine que je plante nourrira quelqu'un, et c'est ainsi que je change le monde aujourd'hui?
- C'est de la philosophie, ...
- Non, Fitz : c'est la vie. Et nul ne peut se permettre de ne pas y penser.
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monique592monique592   16 janvier 2015
- Je ne voulais pas manquer de respect à song sang, messire, dit Burrich avec une gêne non dissimulée. Je suis au service de Sire Chevalerie et j'ai agi envers le petit avec les meilleurs intentions. Je pourrais lui faire installer une paillasse dans la salle des gardes, mais je le trouve bien jeune pour vivre au milieu de ces hommes qui vont et viennent à toute heure, sans parler des bagarres, des beuveries et du bruit;" A son ton, il n'appréciait pas non plus leur compagnie, manifestement. "Ici, il dort au calme, et le chiot s'est pris d'affection pour lui. Et avec ma renarde pour veiller sur lui la nuit, personne ne pourrait lui faire de mal sans que ma chienne prélèvez sa dime à coup de crocs. Messeigneurs, je n'y entends guère ...
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FifrildiFifrildi   05 mai 2021
Ce n'est pas facile ; ce n'est pas clair, dit-il, hésitant. Tout fluctue, tout est encore en changement. Trop de choses sont en cours de transformation, votre majesté. A cet endroit, l'avenir se déverse dans toutes les directions.
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