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EAN : 9782280433235
160 pages
Harlequin (01/01/2020)
3.75/5   4 notes
Résumé :
Un roi ne doit jamais perdre le contrôle… Voilà un précepte cher au cœur d’Augustus d’Arun. Depuis l’adolescence, il s’efforce d’être le meilleur souverain possible et de toujours faire passer les besoins de ses sujets avant ses propres désirs. Pourtant, le jour où le peuple du Haut-Pays exige de lui qu’il honore un traité ancestral et engendre un héritier avant sa trente et unième année, Augustus voit rouge. Jamais il n’acceptera de suivre ces coutumes d’un autre t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
« Est-ce une romance orientale ou non ? » En lisant le résumé, je n'ai pas réussi à trancher. Dans le doute, et surtout à 4€50 (coucou, petite augmentation de début d'année), je me suis laissé tenter. Finalement, à l'issue de ma lecture, je ne suis pas plus avancé sur ce point qu'au départ. Certains éléments le laissent penser, d'autres infirment cette théorie... Ce qui est sûr, c'est que la romance royale concoctée par Kelly Hunter sort clairement des sentiers battus.

Comme toute romance royale qui se respecte, celle-ci prend place dans un royaume fictif. Mais l'autrice ne s'est pas contentée d'en inventer un seul : en plus d'Arun, il y a donc le Haut-Pays où a grandi Sera, mais aussi leurs voisins Byzenmaach et Liesendaach. Heureusement que l'on nous parle un peu d'hélicoptères, de téléphone, d'ordinateur et que l'on nous précise que Sera a étudié à Oxford, car sinon, on aurait pu aisément croire avoir affaire à de la fantasy. Quant à placer tout ça sur une carte, mystère. Tout au plus faudra-t-il se contenter de savoir qu'il y a des montagnes, le reste des indices faisant supposer quelque part entre la Méditerranée et l'Asie mineure.

Non qu'il y ait beaucoup de décor dans ce court roman de 148 pages, celui-ci se déroulant presque entièrement en huis-clos. Et du palais, l'on ne verra que trois pièces... mais l'une d'entre elles, présentée dès le prologue, vaut à elle seule le détour. Kelly Hunter a surtout mis l'accent sur les traditions de ses pays imaginaires, via des traités immémoriaux ou des rituels d'un autre temps, mention spéciale à une certaine tapisserie. Dès les premières pages, le plaisir d'un roi accroche et dépayse. Des contrées réelles, il ne sera jamais fait mention ou presque. Et du coup, on y croit. Privés de tout repères, on se laisse d'autant plus facilement embarquer aux côtés d'Augustus et Sera.

De ce côté-là, le résumé est, une fois de plus, complètement à côté de la plaque. Sera n'est en effet pas la promise d'Augustus, mais courtisane, comprenez « conseillère » et non « intrigante », envoyée auprès de lui pour le servir et non comme simple concubine. Elle s'y connaît en politique, maîtrise les arts martiaux, la gestion, bref, Sera est un véritable couteau suisse et elle passera une bonne partie du livre à s'occuper d'organiser des réceptions, des expositions ou des programmes humanitaires. Certes, tout ça ne nous est que rapidement décrit, reste que ça prend au moins autant de place que la romance. Sans oublier le mystère autour de l'identité du père de Sera, évoqué dès le prologue, intrigue certes très secondaire mais néanmoins utilisée à bon escient au sein du récit.

Finalement, c'est peut-être la romance qui constitue le point faible de l'histoire. Si l'on appréciera d'échapper à tous les clichés du coup de foudre instantané, bien qu'une certaine tension soit palpable entre les deux héros, ainsi que le développement lent de leur histoire commune, force est d'avouer que voir Augustus se retenir pendant les deux tiers du livre en invoquant le self-control exigé d'un roi finit par agacer, en plus de lui donner un certain côté girouette. Certes, on obtient l'explication sur la fin, mais l'avoir plus tôt aurait peut-être aidé à digérer tout ça. de même qu'un certain rabâchage autour de la virginité de Sera, dont elle-même ne fait pourtant pas tout un fromage !

Ça fait partie des petits détails assez sympa qui parsèment le bouquin. Sera a beau être vierge au début de l'histoire, elle est tout sauf ingénue et même plutôt libérée question sexe. On appréciera aussi parmi les personnages secondaires la présence d'un prince de tout évidence bi ou pan – et haut en couleur – , intégré à l'histoire avec beaucoup de naturel. Ou cette prétendante « rivale » échappant au cliché de la méchante.

Bref, malgré quelques petits couacs, le plaisir d'un roi était une très chouette lecture pour finir l'année, avec son ambiance un peu hors du monde et hors du temps ainsi qu'une culture à laquelle l'on a envie de croire. Clairement l'un des meilleurs Azur que j'ai pu lire !
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Bonne lecture. le récit se déroule dans un cadre un peu surprenant au début. Les nombreux détails rendent la lecture intéressante. Les deux héros sont attachants. Dommage pour le dénouement un peu précipité.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Avec sa douceur et sa beauté étranges, cette partie du palais dégageait une atmosphère insolite, songea Augustus en décrochant un lambeau de soie enroulé autour d'une sorte de patère fixée au mur. Le fragment d'étoffe tomba sur le sol en se décomposant.
– Les chevaliers portaient des peignoirs de bain en soie, tu crois ?
Sa sœur le dévisagea en écarquillant les yeux.
– Pourquoi l'as-tu détruit ?
– Je n'ai fait que le déplacer. C'est le temps, qui l'a détruit, répliqua-t-il avec sa logique imparable.
– Je peux le ramasser ?
Sans attendre sa permission, elle se pencha et rassembla les restes de tissu, puis se redressa et se mit à frotter le mur avec.
– Si tu as l'intention de faire le ménage, il va te falloir mieux que ça.
– Je veux juste voir les dessins. Oh...
Le geste en suspens, elle contempla le mur, interloquée. Augustus se rapprocha et...
– Félicitations ! Tu as découvert de vieux dessins obscènes.
– C'est de l'art, espèce d'idiot !
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Augustus n'avait jamais entendu parler d'un harem au palais ni rien lu sur le sujet, mais, comme le répétait souvent leur vieux professeur d'histoire, on ne trouve pas tout dans les livres...
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