AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9781723982156
267 pages
Auto édition (13/10/2018)
3.75/5   2 notes
Résumé :
En 1971, Dan B. Cooper inaugure le premier hold-up aérien de l’histoire. Coup double, jamais les autorités n’ont réussi à mettre la main sur ce mystérieux personnage et sur les 200 000 dollars exigés pour la rançon. Ces deux faits divers ont fait entrer DB Cooper dans la légende. DB Cooper est le nom que ce braqueur a donné lors de la réservation de son vol.DB Cooper... qui se cache derrière ce pseudo humoristique de personnage de BD ? Personne ne le sait. Ce qui n’... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique

Loin du battage médiatique de la rentrée littéraire de septembre 2018, je vais vous parler d'un roman tout récemment publié, qui sortira – hélas – sans tambours ni trompettes car noyé dans la masse des têtes de gondole à Venise…

Pourtant, il mériterait aussi de recevoir les acclamations de la foule en délire car, pour un premier roman, le style est affûté, drôle et bien plaisant à lire.

De plus, ce roman qui se présente en deux parties est court et se lit sur une après-midi pluvieuse, d'une seule traite, avec un petit sourire aux lèvres et le coeur tambourinant.

La plume de Jon Marcello, je la connais bien, je pourrais même dire que je l'ai souvent lue et qu'elle a toujours réussi à me chatouiller (en tout bien tout honneur, bien entendu), à me faire rire ou à m'émouvoir. Jean-Louis, si tu nous lis… (private joke)

De plus, il m'a fait l'insigne honneur de me nommer "préfaceuse" de son roman ! Non, le mot n'existe pas encore, mais Robert Larousse m'a promis de l'ajouter en fin d'année.

Exercice toujours périlleux que de critiquer le roman d'un gars que l'on "connaît", que l'on préface, avec qui on a fait une grande croisière sur le Pacific Princess et qui, en se tortillant, vous fait fait sa demande de préface pour son nouveau bouquin sur Dan Cooper (réécriture de la première partie et ajout de la seconde).

Avant ce roman, pour moi, Dan Cooper, c'était un pilote canadien, un héros de bande dessinée sous le scénario et la plume de Albert Weinberg. Point barre.

Un homme, en 1971, pris le pseudo de Dan Cooper pour braquer un Boeing 727, à cette époque bénie où l'on montait dans des avions comme on prend un ascenseur : pas de fouille des bagages, pas de papiers d'identité, bourbon servi dans l'avion… le bonheur, quoi.

L'auteur s'est donc piqué au jeu de donner une identité et un passé à ce cambrioleur magnifique, cet Arsène Lupin qui déroba 200.000$ et qui court toujours puisque personne ne sut jamais qui il était.

Sans exagérer, sans en faire des tonnes, l'auteur nous plante le décor de sa vie, avec humour, avec toute sa verve (oups) et ses érections matinales (celle de Silver/Cooper, par celles de l'auteur – enfin, j'espère).

C'est frais, envolé, ça se lit tout seul et on se prend au jeu de Silver/Cooper qui monte son plan de manière minutieuse, sérieuse, sans rien laisser au hasard, mentant aussi sa femme afin qu'elle ne se rende compte de rien.

Voilà donc un court roman qui non seulement a fait que je me suis couchée moins bête au soir mais qui, en plus, m'a diverti à tel point que je ne l'ai pas lâché, même pour aller me faire un café (dans sa première partie) ! Après, il me fallait du café pour calmer mon rythme de lecture effréné.

Pourtant, le suspense était illusoire puisque la préface de l'auteur nous expliquait en peu de mot que le casse avait été réussi. Malgré tout, j'ai dévoré cette première partie comme une affamée.

L'écriture est agréable et le roman possède des personnages intéressants, dont un principal, Silver/Dan Cooper qui est réaliste, attachant, intelligent et qui avait pensé à tout sauf à l'après hold-up : comment dépenser l'argent du butin quand les billets ont été marqués ?

Là, il lui faudra descendre dans les bas-fonds new-yorkais et la seconde partie du roman fera la part belle à l'après-casse et à cette recherche de comment blanchir cet argent sale.

À l'instar d'Heisenberg dans « Breaking bad », il est plus facile de fabriquer de la meth ou de réclamer une rançon de 200.000$ que de blanchir son argent.

Là aussi, niveau suspense, j'ai été servie et mon petit coeur a battu tant l'auteur a bien réussi à gérer et à distiller avec harmonie cette angoisse du lecteur qui voit Silver/Cooper tenter le tout pour le tout afin de blanchir l'argent de son vol audacieux.

Certes, ce roman ne sera pas le prochain Goncourt, ni le roman de l'année, mais pour un premier roman dont l'auteur a été poussé par ses petits camarades de galère à prendre la plume, je trouve que ce n'est déjà pas si mal !

On a édité des daubes, on en a vendu des tonnes (hélas) alors que son roman, qui est plus que correct, mériterait plus de lumière car il en vaut la peine. Un essai réussi pour lui.

Disponible sur Amazon.

PS : L'auteur m'a promis, en tant que préfaceuse de cette oeuvre, que je recevrais 200.000$ à chaque commande de son roman. Donc, lâchez-vous !


Lien : https://thecanniballecteur.w..
Commenter  J’apprécie          201

Si en France le personnage de Dan Cooper est peu connu (je ne parle de son homonyme aviateur et héros de bandes dessinées), il semblerait qu'aux États-Unis il ait gagné sa place dans les annales du grand banditisme et jouisse d'une réelle reconnaissance populaire (de nombreux ouvrages lui sont d'ailleurs consacrés).

En l'occurrence je serai tenté d'affubler le mot banditisme d'un honorable B majuscule ; pourquoi donc me demanderez-vous ? Indéniablement les grands noms du côté obscur exercent une certaine fascination auprès du grand public (cf le cas Mesrine qui était pourtant loin d'être un enfant de choeur), plus encore ceux qui ont réussi leur coup sans arme, ni haine, ni violence (le plus célèbre étant d'entre eux, en France, étant sans doute Albert Spaggiari, le cerveau du casse de la Société Générale de Nice) ; c'est à ceux-ci que va mon respect et mon B majuscule.

Avec son braquage aérien particulièrement audacieux et totalement inédit, Dan Cooper s'offre le tiercé gagnant qui fait sa réputation et sa légende :

– Pas d'arme, pas de victime, pas de sang versé

– Une opération réussie

– Un coupable jamais identifié

Ça force le respect non ? Pour ma part je m'incline humblement devant un tel panache…

Avec un tel pedigree, pas étonnant que le personnage ait été source d'inspiration pour tant d'auteurs outre Atlantique. Il faut dire que l'immense zone de terra incognita autour du bonhomme (concrètement on ne connaît de lui que le braquage) offre un terrain propice à la fiction. C'est donc sur ce terrain fertile que s'est aventuré Jon Marcello, adaptant les faits aux besoins de son roman.

Un roman qui se divise en deux parties. Dans la première vous ferez connaissance de Silver, vous découvrirez pourquoi un gars ordinaire décide, le temps d'une opération jamais tentée auparavant, d'endosser l'identité de Dan B. Cooper. Une opération soigneusement préparée afin de ne rien laisser au hasard. Suivra le déroulé détaillé (bravo pour le travail de documentation sur le sujet) de ce qui fut le premier (et dernier ?) braquage aérien.

On a beau savoir que Dan Cooper a réussi son casse aérien et avoir envie de croire qu'il a survécu à son saut en parachute, on ne peut s'empêcher de dévorer cette première partie, et même douter avec Silver par moments. Les faits connus sont impeccablement encadrés par les éléments de pure fiction.

La seconde partie quant à elle est 100% fictionnelle puisqu'il s'agit pour Jon Marcello d'inventer l'après-braquage. Une étape cruciale qui peut bien souvent s'avérer fatale pour les apprentis criminels :

Il comprit alors pourquoi tant de criminels se faisaient pincer, ils avaient mis toutes leurs forces dans la préparation, mais avaient fait l'impasse sur l'après, imaginant que les dollars les protégeraient.

Le principal souci étant en l'occurrence de transformer un magot empoisonné (les billets de la rançon ont été identifiés par la banque et le FBI) en argent propre. L'étape obligatoire étant alors le blanchiment de l'argent ; plus facile à dire qu'à faire à moins de fricoter avec le grand banditisme ou les hautes sphères de la politique…

Cette seconde partie se lit véritablement comme un thriller, l'auteur gère parfaitement la tension inhérente à la situation et propose un « après » à la fois crédible et cohérent. Difficile en effet d'imaginer se frotter aux requins du crime sans y laisser quelques plumes (je n'en dirai pas plus afin d'éviter tout spoil malvenu)…

J'ai passé un très agréable moment de lecture en compagnie de ce bouquin, la plume de Jon Marcello fait mouche en maintenant le lecteur en alerte de la première à la dernière page. Quelques touches d'humour, bienvenues, viennent apporter un peu de légèreté à l'intrigue.

L'auteur m'a donné envie d'en savoir plus sur ce mystérieux Dan B. Cooper, force est cependant de constater que les sources francophones sur le sujet ne sont pas légion ; à défaut j'ai envie de croire à la version proposée par Jon Marcello.

Le côté amateur de l'écriture contribue au charme et à la cohésion de l'ensemble, sans doute parce que ça colle bien avec l'amateurisme de DB Cooper. Si ce dernier a réussi, avec son braquage, à entrer dans l'histoire ; je souhaite à Jon Marcello, avec son roman, une reconnaissance amplement méritée.


Lien : https://amnezik666.wordpress..
Commenter  J’apprécie          30

Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation

Un parachutiste expérimenté peut sauter à 150 nœuds (env. 275 km/h). (Je ne sais pas vous, mais les renvois en bas de page, ou pire en fin de livre, m’ont toujours ennuyé. Alors, pour une fois je peux les voir où je veux… bise) Retour à l’action…

Commenter  J’apprécie          80

[…] une forte érection gênait ses mouvements. Jamais de caleçon pour dormir et contenir ce qu’il appelait la fierté de sa journée. Dormir nu était une habitude qu’il avait conservée. Il appréciait, au petit matin, sentir sa puissance de mâle s’épanouir.

Commenter  J’apprécie          22

Dans quelle société vivons-nous ? pensa Silver. Une civilisation qui ne soigne que les riches, les pauvres ont seulement le droit de souffrir et de mourir en silence. La sélection naturelle est toujours en marche.

Commenter  J’apprécie          20

De tout temps, les journalistes savaient faire beaucoup avec rien et à renfort de titres ronflants vendre du vent.

Commenter  J’apprécie          40

Une intelligence supérieure, sans maîtrise des émotions, est comme un parapluie replié, au mieux il peut servir de canne, mais ne protégera pas des intempéries.

Commenter  J’apprécie          10

Lire un extrait
autres livres classés : volVoir plus

Autres livres de Jon Marcello (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
2503 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre