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EAN : 9782265092662
288 pages
Fleuve Editions (10/03/2011)
3.8/5   139 notes
Résumé :

Ils étaient cinq à participer au casse le plus audacieux du siècle. Le soir du dernier concert de FrankSinatra, le 13 juin 1971 à Los Angeles, cinq hommes ont été assez fous pour voler John Costano, leparrain de la côte est. Mais au lendemain de la remise de rançon, alors qu'ils trouvent « Be sure you'll die for that » dans leurs sacs remplis d'argent, tous comprennent leur erreur. Quarante ans plus tard i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
3,8

sur 139 notes
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Crossroads
  19 avril 2015
Commère : personne curieuse et bavarde...
Et là je pouffe comme un ouf car s'il est bien un terme à ne pas lui accoler, c'est bien d'être cancanier.
Quel rapport entre un truand rangé des bagnoles et un gentil serveur, tendance dépressive.
A priori, aucun. Et pourtant...
Ah si, une malheureuse concordance géographique, objet de dommages collatéraux de magnitude 12,4 sur l'échelle de Richter. Charles Francis pour les intimes.
Les ronds dans l'eau est de ces bouquins à tiroirs qui n'en finissent pas de surprendre.
Mélangeant habilement les genres, et tout particulièrement le corsé et l'obscur, il est, de fait, difficilement catalogable.
Hervé Commère, comme il est souvent d'usage, décrit deux trajectoires concomitantes qui finiront fatalement par se percuter pour n'en faire plus qu'une. Et là j'ai envie de faire tut, tut, tut. Si le procédé commence à dater, la résultante de cette croisée des chemins est d'une originalité inventive et salutaire. Plutôt que de s'appuyer sur des ressorts déjà usités du temps d'Érode, Commère réinvente le genre en réorientant et reboostant un récit qui n'en demandait pas tant.
La grande force de l'auteur réside en cette faculté quasi immédiate d'accrocher à travers les portraits de deux personnages aussi dissemblables que l'eau et le feu.
L'un aura dangereusement brûlé la chandelle par les deux bouts alors que l'autre sombre dans un marasme journalier semblant ne jamais vouloir décliner. Un chagrin d'amour à l'écho persistant.
A ce propos, Commère décrit à merveille une télé-réalité débilitante et rien que pour cette justesse de ton, ce bouquin vaut déjà le coup.
Les ronds dans l'eau devrait vous éclabousser de toute sa classe stylistique et narrative.
Singulier et racé, il se déguste posément en vous laissant en bouche la sensation durable d'avoir savouré un millésime d'exception.


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si-bemol
  04 mai 2018
"Les ronds dans l'eau" est à la fois un polar et un roman, avec deux intrigues qui s'articulent et se répondent. Il est difficile d'en résumer l'histoire : en dire un peu reviendrait à essayer de trouver le bout de la pelote pour se rendre compte qu'il n'y a pas de « bout » mais un gros noeud...
D'un côté, il y a Jacques, un truand sexagénaire, qui n'est pas si antipathique que ce que l'on pourrait attendre d'un truand. Au moins jusqu'à un certain point. Ce qui le rend « abordable », c'est son code de l'honneur. De l'autre côté, il y a Yvan, serveur d'une trentaine d'années, un peu dépressif, un peu naïf et qui a surtout la malchance de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment – comme cela peut arriver dans la vie.
Et au milieu il y a, pêle-mêle, la description du mécanisme des erreurs judiciaires, une réflexion sur les dérives de la téléréalité, les conséquences de la non réciprocité amoureuse (l'effacement, la folie), les différentes facettes de l'âme humaine...
Ce livre, étonnant, est une passionnante histoire de hasard(s). La description des « effets papillon » et l'inextricabilité des faits donnent le vertige. L'intrigue est bien menée et le roman extrêmement bien construit. Chaque chapitre, chaque rebondissement apporte un élément inattendu au récit, et le titre lui-même participe de cette construction.
C'est un livre et une intrigue auxquels on se laisse prendre avec plaisir, et un très bon moment de lecture.
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cannibalector
  05 juin 2015
Jacques est un vieux truand de 64 ans. Ila commencé sa carrière brillament : avec 4 de ses potes, il a volé un"Manet" aux USA à un mafieux du coin: c'est son secret, sa gloire mais aussi sa boule au ventre : la mafia a de la memoire et elle est rancunière
Aprés, ce fut la routine: proxenete, dealer, meurtrier, 16 ans de taule.
Il a bien mérité sa petite maison et sa vie peinarde, à Rennes.
Et puis, un jour, une gonzesse se pointe, journaliste: elle sait trop de choses sur le vol du Manet et elle veut écrire un bouquin, Jacques réfléchit déjà où il va l'enterrer.
A 19 ans,Yvan a été un gentil G.O dans un club de vacances: il a rencontré Gaelle: 5 mois d'amour . le boulot fini , la garce s'est tirée, plus aucune nouvelle,il lui a envoyé plus de cinquante bafouilles, sans réponse. Alors,ça fait 6 ans qu'il rumine, qu'il se flagelle tout en travaillant dans un rad minable
Et puis, un jour, sa gonzesse se pointe ,à la télé dans un réality show genre love story: toujours aussi canon, toujours aussi salope. Pour la gagne, elle est en concurrence avec un beau mec qui est un tout petit peu moins con qu'elle. Alors, son neurone lui donne une idée : elle va lire aux téléspectateurs les lettres qu' un naze lui a écrit pendant 5 ans et qui sont dans sa chambre, chez ses parents. le cave se rebiffe, il va cambrioler ses parents et récupérer ses lettres.... à Rennes
La première partie du livre sent bon le Chase, le Hammet, le Melville avec une touche d'humour à la weslake.
Je me cale dans mon fauteuil, sort la bouteille de scotch, trinque avec Goodis et j'attends la chute , bien noire.
Eh bien non, mon petit gars, tu t'es trompé d'histoire, tu t'es gouré de trottoir. L'auteur change les régles, il joue avec les codes du polar, il prépare un petit coktail bien à lui, inconnu au bataillon, beaucoup plus léger, plus fantaisiste voire rocambolesque : il se met à nous parler d'espoir, d'amour, de compassion avec un dénouement quasi métaphysique.
Si j'étais critique professionnel, je mettrais 4 étoiles pour la maestria de l'auteur, son ingénuité et son talent narratif.
Mais je ne suis là que pour donner mon ressenti et j'ai été décu.
Je préfère le double scotch au coktail maison: 2 étoiles
ps: pour vous aider à vous faire votre propre opinion, je vous conseille de lire notamment les excellentes critiques de Lehanne Fan et de Gruz qui ne sont pas de mon avis
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koalas
  10 mai 2015
Jacques un jeune retraité sexagénaire, truand à l'ancienne, a accumulé quelques années derrière les barreaux et un sacré palmarès à son actif dont le vol d'une toile de maître au pays de Sinatra avec quelques fripouilles "anonymes" ;
et
Yvan, un jeune serveur à la dérive qui ne se remet pas de sa séparation avec Gaëlle une jolie écervelée qui le nargue dans une émission de téléréalité en dévoilant des détails intimes ;
vont croiser leurs routes morts ou vifs pour le meilleur et pour le pire...
Un thriller façon page turner rondement mené par une plume fluide et mixé par une main verte qui sème des bonnes et des mauvaises graines qui se croisent dans les remous. On rajoute des lettres de déclaration d'amour à l'eau de rose, un bouquet des fleurs de cimetières - en hommage à (la) Vérité - pour parfumer le tout. Et on balance quelques scènes épineuses pour le coté pimenté.
Une recette alchimique à la Commère, j'en reprends une louche !
Hervé Commère surfe dans les bonnes vagues du thriller français... Pas par hasard.
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meeva
  06 avril 2015
J'en reste comme deux ronds de flan !
Certains disent l'écriture sèche et efficace, moi je dirais qu'elle est fluide, car les mots s'écoulent et font tourner les pages.
J'ai aimé le style d'écriture, qui m'a paru soigné, mais comme d'hab je ne sais pas pourquoi.

Pas une seconde, cette journée où j'ai commencé le livre, pour tourner en rond, entraînée par le courant des révélations.
Hervé Commère ne dilue pas son intrigue dans de fausses pistes, il distille de nouvelles informations, créant ainsi de nouvelles intrigues, au fur et à mesure qu'il assèche les anciennes d'explications.
Ce goutte à goutte maîtrisé nous oblige à garder la tête hors de l'eau en avançant dans la lecture.

Nous embarquons avec les personnages, mais c'est bercé par la houle que nous faisons vraiment connaissance, avec Yvan principalement.
Il se met à ramer, avant de se laisser échouer. Rattrapé par la marée, s'il écume c'est de rage, à voir s'il triomphera de la vague qui a envahi sa vie… ou pas.

Bref, j'ai adoré baigner dans l'univers de Commère, et le bain a même pas eu le temps de refroidir !


Un rythme, qui berce lui aussi à sa manière :
« […]
You see, he feels like Ivan
Born under the Brixton sun
His game is called survivin'
At the end of “The harder they come”
You know it means no mercy
They caught him with a gun
No need for the Black Maria
Goodbye to the Brixton sun
You can crush us
You can bruise us
But you'll have to answer to
Oh, the guns of Brixton
[…]”
Extrait de “The gun of Brixton”, The Clash
https://www.youtube.com/watch?v=hiQoq-wqZxg&index=4&list=RDEfK-WX2pa8c
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
AmakirAmakir   09 avril 2020
Il a fallu vivre sans elle. Tenter de construire une vie autour de son absence. J'ai emprunté les chemins les plus sinueux pour éviter son souvenir. Vivre dans un labyrinthe dont l'image de Gaëlle bloquait toutes les issues.
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ZephirineZephirine   27 avril 2020
Elle fronce les sourcils sans comprendre. elle est à mille lieues de s'imaginer que mon poing va lui fracasser le nez dans une seconde, qu'elle va s'écrouler dans un hurlement de frayeur et que je vais la faire taire. Elle ne voit rien venir de la violence dont je suis capable. elle ne sait pas encore qu'elle s'est trompée depuis le début sur mon compte.
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rkhettaouirkhettaoui   06 avril 2015
Les journalistes ne sont pas des flics. Aucun flic ne peut aller chercher si loin. Même passionné, fou de travail, obsessionnel ou maniaque. Un flic ne peut pas passer toutes ses nuits dans la lumière d’une lampe de bureau sans devenir fou un matin ou un autre, déraper ou décrocher. Personne ne peut garder son calme aussi longtemps, recommencer encore et encore et encore, entrer si profondément dans tant de fausses pistes,tout examiner avec autant de patience et de minutie, reprendre de zéro tous les jours avec autant d’acharnement. Un flic ne peut pas faire ça. Vouloir combattre le mal, envoyer les truands en taule, ça ne suffit pas. Pour traquer ainsi la vérité, il faut vouloir comprendre, il faut être fasciné. Pour fouiller à ce point, il faut être amoureux.
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koalaskoalas   10 mai 2015
En fait, quand j'étais seul devant ma télé, j'avais l'impression d'être vieux.
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AmakirAmakir   04 mai 2019
Marcher seul dans les rues, trouver soudain que cette inconnue lui ressemble, se rendre compte, au final, qu'elle est très différente. Aller travailler, affronter la désolante joie de vivre de mes collègues, ces abrutis plus heureux que moi, leurs blagues de cours d'école. Faire ses courses. Ouvrir le matin ses volets, se forcer à faire face, regarder les gens vivre et se demander comment ils font.
Passer ses vacances chez sa mère, lui dire que tout va bien, partir plus tôt que prévu. Parfois, aller voir la mer. Trouver ça joli, écouter le bruit des vagues, s'asseoir dans le sable. Et se dire que, sans elle, ça ne sert pas à grand-chose. Se demander où elle est, ce qu'elle fait.
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Videos de Hervé Commère (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hervé Commère
http://www.festival-sans-nom.fr/ https://www.facebook.com/LeFestivalSansNom/
6e Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse. Témoignage des auteurs : Franck Thilliez parrain de l'édition 2018 du Festival, Michel Bussi invité d'honneur 2018, Maxime Gillio, Hervé Commère lauréat du prix littéraire du journal L'Alsace, Niko Tackian, Jean-Bernard Pouy, Mathieu Menegaux, Ian Manook, Roger Jon Ellory, René Manzor, Michaël Mention lauréat du Grand Prix du Festival Sans Nom, Benoît Philippon, Danielle Thiéry, Nicolas Beuglet, Barbara Abel
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