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George R. R. Martin (Autre)Patrick Marcel (Traducteur)
EAN : 9782290221709
1200 pages
Éditeur : J'ai Lu (06/11/2019)

Note moyenne : 4.32/5 (sur 530 notes)
Résumé :

Le royaume des Sept Couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver : par-delà le Mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le Trône de fer. Tous les coups sont permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors, s'en sortiront indemnes...
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Critiques, Analyses et Avis (64) Voir plus Ajouter une critique
pdemweb1
  09 février 2018
Le premier chapitre de l'intégrale 5 est épouvantable à lire. Un sauvageon parle d'autres sauvageons. L'univers est tellement différent de la fin de l'intégrale 4 que je me suis surpris à me demander, s'il ne manquait pas un tome 4 bis.
Dans le livre, contrairement à la série du HBO, l'histoire est racontée par les personnages. Par conséquent, il n'y a pas de plan d'ensemble. le point de vue reste humain et l'histoire devient très lente, ce qui permet à RR Martin de “balader” ses lecteurs dans son monde encore plus longtemps.
Lent, je le fus aussi puisqu'il m'a fallu un an et demi pour lire cet intégrale.
Dans l'intégrale 4, il y avait quelques différences entre la série TV et le livre. Quant à l'intégrale 5, ce n'est plus la même histoire.
Antyryia a écrit deux critiques au sujet d'“Avec elle et Sans Elle”, 2 romans avec le même début, mais avec deux fins différentes, conséquence d'un moment d'inattention d'une mère.
C'est ce qui semble s'être passé dans cet intégrale.
Autre phénomène surprenant : j'ai revu un épisode de la série, et j'étais surpris de voir une scène sans les détails dont je croyais me souvenir... ce qui m'interroge sur mon addiction mais sans doute aussi permet de conclure que le livre est beaucoup plus complet que la série.
L'épilogue est inattendu, mais très bien amené, avec douceur, tout au long des 1211 pages. Il serait incompréhensible pour les adeptes de la série TV seule.
Bien que le livre soit très riche, l'aide que m'a apportée le site la garde de nuit est considérable et aussi incroyable de connaissances.
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TheWind
  04 décembre 2015
Depuis l'intégrale 1, on n'arrête pas de nous bassiner avec cette phrase : « L'hiver vient ».
C'est qu'il est drôlement long à venir cet hiver ! A croire qu'à Westeros ils ont aussi des problèmes avec le réchauffement climatique. Il faut dire que les conditions idéales pour qu'un bon hiver s'installe durablement ne sont pas franchement réunies. Ça chauffe, ça chauffe à Westeros ! Et une guerre par ci, et un coup bas par là...
Si vous me permettez, Mr Martin, j'ai quelques solutions à vous proposer pour vos deux prochaines intégrales. Des solutions radicales pour lutter contre le ralentissement de la venue de l'hiver sur le Trône de Fer. Ou en tout cas, ce qu'il convient d'éviter dorénavant...

- Ayez l'amabilité de laisser certains personnages en vie. Particulièrement celui dont le nom fait penser à l'hiver. Je ne peux pas vous en dire plus (parce que nous ne sommes pas seuls...) mais pitié, pas lui ! Vous pensiez que ça nous laisserait de glace ou quoi ?? S'il disparaît, là, vous pouvez être certain que l'atmosphère va s'alourdir encore plus...

- L'idée de faire déambuler dans les rues de Port-Réal une reine à poil...c'est rigolo ça. Mais, ouh la la, même avec les vergetures et les seins qui tombent, y a tout de même pas mal d'habitants qui ont eu un coup de chaud ! Faudra voir à rhabiller un peu les dames pour dissiper les ardeurs.

- Le coup des Dragons en liberté qui enflamment la ville. Génial, immense, merveilleux, incroyable ! Oui enfin, bonjour le brasier ! Va falloir trouver un moyen pour que les dragons ne crachent plus du feu mais de la glace...Quoi ?? ça vous plaît pas cette idée ? Bon d'accord, on laisse les Dragons...

- Autre chose à éviter : les sacrifices humains en l'honneur du Maître de la lumière orchestrés par la femme rouge. D'ailleurs, celle-ci, je ne la sens pas du tout depuis le début ! Le mieux c'est de la faire croquer par Fantôme et on n'en parle plus ! On y gagnera en pureté de l'air. Eh oui, les bûchers, ce n'est pas ce qu'il y a de plus écologique...

- On peut aussi imaginer un recyclage des déchets. Quoique certains déchets soient à mon avis impossibles à recycler. J'ai quelques exemples en tête. Les restes de Joffrey ou encore de Gregor Clegane seraient impropres à la consommation si on s'avisait d'accommoder ne serait-ce qu'une oreille dans un bon pot au feu.
Mais, le tri sélectif en vue d'un recyclage sain et non polluant peut tout à fait être envisagé. D'ailleurs, c'est vous même, monsieur l'auteur qui avait émis cette idée..rappelez-vous, juste après les Noces Pourpres.

Voilà, faites de votre mieux mais je vous en prie que l'Hiver vienne et vite !
Je n'en peux plus d'attendre !


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Marple
  28 mars 2015
Malgré le feu craché par les dragons de Daenerys, la flamme de ses nombreux prétendants ou la chaleur des combats à Meeren et au Mur, le début de ce tome 5 m'a laissée plutôt tiède. La faute à l'Hiver qui approche, peut-être, ou plus probablement à une histoire qui n'avance pas beaucoup et donne l'impression de ne jamais devoir aboutir... J'ai donc moi aussi avancé tout doucement, et même fait une pause de quelques semaines.
Heureusement, la suite m'a nettement plus séduite, notamment les chapitres consacrés à mes personnages fétiches, Jon, Tyrion, Arya, Asha, ou à l'inverse aux personnages que j'aime détester, Cersei, Theon, Daenerys... Même si l'intrigue principale n'évolue pas vraiment (voire vraiment pas), on parvient à l'oublier grâce aux intermèdes très réussis sur les amours d'une princesse, la vie dans les prisons de Port-Réal, la philosophie de la Garde de Nuit, les religions du Trône de fer ou les aventures d'un nain ronchon...
Cela dit, je n'attendrai pas sans fin, et j'espère que le tome 6 réunira enfin Stark, Targaryen, Lannister, Baratheon, Tyrell et autres invités surprises pour un vrai dénouement ! Quitte à débuter ensuite une nouvelle série sur la génération suivante, et ainsi de suite !
Challenge Pavés 20/xx
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Luniver
  13 septembre 2014
Après un tome 4 qui se concentrait uniquement sur des personnages secondaires, Une danse avec les dragons nous permet de retrouver Tyrion, Jon, Arya, ... honteusement délaissés depuis des mois. Ce cinquième volume tourne principalement autour de Daenerys, que toutes les factions de Westeros tentent d'épouser, afin d'ajouter un peu de sang royal dans leur lignée, et mettre la main sur ses dragons.
Malheureusement, point de vue rythme, ça n'avance pas beaucoup. Les intrigues se développent à pas de fourmis, et les complots, les meurtres, les grandes batailles, les brusques retournements de situation qui ont fait le succès de la série sont aux abonnés absents. Les protagonistes semblent se perdre dans des problèmes secondaires, et certains (Arya, Bran, Jaime) sont tellement coupés de l'histoire principale qu'on se demande comme l'auteur va réussir à les réintégrer au récit ! Les guerres de religion que j'avais cru voir se profiler dans le tome précédent n'ont pas eu lieu non plus. Seul point positif, les dragons ne sont plus des animaux de compagnie encombrants et sont enfin dignes de leur réputation.
Bref, je reste sur ma faim avec ce cinquième volume. Autant j'avais compris la nécessité de rajouter des intrigues et des personnages dans le tome précédent, autant celui-ci me semble exagérément lent. Les rares avancées se terminent sur des « Le héros s'en sortira-t-il ? Vous le saurez dans le prochain épisode ! ». J'ai parfois eu l'impression de lire un long teasing de 1000 pages ! Alors certes, je le lirai le prochain épisode, mais avec toute l'attente qu'il a générée, Martin a intérêt à être à la hauteur !
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UnKaPart
  01 mai 2019
Tu sais comment s'appellent les soldats de Jon Snow ?
Des snowtroopers.

Maintenant que le jalon de ma carrière du Popeck de la fantasy est posé, réglons son compte à la série télé. Game of Thrones, j'ai vu en tout et pour tout l'épisode 1 de la saison 1. Une fois et demi. La première demi-fois, le pilote de GoT Airlines m'a emmené direct dans un trou noir : je me suis endormi avant la moitié. La deuxième, j'ai tenu jusqu'au bout, je me suis ennuyé… et j'ai regretté de ne pas avoir piqué du nez.
Au rythme escargotesque de parution en librairie, je retenterai sans doute l'opération, ne serait-ce que pour connaître la fin de l'histoire que j'attends depuis plus d'années que je n'ai de doigts pour en compter. Ma chère et tendre raffole de Game of Thrones, je n'aurai pas loin à aller pour mettre la main sur l'intégrale des DVD. J'espère que j'accrocherai mieux à la prochaine tentative… Mais j'en ai tellement marre d'attendre la suite sur papier que je serais prêt à me taper l'intégrale des Feux de l'amour, c'est dire où j'en suis rendu d'impatience (et d'irritation, parce qu'il faut reconnaître que Martin se moque du monde).
Les bouquins, je les ai lus, ce qui m'a permis d'avoir une paix royale pendant les cinq premières saisons de la série TV. Dans le genre dissuasif, la menace de spoiler qui allait mourir, quand et comment valait tout l'arsenal nucléaire du monde. Je tenais la planète par les noix, j'étais le maître de l'univers et c'était bon ! Un grand pouvoir implique non pas de grandes responsabilités mais d'en abuser, je ne me suis pas gêné. Niveau sadisme, les Stark, Lannister et consorts peuvent se rhabiller.

En VO, la série de bouquins s'appelle A Song of Ice and Fire, elle compte cinq volumes parus sur un total de sept prévus. A Game of Thrones est le titre du premier tome.
J'avoue avoir été estomaqué de voir autant de gens découvrir l'existence de cette saga lors de son adaptation sur petit écran ! Ce n'est pourtant pas un cycle tout jeune, démarré en 1996. Au siècle dernier, tu imagines ? À l'époque, les dinosaures gambadaient encore dans nos vertes prairies. ‘Fin bref, je croyais que tout le monde en avait au moins entendu causer à défaut de l'avoir lu. On parle quand même d'une oeuvre majeure de la fantasy. Bon ben faut croire que “tout le monde”, c'étaient en fait les geeks, les rôlistes et les gastro-entérologues. Après, on ne va pas se plaindre, la série a amené un paquet de gens à la lecture et c'est très bien. Pour une fois que la télé pousse à une activité intelligente…

En VF… Il va être difficile de ne pas épuiser le champ lexical de la scatologie.
Aussi bien en grand format (Pygmalion) qu'en poche (J'ai Lu), la série a été charcutée pire qu'un cochon dans une usine de saucisses. Un surdécoupage frénétique a transformé les cinq volumes initiaux en quinze ! À noter que les deux responsables s'étaient déjà pris pour Jésus multipliant le brignolet en réservant un sort analogue à L'Assassin royal de Robin Hobb (9 livres en VO, 19 en VF). Avec Martin, c'est mot compte triple pour grimper à quinze, soyons fous ! Paraît-il, pour des raisons de coût. Coût à l'économie pour l'éditeur ou à la tonte pour le lecteur ? Vous dérangez pas, je vais répondre. Si je compare les quinze volumes poche, soit 121 €, aux cinq semi-poche édités après coup pour respecter le format initial, soit 86 €, la différence est notable et pas en faveur du lecteur : facture gonflée de 50%, merci bien.
J'ai été bien inspiré d'emprunter les premiers tomes plutôt que d'investir dans ce gouffre plus profond que celui de Helm. Pour l'achat, je me suis rabattu par la suite sur le semi-poche. Vu les dimensions (19 cm x 13 cm pour 800 pages d'épaisseur), faudrait parler de semi-grand-format – soit une façon alambiquée de dire moyen. Je ne te raconte pas la taille des poches et du froc XXXXXXXXXL pour fourrer des engins pareils. Cette version rectifie le tir de la ribambelle en folie pour retrouver le découpage initial. Quand même, une question : étant donné que chaque roman d'origine possède un titre, pourquoi ne pas l'avoir repris ? A Game of Thrones devient L'intégrale 1. Ah y a pas à dire, ça vend du rêve… Peut-être que c'était trop dur à traduire ?
Et là, on arrive à un point noir beaucoup plus grave qu'une avalanche de volumes : la traduction. le style m'a très vite rebuté, je me suis donc coltiné la totale en VO pour comparer (on s'occupe comme on peut…). Il y a pas mal d'aberrations. le direwolf devient un loup-garou, sauf que la bestiole ne correspond pas du tout à un garou. le gag “frappe-les avec le bout pointu” devient “frappe d'estoc”, soit un simple conseil d'escrime au lieu d'un trait d'humour. Certains noms sont francisés, d'autres non, quelques-uns se métamorphosent pendant la traversée de l'Atlantique pour on ne sait quelle raison (Salladhor/Sladhor, Tyene/Tyerne). La forme, j'ai cru mourir deux fois. La lourdeur et la longueur des phrases en français, sans parler des tournures ampoulées et des termes archaïques, dans le genre indigeste, ça se pose là, comme une pêche sur un trône (mort n°1). Dans ses tournures comme dans son vocabulaire, la VO est beaucoup plus tonique, directe et simple, en un mot moderne. On n'est plus dans l'adaptation d'une langue à l'autre mais dans la déformation et la trahison (mort n°2). Les quatre premiers tomes (ou douze en poche) sont de la même eau. Un autre traducteur a pris le relais pour le cinquième, avec un léger mieux.
Tu mets tout ça bout à bout, tu obtiens un parfaite honte au niveau éditorial, une insulte au lecteur comme à l'auteur.

De quoi elle parle, cette fameuse chanson de glace et de feu ? Il s'agit d'un mélange de fantasy épique et de thriller politique écrit à la façon d'un roman historique.
Fantasy, parce que l'univers est imaginaire, avec son lot de dragons, de morts-vivants et de magie. le surnaturel sert dans un premier de toile de fond, surtout véhiculé sous forme de légendes : contexte médiéval-fantastique, avec beaucoup, beaucoup de médiéval. le merveilleux – au sens littéraire du mot, parce que dans les faits, il s'apparente plutôt à du cauchemardesque – prendra davantage de place par la suite quand les ennuis XXL commenceront.
Dans les grandes lignes, tu trouves comme dans tous les univers de fantasy des terres septentrionales inhospitalières et peuplées de barbares, avec en prime une menace diffuse dont tu sais tôt ou tard qu'elle pointera le bout du nez. Un genre de mur d'Hadrien protège la civilisation de ces sauvageons. de l'autre côté, un État féodal, le royaume des Sept Couronnes, divisé en neuf provinces gouvernées par huit familles (Martin a eu le même prof de maths qu'Alexandre Dumas et ses trois mousquetaires qui étaient quatre, ceci explique cela). Deux saisons, l'été où tout n'est que prospérité, l'hiver où c'est la cata. Bien sûr, l'hiver commence à approcher (sinon, y a pas de tension dramatique). Alors par contre, pour un hiver qui soi-disant arrive, il se fait désirer. On bordure les 5500 pages de texte et il n'est toujours pas là, y a plus de saison, ma bonne dame…
Épique, c'est loin d'être le cas dans le premier tome, qui joue beaucoup dans le feutré. Cela dit, l'adjectif vaut pour l'ensemble du cycle. Il s'agit bien d'une chanson, pas au sens comédie musicale, mais comme dans La chanson de Roland ou les chants de l'Iliade et l'Odyssée. du drame, de la bagarre, des héros, des coups fourrés, avec beaucoup d'ampleur autour.
Thriller politique, parce que cette saga raconte avant tout une histoire de jeux de pouvoir pour s'asseoir sur le trône (d'où le titre américain du premier volume). Magouilles, complots, trahisons, assassinats, mariages d'intérêt… On se croirait dans la Rome impériale vu la vitesse à laquelle les monarques, leurs héritiers et les prétendants se font dézinguer et remplacer. Loin d'être un fauteuil confortable, le trône tant convoité s'apparente à un mix entre la chaise musicale et le siège éjectable.

Les trois premiers volumes sont excellents, très immersifs via les différents points de vue adoptés, à la fois dépaysants côté univers et réalistes côté personnages. Parmi ces derniers, pas de gentils ou de méchants, rien que des gens gris qui font parfois des trucs bien et d'autres fois des choses atroces. Une histoire de choix entre volonté personnelle, devoir de classe, morale, pragmatisme, etc. avec un gros travail de psychologie des personnages autour des conflits intérieurs. Ces personnages sont nombreux, d'autant plus que beaucoup meurent, avec d'autres qui prennent le relais. Tous sont impliqués dans des tonnes d'intrigues de palais. Ces deux points mis bout à bout, vaut mieux disposer d'une bonne mémoire pour tout retenir de cet écheveau complexe.
Si on aime la fantasy sombre, le Trône de Fer fait partie des meilleurs cycles sur le marché…
… pour le moment.

Parce qu'il y a des défauts et certains semblent casse-gueule sur le long terme.
L'écriture semble en pilotage automatique depuis deux volumes. A Feast for Crows et A Dance with Dragons ont tout de tomes de transition… sauf la taille requise. 2000 pages au total, plus d'un tiers de ce qui a paru… et pour rien ou à peu près. Ils auraient gagné à être élagués d'une bonne moitié pour n'en former qu'un.
Chaque épisode est plus épais que le précédent, avec toujours plus de longueurs. On sent de plus en plus souvent l'artifice qui tire à la ligne, avec des intrigues plus complexes que nécessaires (même les plans à tiroir des méchants de James Bond paraissent simplistes en comparaison), des reports gratuits de révélation à plus tard pour gratter du temps de suspens, une mécanique répétitive dans le défilé des personnages qui meurent pour être remplacés par d'autres qui meurent à leur tour pour être remplacés par d'autres et ainsi de suite ad infinitum.
Les personnages, justement, c'est sympa d'en buter (enfin, sympa, façon de parler, eux ne seraient peut-être pas du même avis). le fait est que le procédé change des romans où les héros ne sont jamais en danger réel pour pouvoir vivre des aventures jusqu'à la dernière page. Donc au début, oui, on tremble pour les protagonistes et ça fait un choc de voir claquer quelqu'un qu'on aime bien. Sauf qu'à fumer tout le monde à tour de rôle, au bout d'un moment, on finit par ne plus s'attacher à quiconque, blasé de voir les têtes tomber. À quoi bon s'intéresser à Untel puisque tôt ou tard il va y passer ? La question n'est plus de savoir si Machine va vivre ou mourir mais quand elle se fera déglinguer. À force d'investissement émotionnel à fonds perdu, on en arrive à reprendre ses billes pour ne plus les remettre en jeu. La mécanique finit par tourner à vide, comme une espèce de jeu à boire où on parierait sur le prochain cadavre sans s'émouvoir de son sort.
Drame d'une série qui est devenue peu à peu un Dallas de fantasy. Interminable. Au sens le plus strict du mot, vu comment Martin semble avoir du mal à la terminer. Les délais d'écriture tournaient autour de trois ans pour les tomes 1 à 3, ils ont doublé pour les 4 et 5 et ça empire. le 6 était annoncé pour 2015 ; de report en report, nous voilà en 2019, soit ans après le dernier titre sorti… et toujours rien. L'hiver doit être bloqué par sa propre neige, parce qu'il n'arrive pas bien vite. Surtout sachant que derrière il reste un septième et dernier volume (à ce rythme en 2030) et que Martin n'exclut pas un huitième si l'histoire le justifie (en 2040 ? 2050 ?). L'histoire… ou les ventes ? Mec, vu comment tu galères par rapport aux livres prévus, est-ce pertinent de rajouter une couche dont tu ne verras jamais le bout ? Finis déjà le programme, si possible avant le prochain millénaire.

Vu la lenteur forcée des deux derniers titres parus, j'ai très peur pour la suite. En plus, la série TV aura fini l'histoire avant l'auteur, sacré cas d'école. Va raconter de l'inédit et du passionnant après ça…
Peur d'un tome 6 inutile, juste pour remplir en attendant le final. Peur d'un tome 7 qui risque de s'achever sur un “tout ça pour ça”, un coup de fraîcheur très éloigné du super blizzard annoncé et attendu. Vingt ans que j'ai démarré ce cycle, toujours pas d'hiver ! La période maillot de bain et torse nu traîne en longueur.
Lien : https://unkapart.fr/le-trone..
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critiques presse (1)
Elbakin.net   25 juillet 2012
Si le roman n’atteint donc pas les sommets passés du cycle, il reste fort agréable à lire et rebat suffisamment les cartes pour laisser penser que les deux (trois ?) derniers volumes repartiront du bon pied vers de nouvelles hauteurs afin de signer le final que l’on est en droit d’attendre d’un écrivain aussi expérimenté et passionné qu’un George R.R. Martin.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (63) Voir plus Ajouter une citation
pdemweb1pdemweb1   09 février 2018
Daenerys ( page 1137)
A califourchon sur le dos du dragon, elle avait souvent l’impression de totalement de réapprendre à monter. Si elle fouettait sa jument argentée sur le flanc droit, l’animal partait à gauche, car le premier instinct d’un cheval était de fuir le danger. Lorsqu’elle claquait de son fouet le flanc droit de Drogo, il obliquait à droite, car le premier instinct du dragon l’incitait toujours à l’attaque.
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MariloupMariloup   09 mai 2019
Viserys ressemblait exactement à ce qu'il avait été la dernière fois qu'elle l'avait vu. Il avait la bouche tordue de souffrance, les cheveux brûlés, et son visage noir fumait aux endroits où l'or fondu lui avait coulé sur le front, sur les joues et dans les yeux.
"Tu es mort", déclara Daenerys.
"Assassiné". Bien que ses lèvres n'eussent pas bougé, elle entendait quand même sa voix, qui lui chuchotait à l'oreille. "Tu n'as jamais porté mon deuil, ma sœur. Mourir sans être pleuré n'est pas facile."
"Je t'ai aimé jadis."
"Jadis", répéta-t-il, avec tant d'amertume qu'elle en frémit. "Tu aurais dû être mon épouse, me donner des enfants aux cheveux d'argent et aux yeux mauves, pour préserver la pureté de la lignée du dragon. Je me suis occupé de toi. Je t'ai appris qui tu étais. Je t'ai nourrie. J'ai vendu la couronne de notre mère pour continuer à te nourrir."
"Tu m'as fait mal, tu m'as fait peur."
"Seulement quand tu éveillais le dragon. Je t'aimais."
"Tu m'as vendue. Tu m'as trahie."
"Non. La traîtresse, c'était toi. Tu t'es retournée contre moi, contre ton propre sang. Ils m'ont floué. Ton époux chevalin et ses sauvages puants. C'étaient des tricheurs et des menteurs. Ils m'ont promis une couronne en or et m'ont donné ceci." Il toucha l'or fondu qui lui coulait lentement sur le visage, et de la fumée monta de son doigt.
"Tu aurais pu avoir ta couronne, lui dit Daenerys. Le soleil étoilé de ma vie l'aurait remportée pour toi, si seulement tu avais attendu."
"J'ai attendu assez longtemps. J'ai attendu toute ma vie. J'étais leur roi, leur roi légitime. Ils ont ri de moi."
"Tu aurais dû rester à Pentos, avec Maître Illyrio. Le Khal Drogo devait me présenter au Dosh Khaleen, mais tu n'avais aucune raison de chevaucher avec nous. Tu as choisi de le faire. Tu as commis une erreur."
"Veux-tu réveiller le dragon, petite putain sans cervelle?! Le Khalasar de Drogo m'appartenait. Je les lui ai achetés, cent mille hurleurs. Je les ai payés avec ta virginité.
"Tu n'as jamais compris. Les Dothrakis n'achètent rien, ils ne vendent rien. Ils font des cadeaux et en reçoivent. Si tu avais attendu..."
"J'ai attendu. Attendu ma couronne, mon trône, toi. Toutes ces années, et tout ce que j'en ai tiré, c'est un chaudron d'or fondu. Pourquoi t'ont-ils donné les œufs de dragon? Ils auraient dû me revenir. Si j'avais possédé un dragon, j'aurais enseigné au monde ce que notre devise signifie." Viserys se mit à rire jusqu'à ce que sa mâchoire se séparât en fumant de son visage et que le sang et l'or fondu se répandissent hors de sa bouche.
Quand elle se réveilla, le souffle court, ses cuisses étaient nappées de sang.
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MariloupMariloup   18 mai 2019
_ Je suis un vieil homme, qui s'est lassé de ce monde et de ses traîtrises. Est-il tellement étrange que je souhaite faire du bien avant le terme de mes jours, en aidant une douce jeune femme à recouvrer ce qui lui revient de droit par la naissance?
_ ("Et vous n'allez pas tarder à me proposer une armure magique et un palais à Valyria.") Si Daenerys n'est qu'une douce jeune femme, le Trône de Fer va la débiter en douces jeunes pièces.
_ Ne craignez rien, mon petit ami. Le sang d'Aegon le Dragon coule dans ses veines.
_ ("En même temps que celui d'Aegon l'Indigne, de Maegor le Cruel et de Baelor le Hagard.") Dites-m'en plus long sur son compte.
Le pansu devint méditatif.
_ Daenerys était à moitié une enfant lorsqu'elle est venu me trouver, et pourtant plus belle encore que ma deuxième épouse, tellement charmante que j'ai été tenté de me l'approprier. Mais une créature si craintive, si furtive, que j'ai su que je ne tirerais aucune joie à m'accoupler avec elle. J'ai plutôt convoqué une chaufferette que j'ai baisée avec vigueur jusqu'à ce que ma folie me passe. A parler franc, je n'imaginais pas que Daenerys survivrait longtemps parmi les seigneurs des chevaux.
_ ça ne vous a pas empêché de la vendre au khal Drogo...
_ Les Dothrakis n'achètent ni ne vendent. Dites plutôt que son frère Viserys l'a donnée à Drogo pour se gagner l'amitié du khal. Un jeune fat, cupide. Viserys guignait le trône de son père, mais guignait tout autant Daenerys, et répugnait à la céder. La nuit précédent les noces de la princesse, il a cherché à s'introduire dans son lit, clamant avec insistance, que, puisqu'il ne pouvait avoir sa main, il revendiquait sa virginité. Si je n'avais pas pris la précaution de poster des sentinelles à sa porte, Viserys aurait pu anéantir des années de plans.
_ A vous entendre, c'est un parfait imbécile.
_ Viserys était le fils d'Aerys le Fol, précisément. Daenerys... D aenerys est tout à fait différente.
Il laissa choir une alouette rôtie dans sa bouche et la croqua bruyamment, avec les os.
_ L'enfant craintive qui s'est réfugiée dans ma demeure est morte sur la mer Dothrak, pour renaître dans le sang et le feu. Cette reine dragon qui porte son nom est une Targaryen authentique. Lorsque j'ai envoyé des navires pour la ramener chez elle, elle s'est tournée vers la baie des Serfs. En quelques jours de temps, elle a conquis Astapor, fait plier le genou à Yunkaï et mis Meereen à sac. Mantarys va suivre, si elle marche vers l'ouest en suivant les anciennes routes valyriennes. Si elle vient par la mer, eh bien... sa flotte devra ravitailler en nourriture et en eau à Volantis.
_ Par terre ou par mer, il y a bien des lieues entre Meereen et Volantis, fit observer Tyrion.
_ Cinq cent cinquante, à vol de dragon, à travers les déserts, des montagnes, des marais et des ruines hantées par les démons. Tant et plus périront, mais ceux qui survivront seront plus forts en atteignant Volantis... où ils vous trouveront, avec Griff, à les attendre, avec des forces fraîches et assez de navires pour tous les transporter de l'autre côté de la mer à Westeros.
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MariloupMariloup   09 mai 2019
_ Et une fois la mort du prince du Pissat assurée, l'eunuque vous a transféré en contrebande de l'autre côté du détroit chez son ami pansu le marchand de fromanges, qui vous a caché sur une barge et a déniché un lord en exil disposé à passer pour votre père. Voilà qui constitue en effet une splendide histoire et les bardes broderont à loisir sur votre évasion, lorsque vous aurez gagné le Trône de Fer... en supposant que notre belle Daenerys vous prenne pour consort.
_ Elle le fera. Elle le doit.
_ Le doit?
Tyrion fit un petit bruit de reproche.
_ Ce n'est point un mot que les reines aiment à entendre. Vous êtes sont prince idéal, certes, intelligent, hardi et avenant autant qu'une pucelle pourrait le désirer. Cependant, Daenerys Targaryen n'est point une pucelle. C'est la veuve d'un khal dothraki, la mère de dragons et une pilleuse de villes, Aegon le Conquérant avec des nichons. Elle pourrait se révéler pas aussi complaisante que vous le souhaiteriez.
_ Elle m'acceptera.
Le prince Aegon semblait scandalisé. De toute évidence, il n'avait encore jamais envisagé la possibilité que sa future épouse pourrait le refuser.
_ Tu ne la connais pas.
Il prit sa cavalerie lourde et la déposa avec un choc. Le nain haussa les épaules.
_ Je sais qu'elle a passé son enfance en exil, dans la misère, à vivre de rêves et de projets, courant de cité en cité, toujours dans la peur, jamais en sécurité, sans amis sinon un frère qui, selon tout ce que l'on en dit, était à moitié fou... Un frère qui a vendu sa virginité aux Dothrakis contre la promesse d'une armée. Je sais que quelque part dans les herbes ses dragons ont éclos, et elle aussi. Je sais qu'elle est fière. Comment ne le serait-elle pas? Que lui reste-t-il d'autre que l'orgueil? Je sais qu'elle est forte. Comment ne le serait-elle pas? Les Dothrakis méprisent la faiblesse. Si Daenerys avait été faible, elle aurait péri avec Viserys. Je sais qu'elle est féroce. Astapor, Yunkaï et Meereen en apportent assez de preuves. Elle a traversé les prairies et le Désert Rouge, survécu aux assassins, aux conspirations et aux vénéfices, porté le deuil d'un frère, d'un époux et d'un fils, pour fouler de si jolis petons en sandales les cités des esclavagistes et les réduire en poussière. Et maintenant, comment croyez-vous que cette reine réagira quand vous apparaîtrez, sébile en main, et que vous lui direz: Bien le bonjour, ma tante. Je suis votre neveu, Aegon, revenu d'entre les morts. J'ai passé toute ma vie caché sur une barge, mais à présent, j'ai lavé la teinture bleue de mes cheveux et j'aimerais bien avoir un dragon s'il vous plaît... Et, oh, en ai-je fait mention, j'ai sur le Trône de Fer des prétentions plus fondées que les vôtres?
La bouche d'Aegon se tordit de fureur.
_ Je n'irai pas voir ma tante comme un mendiant. J'irai à elle en parent, à la tête d'une armée.
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TheWindTheWind   02 décembre 2015
C'est la chevalerie qui fait le véritable chevalier, et non une épée.Sans honneur, un chevalier n'est qu'un vulgaire tueur. Mieux vaut mourir avec honneur que de vivre sans lui.

(Ser Barristan Selmy)
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