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EAN : 9782810201709
152 pages
Rue de Sèvres (20/04/2022)
4.18/5   301 notes
Résumé :
Quatrième de couverture

François mène une vie solitaire et routinière, entre son travail de livreur pour la Blanchisserie Bianca et quelques bières bues au Monico, son bistrot favori. Le seul rayon de soleil de ses journées est sa visite à Maryvonne, qui tient le kiosque à journaux ou il tente sa chance au Lotto toutes les semaines. S'il gagnait, c'est sûr qu'il offrirait à Maryvonne ainsi qu'à sa fille une vie meilleure.
Mais le hasard, souven... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (69) Voir plus Ajouter une critique
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Alors là je suis carrément bluffé ! Sous le charme de la première à la dernière planche de cette fabuleuse BD de 150 pages (un roman graphique donc ?).
Pour parler de cette BD, je vais préférer le très court résumé de la fiche Wiki de l'auteur, bien moins bavard que celui que vous lirez plus haut :
"Nettoyage à sec", met en scène « un modeste employé quinquagénaire qui sert de chauffeur à la blanchisserie Bianca » dans « une Bruxelles fantasmée, au milieu des années 1970 ».
Pour commencer, il y a un environnement graphique très réussi, des dessins somptueux bien que plutôt sombres, il faut dire qu'il pleut tout le temps dans cette histoire. La balance entre dessins et dialogues est largement en faveur des images qui se révèlent en fait plus parlantes pour exprimer les états d'âme de François, notre livreur "de la blanchisserie Bianca » qui semble vivre à côté plutôt qu'avec ce qu'il aime le plus.
J'ai aimé admirer les nombreuses doubles pages de ce Bruxelles nocturne sous la pluie, j'ai beaucoup souri en remarquant que François avait la "clope au bec" dans trois bulles sur quatre, j'ai apprécié aussi le "running gag" du parapluie oublié. En fait tous les dessins contribuent à instaurer une ambiance particulièrement réussie qui mettent en relief le fait que François mène une vie insipide et terne, son seul rayon de soleil est sa visite quotidienne au kiosque tenu par Maryvonne qui élève seule sa fille malade, son espoir le plus fou est de gagner au Lotto (on est en Belgique) et de leur offrir une maison au soleil.
Ce scénario est parfait dans le sens où il prend le temps de nous imprégner de tout un tas de choses du quotidien, la routine, les rapports humains, les espoirs.
S'il existe des romans noirs, on peut dire sans hésiter que nous avons ici une "BD noire", car le scénario va se révéler finalement bien cruel, injuste et pas franchement attendu, une fin... Mais je n'en dirai pas plus.
J'ai adoré cette BD qui est à ce jour l'une de mes préférées, il n'y manque rien, elle est parfaite :)
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Contre mauvaise fortune...

La vie de François est simple et routinière. En attendant de toucher le gros lot, il joue au Lotto et comble sa vie de célibataire avec quelques pintes de bière et l'espoir jamais racorni de trouver l'amour et la paix d'un foyer.
Splendide graphisme pour une histoire touchante et sombre nimbé de l'humour du désespoir.
Drôle et grave, une vraie réussite !

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Un ciel plombant et triste, une pluie incessante... À la fenêtre de son appartement, la radio diffusant un bulletin météo guère réjouissant pour les prochains jours, François fume une cigarette, toussote et, un coup d'oeil à sa montre, s'empresse de tout refermer. Il sort de chez lui à la hâte, sans parapluie, s'engouffre dans la foule matinale, s'arrête vite fait pour fumer une autre cigarette puis fait une halte devant le kiosque de Maryvonne pour s'acheter Le Journal des sports et, comme d'habitude, sa grille de Lotto. Comme toutes les semaines, il jouera ses numéros fétiches et promet à Maryvonne un bel appartement à la mer, pour elle et sa fille, ainsi qu'une grande maison de la presse sur la digue. Il continue sa route pour rejoindre le café Monico où Léo lui sert une pinte, comme d'habitude. Ils discutent de la grande cagnotte du Lotto puis François repart. Enfin arrivé, trempé, à la blanchisserie Bianca où il officie en tant que chauffeur, il salue les employées, récupère son parapluie et est interpelé par le contremaître. Ce dernier lui présente Alain, le neveu de la patronne, qui, venu renforcer l'équipe, va l'accompagner quelque temps afin qu'il puisse le former. La liste des clients du jour en poche, les deux hommes s'en vont à bord de la camionnette....

Après nous avoir charmé avec l'envoûtante Béatrice, Joris Mertens met, cette fois-ci, sur le devant de la scène, François. Un quinquagénaire lambda, un brin renfrogné et triste, qui vit dans un petite appartement et dont la vie est routinière, pour ne pas dire ennuyeuse. Un boulot pas des plus réjouissants à la blanchisserie, une vie de célibataire. Ses seuls rayons de soleil : Maryvonne avec qui il aimerait partager des moments plus intimes et la cagnotte du Lotto qu'il rêve de décrocher. Pendant les 2/3 de l'album, l'on suit les traces de François jusqu'à ce qu'un événement vienne perturber sa journée. Pour autant, l'on ne s'ennuie pas un seul instant tant Joris Mertens réussit à nous plonger au coeur d'une Bruxelles, personnage à part entière, grouillante, dégoulinante, tout à la fois grise et inondée de lumière, mais aussi à nous rendre particulièrement attachant le personnage de François. Avec cette narration singulière et immersive, Joris Mertens nous offre une nouvelle fois un album remarquable et surprenant. Graphiquement, son trait très expressif et souple se révèle d'un incroyable réalisme. Ses scènes urbaines sont tout simplement grandioses. Il joue avec la verticalité, nous plonge dans des pleines ou doubles-pages magnifiques, et la pluie, omniprésente, fait se refléter, avec un superbe jeu de lumière, les phares et les lumières des grands magasins sur les pavés trempés... Un graphisme vraiment remarquable et c'est peu dire que l'on attend impatiemment son prochain album !
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Joris Mertens m'avait déjà très agréablement surpris sur le titre « Béatrice » paru également aux éditions « rue de Sèvres ». Il s'agit d'un photographe belge reconverti dans la bande dessinée ce qui est une très bonne idée.

Il continue dans un hommage à une Bruxelles disparue qui ravive des souvenirs nostalgiques des années 70. Que dire de la toute première double page qui est simplement magistral tant cela en jette. On commence très fort en atteignant une perfection graphique presque inégalé. Qu'est-ce que j'adore l'élégance de ce dessin qui met notre capitale en valeur ! C'est un vrai régal de lecture !

La particularité est que la narration n'est point muette cette fois-ci et la magie opère toujours car l'auteur a su installer une certaine ambiance. Il est vrai que ces couleurs chaudes dominées par le rouge donnent le plus bel aspect à cet album malgré un temps souvent pluvieux, humide et gris.

Le thème est celui de la chance, de l'inattendu qui peut changer complètement la vie d'un homme, un simple livreur de blanchisserie, ce qui ne veut pas dire que les véritables ennuies ne vont pas commencer. L'originalité ne sera pas de mise mais c'est suffisamment prenant pour nous embarquer. Dommage que la fin soit si expéditive et que le personnage principal assez sympathique aurait une petite ressemblance avec un certain Eric Zemmour...

Au final, un album magnifique et de très bonne facture mais c'est véritablement la mise en image qui contribue à procurer tout le charme. Bon, je vous recommande ce nettoyage à sec mais choisissez bien votre blanchisserie auparavant.
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- Merde la pluie ! -


Bruxelles, ma belle,
Tes pavés, ta pluie,
tes lumières, ton gris


Bruxelles, ma belle,
Tragi-comédie
Parfums seventies
L'ennui des jours.
et la pluie toujours.


Qu'elle soit néon ou goutte d'eau, la lumière fait briller ciel et pavés


Bruxelles ma belle sont des maux qui glissent sur son crâne lisse. François, sans imper sans parapluie, c'est "merde la vie", "merde la pluie".


Variation à 6 chiffres autour d'un sac rouge et d'une décision qui peut tout changer le jour où le diable frappe à la porte.


En noir. blanc, gris, côté drame social ou en feu d'artifice, les couleurs s'invitent aussi bien sur la scène de crime que dans la ville.


Nettoyage à sec, histoire bavarde, économe en mots mais pas des maux, frappante de réalisme, expressionniste & très cinématographique, avec des pages doubles et pleines splendides, valant à elles seules la lecture et la découverte de Bruxelles mode 70ies, témoignage d'une époque.


C'était au temps où Bruxelles ruisselait:
"Les néons, les Léons, les noms de Djeu, sublime décadence, la danse des panses, ministère de la bière, artère vers l'enfer, Place de Brouckère, ----- (*)" résonnent dans l'atmosphère et l'ambiance superbement reconstituées par Joris Mertens


Totale projection. le vieux fusil passait à l'Eldorado, mythiques, jamais pu oublier Romy, Piccoli et la petite, ni ce cinéma avant qu'il n'avale la Scala.


'Merde la pluie', cette pluie omniprésente rythme le récit au point de devenir un personnage à part entière, tout comme la ville Bruxelles, au côté de l'anti-héros François, désabusé et gris de lassitude, de Maryvonne rayonnante avec sa petite Romy, du pas très fûté collègue Alain de la blanchisserie Bianca, ou du patron du café Monico (surprise des visages belges connus reproduits),
"Merde la pluie" --- son destin ?


Pour François, 50 ans et plus beaucoup de cheveux, c'est la vie qu'il rêve de partager avec Maryvonne et sa petite Romy, ailleurs qu'à Bruxelles sous des cieux plus cléments - ambiance musicale, au choix, Brel ou Arno -
"moi, je t'offrirai des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas" (Ostende, une maison à eux, un magasin de journaux sur la digue) - qui le fait tenir dans l'existence terne et solitaire qui est la sienne en cette grande ville dont il ne voit même plus toute la beauté derrière le gris.


François, souris grise anonyme, remplit chaque semaine sa grille loto au kiosk de Maryvonne. Il essaie autant d'échapper à la pluie qu'à sa routine.


Cloper Fortuna,
Boire Stella,
Solo la séance cinéma,
Bosser à la blanchisserie Bianca
c'est pas une vie.
Alors François, déprime, ronchonne mais se tait
et s'il rêve encore, c'est de moins en moins fort,
jusqu'au jour où ___
En frappant à une porte pour y déposer les vêtements du pressing qui l'emploie comme chauffeur, la fortune semble enfin lui sourire: un sac rouge bourré de billets sur une scène de crime.


(clin d'oeil à Béatrice, album précédent, variation au féminin sur les mêmes thèmes: ville, solitude, diable de destin, rayon fable fantastique).


Cruel dilemme: prendra/prendra pas ? la décision quelle qu'elle soit changera à jamais sa destinée. Fortuna ou pas Fortuna ?

(Moment pub - pour rappel - fumer est mauvais pour la santé et la Stella est à boire avec modération).


Les feuilles mortes de l'automne bercent son coeur d'une langueur monotone et l'eau de s'infiltrer jusqu'au dernier pore de son corps. Il a dû rêver trop fort. Bruxelles, ma belle, pourquoi es-tu si cruelle ?


L'histoire de 150 pages se clôture en zoom sur un joli dessin d'enfant,
'nique au destin', 5 8 24 12 10 52 et l'album par un carnet de croquis N/B.


# Lisez vous le belge ? Bulles de Novembre # LIBREL


Bruxelles sous la pluie ? Ironie & nostalgie, aux parfums 'Seventies', une tragi-comédie, fable sur le hasard, les choix, le destin, et --- la pluie.
Prix Rossel 2022.


Peut-être temps de passer au pressing, déposer vos petites affaires, les remiser hiver pour les ressortir printemps après un bon nettoyage à sec ?

- Je regarde par la fenêtre : "Merde", il pleut ! -

Bruxelles, ma belle, c'est pas grave, je t'aime quand même.


Ambiances photos
Expo, Schieven Regards, à découvrir, un regard différent sur Bruxelles

https://bruxellespixels.be/schieven-regards-v-eric-ostermann-bruxelles-je-theme/

Ambiances musicales
https://www.youtube.com/watch?v=Cd5725HpKK0, Dicky, Bruxelles
https://www.youtube.com/watch?v=i2wmKcBm4Ik, Jacky, les perles de pluie
https://www.youtube.com/watch?v=iVS_5R7JwKs, Ostende et Arno
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critiques presse (7)
9emeArt
13 septembre 2022
Si sa bande dessinée est dialoguée (sans être bavarde), elle conserve une fluidité à toute épreuve et procure un sensationnel plaisir de lecture.
Lire la critique sur le site : 9emeArt
ActuaBD
31 août 2022
La liberté comme la justesse du découpage et de la mise en page organisent la narration avec efficacité et retenue.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BoDoi
30 août 2022
Un renversement qui arrive en quasi fin d’album, pourtant présent dans tous les résumés, et pour cause : si sa gestion est parfaitement traitée et entraîne une fin d’une grande beauté, c’est au fond assez anecdotique dans l’ensemble, qui semble d’abord un hommage au cinéma et au roman noir.
Lire la critique sur le site : BoDoi
LeFigaro
25 août 2022
Avec Nettoyage à sec, éblouissant second album, Joris Mertens, l’auteur de Béatrice frappe très fort!
Lire la critique sur le site : LeFigaro
BDGest
11 août 2022
Réalisé avec maestria grâce à un trait expressionniste charbonneux et gluant à souhait, implacable sans être dénué d’une réelle humanité, Nettoyage à sec est une lecture prenante et poignante par moments. Joris Mertens démontre qu’il est en train de devenir un auteur qui compte.
Lire la critique sur le site : BDGest
BDZoom
30 avril 2022
Un polar aussi sombre que flamboyant, qui démontre, une fois de plus, que le 9e art va devoir compter avec cet habile narrateur visuel. En effet, son étonnant univers sans concession, déployé au travers d'une Bruxelles fantasmée des années soixante et soixante-dix, fait mouche à chaque page.
Lire la critique sur le site : BDZoom
LigneClaire
30 avril 2022
Des prénoms de femmes pour chaque chapitre, celles que François croisent, connait et une petite fille qui fait un joli dessin autour des numéros que joue François au loto. Une digression qui se déguste à petites gorgées, un peu longue parfois mais il faut après tout que le suspense joue à fond, se mette en place, au tournant, même si on anticipe.
Lire la critique sur le site : LigneClaire
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Comment est-ce possible ? Ces chauffeurs de tram se croient tout permis. Ils ne s’écarteraient pour rien au monde. De vrais malades !
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J'essaie d'aérer le plus possible mais cela fait augmenter la facture de chauffage.
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- Ma mère dit que je ressemble à Alain Delon !
- À Alain Deloin, c'est sûr. Ta mère à des problèmes de vue ?
- Oui comment le sait-tu ? Tu la connais ?
- Non...
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La persévérance est le clé de la réussite ! C'est prouvé scientifiquement.
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5-8-24-12-10-52: Mes numéros fétiches. Tu verras, Maryvonne, un jour je viendrai te chercher au volant de ma nouvelle Mercedes.
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