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"Les Mondes-Miroirs" est la version 2.0 de "Teliam Vore", roman autrefois sorti chez Pygmalion qui comme chacun le sait plante toutes ses séries car leur seule ambition est de devenir rentier en gagnant le maximum de pognon avec les livres de GRR Martin et de Robin HobbVincent Mondiot et Raphaël Lafarge (sans oublier leur complice illustrateur Matthieu Leveder) sont des rôlistes expérimentés qui appartiennent à ce vivier d'amoureux des genres de l'imaginaire qui ont fait naître et développer les genres des l'imaginaire en France (contrairement aux bobos hispter qui ne jurent que par le style et qui font un petit tour dans les genres de l'imaginaire, souvent en littérature jeunesse d'ailleurs, et puis s'en vont étaler leurs états d'âmes dans des autofictions nombrilistes et / ou se pavaner avec des machins postmodernes incompréhensibles en dehors des petits cercles intello prout prout onanistes). Ils ont ainsi construit l'univers des "Chimères de Mirinar" qui sert de socle à ce roman…

Le worldbuilding est très intéressant. L'État des Arches est une superpuissance construite sur les incompréhensibles réalisations cyclopéennes d'un civilisation disparue : au centre des ponts suspendus à plusieurs milliers de mètres d'altitude menant à Loffrieu, Aurterre, Hurquoine, Lazirac, Carnadon, Atépéha et la Mer Pâle, la capitale de Miricène est une métropole de 2 millions d'habitants trônant au beau milieu des nuages et constamment sous la pluie (Londres, Paris, Vienne : faites votre choix). L'habillage médiéval-fantastique disparaît bien vite devant des thèmes dixneuvièmistes pleins d'aménagements urbains dépassés, de services municipaux désuets et d'usines complètement délabrées (du coup on a des faux airs de la franchise vidéoludique "Dishonored") : entre capitalisme, colonialisme et impérialisme, tout allait pour le mieux jusqu'au jour où il y a 30 ans l'Arche de Loffrieu s'est effondrée, ouvrant la porte à des horreurs lovecraftiennes venant déformer la réalité. Depuis c'est l'état de siège, et tout le monde est en quarantaine pour éviter la fin du monde biologique. Sauf qu'entre-temps, la révolution a eu lieu et que les héros prolétaires Damnis Ocreste, Salven Corbès et Teliam Vore ont pris le pouvoir. Mais plus les choses changent et plus elles restent les mêmes : les héros blasés et désenchantés ont été avalés par le système, l'aristocratie a été remplacé par la bourgeoisie, la théocratie a été remplacée par la technocratie, et les riches des beaux quartiers sont toujours riches tandis que les pauvres des bas quartiers sont toujours pauvres (refrain que trop bien connu). Bref c'est toujours le même Monde de Merde pour les uns et pour les autres à cause du TINA reagano-thatchéro-macronien (que leurs thuriféraires aillent tous et toutes aux enfers, puisque de toutes les manières une place leur a déjà été réservée là-bas !)….
Le magicbuilding avec mages bacillaires, thermogène, miroitistes et matiéristes et tutti quanti est à l'avenant mais je vous laisse le plaisir de la découverte. Mais il faut quand même préciser pour être clair que plus les magos usent et abusent de leurs pouvoirs et plus ils mutent physiquement et psychiquement, d'où l'importance des rares miroitistes capables d'agir comme thérapeutes en les faisant passer de l'autre côté du miroir dans des univers de poche privés de magie pour soulager leurs maux et se refaire le cerise...

L'idée majeure du roman et qui loin d'être assez développée c'est qu'on suit en parallèle Elsy et Elodianne (soeurs adoptives amies et/ou amantes) : la pièce rapportée a monté tous les échelons de la société pour changer les choses d'en haut mais qui elle ne fait que graviter autour des games of thrones du gouvernement central ; la fille naturelle est restée dans les bas quartiers pour changer les choses d'en bas et a fondée sa propre compagnie de mercenaires qui au départ se résume essentiellement au petit-gros Basilien Orlinde et au bronzé, musclé et longiligne Ohya Amdelin venu d'outre-mer (sans parler du POV d'Ocreste Damnis assisté de Latima la chef de police secrète). Les uns et les autres doivent affronter les attaques terroristes des monstres baptisés « blasphèmes », qui ressemblent à des shoggoths lovecraftiens. Bref, la révolution s'est radicalisée et comme d'habitude le peuple est le premier à en faire les frais… Et bien sûr le gouvernement central qui ne sait pas ce qu'ils sont, qui les commandent et surtout comment les combattre n'a rien de mieux à faire que s'adonner à la censure et de réprimer ceux qui ne la respectent pas…. « Le premier à dire la vérité sera châtié », et comme la Team Elsy prend beaucoup d'initiatives sous la direction d'une pomme pourrie, voilà nos antihéros prolétaires engagés contre leur gré dans une mission suicide aux côtés de tous les gros bras de l'armée, des services secrets, de la magiocratie et de la théocratie...

Le potentiel est fantastique, et je continue à croire en lui, mais il y a quelques défauts qui nuisent à l'ensemble et c'est pour le coup c'est sacrément frustrant !
- quand on nous présente les principaux antagonistes de l'intrigue, j'ai failli jeter le libre par terre… Oh non, on dirait les magiciens branlous et imbus d'eux-mêmes de Lev Grossman, ces ados frustrés et colériques, intellectuellement en avance et émotionnellement en retard, persuadés d'être l'aboutissement final de l'humanité… Ils sont tous plus imbuvables les uns que les autres et je n'arrive pas à les prendre en pitié en tant que cobayes des différentes factions qui se disputent le pouvoir...
- le grand final est long voire très long, car on délaye plus ou moins fortement la chose vu que que chaque vilain a droit à son droit de quota de flashbacks à effets retardés qui durent des pages et des pages ce qui gâche peu ou prou l'epicness de l'ensemble qui aurait dû être plus équilibré (voire plus haut sur la relation Elsay / Elodianne) et davantage consacré au relationship drama des Douze Salopards ou à l'évolution de la Créature de Frankenstein…
- les auteurs ont voulu moderniser le langage pour coller à leur univers quasi-industriel (tabac, cigare, cigarettes, thé, café, drogues diverses et variés), mais si c'était pour placer des « connasses », « pétasses », « grognasses » et « pouffiasses » à tout bout de champ ce n'était pas la peine…

Comme toujours le livre-objet réalisé par les éditions Mnémos sont soignés, l'illustration de couverture de Qistina Khalidah, les illustrations intérieures de Matthieu Leveder qui plus nombreuses auraient presque pu nous offrir un light novel à l'européenne… L'univers arcanepunk de Vincent Mondiot et Raphaël Lafarge n'est pas si éloigné que cela des univers New Weird de Steph Swainston et China Miéville : c'est con, à tout cela j'attends une suite maintenant !
Lien : http://www.portesdumultivers..
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Écrit à quatre mains et enrichi de plusieurs illustrations, le roman choisi par les éditions Mnémos comme fer de lance de leur rentrée littéraire de septembre met en scène un univers qui ne sera peut-être pas sans rappeler quelques souvenirs à un certain lectorat. Ce n'est en effet pas la première fois que Vincent Mondiot et Raphaël Lafarge mettent en scène les « mondes-miroirs », puisqu'une première histoire se déroulant dans le même univers a déjà fait l'objet de plusieurs parutions, d'abord en auto-édition en 2010, puis l'année suivante chez Pygmalion sous le titre « Teliam Vore ». Après ce parcours éditorial quelque peu mouvementé, les deux auteurs renouent avec Mirinèce et ses personnages les plus emblématiques et nous proposent une nouvelle version des événements relatés précédemment. On y fait la connaissance de deux jeunes femmes que tout semble opposer et qui sont pourtant liées par une indéfectible amitié. La première, Elsy, est une mercenaire qui, après un passé et un casier judiciaire bien rempli, tente de sortir de la misère grâce à la création d'une agence de mercenaires via laquelle elle vend ses services aux plus offrants. La seconde, Elodianne, a grandi dans le même quartier peu fréquentable de la capitale mais a réussi à s'en éloigner grâce à ses études de magie qui lui ont assuré un poste au palais de Mirinèce. C'est cette différence de statut qui explique que, lorsque la capitale se retrouve secouée par une succession d'attaques terroristes perpétrées par des créatures inconnues mais redoutables, la magicienne s'inquiète avant tout des répercussions politiques de l'affaire, tandis que la mercenaire y voit plutôt une opportunité unique pour son agence d'enfin sortir de la fange.

La première chose qui saute aux yeux du lecteur, c'est le travail effectué sur l'univers que les auteurs ont manifestement passé beaucoup de temps à peaufiner et enrichir. L'essentiel de l'action se passe à Mirinèce, capital d'un état regroupant plusieurs régions reliées entre elles par des arches monumentales de nature indéterminée. Les auteurs ne commettent pas l'erreur de perdre trop de temps à présenter le contexte dès le départ, et optent au contraire pour de petites touches explicatives au fil du roman. Cela a l'avantage de rendre le récit plus digeste et de maintenir en éveil l'intérêt du lecteur, avide d'en apprendre toujours un peu plus sur les différentes facettes de cet univers. Tous les chapitres sont de plus entrecoupés de petits extraits d'origines diverses (articles de journaux, décrets, publicités...) qui permettent de mettre en lumière tel ou tel élément caractéristique à Mirinèce. On y trouve ainsi aussi bien de plus amples explications concernant la faune et la flore locale, que des blagues populaires ou des anecdotes historiques amusantes. La manière dont les magiciens et magiciennes usent de leur pouvoir en fonction de leurs spécificités est elle aussi expliquée de manière succincte mais néanmoins suffisamment claire pour que le lecteur devine la complexité sous-jacente du système sans pour autant se perdre dans des considérations techniques sans intérêt. J'ai pour ma part beaucoup aimé l'idée des mondes-miroirs qui donnent justement leur nom au roman et qui sont en fait des espèces de mondes parallèles dans lesquels la magie n'existe pas et qui servent par conséquent de lieu de repos pour les magiciens (la pratique de la magie dans le réel entraînant immanquablement des problèmes physiques comme des difformités, des ulcères...). L'intérêt de certaines autres spécialités exercées par les mages sont pour le moment plus nébuleuses mais pourraient tout à fait faire l'objet de plus amples explications à l'occasion d'une autre histoire.

La richesse de l'univers dépeint ici incite en effet le lecteur à penser qu'il y aurait là matière à pas mal d'autres récits. L'ouvrage se suffit pourtant parfaitement à lui-même, et offre ne conclusion à la hauteur qui répond à l'ensemble des questions posées. le rythme varie en fonction de l'avancée du récit qui se compose en fait de deux gros blocs : le premier, plus lent, présentant rapidement le contexte, les attaques et ses conséquences ; la seconde, menée tambour battant, résumant la préparation de l'expédition envoyée afin de lutter contre les instigateurs des attentats, et le récit de la mission en elle-même. Les thématiques abordées ici sont étroitement liées à celles que nos sociétés peuvent rencontrer aujourd'hui, notamment en terme de politique, et c'est d'ailleurs ce qui fait une partie de la force du roman. On nous dépeint ainsi une société fortement inégalitaire, dans laquelle les miséreux issus des quartiers ouest n'ont presque aucune chance de s'en sortir et ont depuis longtemps sombré (au choix) dans la drogue, l'alcool ou le banditisme. le ton est volontiers cynique et l'ambiance relativement sombre, que se soit en raison de la violence (pas forcément physique) à laquelle sont confrontés les personnages, ou aux extrémités très discutables moralement auxquels certains d'entre eux ont parfois recours. Cette noirceur contribue elle aussi au charme de l'univers et du récit, de même que les nombreuses références à des concepts ou des objets propres à notre époque mais qu'on trouve rarement dans des romans de fantasy (l'héroïne fume comme un pompier, l'un de ses compagnons est végétarien, on nous parle de tourisme ou de produits dérivés à l'image des personnages les plus populaires de la ville, certains lisent des fascicules relatant l'histoire de super-héros...). Cet aspect là est franchement sympathique et contribue à donner à l'univers une petite touche d'originalité bienvenue.

La plupart des personnages sont pour leur part tout à fait à la hauteur, qu'il s'agisse des protagonistes ou des personnages secondaires. La figure la plus intéressante du roman est incontestablement Elsy, la fameuse mercenaire, pour laquelle le lecteur éprouve des sentiments contradictoires. D'un côté, on ne peut s'empêcher d'admirer sa ténacité, son sens de la répartie et son aplomb exceptionnel. de l'autre, on a du mal à se départir d'un sentiment de malaise face à la froideur avec laquelle elle réagit à certaines situations pourtant assez horribles. Je suis plus réservée en ce qui concerne Elodianne qui, bien que plus sympathique, est aussi moins développée que son amie et à laquelle je me suis par conséquent moins attachée. Paradoxalement, j'ai trouvé certains personnages secondaires plus développés que la jeune femme, à l'image de Nolita, paumée touchante dont on comprend la colère et le désespoir, ou encore les deux acolytes d'Elsy dont le rôle est loin de se résumer à celui de simples gros-bras de services. le plus gros point fort du roman vient toutefois de ses « méchants », et c'est là un beau tour de force de la part des auteurs. Difficile là encore d'en parler sans gâcher le plaisir, aussi me contenterai-je de dire qu'on ne peut là aussi s'empêcher de les trouver attachants en dépit de leurs actions, ce qui rend évidemment la confrontation avec les héros envoyés les combattre encore plus dramatique. L'idée est en tout cas franchement originale, et c'est ce qui fait une grande partie du sel du récit. Rien à dire non plus au niveau du style : c'est dynamique, les personnages s'envoient des répliques bien senties pendant une bonne partie du roman, et l'humour est au rendrez-vous et bien dosé. On peut enfin mentionner à la liste des qualités la présence de plusieurs illustrations intérieures signées Mathieu Leveder qui nous permet de nous faire une meilleure idée du physique de certains personnages et propose également une carte pour aider le lecteur à se repérer plus facilement.

« Les mondes-miroirs » est donc un roman tout à fait recommandable grâce auquel j'ai passé un agréable moment de lecture. Il faut dire que l'ouvrage ne manque pas de qualités : une intrigue qui tient la route, un univers très riche et original, une ambiance sombre d'un bel effet, et surtout des personnages bien campés, qu'on retrouverait bien pour certains dans d'autres aventures. Une belle découverte !
Lien : https://lebibliocosme.fr/201..
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Il m'aura fallu un petit mois pour savourer ce petit bijou ! Quand j'ai vu qu'une version remasteurisée des Chimères de Mirinar était dans les tuyaux chez Mnémos, j'étais dans les starting, blocks, précommandé et reçu le jour de la sortie ou quasi. J'ai distillé ma lecture parce que je ne voulais pas le finir trop vite, je voulais profiter de cette redécouverte, sachant que j'étais fana de l'univers, des personnages, de l'histoire et du bestiaire, découvert avec la première version en auto-édition (dont j'ai les tomes 1 et 2 dédicacés - la classe). Bref, je m'étale...

Pour vous faire court (exercice délicat tant l'univers est complexe), on est dans un monde urbain où trois héros du temps passé, le stratège, la sage et le mage, ont créé la société dans laquelle prend place l'intrigue. Zoom sur la ville-capitale de Mirinèce où les clivages entre quartiers sont exacerbés par les rebuts, mutations dues à une maladie qui entourent la ville et y font parfois des incursions. Une nouvelle menace rôde les blasphèmes : sorte d'amas gluant et suintant, capable d'absorber tout être vivant. Les personnages : soldats, mercenaires magiciens, hauts pontes, religieux. Entre magouille politique et recherche de gloire, la jeune Elsy Valnitier, mercenaire ambitieuse et au caractère plus que vif, pour ne pas dire que c'est une sacrée "connasse" pour reprendre les mots doux dont elles s'affublent mutuellement avec son amie d'enfance, Elodianne, magicienne miroitiste, dont elle s'est peu à peu éloignée, va être engagée pour retrouver celui qui manipule les blasphèmes et le neutraliser.

En toile de fond, on trouve tout un panel de personnages secondaires absolument géniaux. Les auteurs gomment les limites entre bons et méchants. Tous les personnages ont cette ambivalence que j'adore retrouver en fantasy : des héros peu scrupuleux, des "méchants" campés par une bande d'ados surdoués en mal de reconnaissance finalement assez similaires à ce qu'aurait pu devenir les héros s'ils avaient fait d'autres choix. Chaque camp a ses raisons plus ou moins valables et on en vient à s'attacher à certains aspects de ces personnalités d'écorchés vifs : l'inventivité d'Eldée, la fragilité de Noélien... et Loulou est un personnage que j'ai adoré. Elsy est une sacrée emmerdeuse mais ses failles craquellent le vernis de l'ambition et la rendent terriblement attachiante, comme Elodianne (même si elle est un peu moins développée). Dans le rang des alliés comme des ennemis, on ne peut s'empêcher de s'attacher à tout ce petit monde. Damnis et Teliam veillent sur le tout et créent du liant à l'ensemble, chacun à leur manière. Sans oublier le bestiaire génialissime : entre rebuts, blasphèmes et asparences vous serez servis comme jamais.
L'intrigue est émaillée de petits rappels historiques bienvenus, de souvenirs éclairants qui permettent de raccrocher les wagons dans cet univers tentaculaire aux multiples visages. Mes scènes préférées sont les souvenirs d'enfance communs d'Elsy et Elo, la bataille de Lazirac sur les différents plans, le mystère autour du personnage de Teliam.
Je tiens à préciser pour les âmes sensibles que certaines scènes sont assez gores et violentes. Mais l'ambiance sombre de l'histoire est vraiment réussie.

C'est une histoire pour ceux qui aiment ne pas avoir toutes les réponses et laisser une part d'imagination, car tous les mystères sont loin d'être éclaircis à la fin de ce livre mais l'ouverture laisse présagée une suite... (s'il vous plait ?!!!), on aurait envie de retrouver la petite bande dans une nouvelle mission périlleuse et en apprendre plus sur le passé de chacun et leurs liens : j'adorerai découvrir en détails comme Elsy a rencontré Ohya par exemple, pour ne citer que ça.

Comme tous mes coups de coeur, j'ai du mal à conclure mon avis, si ce n'est un conseil pour les amateurs de fantasy sombre, de monstres totalement inédits, d'intrigue politique et religieuse en sous-main, d'héros loin d'être héroïques et de méchants qui ont leurs raisons ; lisez ce livre et éclatez vous à arpenter Mirinar, côté réalité ou côté monde-miroir, vous trouverez forcément une cause à suivre et si y'a un peu de 'velle à se faire, pourquoi pas !!
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Mirinèce, une cité à l'ombre des Arches voit grandir Elsy et Elodianne. Cet édifice permet de joindre les métropoles. Elodianne est désormais magicienne pour le gouvernement, quant à Elsy elle est mercenaire. Cette dernière tient une agence qui essaie de se distinguer des autres en tentant des missions périlleuses dont ne veulent pas les autres.

Les blasphèmes, ces créatures qui terrifie les habitants semblent découler des mondes miroirs. Toutes deux vont s'efforcer d'en venir à bout, à leur manière. Au-delà des mondes-miroirs, c'est un monde parallèle, silencieux et pleins de mystère.

Mais que se passe-t-il dans ces cités ? Comment cela se fait que des hommes peuvent attraper une maladie les transformant en monstre ?

J'aurai apprécié connaître un peu plus la provenance d'origine des Arches, mais l'univers actuel est bien construit et expliqué comme il le faut aux lecteurs. J'ai adoré les personnages, que ce soit les principaux ou les secondaires. Même s'il y a un peu d'insultes dans l'ensemble du roman (que ce soit amicalement ou non). Moi ça ne me perturbe pas, mais peut-être que d'autres si.

Elsy et Elodianne, on peut se demander si elle sont juste amie ou alors plutôt amante... Pour le savoir, il faudra lire le roman 😝 Il est à noter que j''ai vraiment adoré la couverture !

Par contre, c'est dommage que la maison d'édition n'est pas mis en avant le tome 2 "l'ombre des Arches" comme étant une suite. Ils ont fait le choix de le placer comme une lecture indépendante du tome 1. On y suit Elsy et Elodianne en mission diplomatique sous la menace d'une révolution.

Bref, en soit une bonne découverte grâce au #challengesfff2022
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Petite déception sur ce livre, qui n'a pas vraiment réussi à me séduire.

Elsy et Elodianne sont des amies d'enfances. Toutes les deux avec des ambitions, elles ont choisi des carrières diamétralement différentes. Elodianne est devenu mage d'état, alors qu'Elsy vivote maintenant dans les bas fond de la ville en tant que capitaine mercenaire.

Les deux femmes vivent à Miricène, la capitale du pays des Arches, immenses constructions défiant l'imagination et qui sont l'oeuvre du dieu Prime, qui règne sur le pays avec ses prêtres.
Il y a une trentaine d'années, une des arches c'est effondrée, entraînant dans son sillage une contamination horrible qui transforme tout ce qui est touché en monstre (végétation incluse). Depuis c'est décontamination obligatoire pour toute personne rentrant en zone de vie, et la famine menace car tout l'extérieur se fait contaminer petit à petit.

Alors que la situation est plus ou moins stable, mais jamais joyeuse, la ville commence à se faire attaquer par les Blasphèmes, un groupe qui possède des armes inconnues et qui commence à terrifier la ville …

Elsy et Elodianne vont devoir mettre leurs différents de coté et s'allier pour tenter de trouver une solution au problème.

*****

Premier point qui m'a moins plu est le ton de ce livre. En fait je crois que je ne suis pas trop en phase avec le ton … familier(?) des conversations. Par exemple les deux personnages principaux s'appelle « connasse » (de façon amicale, pour rigoler, pas pour s'insulter) entre elles.

Je sais bien que si j'entendais les conversation à l'oral ça ne me poserai pas de souci, parce que c'est du langage de tout les jours actuel, mais les lire à l'écrit c'est vraiment un truc où j'ai plus de mal à vraiment me mettre dedans. Surement parce que ça n'est pas du tout habituel dans les livres. Mais surtout pour moi ça ne fait pas trop « fantasy ». J'avais des fois plus l'impression de me retrouver dans un contemporain au lycée que dans un royaume imaginaire. Ça me sort un peu du truc.
Je n'ai donc pas vraiment réussi à m'attacher aux personnages.

Un second point est apparu dés qu'on se met à suivre aussi les antagonistes à partir d'un moment. Je trouve que ça casse tout ici parce que ce ne sont que des gamins, pas du tout des vrai « méchants » alors qu'on était limite dans une ambiance digne d'un livre d'horreur juste avant. Ça m'a fait passer d'un mode frisson à un mode comédie/parodie en quelques paragraphes.

Résultat ce point m'a refroidie. le début, malgré le ton qui ne me plaisait pas, avait quand même réussi à me tenir par son ambiance sombre. Et quand cette ambiance la c'est effondrée, j'étais vraiment déçue.

En fait je crois que cette déception venait aussi du fait qu'au final on n'a qu'une « petite histoire » dans un monde de fantasy, et que le background n'est pas vraiment exploité. J'aurais aimé en savoir plus sur la mythologie. D'où viennent les arches par exemple, ou qu'est ce que cette contamination, ou même trouver un moyen de résoudre ce problème pour le futur. Mais en fait cette partie la n'est pas du tout exploitée dans ce tome ci. « Dommage » est un mot qui revient beaucoup dans mes notes au cours de ma lecture.

Je vous rassure, malgré tout ce que j'ai dit la lecture n'était pas une corvée, je trouve que ça se lit bien. C'est juste pas « waou » ou pas émotionnellement chargé.
Je pense aussi que ma déception sur le manque d'exploitation du background va possiblement se résoudre dans les tomes suivants. En tout cas le cliffhanger de fin le laisse penser, et j'espère que les auteurs ne se louperont pas sur ça.

Bref, beaucoup d'occasions loupées finalement dans ce premier tome. Lecture mitigée et je ne suis pas du tout certaine que je lirais la suite un jour.
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Un univers intéressant, qu va peu à peu dévoiler certains de ses secrets, même inavouables. Deux personnages féminins aux parcours et aux caractères opposés, Elsy la mercenaire, ambitieuse et tête brûlée, et Elodianne, la magicienne, plus posée. Une réflexion sur l'idéalisme face au pouvoir qui corrompt. Une magie à manipuler avec précaution. Et des éléments de culture geek pour alimenter le tout.
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Les Mondes-Miroirs consiste en fait en une ré-écriture d'un roman/projet qui existe depuis une dizaine d'années et dont voici la version finale. Dans un univers de fantasy assez atypique, qui lorgne parfois vers l'équivalent de notre Révolution Industrielle avec un côté post-apo pas déplaisant, deux jeunes femmes vont devoir mener une enquête afin de contrer de dangereux terroristes.

Elsy a toutes les caractéristiques de la jeune femme badass, elle fume clope sur clope, jure comme un charretier, est tatouée et dispose d'une somptueuse crinière blanche (ah oui, elle a aussi de gros seins…). Assez caricaturale, elle dirige une petite agence de mercenaires, avec la volonté de quitter le quartier populaire Ouest, très mal famé. Élodianne, sa soeur adoptive, est la bonne élève des deux. Elle a fait des études de magie et s'est spécialisée dans une branche mineure, un peu raillée par ses pairs, celle de la magie des miroirs enchantés. Ceux-ci peuvent en effet ouvrir des portes vers des mondes étranges, pâles reflets de celui d'origine et assujettis aux souvenirs de celui qui les a invoqués.

Et justement, il sort de ces miroirs des créatures ignobles, sortes d'amibes géantes qui dévastent tout sur leur passage. Qui les dirigent ? Que veulent leurs maîtres ? Comment va réagir le pouvoir, mené par un ancien héros de guerre devenu chef suprême au service d'un dieu unique et mystérieux ? C'est ce que l'enquête des deux femmes devra établir. On assistera donc à des combats face à des monstres dégoulinants, des scènes assez gore, des déferlements de magie et une longue traque sur les traces du passé entourant la ville-capitale de Mirinèce.

Si les personnages sont donc parfois un peu too much (lorgnant vers la crapule/dark fantasy), ils sont cependant globalement attachants, même si Elsy vole largement la vedette à Elodianne. Elles sont entourées de partenaires secondaires plutôt convaincants et on suit leur épopée avec plaisir dans la première moitié du roman. La suite est un peu moins réussie, la longue traque finale étant malencontreusement entrecoupée « d'épilogues » qui cassent un peu trop le rythme de la poursuite et des combats. Les motivations des méchants auraient gagné à être explicitées de façon plus précoce et succincte.

Au chapitre des regrets, j'aurais aimé aussi en savoir un peu plus sur la construction de l'univers, entrevu un peu trop vite. Sept arches convergent vers Mirinèce et sont plus ou moins toxiques, des titans gigantesques sont dressés un peu partout dans la région mais cela reste assez nébuleux. Un bon thème pour une suite ?

Malgré ces petits bémols, Les Mondes-Miroirs est un roman de fantasy atypique, avec des personnages attachants, un background original qui tranche avec la routine qu'on a l'habitude de lire à tour de romans, et la magie des miroirs, mon beau miroir, sans égaler la maîtrise d'un Sanderson, change agréablement des sempiternelles boules de feu et nécromancies. On notera aussi en filigrane une petite connotation sociale, présente sans être envahissante.

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S'il apparaît qu'il s'agit d'une nouvelle mouture d'un roman récemment paru dans un univers déjà expérimenté par les auteurs, c'est pour moi une découverte du plus bel acabit.
L'univers, qu'on sent (ou qu'on sait pour certains lecteurs dont je m'exclus) travaillé et surtout pensé, est ce que j'appellerais de la fantasy post-apo. le postulat de base qui régit ce monde (les arches et la corruption conter lesquelles elles protègent) est présent sans être explicité à outrance, on entre dès les premières pages dans une ambiance qui sera présente tout au long du récit, avec une ouverture attendue mais néanmoins bien menée en toute fin.
Les personnages, clairement écrits par des rôlistes, n'ont justement pas les défauts qu'on retrouve trop souvent dans ce genre de création : ils répondent à des traits simples et bien définis, mais sont plus complexes qu'il n'y paraît avec un panel de réactions toutes plus humaines et plausibles les unes que les autres... et ça marche parfaitement pour rendre le tout crédible.

Le ton sans détours, grinçant parfois, permet de nettoyer le récit du vernis propret qui semble aller de pair avec toute étiquette fantasy ces derniers temps. C'est pour moi le plus gros bon point de ce roman que l'écriture, qui est quelque peu incisive sans en faire des caisses. Même si je conçois que les attentes actuelles de certains lecteurs soient un peu chamboulées par ce parti-pris au niveau du style , ce fut pour ma part un réel plaisir.

Une aventure très réussie, sans partir dans de la fantasy fleuve, mais dans laquelle se trouve une dimension épique assez peu envisagée d'ordinaire.

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J'avais été attirée par la magnifique couverture et par le résumé alléchant, confortée par les bonnes notes je me suis lancée sans douter d'aimer ce livre. Evidemment j'ai été un peu déçue.
L'univers est très intéressant avec une vraie Histoire. J'aurai aimé que la magie miroitiste soit plus développée. La ville est détaillée, on comprend comment elle fonctionne. C'est immersif. de même l'intrigue principale est bien pensée avec beaucoup de données qui rentrent en ligne de compte. de quoi faire du palpitant. Petit problème, le palpitant arrive très tard. Pour la bataille finale. En attendant ça n'avance pas beaucoup et ce n'est pas raconté de façon a ce qu'il y ait du suspense et de l'action. On a l'impression que les auteurs ont voulu accentuer la psychologie. Mais autre problème, ce qui est dit et redit sans évolution. Quant aux révélations finales, si ça fonctionne très bien pour les terroristes qui deviennent humais. Ca l'est beaucoup moins pour Elsy. C'est d'ailleurs un peu frustrant.
Celle-ci est un personnages complexe, très sombre en restant du bon côté. Il y aurait de quoi faire quelque chose de bien. Mais elle ressort très stéréotypée et plutôt antipathique avec un manque d'évolution flagrant. Il en est de même avec ses deux compères mercenaires, moins présents évidemment. Et la pauvre Elodianne est presque oubliée. Pourtant elle est intéressante et il y aurait eu de quoi raconter sur la relation entre les deux amies.

Une lecture en demi teinte. Mais c'est souvent le problème quand on attend beaucoup d'un livre.
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Un roman de fantasy de qualité qui offre un univers dense, travaillé et démesuré, peuplé de créatures horrifiques et de personnages intenses où la magie côtoie le post-apocalyptique, l'horreur et le thriller. Un vaste monde, une grande histoire au profit de réflexions profondes et très actuelles. Un ouvrage fort réussi !

Les Mondes – Miroirs est un roman de fantasy proposant un univers riche et maîtrisé, fouillé et détaillé. Les auteurs n'ont pas dérogé aux règles du genre avec cependant quelques pointes d'originalité parsemées ici et là pour offrir un ouvrage de littérature imaginaire qui sert également à engendrer certaines réflexions aux lecteurs.

Dans une cité incroyable « Mirinèce », capitale de l'Etat des Arches, où la démesure fait partie du paysage, d'énormes arches aux dimensions démesurées lient chaque région à Mirinèce où elles se rejoignent. Il y a quelques années lors de la guerre de Loffrieu, une arche à céder pour la première fois. A Mirinèce, le pouvoir est régi par une politique proconsulaire en binôme avec le divin Prime, c'est une ville à l'ambiance sombre et ténébreuse. Les magiciens aux spécialités diverses (bacillaire, thermogène, matiériste, miroitiste…) et souvent associés aux soldats vivent au palais et travaillent pour les dirigeants. Ce sont les élites d'une société sectaire, où les plus démunis, se retrouvent parqués dans le quartier Ouest, glauque et malfamé, les mercenaires y règnent en maître. Au dehors de la cité, une ambiance post-apocalyptique brumeuse et inquiétante où une épidémie dues à des spores ravage tout être vivant, les transformant en créatures assoiffées de chair et de sang.

Elsy et Elodianne ont été élevées ensemble dans la ville, issues des quartiers les plus pauvres, elles ont chacune en grandissant suivi leur propre chemin. Elsy est à la tête d'une agence de mercenaires de bas étage, qui ne brille pas dans de grandes missions reluisantes mais se satisfait de petits boulots dont personne ne veut. Elodianne est devenue une magicienne, une miroitiste et vit désormais au palais avec un salaire plus que convenable. Si tout les oppose, les deux femmes sont restées de grandes amies et chaque année se retrouve lors d'un grand évènement de la cité.

Cependant, des attentats violents et sanglants et une enquête qui déstabilise le pouvoir en place vont les réunir dans une quête commune. Des monstruosités écoeurantes et effrayantes appelées blasphèmes sèment le trouble et l'horreur dans la cité. Rapidement, on comprend que ces créatures destructrices, incontrôlables et difficiles à atteindre et à détruire sortent d'un monde-miroir. Ce sont des univers parallèles où la magie n'est plus, tout est paisible mais aussi délavé, des lieux de repos où les magiciens peuvent se ressourcer, la magie les abîmant physiquement (acné, ulcère, etc…) à force d'être utilisée. Les meurtres s'accumulent, toujours plus sales et plus horribles.

Alors certes décrit ainsi, l'univers paraît grave, violent et sordide mais n'est toutefois pas dénué d'humour, de grossièretés et de répliques bien placées qui viennent apportés une certaine légèreté où du moins relativiser les horreurs qui se passent dans cette histoire. Et cela on le doit à des personnages individualisés aux caractères affirmés et souvent charismatiques. Des mercenaires badasses et bien bourrins qui ne se formalisent pas des protocoles et ne font pas dans la dentelle ; Elsy en tête ! Ce petit bout de femme aux cheveux blancs, fumant comme un pompier est ambitieuse, opportuniste et téméraire, avec un bagou impertinent tantôt savoureux, tantôt déstabilisant. le personnage peut être aussi très froid et se départir de tout sentiment qui nuirait à ses ambitions, soit sortir la tête de l'eau, faire prendre un certain envol à son agence et quitter les quartiers populaires qui l'ont vu naître où la misère s'accumulent toujours plus. Elle est accompagnée de deux acolytes aux imposantes carrures Basilien, amoureux transit, adorant l'argent au point d'en berner ses meilleurs amis et Ohya, un athépéhien végétarien, sensible aux bien êtres de ses proches et indestructible homme. Des magiciens puissants au service du gouvernement mais légèrement moins intéressants, Elodianne en tête, jolie rousse est sage, consciencieuse, méthodique, plus humaine, plus douce mais plus effacée qu'Elsy, elle n'a pas sa trempe, elles est souvent associé à deux autres magiciens, Hussert un thermogène père de famille et Arlard, un bacillaire et ami précieux. A côté deux, des méchants étonnants mais surtout convaincants qui tiennent la route jusqu'à la fin. On ne peut décemment pas trop en dire sans révéler une bonne partie de l'intrigue.

Tout cela semble être fortement un reflet de notre société actuelle, les auteurs ont puisés dans les dérives de notre univers pour alimenter le leur et le rendre aussi intéressant et quelque part plus « réaliste ». On a une ambiance très sectaire avec un quartier Ouest où des mercenaires dépravés, alcooliques, drogués donnent une réputation sordide aux bas fond appauvris de la ville, et un palais à l'architecture folle et hors-norme accueillant l'élite de la société ; les politiciens, les primats et les magiciens. Il y a aussi cette régence de la société, d'une part par le pouvoir politique, ici le proconsul Damnis, ancien héros de guerre et d'autre part par la croyance divine au travers du « dieu » Prime. A travers le personnage d'Ohya, on peut y voir le reflet d'une forme de racisme malheureusement perpétuelle, mais aussi à travers les Atépéhiens en général, un autre regard sur la société, plus sain, plus nature, que celui plus perverti des habitants de Mirinèce. de même que les dérives de personnalités plus faibles, rejetés ou abaissés, on peut faire un parallèle avec cette jeunesse qui se perd parfois dans des actes absurdes et violents, sous prétexte d'exister ou d'être entendus sans forcément raisonner de manière sensée.

Du côté du rythme, la fantasy a toujours ce quelque chose de lent pour poser son monde (et qui me demande toujours du temps alors que j'aime beaucoup ça !) avant d'accélérer dans des quêtes ou des actions qui réaniment souvent l'ensemble. On n'y échappe pas ! le récit est d'abord dans une grande première partie assez lent, il pose le contexte, l'univers, les personnages et l'élément déclencheur de l'intrigue ; l'attaque des monstres dont on ne sait pas d'où ils sortent, vient alors l'enquête, les réflexions et les manigances. Cela s'accélère dans une seconde partie plus modeste mais nettement plus haletante, plus riche en action et surtout en révélations, avec une expédition suicide pour tenter d'arrêter ceux qui sont à l'origine des attaques des monstres, les personnages sont encore plus présents, plus attachants, plus profonds. Et le sang coule à flot !

Les auteurs ont un style fluide, dynamique avec un juste équilibre entre les dialogues et la narration, les chapitres sont plutôt courts et alimentés en tête d'extraits d'ouvrages de l'univers. le tout se lit bien, sans lourdeur et avec beaucoup d'aisance. Et que dire du visuel, la couverture est magnifique mais l'objet l'est encore plus, ultra soigné, c'est un plaisir pour les yeux et pour les mains !

En bref, un roman à l'univers dense et bien décrit, à l'intrigue recherchée et bien amenée jusqu'à la fin, aux personnages fouillés et charismatiques et au léger parallélisme avec notre propre société ouvrant à des réflexions intelligentes et profondes. Un ouvrage du genre qui mérite qu'on s'y attarde.

Je remercie les éditions Mnémos et plus particulièrement Nathalie pour leur envoi.
Lien : https://songesdunewalkyrie.w..
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