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EAN : 9782367870113
224 pages
Éditeur : Passage du Nord Ouest (06/05/2014)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Pour Doc Baker, le shérif Longworth est un menteur et son livre une infamie. Parce qu'il fut son dernier compadre, lui connaît la vérité de la bouche même du Kid. La " guerre du comté de Lincoln ", l'évasion spectaculaire de la prison de Monterey, mais aussi la raison pour laquelle le môme reprit la piste du nord, vers son destin. Quant à ce qui s'est vraiment passé le soir de son exécution la véritable histoire de la mort d'Hendry Jones, seul le Doc peut le raconte... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
belette2911
  30 septembre 2019
Personne était plus rapide que lui… Ben faut croire que si puisque le Kid est mort, tué par un ancien compadre à lui, devenu shérif, Dad Longworth.
Le Kid visé ici – si je puis me permettre ce mauvais jeu de mot – n'est pas Billy The Kid, même si, en réalité, c'est une allégorie de ce bandit qui aimait voler les bonbons rouges chez l'épicier.
Oups, on me signale dans l'oreillette que je confonds avec le sale gamin dans Lucky Luke…
Anybref, le jeune desperados Hendry Jones de ce roman est bien le double fictif de Billy the Kid – même si le narrateur nous signale qu'ils n'ont rien à voir l'un avec l'autre, même si Hendry se fait appeler le Kid – et son ancien compadre (devenu rival) Samuel "Dad" Longworth est l'allégorie de Pat Garrett, le shérif qui a tué Billy The Kid (pas celui de Lucky Luke) et rédigé "La Véritable Histoire de Billy the Kid" qui, d'après l'auteur, est un tissu de mensonges.
L'auteur Charles Neider se confond avec le narrateur, Doc Baker, un ancien de la bande au Kid, qui était là lorsque ce dernier s'est fait descendre, le seul, quasi, qui sache tout de l'histoire, le seul capable de rétablir la vérité historique dans toutes les légendes les plus folles qui courent sur la mort du Kid et sur sa vie.
L'inconvénient, lorsqu'on est une Légende, c'est qu'il faut nourrir la légende et les gens aiment bien broder, inventer des faits, les exagérer, dire qu'ils étaient présent, dire qu'ils savent… Entre le fait que le Kid est toujours vivant et le fait qu'on l'ait enterré après avoir coupé son index qui pressait la gâchette, il va falloir rétablir la vérité et elle est moins belle que la légende.
C'est horrible à dire mais les personnages des desperados sont attachants, même si le Kid aurait mérité quelques baffes pour son comportement insolent, sa manière de se moquer de tout, de sourire et de ne jamais s'en faire.
Doc Baker a plus la tête sur les épaules, mais ce que je lui reprocherai c'est sa manière de narrer les choses parce que les dialogues m'ont hérissés les poils sur les bras avec ses inversions entre le nom du personnage et son action.
Au lieu d'écrire "Et qui est ce type ? s'est interrogé Webb", le narrateur nous balance des "Et c'est qui, ce type ? Webb s'est interrogé" ou des "Harvey French, Dad l'a renseigné" en lieu et place d'un "Harvey French, l'a renseigné Dad."
Certes, un desperados de cette époque s'exprime sans doute de cette manière mais dans le roman, cela donne lieu à des dialogues qu'il faut parfois relire pour comprendre si on a affaire à la personne qui parle ou si le dialogue continue. J'ai détesté ça et c'est ce qui me fait mettre une si mauvaise cotation car cela m'a gêné dans ma lecture.
Par contre, il y a une chose que je ne pourrai pas reprocher à ce roman western : son manque de réalisme car il est réaliste ! Oui, l'histoire est remodelée, changée, puisque c'est celle du Kid sans être celle de Billy The Kid, mais autant les décors que les actions sont réalistes. On est immergé dans ce réalisme, on s'y baigne, même.
D'ailleurs, dans les notes de fin d'ouvrage, il est dit que l'auteur a marché durant des journées entières avec un colt à la hanche pour connaître les sensations lorsqu'on le retirait, il s'est entraîné à dégainer tant de fois qu'il a eu la main en sang.
La cotation est sévère, mais cette manière de présenter les dialogues m'a couru sur le haricot, ce qui est dommage parce que l'histoire était bonne, on avait de l'action, mais pas trop, la vie des desperados, leurs longues chevauchées fatigantes, leur puanteur, leurs craintes, leurs états d'âmes ou leur absence…
Un western profond, ne manquant pas de réalisme, même si l'histoire est déformée et contant une superbe épopée qui fait écho à celle d'un célèbre hors-la-loi bien connu, mais bardaf, je suis passée à côté à cause de ce truc avec les dialogues.
Pour se coucher moins bête : le roman aurait dû être porté à l'écran par Sam Peckinpah, avant que Marlon Brando ne reprenne le flambeau, réalisant ainsi le seul film de sa carrière (La vengeance aux deux visages – One-eyed Jacks, 1961) qui n'a rien à voir avec le roman. J'ai vu le film et je vous jure que Brando a tout réécrit ! Il voulait Stanley Kubrick mais ce dernier est parti aussi et Brando a réalisé le film lui-même, donnant des incohérences comme un magnifique cheval noir, brossé, à la robe luisante alors que jamais un outlaw n'aurait pris autant de soin de sa monture. On ne parlera même pas du pistolet mis dans le pantalon et du risque de s'assassiner une couille en dégainant.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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BonoChamrousse
  17 janvier 2018
***** LA VÉRITABLE HISTOIRE DE LA MORT D'HENDRY JONES *****
de Charles Neider (traduit par Marguerite Capelle et Morgane Saysana)
Éditions Passage du Nord-Ouest
"Je me suis retourné et j'ai vu quatre cavaliers qui venaient de l'est et trottaient dans ma direction. Ils ont approché sans faire un signe. Ils sont montés jusqu'à mon bivouac et m'ont fixé en silence. Une drôle de sensation m'a parcouru l'échine, comme si j'avais commis une erreur fatale, et j'ai senti une amertume dans ma bouche qui commençait à se dessécher."
Voilà comment Doc Baker, le narrateur, fait la connaissance du Kid, le meilleur pistolero de l'ouest.
Le Kid de ce roman, Hendry Jones, est un double fictif de Billy the Kid et se fait tuer par son ancien compadre, devenu shérif, Dad Longworth (double de Pat Garrett). Pas d'inquiétude, aucun spoiler, Doc Baker nous le dit dans les premières pages du livre...
"J'avais envisagé cette histoire comme une analogie aux tragédies grecques de l'antiquité, dans lesquelles les spectateurs parviennent à une forme de catharsis même s'ils savent comment l'histoire va se terminer, Charles Neider".
Excellent livre qui traînait dans ma bibliothèque depuis quelques années et que j'ai sorti suite à une lecture commune de western pour l'excellent groupe FB "Picabo River Book Club (merci Léa).
L'écriture est visuelle et "parlée" (très bonne traduction de Marguerite Capelle et Morgane Saysana) ce qui apporte beaucoup d'empathie avec les personnages.
Et pour apporter du réalisme à son roman, Charles Neider (1915 - 2001) s'était installé à Taos (Nouveau-Mexique) pour passer quelques mois à chevaucher dans les alentours.
Sinon, ce livre a été adapté (plutôt librement) au cinéma par Marlon Brando sous le titre "La vengeance aux deux visages". Mais comme le dit Aurélien Ferenczi dans la postface du livre "...il serait regrettable de jeter le film au nom du livre. Il faut plutôt souligner à quel point un ouvrage remarquable et peu connu donne, peut-être involontairement, un film qui s'affranchit du matériau d'origine, comme il s'affranchit des conventions d'un genre. Deux oeuvres d'art face à face, comme un duel ; mais à la différence des lois de l'ouest - et du western traditionnel -, on s'abstiendra ici de désigner un vainqueur."
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Wendat69
  08 décembre 2018
Charles Neider signe ici un western authentique, d'une profondeur et d'une intensité rare, en reprenant l'épopée d'un des plus « fabuleux » hors la loi de l'ouest américain, Billy the Kid, qui est transfiguré ici sous le personnage d'Henry Jones, dit le Kid.
Charles Neider fait de son récit une sorte de diptyque de l'histoire, à la fois réelle et déformée, du célèbre outlaw. La figure du Kid est en elle-même une allégorie du mythe de l'Ouest, dans une de ses composantes les plus fortes, celle du bandit, de celui qui vit à rebours des lois et de tous les codes. La narration, à la première personne, renforce l'immersion du lecteur et favorise sinon son empathie, du moins sa proximité avec le Gang et son chef, dont la jeunesse a déjà commencé à se consumer dans les affres d'une vie brûlée par les deux bouts.
La qualité du récit de Neider se maintient de la première à la dernière page, la preuve en est que Marlon Brando en acheta les droits pour réaliser et jouer « la Vengeance aux deux visages » (1961), un grand roman donc, qui ancre encore davantage à l'esprit l'image du Kid, ce « gamin » fauché -ou pas- par la balle de Pat Garrett. « Descendu » à 23 ans, le Kid est rentré dans le mythe, Charles Neider, par ce livre, l'a encore enrichi.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Wendat69Wendat69   03 décembre 2018
On l'aimait pour tout un tas de raisons. Certains parce qu'ils le craignaient, d'autres parce qu'ils l'admiraient, d'autres encore parce qu'ils le haïssaient. Mais je crois que la plupart étaient attirés par son incroyable bonne fortune. On ne pouvait pas s'empêcher de se demander comment c'était possible d'avoir autant de veine. J'ai entendu des gens dire que ce genre de chance ça n'arrivait qu'une fois tous les cent ans, et que quand ça arrivait, il n'y avait rien qui puisse en infléchir le cours. D'autres disaient qu'il n'y a que les enfants pour être aussi vernis, et c'était les mêmes qui plus tard diraient que le Kid n'était plus un gamin.
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StockardStockard   07 avril 2016
De nos jours, à ce qu'on dit, les touristes parcourent des kilomètres jusqu'à la Pointe du Diable pour voir la tombe d'Hendry Jones et débattre si oui ou non ses ossements y sont ; et certains prétendent que son doigt – celui qui pressait la détente – ne s'y trouve pas, et d'autres, que c'est son crâne qui aurait disparu ; certains affirment aussi que sa tombe ne se trouve pas à cet endroit et que ce qu'ils ont sous les yeux n'est rien d'autre qu'un petit tas de coques d'ormeaux. Libre à vous de croire ce que vous voudrez.
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Wendat69Wendat69   08 décembre 2018
Un soir que je me retrouvais seul avec Harvey, peu avant le souper, je lui ai demandé: "Hé, French, tu ne trouves pas qu'il a changé le Kid, toi?
-T'entends quoi par là? qu'il a fait, ses yeux plantés dans les miens.
-Tu le trouves toujours comme avant, toi?
-Ben oui, pourquoi?
-J'sais pas trop.
-Si tu sais pas, pourquoi qu'tu demandes? Qu'est-ce qui te trotte dans le ciboulot, hein?
-Rien, j'me pose des questions, c'est tout.
-Mais dis-moi, t'étais où le jour où ils ont distribué les neurones, Doc?
-J'étais devant toi dans la file d'attente, Frenchy, j'ai riposté. "
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Wendat69Wendat69   06 décembre 2018
À voir les gens, il a tenté d'imaginer ce que ça ferait quand on lui passerait la corde au cou. Il n'avait pas prévu de tirer ces cartes-là. Mourir l'arme à la main, ça d'accord, vider le chargeur, éventuellement tuer quelqu'un, sentir la balle qui vous déchire le corps, vous flanque à terre, brutale et puissante à vous couper le souffle, mais vous laisse assez de temps pour partir comme un homme, et peut-être dire à quelqu'un que vous aimiez bien: "Ma foi, l'ami. À la revoyure."
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Wendat69Wendat69   03 décembre 2018
Un jour, un type vient me voir pour m'interroger:
"-Doc Baker, c'est bien vous?
-Lui-même."
Il n'avait même pas pris la peine de se présenter.
"Monsieur Baker, qu'il martelait, j'ai vu un index dans une bouteille d'alcool à Phoenix et l'étiquette disait que c'était le doigt du Kid, qu'est-ce que vous dites de ça?
-J'en dis qu'il n'y a que les imbéciles pour croire tout ce que racontent les étiquettes."
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