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EAN : 9791020910349
256 pages
Les liens qui libèrent (06/10/2021)
4.12/5   26 notes
Résumé :
Où passe l'argent des femmes, celui qu'elles ont et celui qu'elles n'auront jamais ? À quoi dépensent elles celui qu'elles ont ? Au nom de quoi n'en toucheront-elles pas plus ? Des questions qui tendent vers une même réponse : leur couple. En interrogeant le rapport des femmes et du couple à l'argent, Lucile Quillet met en lumière le poids et surtout le coût des normes hétérosexuelles. Et pose la question : le couple est-il une arnaque pour les femmes ?
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
titita
  12 novembre 2022
Ce livre je l'ai beaucoup vu passé sur instagram.
Curieuse de se sujet.
Lecture très intéressante, qui mets en lumière tellement de diktat, d'injonction que subissent ou pas mais dans tous les cas indirectement et surtout inconsciemment les femmes par rapport aux hommes. Très bon comparatif. Ce qui m'interpelle le plus c'est que ce sont des choses qu'on sait qu'on vit pour lesquels on en a conscience mais que l'on occulte volontairement ou involontairement. Je dirais même que c'est une sorte d'endoctrinement que nous les femmes subissons depuis tellement longtemps que tout ça paraît normal au point de leurs donné des noms tels que femme au foyer, la femme ménagère, l'instinct maternelle, horloge biologique... mais dans tous les cas tous ces faits, analyses, observations qui y sont décritent c'est exactement ça. Et dans tous les aspects de la vie de la femme. Waouh...
C'est surtout assez révoltant de voir à quel point les femmes, les mères, les épouses... se sacrifient aux profils des hommes. J'en ressors bouleversé et révoltée mais surtout impuissante de cette lecture. Car se sont des choses qui sont ancré depuis des générations. Pour récolter que des miettes à la fin pendant que ces messieurs s'enrichissent sur notre dos. Au détriment de nos carrières, de la construction de patrimoine, de nos vies sociales... Que ce soit dans la vie de couple, vie professionnelle, vie familiale...
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orbe
  12 janvier 2022
Les femmes n'ont pas besoin d'être payées, vraiment ?
Il semble encore aujourd'hui tabou de parler de l'argent des femmes. Celui qu'elles ont, mais aussi celui que la société lui refuse.
Avant le mariage, pendant et après le mariage, jusqu'à la mort, les inégalités se renforcent. Elles sont ancrées dans nos organisations et nos croyances.
À la base, il y a principalement l'idée que le travail effectué pour les autres, le domaine du soin, appartient aux femmes. Il serait, par essence, gratuit.
Ce rattachement du féminin à la dévotion aux autres et à une certaine idée de l'amour entraîne une obligation pour les femmes de dépenser des sommes importantes pour mettre leur paraître en conformité avec l'attendu publicitaire.
La "nature" féminine est par ailleurs taxée avec une idée sous-jacente qu'elle doit être un bijou et que la féminité doit coûter plus cher ce qui surenchérit la plupart des habits et accessoires.
Ensuite, et c'est la partie qui m'a le plus intéressée, le couple est décrit comme une arnaque. La démonstration est complète et implacable.
De manière systémique la société est organisée pour ne pas reconnaître le travail des femmes et pour spolier le peu qu'elle leur donne.
L'autrice décortique l'ensemble des processus en oeuvre et notamment l'illusion du partage au sein des couples.
En définitive, il existe une pression constante sur la femme pour se sacrifier elle-même. Connaître ces chausses trappes permettra de construire ensemble un autre récit.
Lien : https://www.nouveautes-jeune..
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Atarte
  24 avril 2022
Livre très instructif et approfondi sur la place de la femme dans la société et sa valeur économique. Tout ceci au travers des différentes étapes de sa vie. Permet une réelle prise de conscience, qui parfois peut nous faire penser qu'il n'y a pas d'espoir mais c'est sans compter l'auteur qui met en perspective bien des aspects d'une problématique avec des pistes de réflexion.
Livre à mettre entre toutes les mains des jeunes filles et pourquoi pas des hommes ! En tous cas, permet de nombreuses discussions suite à cette lecture.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Emiliec28Emiliec28   27 juillet 2022
Comme il est pratique, cet argument tout libéral du choix. Le choix brandi pour se défendre d'être une victime. J'ai été stupéfaite de voir à quel point le seul fait d'évoquer les écarts de dépenses de la charge esthétique provoquait une levée de boucliers auprès de la grande majorité de mes interlocutrices. "Une crème, ça ne coûte pas cher", "Les hommes aussi font de la chirurgie", "moi, je mets juste un peu de mascara", "si on ne veut pas, on n'a qu'à pas le faire".
Le choix tout-puissant tente de discréditer toute conversation sur un conditionnement, un mot que beaucoup croient obsolète aujourd'hui dans notre société de surinformation. Le conditionnement existe bien. La majorité des femmes continueraient-elles de s'épiler et de se maquiller en vivant seules sur une île déserte ? N'avons-nous pas été conditionnées à nous plaire et ainsi nous sentir bien quand nous plaisons aux autres ? Pourquoi nous sentons-nous au meilleur de nous-mêmes quand nous sommes assurées de notre pouvoir de séduction ? Par quelles normes notre bien-être a-t-il été conditionné ?
(...)
Avoir le choix de ne pas réaliser la charge esthétique, c'est se donner les pleins pouvoirs, ne donner de crédit qu'à sa seule validation, se passer de l'approbation des autres. Et les femmes n'ont pas été éduquées ainsi.
"La peur de ne pas plaire, de ne pas correspondre aux attentes, la soumission aux jugements extérieurs, la certitude de ne pas être assez bien pour mériter l'amour et l'attention des autres traduisent et amplifient tout à la fois une insécurité psychique et une autodévalorisation qui étendent leurs effets à tous les domaines de la la vie des femmes", rappelle Mona Chollet dans Beauté fatale. Pourquoi certaines femmes sont-elles anxieuses quand elle sortent en public avec des boutons ou des poils sous les bras ? Comment choisir quand l'image de leur silhouette imparfaite dans un miroir renvoie immédiatement nombre de femmes à un sentiment d'échec ? Quelle est cette illusion hypocrite au choix qui veut nous faire croire qu'à la force de notre seule volonté, nous pourrions surpasser les forces environnantes, l'éducation, la culture, les publicités, le monde qui nous entourent ?
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YzouYzou   06 novembre 2021
Si j'avais voulu parler de responsabilité individuelle, j'aurais écrit un livre de développement personnel. Ceci est un essai, car la question est politique. Le sujet ne relève pas d'amour ni de personnes, mais d'un système genré qui nous dépasse, si intériorisé qu'il s'exerce jusqu'aux logiques comptables de l'Etat, au moment de calculer une pension alimentaire, une aide au logement et de conditionner une pension de réversion.
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Emiliec28Emiliec28   27 juillet 2022
Les femmes ont en moyenne 500 cycles menstruels au cours de leur vie. Soit autant de "chances" potentielles de tomber enceinte ou au moins de le redouter. Il n'y a que ceux qui peuvent confortablement rester dans l'ignorance de tout ceci pour affirmer que les femmes qui ont avorté sont des étourdies qui auraient pu "faire attention tout de même". Sans compter que la majorité des IVG concernent des femmes qui étaient sous contraceptifs (72%, IGAS 2009)
(...)
On me disait : "C'est bon, le pilule, ça coûte deux euros". Mais toutes les pilules ne coûtent pas deux euros. Toutes ne sont pas remboursées. Et quand elles le sont, c'est à hauteur de 65%. Il faut également compter le coût engendré par les consultations médicales ou gynécologiques pour obtenir les prescriptions nécessaires. Soit une certaines somme quand on sait que les deux tiers des gynécologues n'appliquent pas les tarifs de la sécurité sociale, selon une enquête du Monde (2017)
(...)
Qui paie les consultations supplémentaires chez le gynéco, les échographies de contrôle, les transmets, les congés sans solde pour consulter ? Qui paie les tests de grossesse répétitifs réalisés dans l'angoisse, les préservatifs que l'on prévoit au cas où, les pilules du lendemain que l'on gobe pleine d'appréhension (qui coûtent entre 3 et 17 euros et peuvent être remboursées à 65% si vous avez la prescription médicale que vous n'avez évidemment pas, vu que vous êtes pressé) ? Qui paie les consultations médicales et médicaments afférents aux problèmes de santé qui découlent de certaines formes de contraceptions (dépression, problèmes hormonaux, thrombose, AVC, céphalées...), sachant que 36% des femmes sous contraception déclarent des effets secondaires ? Qui paie les consultations chez le psy ou le sexologue à cause d'une lettre de libido due aux hormones ? Les protections hygiéniques dues aux règles abondantes et plus fréquentes que peut provoquer l'implant contraceptif ? Qui pense aux IST ?
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Emiliec28Emiliec28   27 juillet 2022
Il faut repartir à la chasse et trouver quelqu'un. Qui ? on s'en fout, « quelqu'un ». Après tout, qui se souvient des prénoms des princes insipides qui viennent délivrer les héroïnes de dessins animés ? A-t-on connu des personnages moins incarnés qu'eux ?
On trouve quelqu'un. Pour ne pas vivre seul, chantait Dalida. Et on s'arrange des imperfections, parce qu'on ne veut pas retourner dans le manège chronophage du célibat. Peut-être parce qu'au fond, on aimerait aussi dédier le temps imparti à vivre d'autres choses. C'est bon, c'est fait. Un peu comme si vous viviez dans un bel appartement, et que vous vous arrangiez bien des quelques fissures et fuites éventuelles, pour ne pas avoir à retourner dans le tourbillon de l'immobilier. Vous avez d'autres choses à vivre que la course à l'appartement idéal. (...)
C'est mieux d'être en couple, même avec un gros problème d'humidité sur les murs. Vous le savez, c'est pour ça que vous demandez à votre amie célibataire à table si ce n'est pas « trop dur » pour elle.
Il faut être assez intime et en confiance avec d'autres personnes pour découvrir que le couple, lui aussi, peut-être dur. N'est-ce pas dur de passer sa vie avec la même personne au quotidien, dans les mauvais jours, de vivre la routine tout en devant maintenir le scénario de la passion, y compris quand on devient parents et que les rôles semblent si contradictoires ? N'est-ce pas dur de devoir tout vivre avec une seule et même personne, non-stop, « parce qu'il le faut » ? le symbole est beau, mais cette perspective n'est-elle pas un peu limitante parfois au fond ?
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Emiliec28Emiliec28   19 juillet 2022
Hommes et femmes n'ont pas été éduqués et socialisés de la même façon vis-à-vis de l'argent. Pour les premiers, il est un attribut de pouvoir viril, un pré carré masculin. c'est un outil de puissance, qui fortifie l'ego. L'imagerie de l'argent est constituée de hautes tours grises, d'hommes en cravate, de traders et politiciens sérieux. Longtemps, le salaire des femmes a été versé à leur mari ou leur famille. Elles n'ont plus ouvrir leur propre compte en banque qu'en 1965. Et n'ont été autorisées à pénétrer dans l'enceinte de la bourse de Paris qu'en 1967. En miroir, il est pour les femmes un terrain interdit. Celles qui parlent argent, pensent argent et en gagnent beaucoup sont un peu des mantes religieuses. Vénales, calculatrices, avares, suspectes, dangereuses. Elles fragilisent les hommes en mettant un pied dans leur domaine réservé. La notion d'appétit monétaire, comme sexuel ou alimentaire d'ailleurs leur est défendu. Car elles donnent la vie et sont censés ne jamais s'arrêter de donner. Clé de voûte de la cellule familiale, l'ordre social repose sur leur dévotion. Les femmes ne peuvent être égoïstes, penser à leur argent, donc à leur intérêt ou leur plaisir : c'est « anti-féminin ». Prendre, réclamer, négocier, demander plus, c'est vilain venant d'elles. Elles apprennent à se brader, à ne pas s'y intéresser. Elles restent à leur place, discrètes, patientes, attendant l'amour des autres plus que la reconnaissance de leur travail ou de leur mérite. Car l'amour, ça, c'est important.
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