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EAN : 9782375020623
Editions Paulsen (26/09/2019)
3.31/5   8 notes
Résumé :
Le récit d'une vie, celle d'un Ulysse des Temps modernes. Vitus Bering mena, au début du XVIIIe siècle, deux expéditions titanesques pour découvir les confins de l'empire russe en Sibérie, vérifier si les continents américain et eurasiatique sont reliés, et trouver un passage pour rejoindre l'Inde et la Chine à travers l'océan Arctique.

Jamais un marin n'avait autant marché que lui. Des côtes danoises du Jutland à la péninsule du Kamtchatka, il devai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
horline
  27 octobre 2019
Vitus Béring ne représentait pour moi qu'un nom sur une carte. Avec Errances, Olivier Rémaud rend à cet explorateur danois au service de l'Empire russe un hommage éclairé véritable sépulture de papier pour celui qui a participé aux plus grandes expéditions maritimes du XVIIIe siècle.
Pour l'Histoire, il est celui qui, en érigeant des cartes nouvelles, a permis «de mesurer la taille réelle du continent» et «de cesser de spéculer sur les confins» de l'Empire russe à une époque où des scientifiques suggéraient que l'Asie et l'Amérique étaient reliées.
Pour rendre l'histoire un peu plus épidermique, Olivier Rémaud met en lumière un explorateur au profil atypique, débarrassé de ses mythes : un désir de voyage qui n'était pas un désir de conquête de nouveaux territoires, une volonté de reconnaissance sociale qui n'était pas une soif immodérée de richesse.

Mais j'ai aimé ce livre qui charrie une réalité lointaine, des contrées démesurément grandes et inhospitalières où le froid peut rendre fou, des choses disparues ou qui nous échappent comme celle d'empire qui privilégie la notion de circulation et ses convois terrestres spectaculaires destinés à préparer les explorations_ des défis immenses qui pouvaient ruiner un empire (surtout lorsqu'un empire comme celui-là gouverne négligemment la Sibérie orientale).
C'est le genre de bouquin qui nous invite à oublier le temps de sa lecture «notre planète totalement explorée, cartographiée, conquise et donc misérablement rétrécie comme un gant de laine lavée à l'eau bouillante» comme disait déjà Apollinaire.
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Squirelito
  03 décembre 2019
Cela aurait pu être un remake des portes de l'enfer de Dante. Ou bien encore un chapitre mythologique chez Hadès suite à une colère de Zeus. Mais c'est le récit romancé de l'explorateur Vitus Bering, connu de tous par le détroit qui porte son nom. Mais aussi une mer, une île et un glacier.
Plus ou moins oublié de la mémoire collective, son destin a soufflé de nouveau lorsqu'au début des années 1990, une expédition a retrouvé le corps de Bering, mort près de la péninsule de Kamtchatka.
De l'enfance dans la ville portuaire d'Horsens au Danemark jusqu'aux flots mortuaires de l'océan Pacifique, c'est une vie tumultueuse et envahie par de nombreux doutes que raconte avec brio Olivier Remaud.
Pour se remettre en tête le contexte de l'époque c'est celle où les puissances ne songeaient qu'à conquérir de nouveaux territoires pour conforter leur pouvoir, la Russie de Pierre le Grand en faisait partie et n'hésitait pas à financer de très coûteuses expéditions, coûteuses pécuniairement mais aussi humainement : la faim, la soif, le scorbut et les vents mauvais faisaient de la Grande Faucheuse la principale accompagnatrice. Mais le courage aussi était l'un des compagnons de voyage et à chaque fois on ne peut qu'être ébahi devant les possibilités de lutte du corps et de l'esprit face à l'adversité. Vitus Bering ne dérogeait pas à la règle même si on perçoit énormément de confusion dans son esprit par rapport aux rigueurs administratives, aux rivalités politiques et à certaines élucubrations des cartographes. Car cette odyssée sibérienne était tout de même pour trouver un nouveau passage pour aller en Chine et en Inde à travers l'océan Arctique.
De cet Ulysse du début du dix-huitième siècle il n'y aura hélas point de retour à Ithaque, point de retrouvailles avec sa Pénélope, la dévouée et fidèle Anna qui avait participé à l'une des expéditions, point de mythologie maritime, sauf des cyclopes prenant la forme de vents noirs. Dans cet enfer climatique et géographique, se détache un autre personnage, celui du naturaliste et biologiste allemand Georg Wilhelm Steller qui fut ainsi le premier européen à fouler la terre d'Alaska.
Un ouvrage à découvrir pour cet hommage rendu à ces marins de toutes les audaces, et, pour la beauté de l'écriture qui fait flotter les mots, naviguer les paragraphes, qui suit l'allure des vents, qui arbore la vaillance en tenant la barre sémantique durant toute cette traversée livresque où la noblesse des sentiments rejoignent non seulement les errances des houles mais aussi des âmes terrestres.
Lien : https://squirelito.blogspot...
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Polardesglaces
  06 mai 2020
J'aime beaucoup les récits de voyages et d'aventures polaires édités par Paulsen, mais j'ai été assez déçu par Errances.
Pour moi, ce qui sauve le livre, c'est que l'histoire de Vitus Béring est, en soi, très intéressante, mais je n'ai pas accroché au style de l'auteur.
On dirait qu'il ne sait pas trouver le juste équilibre entre la réalité et le roman. Il s'embarque – et nous avec – dans des détails techniques abondants, qui finissent par devenir fastidieux, surtout quand on n'est pas un spécialiste de la chose marine. D'autres fois, il part dans des envolées lyriques, sur les sentiments des personnages… à un point tel que je me suis souvent dit qu'il en faisait trop pour meubler ! En plus, pour ne rien arranger, il n'est pas facile de suivre l'auteur dans ses sauts temporels, nous ramenant brusquement quelques années auparavant. Que l'on commence une biographie par la fin et que l'on amène son personnage à se pencher sur sa vie, en remontant le temps, pour partir au début, est une pratique bien éprouvée et très judicieuse. Mais là, c'est en plein coeur de l'histoire, qu'on revient en arrière. Or, il me semble, que le respect de la chronologie est primordial dans un récit de voyage.
Je pense que Béring peut être remercié, car c'est lui qui sauve le l'ouvrage… mais il aurait mérité meilleur traitement.

Lien : http://www.polardesglaces.com/
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critiques presse (1)
Actualitte   07 janvier 2020
Cette biographie de Vitus Béring se dévore comme un livre d’aventures au point d’en oublier parfois les souffrances des hommes et des animaux qui l’ont vécue. [...] Un destin et un homme impressionnants racontés avec une verve remarquable pour décrypter une vie qui l’a été encore plus.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
ivredelivresivredelivres   05 juillet 2021
Jamais un marin n'avait autant marché que lui. Des côtes danoises du Jutland à la péninsule du Kamtchatka, il devait unir la terre et l'eau sur une même carte du monde. Il arpenta les steppes et les forêts de la Tartane, franchit ses monts et ses vallées, descendit ses rivières. Il atteignit la pointe nord de l'Extrême-Orient, traversa la partie septentrionale de l'océan Pacifique et vit la Grande Montagne sur les rivages de l'Amérique
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ivredelivresivredelivres   05 juillet 2021
Jamais un marin n'avait autant marché que lui. Des côtes danoises du Jutland à la péninsule du Kamtchatka, il devait unir la terre et l'eau sur une même carte du monde. Il arpenta les steppes et les forêts de la Tartane, franchit ses monts et ses vallées, descendit ses rivières. Il atteignit la pointe nord de l'Extrême-Orient, traversa la partie septentrionale de l'océan Pacifique et vit la Grande Montagne sur les rivages de l'Amérique.
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ivredelivresivredelivres   05 juillet 2021
Lorsque la croûte des marais se durcissait, la saison devenait propice à la chasse aux renards, aux zibelines et autres martres.(…) Les chevaux broutaient l’herbe rase. Ils prenaient leur dessert dans les taillis de joncs, en mordant les fleurs dont ils respiraient le parfum
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