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Frank Straschitz (Traducteur)
EAN : 9782265081130
320 pages
Éditeur : Fleuve Editions (24/03/2005)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 208 notes)
Résumé :
Je suis une vampire. Bientôt deux mille ans. Pourtant, je me souviens, comme si c'était hier, de ma vie mortelle, de mes fantasmes d'adolescentes, de ma première rencontre avec Marius, de mon mari, de mes amants. Jamais je n'oublierai mes visites au temple d'Isis, les persécutions de ses adeptes, le début du cauchemar, ni les complots de la Rome d'Auguste, les trahisons, les massacres... Mon père assassiné sous mes yeux. La fuite à Antioche. L'espoir d'une nouvelle ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
GribouilleLechat
  01 mai 2018
Si ma lecture de Memnoch le démon avait été plutôt mitigée et m'avait poussée à me poser des questions sur les motivations de l'auteure, on peut dire que ce tome-ci m'a réconciliée avec cette série !
En effet, j'ai dévoré ce roman. Ce qui m'a le plus séduite, c'est que cela se passe dans la Rome antique, du temps de l'Empereur Auguste. Et comme j'adore les ouvrages sur l'Antiquité, que ce soit sous forme d'essais ou de romans, j'étais dans mon élément.
A travers l'histoire de Pandora, qui s'appelle en réalité Lydia, et en assez peu de pages - contrairement à son habitude - l'auteure nous plonge dans les us et coutumes de la vie romaine, et l'on a vraiment l'impression d'y être. Je ne sais pas quel est son truc (ça doit être le talent, en fait), mais sans faire de grandes descriptions ni de cours d'histoire, elle nous fait comprendre et entrevoir ce qu'était la vie des habitants de la Rome de cette époque.
Nous voyons l'existence de Lydia se dérouler, de son enfance à l'âge adulte. Une existence heureuse, choyée, aisée, dans une maison luxueuse et une famille unie (enfin, en apparence). Son père est la personne la plus importante du monde, pour elle. Ils ont un lien très fort. Elle réussit toujours à le faire rire et à l'attendrir avec ses chansons mêlées de taquineries, et il a tendance à être d'une grande indulgence envers elle.
C'est un homme influent, à cet époque, et il a beaucoup d'amis. Parmi ceux-ci, il en est un dont Lydia va tomber immédiatement et irrémédiablement amoureuse dès la première fois qu'elle le verra, alors qu'elle n'a que dix ans et lui vingt-cinq, et qui n'est autre que Marius. A cette époque, il n'est pas encore un vampire et, tombant lui aussi sous le charme de la fillette, il demandera sa main à son père. Même si, apparemment, cela n'était pas plus choquant que cela à cette époque, le père refuse, et Lydia ne reverra pas Marius avant des années.
Mais la vie à Rome à cette époque n'a pas que des bons côtés, même pour les riches. Ainsi, nous voyons que quand un Empereur est remplacé par un autre, les fidèles du premier, même s'ils se faisaient discret au niveau politique et vie sociale, risquent leur peau à tout moment, pour peu que quelqu'un les dénonce. C'est ce qui arrive à la famille de Lydia quelques années plus tard. Trahie par l'un de ses propres membres, elle va être entièrement massacrée, purement et simplement, femmes et enfants compris.
Aidée par son père qui organise sa fuite avant de mourir, Lydia se réfugie à Antioche. C'est là qu'elle prendra le nom de Pandora, pour plus d'anonymat. Là, après une brève période où le chagrin manque la faire devenir folle, elle commence à organiser sa vie, et ne trouve finalement pas si désagréable d'être libre et indépendante.
Elle est la maîtresse de sa demeure, possède quelques esclaves qui lui sont entièrement dévoués et qu'elle traite comme de vrais êtres humains - ce qui n'était pas souvent le cas -, se promène dans la ville, discute avec les philosophes qui abondent à chaque coin de rue et passent leur vie à palabrer devant un parterre d'"étudiants"...
Mais surtout, elle passe beaucoup de temps dans le Temple d'Isis. Car bien qu'au moment où débute le récit de sa vie, elle ait environ trente-cinq ans et ne soit donc plus une jeune fille, il faut savoir que dans sa jeunesse, à Rome, Pandora a été initiée aux mystères de ce Temple d'Isis, une religion venue d'Egypte mais "romanisée", et qui ne concerne apparemment que les femmes.
Mais au fil du temps, ayant été une femme mariée et très occupée, elle a délaissé ce culte (oui, Pandora a été mariée et s'est retrouvée veuve assez jeune, ce qui était très courant à cette époque). Et ce qui la pousse à retourner au Temple maintenant, c'est que sur le bateau qui l'a amenée à Antioche et même après, une fois arrivée et bien installée dans sa nouvelle maison presque aussi belle que l'ancienne, elle a commencé à faire des rêves affreux et terriblement réalistes, dans lesquels elle se voit poursuivie, et en même temps, où elle se sent en proie à une atroce soif de sang. Ne comprenant pas ce que signifient ces rêves, elle se précipite donc au Temple d'Isis d'Antioche, pour obtenir des réponses.
Elle ne le sait pas encore, mais cette démarche va l'amener à retrouver Marius, qui, entre-temps, est devenu un vampire, et qui va changer sa vie à tout jamais.

Comme je le disais, j'ai trouvé que le "décor" historique était extrêmement bien rendu, dans ce roman, et j'ai pris un énorme plaisir à le lire.
J'ai aimé également tous les personnages qui gravitent autour de Pandora : son père, d'abord, homme chaleureux, cultivé que Pandora respecte et aime énormément, et puis Marius, bien sûr, avant et après sa transformation, magnifique spécimen masculin aussi grand que musclé, aux longs cheveux blonds et - déjà à cette époque - passionné d'Histoire. Mais j'ai également grandement apprécié Flavius, l'esclave à la jambe d'ivoire, fier, fort et cultivé, qui s'efforce de la protéger malgré elle.
Car il faut le dire, vivre aux côtés de Pandora n'est pas de tout repos, et pour tout dire, elle m'a souvent agacée. Je l'ai trouvée assez théâtrale, les sentiments et les réactions toujours exacerbés, limite hystérique, même. Après, il faut reconnaître qu'elle vit des choses dures, que sa vie se trouve complètement chamboulée du jour au lendemain, et qu'on peut comprendre qu'elle soit un peu secouée. Mais même par la suite, dans diverses circonstances, je l'ai trouvée un peu trop... excitée, emportée. En un mot, exaspérante.
Ce qui, de plus, est en total contraste avec l'image d'une femme calme, posée, imperturbable, même, que l'on a d'elle au début du roman, quand elle rencontre David dans le café où il lui demande de raconter son histoire. Bon, d'accord, à ce moment-là, elle a deux mille ans. C'est sûr qu'elle a eu le temps de se calmer et d'avoir une vision de la vie un peu plus stoïque. Mais bon...
Ce roman marque aussi le "retour" - quoique, techniquement, cela se passe bien avant leurs précédentes apparitions - du Roi et de la Reine des vampires, Enkil et Akasha, qui sont déjà, à cette époque, semblables à des statues vivantes, et que Marius cache et protège des autres buveurs de sang qui n'ont qu'une seule idée en tête : boire leur sang. J'ai toujours adoré, dans cette série, les passages sur ce couple originel, et ça a encore été le cas dans ce tome. Il se dégage une telle ambiance de puissance, de solennité et de majesté, dans les pages où ils apparaissent que je suis toujours émerveillée et impressionnée.
En revanche, et contre toute attente, j'ai été beaucoup moins passionnée par la relation de Marius et Pandora, une fois qu'elle est devenue vampire. C'est une relation trop passionnelle et conflictuelle à mon goût. Ils ne cessent de se disputer pour tout, car leur point de vue sur la vie et le monde sont totalement à l'opposé, et j'ai trouvé ça vraiment dommage, car ils auraient pu former un couple parfait et magnifique à tous les points de vue.

Conclusion : Un tome qui m'a réconciliée avec la série. L'écriture de l'auteure est envoûtante et immersive, et l'on se retrouve complètement embarquée dans l'histoire de Pandora, même si le personnage lui-même est parfois agaçant. L'aspect historique est très bien rendu, au point qu'après ce roman, j'ai eu envie de me plonger dans un bain de lectures sur l'Antiquité. Ce côté-là est tellement réussi, même, qu'il en éclipse presque le sujet principal : la transformation de Pandora en vampire et ce qui va s'ensuivre. Presque, mais pas tout à fait, il ne faut pas exagérer...
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idevrieze
  24 juin 2015
Oui je sais, cela fait partie d'une saga.
Celle des nouveaux contes des vampires. Mais Vittorio, le second tome est réellement imbuvable. Quant à Pandora, cela m'a réellement fait plaisir de le relire mais c'est tout. C'est un tome compagnon au personnage de Marius mais en ce qui concerne l'intrigue de la saga des vampires. Cela n'apporte pas grand chose. Donc, je ne lirai pas Vittorio, donc je mets Pandora en article seul, et puis c'est tout. C'est un tome, par contre, qui ne peut pas se lire indépendamment de la saga des vampires, sinon, vous ne comprendriez rien au bazard du don ténébreux, du rôle de Marius, des anciens. Bref.
Mais sinon, oui, nous parlons de Pandora, un des personnages tertiaires à la saga des Vampires. En gros, c'est l'ex de Marius. Ils l'ont retrouvée grâce à David qui va lui demander d'écrire son histoire. Elle dit non mais l'écrit quand même. On a l'impression que le summus de sa vie c'est Marius, point barre et je dois dire qu'elle m'a un peu déçue cette héroïne.

Heureusement, Anne Rice vous rattrape tout avec n'importe quoi.
En effet, il ne vaut mieux pas pour vous de le lire dans la foulée de la saga des vampires car vous ferez une overdose. Par contre, si vous l'avez sous la main un week end et que vous savez que vous allez lire bientôt l'un des livres de la saga, allez y franco. Vous retrouverez la plume d'Anne Rice, tranquillement, une histoire que vous connaissez déjà bien, une intrigue pas mal et un schéma narratif cohérent.
Je pense néanmoins que l'auteure avait fait une bêtise en écrivant ces nouveaux contes car cela essoufflait pas mal la saga. En effet, c'était la période où Lestat était dans une sorte de coma, donc Anne Rice jouait avec d'autres persos pour revenir dans le passé et se rendre compte qu'en fait, Lestat ne bougeait pas des masses. Cela recommance à bouger avec le Domaine Blackwood mais je dois dire que le première fois où j'ai lu Pandora (et Vittorio), ce tome là n'était pas sorti et la saga des vampires s'essoufflait carrément. On les lisait plus à l'époque par habitude et on les aimait bien aussi parce que c'était du Anne Rice.
Bref : un tome pas obligatoirement à lire mais toujours sympa entre deux grosses lectures.
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SirFurby
  17 février 2016
Déçue.
Pour le moment, je crois que c'est le premier Anne Rice qui me déçoive à ce point. le livre se lit vite parce qu'il y a peu de pages. Trop mélodramatique. Même l'écriture d'Anne Rice, si on en apprécie la plume très esthétique, ne sauve pas l'histoire à mes yeux, car sa prose est, dans ce ( trop) court roman, aussi ennuyeuse que le personnage principal : Lydia alias Pandora. Présentée comme une ancienne courtisane dans un autre livre du même auteur ( Lestat le vampire, je crois ) la protagoniste est ici introduite avec un nouveau background : la voilà promue fille de Sénateur, brillante et volontaire. Bon... Malheureusement, plutôt que de suivre son histoire j'ai souvent eu l'impression de suivre un cours d'histoire romaine. En fin de compte, il sera plus question de sa vie en tant qu'humaine en des temps tumultueux que de vampires. Et quand c'est le cas, c'est surtout de Marius et de ses rapports avec Pandora dont on parlera. Très peu de détails sur l'existence de Pandora seront dévoilés en-dehors de sa relation avec le susnommé, relation qui n'est même pas mise en valeur.
En bref, les pages défilent et on a l'impression qu'il ne se passe rien, que tous ces mots utilisés ne mènent à rien. Alors que l'époque et le concept auraient pu être très intéressants.
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paupo91
  18 mai 2012
Comme je suis une fan des histoires de vampires je ne pouvais pas ne pas parler d'Anne Rice….. j'ai lu je crois une bonne partie de ces romans et j'ai tous de suite était conquis par chacun. je vous est mis plusieur des couvertures possibles.
Ici c'est Pandora qui va raconter son histoire à la fois humaine et sa transformation en vampire. C'est le seul personnage féminin qui raconte son histoire sur l'ensemble de ses oeuvres. Beaucoup connaissent peut êtres le magnifique Lestat que l'on a aussi pu découvrir, dans le film la reine des damnée et entretien avec un vampire, mais aussi Armand, Marius ect…..
Il est donc assez diffèrent des romans qu'Anne Rice a put écrire jusque là car il aborde un autre aspect de l'immortalité qui pèse sur notre héroïne et que l'on n'observait pas chez nos autres héros et narrateur. L'humour et les manières de Lestat m'ont un peu manqué car Pandora a un caractère complètement diffèrent mais ce roman possèdent lui aussi des qualités indéniables.
Ce qui me plais le plus dans ce roman c'est que la narrateur ce trouve être le vampire et le style d'Anne Rice nous transporte très facilement dans les méandres de ses pensés. L'intrigue peut paraitre niaise puisqu'elle ne raconte que ce qui lui est arrivé mais c'est un plaisir de la lire, elle met du suspense là ou on ne pensait pas en trouver. Il y a une peu d'action même si c'est un ouvrage pour adulte et qu'elle aborde un aspect plus philosophique et psychologique du caractère des vampires. Ce point peut d'ailleurs rebuter certains, mais je soutiens que c'est un roman facile a lire.
bonne lecture
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Slymandra
  29 août 2014
Déception pour ce livre, le premier dont le narrateur est un vampire féminin (catégorie de personnages manquant cruellement d'épaisseur dans les Chroniques).
Qu'on ne s'attende pas à suivre Pandora en tant que vampire, ou à revivre en profondeur ses années avec Marius, ou à comprendre ses années avec Arjun : Pandora ne rejoint le monde de la nuit qu'aux trois quarts du bouquin.
Son histoire en tant que femme émancipée dans la Rome antique aurait pu être intéressante si le livre avait été vendu comme tel (quand on s'attend à une histoire de vampires, on ne peut qu'être déçu) et le type du personnage reste vu, revu et unidirectionnel dans la catégorie "femme forte". On aurait pu s'attendre à plus de profondeur et de complexité de la part de Anne Rice.
On n'échappe pas aux leçons d'histoire, sur l'Empire romain, la chute de l'Empire et la naissance et l'expansion du christianisme. Contrairement au Sang et l'Or où Marius évoluait parmi les changements de la société, Pandora reste en marge du début à la fin, ce qui rend ces passages clairement laborieux.
A lire pour ceux qui veulent compléter les Chroniques, mais vraiment pas indispensable.
Sans doute l'histoire de Bianca aurait été plus intéressante.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
ManonRealManonReal   20 janvier 2018
"Je suis une vampire. Bientôt deux mille ans. Pourtant, je me souviens, comme si c'était hier, de ma vie mortelle, de mes fantasmes d'adolescentes, de ma première rencontre avec Marius, de mon mari, de mes amants."
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