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EAN : 9782390040576
80 pages
L'Employé du Moi (11/09/2019)
2.87/5   15 notes
Résumé :
La mère de Julia se morfond depuis toujours dans l’autoapitoiement. Cette sensation étouffante de n’être pas grand-chose a peu à peu colonisé jusqu’au corps de Julia, qui se gratte compulsivement les narines débordantes de mucus depuis l’enfance. Partie à Bruxelles pour suivre des études artistiques, elle voit bien qu’elle ne ressemble en rien à tous les autres étudiants qui peuplent son école d’art. Tout ce qu’elle touche lui semble devenir triste, gluant et amer. ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Harioutz
  10 février 2020
"En Belgique, l'euthanasie a été dépénalisée en 2002. La législation qui la réglemente est l'une des plus libérale au monde.
Les personnes atteintes d'une pathologie incurable y ont accès. Cela s'applique aussi bien aux souffrances physiques qu'aux souffrances psychologiques. Les patients en psychiatrie sont donc également concernés".
Je serai brève … cette bande dessinée, c'est un coup à l'estomac à la fois par les sujets graves qu'elle aborde - « le suicide assisté, le déterminisme social qui brise tout espoir d'émancipation chez les individus » - et par le graphisme violent utilisé par Rebecca Rosen.
Les flash-back sur sa petite enfance maltraitée sont faits de vignettes muettes et en noir et blanc, invariablement suivies d'une page où tout semble voler en éclats …
Le chantage odieux de sa mère provoque, au-delà de l'incompréhension, une profonde colère et l'on a juste envie hurler à Julia, sur le point de se supprimer tellement la douleur psychique est forte, « Sauve-toi vite de chez toi et n'y retourne jamais. La malade c'est elle ... pas toi".
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Djolyen
  14 mars 2021
Sans doute jamais plus vous n'entrerez dans une BD par les narines de son héroïne...
Cette première oeuvre d'une Canadienne expatriée à Bruxelles a d'abord été publiée en anglais. Sa traduction en français a ceci de merveilleux qu'elle marque l'alternance entre néerlandais et français par des lettrages différents. Une démarche rare qui témoigne déjà, pour l'héroïne, de la complexité d'exister dans un monde où on se parle sans se comprendre.
Passé ce détail, on appréciera le graphisme, très nettement inspiré de la BD indé américaine (on pense à Burns et à ses traits épais, aux monstres d'Emil Ferris ou à cette façon très Chris Ware de découper une planche en plusieurs temps dans un seul et même dessin) bien plus que des figures tutélaires franco-belges. Tant mieux, tant mieux: ça fait respirer. Y a aussi du Bruxelles underground dans ces pages, mis-en-scène à travers les errances des personnages. Quand on (re)connaît rues, ponts, quartiers, c'est jouissif.
Enfin, il y a les thèmes sociaux: homosexualité, déterminisme social, féminisme, capitalisme, anarchisme, euthanasie, quête de soi, révolte. C'est noir, c'est glauque, c'est sale. Dans ces pages, on vomit, on se came, on picole, on harcèle, on se mutile, on pisse le sang, on chiale, on meurt. Ça prend à la gorge. Et ni le fuchsia omniprésent ni le turquoise des flashbacks n'atténuent cette violence.
Globalement, ça se laisse lire. Il y a cependant ce bémol, inhérent à une première oeuvre: parfois, la logique narrative dérape, le fil du récit est trop ténu, on peine à suivre la trame et on se perd un peu. Légèrement. C'est toutefois sans heurt pour apprécier "Morveuse". Une claque. Une dérouillée. Une noyade. On s'en sortira pas en se mouchant vite fait.
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ceciloule
  22 mai 2020
BD déprimante et déprimée dont la lecture ne donne aucun plaisir au lecteur. Les dessins colorés, parfois criards, détonnent avec le sujet (drogue et euthanasie) et si quelques épiphanies se produisent lors de la lecture d'une ou deux planches, globalement, c'est une déception (plus d'infos : https://pamolico.wordpress.com/2020/05/22/morveuse-rebecca-rosen/)
Lien : https://pamolico.wordpress.c..
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leslivresquejaime_
  18 juin 2020
Heureuse d'avoir tourné la dernière page de cette BD, dont les sujets sont noirs et traités de la plus triste manière. Trop de drogue, de malveillance, d'abandon...
Je n'ai pas bien compris l'intérêt de cette noirceur omniprésente dans les thèmes (bien que le graphisme soit au contraire, plus que coloré)...
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critiques presse (3)
ActuaBD   01 octobre 2019
La dessinatrice Rebecca Rosen, d’origine canadienne quoiqu’installée en Belgique, raconte le destin de Julia avec beaucoup d’originalité, tant dans son traitement graphique que dans ses choix narratifs. Les deux se recouvrent d’ailleurs, nourrissant mutuellement une confusion et un éclatement reflétant la psyché de la protagoniste.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BoDoi   17 septembre 2019
Morveuse est un album qui vous prend aux tripes, vous secoue, vous déstabilise en permanence. Car Rebecca Rosen colle aux basques de son héroïne paumée, tente de comprendre ses terreurs et ses obsessions, et dissèque d’un pinceau exubérant sa plongée dans la marginalité sociale et les syndromes psychiatriques.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDZoom   10 septembre 2019
1er roman graphique aux couleurs fauves enivrantes d’une nouvelle auteure bruxelloise, « Morveuse » surprend par une maturité que l’on a rarement vu, à part peut-être chez Émile Ferris. Intriguant, séduisant et prometteur, un « comics » alternatif, dans la grande tradition underground !
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
HarioutzHarioutz   10 février 2020
- Maman ! Je pars faire mes études à Bruxelles, je ne déménage pas sur une autre planète !
- As-tu emballé toutes tes affaires, comme je t'avais demandé ?
- Ouais, qu'est-ce que tu vas faire de ma chambre ?
- Oh, je ne sais pas encore … J'y mettrai peut-être le séchoir – ça prend trop de place dans la cuisine …
- … Cool. Est-ce que je peux laisser des affaires dans le placard et revenir les chercher plus tard ?
- Pfff … tu ne reviendras jamais.
- Maman ! Tu stresses pour rien ! Tu n'auras même pas le temps de t'ennuyer de moi … avant que je revienne en traînant mon linge sale pour me servir de ta nouvelle buanderie ! D'accord ?
- Allez ! Moque-toi de ta mère pathétique, triste et conne.
- Commence pas, je t'en prie !
- Et bien tu peux laisser pourrir ta mère, mais tu ne peux pas te débarrasser de ton patrimoine génétique aussi facilement.
- M'maan, j'vais rater mon train …
- Ma pauvre chérie, tu ne m'échappera jamais. Depuis que ton cœur bat, mon sang empoisonné a contaminé ton cerveau. T'es condamnée. Tu ferais mieux de … Tu … Tu devrais juste …
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