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EAN : 9782378161255
329 pages
Éditeur : Something Else Editions (27/12/2018)

Note moyenne : 4.83/5 (sur 41 notes)
Résumé :
Angleterre, 1390. Par ordre du roi, les trois filles aînées du comte Clayton de Percival se rendent à Hill House pour rencontrer le duc de Templeton. Lorsque les portes du château se referment sur Mary, Jane et Ilyana, elles ignorent que leur destinée vient de basculer. À Castel Dark, le domaine familial, Aelis, la benjamine au caractère rebelle tente de s'imposer dans une société où les hommes dominent. Entre l'amour, la passion et la haine, les damoiselles de Cast... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
cocomilady
  08 janvier 2020
Un premier tome très réussi.
Fans de romances médiévales sombres et dramatiques, ne cherchez plus, vous avez trouvé le roman qui vous fera passer un excellent moment de lecture.
L'auteure, de sa plume habile et joliment maîtrisée, nous plonge au XIVè siècle et nous invite à suivre les aventures, ou plutôt mésaventures, des membres de la famille de Percival. Contrairement aux moeurs des seigneurs de l'époque, le comte a des liens étroits avec ses serfs et domestiques, et il laisse une grande liberté à ses enfants, quatre filles et deux garçons, au grand dam de son épouse.
Cette liberté ayant permis aux personnalités de sa descendance de se développer sans entraves, tous ont des caractères et aspirations bien différents, mais tous ont en commun leur joie et plaisir de vivre dans cette famille.
Un conte de fée donc, jusqu'au moment où les trois soeurs les plus âgées se voient conviées à Hill House où l'héritier du duc de Templeton tient à y choisir son épouse. Elles n'imaginent pas alors que le bonheur touche à sa fin et que l'horreur va bientôt empoisonner cette famille...
L'histoire est vraiment bien ficelée, on se complaît à découvrir les membres de cette famille atypique dont certains sont plus charismatiques que d'autres comme Anton, le fils aussi beau que serviable aimé par tous et surtout par les demoiselles, et deux de ses soeurs qui vont jouer un rôle prépondérant dans l'histoire, tant de par sa beauté et sa grâce avec Ilyana, que par son côté rebelle et garçon manqué capable de faire mieux que n'importe quel homme, avec Aelis.
Quant à Emmet Kane, le chevalier taciturne venu escorter les trois jeunes filles, c'est mon favori. J'aime les personnages torturés qui cachent sous une froideur et dureté apparentes une belle âme qu'ils ont protégée avec une carapace qu'ils sauront abandonner le moment venu.
Par contre, j'ai eu beaucoup de mal avec Ilyana au début de l'aventure, car la jeune fille n'écoute aucune mise en garde et ne respecte aucun interdit. Elle fonce tout droit dans les ennuis, que les autres doivent payés à sa place, et elle ne tient aucunement compte de ces leçons puisqu'elle refait les mêmes erreurs régulièrement. J'avais vraiment envie de lui mettre des claques. En ça, Emmet Kane a eu une patience que je n'aurais pas eue, surtout quand son inconscience et sa stupidité coûte la vie de gens innocents...
Heureusement, sa personnalité s'améliore un peu au cours du roman, il était grand temps !
Passons maintenant à l'âge des protagonistes. J'avais lu la première version de ce roman et je félicite l'auteure d'avoir eu l'intelligence de prendre en compte mes remarques quant à l'âge de ses héroïnes car avec la violence sexuelle parsemée dans tout le récit, celui-ci était juste indigeste et insupportable avec une enfant tout juste âgée de 14 ans pour Ilyana. Il y avait un mélange peu cohérent entre le caractère des jeunes filles, leur morphologie développée, leurs capacités et réactions dignes de femmes plus âgées et du XXè siècle contrairement à une époque où les filles étaient mariées jeunes, mais n'avaient aucune latitude d'action, ni la maturité pour être plus actrices de leur vie.
En les vieillissant de 2 ans environ, même si l'on sait qu'à l'époque les filles étaient mariées à 12 ans, l'auteure a fait le bon choix.
L'histoire prend ainsi une autre tournure et j'ai pu l'apprécier à sa juste valeur cette fois-ci. Elle est devenue moins glauque et plus acceptable.
Les scènes de viol et abus sexuels en tout genre, l'attirance d'hommes plus âgés pour celles-ci et la romance qui en découle parfois, tout comme les capacités de réaction des demoiselles de Castel Dark, deviennent bien plus cohérentes et légèrement moins dérangeantes, même si certains passages restent difficiles à lire. Je préfère prévenir les âmes sensibles qui ont du mal avec cette récurrence de violence et de perversion dans le sexe, tout comme moi, car ces actes sont répétitifs au cours de l'histoire.
Quant à la fin, elle m'a laissé un sentiment mitigé. En effet, c'est un véritable choc à la fin du premier tome, un vraiment bouleversement qui nous assure une toute autre histoire dans le tome suivant, pour le point positif, mais en même temps, pour ceux qui s'attachent à certains personnages, ne plus les retrouver dans la suite peut être perturbant, voire décevant. A suivre donc pour voir si l'auteure a su donner un nouvel élan à son récit pour hausser son second tome au niveau du premier.
Pour le reste, c'est un très bon récit, avec une recherche historique fouillée et une plume de l'auteure bien travaillée, un travail minutieux de correction et surtout, une capacité à évoluer que je salue.
Je vous conseille vraiment ce roman et sa suite si vous aimez ce genre d'histoire.
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gabrielleviszs
  04 février 2019
Je ne sais pas s'il faut remercier ou non l'auteur, parce qu'en fait, même après avoir pris mon temps pour écrire ma chronique, j'ai toujours autant envie de la tuer. Belle entrée en matière n'est-ce-pas ? Je la remercie tout de même pour l'envoi de son livre, après, advienne que pourra ! J'aime beaucoup la couverture et le résumé, forcément je ne pouvais pas ne pas aller la voir et lui faire une proposition des plus honnêtes pour découvrir ce premier tome : 3 kg de charbons, des faux billets, une licorne et mon éternelle insatisfaction. Proposition acceptée, lecture du livre et là... c'est le drame de ma vie !
Juin 1390, Eastbourne, deux chevaliers arrivent à Castel Dark afin d'emmener les trois filles les plus âgées du bon roi Clayton (non Dagobert et sa culotte, on s'en tape !). Un honneur pour lui et sa famille, même si la plus jeune du lot, Ilyana, 15 ans, préférerait rester auprès de ses parents. Par chance, une seule d'entre elles sera l'élue ! Ce qui fait qu'il y a une chance sur 3 pour qu'elle ne soit pas choisi. avec tellement d'effort pour paraître quelconque elle y arrive et c'est la douce Mary qui deviendra l'épouse du duc de Templeton. Tout aurait été dans le meilleur des mondes (rappelez-vous, l'offrande de la licorne juste au-dessus) si et seulement si avant de partir notre Ilyana n'avait pas failli avoir un léger désagrément, si une mort n'avait pas été causé suite à ce qui aurait pu se produire. La vengeance est un plat qui se mange froid, glacial même. Tout aurait été parfait sans des regards échangés, des envies perverses, des besoins d'accéder au pouvoir absolu...
Voilà, c'est parfaitement résumé. CE N'EST PAS POSSIBLE !!!!!!! Forcément je ne vais pas m'arrêter à cette phrase, cela donnerai la chronique la plus courte de ma carrière xD. J'aime beaucoup l'historique et avec le petit mot de l'auteur en début du livre pour certains mots de vocabulaire, non je ne t'en veux pas pour cela.
Concernant l'histoire, le domaine de Castel Dark, nous découvrons une famille royale unie. Clayton et sa femme Alix ont 6 enfants, deux garçons et 4 filles. Anton et Thomas sont les plus vieux, puis vont Mary, Jane, Ilyana et Aelis. Ils sont loin de la cour et peuvent avoir plus de liberté, même si Alix, la mère est un un plus réfractaire sur certains points. Ils m'ont fait penser aux parents de Rebelle, surtout avec Aelis. La petite dernière est pleine de vie, adore embêter les garçons et prête à apprendre à se battre comme un garçon. Anton est le bourreau des coeurs de ses dames, Thomas éperdument amoureux de sa Caroline, Mary et Jane attendent le prince charmant loin de ce domaine et Ilyana plus en retrait, rêvant d'un beau blond qui viendrait l'emporter sur son cheval blanc. de beaux rêves plein les yeux et la tête pour tous. Une vie douce et calme, entourée de villageois qui aiment la famille royale pour ce qu'ils leur apporte et inversement.
Dès que les deux chevaliers arrivent, nous sentons que des bouleversements arrivent. Déjà les trois plus grandes filles conviées à aller se montrer (tels des chevaux) pour un futur mariage. Sir Jonas Elder et sir Emmet Kane, deux hommes sombres mais pas dans le même sens du terme. Si le premier est un sadique dans son style, le second l'est tout autant mais pour de bonnes raisons, ou du moins pour des raisons qui lui sont propres. Des regards échangés (oui, il y en a plusieurs), des joutes verbales entre Ilyana et Emmet qui mettent de l'ambiance. Une Aelis adorable et casse-pieds à la fois qui fait sourire. Un crime, un départ, de nouveaux personnages, de nouveaux terrains de jeux et beaucoup de complications. Il faut réfléchir avant d'agir et surtout éviter les ennuis. Car pour UN événement, une multitude de dangers se profilent à l'horizon. C'est l'effet papillon.
Des enjeux, du pouvoir, de la vengeance, traitrise, perversité, tout va y passer, jusqu'à écraser le peu de sentiments qu'il peut y avoir. Par chance, il y a de l'espoir...
Oui, de l'espoir, par moment. J'ai adoré essentiellement Ilyana, Emmet, Aelis, Jonas, Arthur (je sais pour ceux qui ont lu se demande pourquoi, mais justement, sans son côté dérangé et malsain, il n'y aurait pas autant de bouleversements), Clayton, Anton, Edmond... et quelques autres encore. L'auteur nous décrit les lieux comme si nous y étions, les visages fatiguées, les joies et les peines.Sa plume est fluide, très agréable à suivre. Ce premier tome a été lu en une fois, une seule traite. Je m'étais dis allée, je vais le commencer, mais non, je l'ai terminé à plus de deux heures du matin. Difficile de le lâcher. J'ai même relu des passages pour me dire que j'avais mal lu, ce n'était pas possible. Mais si, malheureusement. La famille de Castel Dark va subir bon nombre d'affronts, de pertes, de malheurs, à se demander s'il n'y a pas une malédiction dans tout cela.
Le côté écriture de l'historique me plaît énormément dans cette histoire. On sent que l'auteur a fait des recherches de vocabulaire, d'us et coutumes. Ce n'est pas évident d'entrer dans cette période sans un minimum. le langage aussi est important et elle s'en sort très bien à mes yeux. Je ne suis pas une pro de l'historique, mais j'ai repéré pas mal de petites choses qui collent parfaitement au temps des rois. Les guerres ne sont pas terminées et participent au récit.
L'auteur fait défiler les années, ce qui a provoqué quelques sauts dans le temps. J'avoue que par moment j'avais envie de rester un peu plus longtemps auprès de certains personnages pour en savoir plus, surtout avec Ilyana qui a une avancée considérable par rapport à ses deux soeurs plus âgées. Aelis a aussi sa place dans mon coeur, même si sur la fin elle m'a déçue sur une réaction, mais passons ce détail. Les enjeux politiques sont importants, il s'agit de réussir à rester dans les petits papiers du roi en place et ne pas faire de vagues. Enfin, ne pas se faire repérer et pour cela, certains sont capable de mettre à feu et à sang tout un village pour étouffer les preuves de leur culpabilité. J'ai frémis en même temps que les personnages, j'ai eu mal pour eux dans les pertes humaines, dans les choix qu'ils sont obligés de faire. le tempérament de chacun est très bien développé (donc je ne ferais pas de topo sur chacun, juste le strict minimum au début de mon avis).
Il y a du piquant dans les gestes, dans les regards, dans les paroles, de la perversité (oui, encore ce mot, mais il est important). La beauté ne reflète pas l'intérieur d'une personne et ici, l'auteur nous démontre par a + b que cela se vérifie une fois de plus. Il ne s'agit pas de plaire à tout le monde pour ne pas être sombre dans l'intimité. Et lorsque j'indique sombre, c'est vraiment bien noir. le fait de parler de toute la famille, de voir leur évolution est intéressante et surtout montre que même loin des siens, ils pensent tous à eux, en parlent, les protègent comme ils le peuvent. Nous les voyons tous dans des cercles différents. Obligés de s'enfuir pour sauver leur vie, caressant le doux espoir d'avoir une vie meilleure ou moins pire qu'avant. L'avenir... le courage d'affronter leur avenir, c'est tout à fait cela. Une question de courage qui est ancrée en chacun d'eux, du plus jeune au plus âgé.
En écrivant ma chronique, je me rends compte que je suis encore dans tous mes états. Il n'y a qu'un point qui m'a ennuyé : la fin !!!!!!! Je ne la digère pas. Je sais que c'est un choix de l'auteur, mais autant tout au long du livre, ce n'était pas trop grave, mais là, lààààààààààà, non sérieux, par ta faute miss, je ne suis pas dans l'écriture d'une chronique traditionnelle, mais bourrée d'envie de torturer l'auteur ! Avec tout cela, j'ai très envie de découvrir la suite de ce premier tome, tout en sachant que certains ne seront pas présents et cela me fait mal au coeur. Snif ! et Re-Snif !
Superstitions, jeux de pouvoir, historique réaliste, personnages complexes, descriptions des lieux qui donnent envie de retourner dans ce siècle, même si vu leur façon de vivre et de penser fait froid dans le dos, je ne peux que conseiller ce premier tome. Préparez les mouchoirs et une nuit blanche, parce que c'est ce qui risque de vous arriver.
http://chroniqueslivresques.eklablog.com/le-destin-des-coeurs-perdus-tome-1-les-damoiselles-de-castel-dark-j-c--a158551746
Lien : http://chroniqueslivresques...
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edco6974
  08 mars 2019
Avant toute chose, je dois préciser ceci: faire cette chronique n'a vraiment pas été facile non pas parce que le livre ne m'a pas inspiré mais plutôt parce qu'il y avait beaucoup à dire mais bien entendu, je devais faire attention à ne pas dévoiler les intrigues de ce roman.
Nous voici en présence d'une famille composée de 2 parents qui s'aiment Clayton de Percival et d'Alix et de leurs enfants: Anton, Thomas, Mary,Jane, Ilyana et d'Aélis.
Ils forment une famille unie qui reste une exception de part le respect qu'il manifeste face aux petites gens, aux fermiers. Ils aident leur prochain et ne prenne personne de haut alors qu'ils sont des nobles. Les enfants sont élevés dans le respect de leur prochain et sont très entourés par leurs parents qui les aiment d'un amour inconditionnel.
Les enfants sont tous différents. Anton est un véritable coureur de jupons, il a comme qui dirait une fille dans chaque port mais..... Thomas est plutôt genre fleur bleue, le nez en l'air qui est amoureux fou de Caroline. Mary et Jane sont superbes, se ressemblent tellement qu'on pourrait les prendre pour des jumelles, elles sont souvent ensemble et n'ont qu'une seule envie: se marier et fonder une famille. Ilyana ne voit le mal nul part, pour elle, tout le monde a un bon fond comme elle et sa famille et quant à Aélis, c'est la petite dernière, la rebelle, celle qui a un caractère bien trempée et qui sait ce qu'elle veut et bien entendu elle n'a pas l'intention de faire comme tout le monde.... Autour de cette famille, il y a de nombreux personnages ultra importants comme Sir Emmet Kane, William de Percival, Sir Jonal Elder, Arthur de Templeton pour n'en citer que quelques uns. Mais il y a un personnage qui toute son importance dans la vie des Percival: Eryne...Mais je ne vous en parlerais pas afin de vous laisser la surprise de la découvrir...
Voilà j'ai levé une partie du voile sur les personnages qui vont vous accompagner tout au long de votre lecture.
J'ai eu l'occasion de lire ce roman avant sa sortie et sa correction et j'ai lu la version définitive au moment de sa sortie et voici mon avis:

Ce roman est un excellent mixte de gentils et de méchants, tout est parfaitement équilibré. Mais celui qui m'a fait "tilt" direct c'est Arthur: il m'a fait pensé à l'anti héros par excellence de Game of Thrones: Joffrey Baratheon. Ils sont méchants, tyranniques, égoïstes et sont des tortionnaires de premier ordre. Purée... Mais ce sont ces personnages qui donnent du piquant au roman ou à la série. Mais le pire, c'est qu'il a un visage d'ange mais il a le mal en lui a l'état pur et l'une des filles de Percival va en faire les frais. Laquelle? Je ne vous le dirais pas. Bien entendu, il n'est pas le seul sinon ça serait trop facile. Car les méfaits commis par "ces méchants" vont donner des répercussions sur la vie de chacun des membres de la famille ou amis. Parmi les gentils, le personnage qui m'a interpellé c'est Aélis. Elle est surprenante, déterminée, têtue, adorable mais un caractère à ne pas piquer des vers comme on dit.
Ce roman regroupe à lui seul, tous les éléments nécessaires pour faire un excellent roman historique grâce aux différentes descriptions des lieux, des personnages, des évènements et en respectant les codes d'usage de l'époque. J'ai ressenti un grand investissement de la part de cette auteure à vouloir rendre crédible cette histoire. Les dates, les lieux, les décors et le temps qu'il faut par exemple pour envoyer "un courrier" sont crédibles. Et ce que j'ai fortement apprécier, c'est le vocabulaire du temps des châteaux. J'ai appris de nouveaux termes comme: ricasser, sexte etc... pour ne citer que ces 2 là.
Mais le point fort: c'est l'âge des protagonistes.... Ça je dois dire que j'ai eu un peu de mal à m'habituer. Il est vrai que lorsque l'on regarde une série, les héros ont un âge correspondant au nôtre: vous verrez le roi qui a la cinquantaine, les filles ont dans la vingtaine hors qu'en réalité, en ces temps-là: ils ne vivaient pas vieux donc ceux que l'on prend pour des adultes n'ont que 12 à 15 ans maximum mais ont la maturité des adultes d'aujourd'hui. J'ai été scotché....
Rien que pour ça , le roman sort de l'ordinaire (enfin pour moi). Il met les points sur les "i" sans avoir peur de choquer certaines personnes car pour nous 12-15 ans ce sont des mômes alors que durant l'époque médiéval c'étaient des adultes dans des corps d'enfants car ils mouraient jeunes (vers 35 ans on est déjà vieux à cette époque-là). Mais je dois dire que l'histoire met aussi en avant la femme à proprement parler car on a souvent tendance à les reléguer au rang de femme au foyer qui faisaient ce que les hommes décidaient. Durant toute l'épopée, on découvre différentes femmes avec des caractères soumis, amoureuses mais aussi fortes et qui prennent les choses en main quand c'est nécessaire. Une autre chose surprenante, c'est de découvrir qu'un homme au coeur dur comme la pierre suite à son enfance peut ressentir divers sentiments grâce à la ténacité d'une femme au caractère fort, puissant mais dont l'amour inconditionnel va aider au changement de ce rustre. Au jeu du: je t'aime moi non plus, ce couple est très fort.
Je tire mon chapeau à JC Staignier pour ce premier roman qui convaincu que la romance historique pouvait m'apporter de nouvelles émotions à partir du moment où l'histoire est crédible et que l'auteure y met son coeur. Une histoire forte, tendre, intemporelle d'une famille pas comme les autres pour cette époque-là et pour cette touche d'originalité concernant Eryne....
J'ai été émue et maintenant je suis dans l'impatience de lire le roman suivant....très bientôt j'espère.
PS: je m'excuse pour cette chronique sans dessus dessous mais parfois il vaut mieux que j'écrive ce que je pense au moment que je le pense en essayant de ne pas expliquer toute l'histoire...
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LadyRomance
  11 février 2019
Comme vous le savez, je lis très peu de la romance pure. Je n'y trouve pas mon compte, c'est ainsi. Je préfère les romans féminins, particulièrement les historiques comme vous le savez déjà aussi, ceux qui relatent toujours des histoires d'amour dans des styles différents tels que évasion, aventure, secrets de famille etc... Alors, je remercie tout spécialement Jc Steignier sachant cela pour la confiance qu'elle m'a accordé pour le Service Presse de son roman Les demoiselles de Castel Dark.
Il s'agit du premier tome d'une série intitulée le destin des coeurs perdus. Et... surprise... ! Je ne m'attendais pas à une telle qualité de romance historique, d'autant plus qu'il s'agit de son premier roman. le récit est très bien maîtrisé avec pourtant une histoire dense et une belle diversité de personnages très bien travaillés qui évoluent dans des lieux différents et vivent des situations et des événements variés. L'écriture est fluide et très agréable passant du récit aux dialogues ou aux descriptions dans un équilibre très appréciable.
Ce premier tome nous présente la famille du comte de Clayton de Percival de Castel Dark en 1390 en Angleterre. Celui-ci reçoit la sommation du roi d'envoyer ses trois filles aînées séjourner à Hill House afin d'y être présentées à son cousin le duc Arthur de Templeton dans le but de choisir pour épouse l'une d'entre elles. Alors que Jane et Mary se réjouissent de ce voyage plein de promesses et d'espoir d'être l'élue du duc, Ilyana, la plus jeune du haut de ses quinze ans, curieuse du monde, au bon coeur et éprise de liberté, désire y échapper et rester au château. Elle rêve d'un amour de conte de fée, de tomber amoureuse et certainement pas d'un mariage arrangé. Sa mère s'inquiétant de son caractère naïf et farouche, elle affecte à sa garde Emmet Kane, un très bel homme de vingt-cinq ans, un rustre sans compassion bien que loyal. En effet, Ilyana a la fâcheuse manie de se mettre en mauvaise posture et même en danger de mort par son caractère ingénu.
Ce que les jeunes filles ignorent c'est que ce départ marquera la fin à tout jamais de leur enfance et de leur ignorance car leur destin déjà en marche les mènera vers des chemins bien différents de ceux auxquels elles avaient songé.
J'ai beaucoup aimé l'aspect chevaleresque de l'histoire. Les preux chevaliers me renvoient aux contes et ça me plaît beaucoup. Il y a d'ailleurs une légèreté bienvenue dans le couple de héros que forment Ilyana et Emmet, qui sont de très beaux personnages dont j'ai beaucoup apprécié l'humour. Il y a une réelle progression de leur caractère respectif au fil du récit, leur personnage étant travaillé en profondeur. Ceci dit, tous les personnages ont une personnalité bien marquée et donnent chacun à leur façon une réelle dimension à l'intrigue
.Entre aventure, esprit chevaleresque, passion mais aussi haine, vengeance, abus de pouvoir et perversion, ce premier tome du Destin des coeurs perdus est un roman réalisé avec beaucoup de sérieux quant au réalisme historique avec un vocabulaire, ainsi que les usages et coutumes de l'époque. Certains passages sont très difficiles mais ils correspondent tout à fait à la mentalité moyenâgeuse où la femme n'était guère respectée, les hommes ayant souvent tous les droits. Riche en divers personnages de qualité, cette romance historique très divertissante et efficace permet de suivre de nombreuses situations et péripéties inédites qui raviront les amatrices du genre.
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AlexianeTh
  20 avril 2019
J.C Staignier ne nous propose pas une romance historique, mais bien un drame historique — il est important de le garder en tête lorsque l'on se lance dans la lecture de ce premier tome. Tome qui ouvre le bal d'une saga à la frontière de Game Of Thrones. La Marmite n'aime pas faire de comparaisons d'ordinaire, mais il est vrai qu'ici, il est assez difficile de ne pas se prêter à ce petit jeu, mais vous comprendrez vite pourquoi.
« Saga ».
L'on peut dire que ce terme trouve tout son sens avec cet opus, puisque ce dernier se déroule sur plusieurs années (combien ? Nous gardons le mystère.) et suit les péripéties et les mésaventures d'une famille de la Noblesse du 14e siècle. Les six enfants du comte Clayton de Percival et de son épouse, Alix, sont à l'honneur : Anton, l'héritier, Jane et Mary, les filles ainées, Ilyana, Thomas et Aelis, les cadets.
Si l'on peut appréhender les nombreux points de vue que de tels croisements peuvent engendrer, pas d'inquiétude. L'histoire est narrée à la troisième personne du singulier et il est vrai que certains protagonistes sont mis plus avant que d'autres. Nous pensons notamment à Ilyana, mais aussi à Aelis, qui se voient offrir par l'autrice, un devant de la scène de premier choix. Aussi, nous suivons davantage leur point de vue, même si nous basculons de temps à autre sur celui d'autres membres de la famille Percival, sans que nous soyons perdus. La transition est facile, nous ne perdons pas nos repères.
Si les évènements sont parfois un peu rapides (ce qui est parfois inévitable au vu de tous les chemins empruntés), au final, le lecteur est susceptible de s'attacher malgré tout aux membres de cette famille atypique à une époque conservatrice, où la religion dicte la bienséance et où la femme est considérée comme un objet avant l'être humain — ici, pas de prises de liberté totale de l'auteur pour minimiser cet état de fait, pas de pincettes. Les Percival sont pour la plupart en avance sur leur temps (ou rebelles, en fonction de la conception de l'époque), et c'est sans doute en partie pour cela qu'ils réussissent à gagner notre affection.
L'on comprend vite que la condition féminine est un sujet prépondérant, le coeur ardent de cette histoire. Ce sont en effet les femmes et filles qui donnent la cadence, agrémentent l'intrigue bon gré mal gré. Elles incarnent des valeurs et des combats. Par cet opus, nous comprenons à quel point le monde a évolué depuis le Moyen-Âge et ce sont grâce à des femmes telles les héroïnes de Castel Dark que nous avons pu franchir de nombreux caps — non sans échecs, difficultés et drames. Pourtant, ce n'est pas l'unique désir de faire évoluer les moeurs qui entrainent les damoiselles sur le chemin de leurs destinées.
L'intrigue nous entraine véritablement au 14e siècle, où l'on suit le quotidien, les obstacles d'une famille noble. En proie à la politique, au protocole, au pouvoir des uns et à la vilénie des autres, autant qu'à leurs émotions, les frères et soeurs Percival subissent leurs conditions et tentent, comme ils le peuvent, de s'en sortir et de soutirer un peu de bonheur à cette existence soudain cruelle. Pour cela, J.C Staignier a fait preuve d'une réelle qualité de recherches (même si, et de son propre aveu, elle admet avoir pris quelques libertés afin de rendre l'histoire plus agréable et adaptée à ses souhaits). Ainsi, nous faisons un bond dans le temps, apprenons ou réapprenons les modes de vie, la cuisine, la domesticité, les vêtements, la hiérarchie et tant d'autres points qu'il serait assez long de tous les lister. le point positif est que ce n'est pas un étalage à n'en plus finir de connaissances ; rien d'assommant, le tout s'imbrique très bien à l'histoire ainsi qu'à l'écriture et passe délicatement dans la narration. Pas d'yeux levés au ciel ou de lassitude, les informations historiques servent l'histoire et non l'inverse, tout en restant tout à fait ludiques.
Petit aparté, la Marmite n'a éprouvé aucune surprise en alliant la qualité des recherches, le respect du langage (adapté tout de même), etc., en découvrant que deux autrices ont pu aider J.C Staiginer, en tant que bêta-lectrices : Rose Morvan et Loraline Bradern. Deux romancières que la Marmite connait déjà pour avoir lu et chroniqué leurs ouvrages historiques très appréciables. Nous sommes donc enchantés de cette bêta-collaboration.
Dans Les Damoiselles de Castel Dark, accrochez-vous puisque l'action, le sang versé, les injustices et la barbarie sont légion. Entre deux têtes tranchées, viols, et coeurs perforés, tremblez pour les personnages… puisque n'importe qui peut mourir — vous comprenez la comparaison à Game of Thrones, maintenant ? Plus encore, dans cette même lignée, nous avons l'impression de retrouver un échiquier qui plait tant dans la saga de G.R.R Martin : des pions qui se placent, se déplacent, tombent ou apparaissent, des couronnes, des Maisons… La toile se forme et l'angoisse au ventre, nous sommes effrayés par la prochaine chute. Beaucoup de tension, donc, de lignes guettées avec tracas, d'ongles rongés en priant le sacro-saint dieu de l'inspiration qu'il n'ait pas donné de mauvaises idées à l'auteur…
Ne vous attendez pas à une romance historique banale, où le schéma est de fil cousu. Vous pourriez tomber de haut. Lorsque vous ouvrirez la première page des Coeurs perdus, soyez prêts à rugir, aimer, larmoyer, trépigner et maudire. Comprenez que vous serez le témoin impuissant d'un destin terrible où chaque sourire, chaque rire est un soulagement, mais peut aussi sonner le glas d'une fin.
Vous tiendrez des mains, de toutes vos forces, et accompagnerez ces enfants avec l'espoir que tout finisse bien.
Nous n'évoquerons pas les personnages pour les décrire, au risque de rendre cette chronique interminable, sans compter que c'est un véritable plaisir de les rencontrer dès le départ, dans le domaine familial.
Les Damoiselles de Castel Dark débute la première danse aux nombreuses cicatrices, avant le prochain opus que l'on pense tout aussi haletant. Nous ne parlerons pas non plus de notre ressenti une fois la fin découverte, c'est une surprise que nous préservons.
Si vous désirez une lecture historique bouleversante, travaillée, rythmée, avec un soupçon de romance et de la tragédie, J.C Staignier pourrait bien frapper à votre porte.
[Blog : Marmite aux Plumes]
Lien : http://marmiteauxplumes.com/..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
gabrielleviszsgabrielleviszs   04 février 2019
Dalkey, 5 octobre 1394

Dalkey, un petit village situé au sud du comté de Dublin, ne ressemblait plus qu’à un tas de cendres, de macchabées et de misère. La fumée des maisons incendiées s’estompait peu à peu dans la grisaille de la journée. Écœuré, Emmet essuya son épée ensanglantée et la glissa dans son fourreau. Combien avait-il pris de vies ? Vingt ou trente ? Il ne voulait pas les compter et espérait se convaincre qu’il avait combattu afin de préserver la sienne. Dans une fosse creusée le matin même, ses hommes jetaient les cadavres des Irlandais rebelles. Le prêtre recensait deux cent dix-huit morts parmi les Irlandais et quarante-trois dans l’armée anglaise. Si un grand nombre de clans irlandais s’étaient soumis à la domination de Richard II, le chef de ce village avait rejeté les pourparlers. Aujourd’hui, Sutton MacClean s’inclinait et reconnaissait la souveraineté de l’Angleterre. En cet instant, il signait les documents et attestait de son allégeance envers le roi Richard pendant que son peuple se lamentait dans les ruines, les larmes et le sang.
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gabrielleviszsgabrielleviszs   04 février 2019
Eastbourne, 18 septembre 1390

Le chant des oiseaux répandait la bonne humeur et le soleil illuminait les collines, invitant les habitants à profiter d’une belle journée.
Anton se levait dès l’aube et s’occupait de la gestion de Castel Dark. Les terres et les fermes prospéraient grâce à son acharnement au travail et, si l’hiver devait se révéler rigoureux, la famille Percival pouvait l’affronter sans crainte. Les vassaux lui avaient prêté allégeance. Ils le respectaient tout comme son père et retrouvaient dans son tempérament toutes les qualités indispensables d’un seigneur.
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LadyRomanceLadyRomance   11 février 2019
- Sir Emmet, avant mon mariage, je n'étais qu'un rebelle épris de liberté, de bagarres et de donzelles. Cependant, la véritable richesse se gagne dans l'amour que nous portons à notre famille.
- Tout dépend de l'homme, sir.
- Vous vous trompez, tout dépend de la femme ! Ni votre armure ni votre épée ne vous protègerons de ses charnelles attaques.
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LadyRomanceLadyRomance   11 février 2019
Si nous estimions un être humain selon la beauté de son âme, Arthur ramperait tel un vil insecte et beaucoup de serfs deviendraient des ducs. Je pense aussi que sous vos airs d'homme brutal, je vous fais peur, car l'affection vous fait peur !
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pommerougepommerouge   27 janvier 2019
Ilyana sourit à son reflet dans le miroir. Quel bonheur de vivre parmi une famille si unie à une époque où l'individualisme resserrait son emprise !
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