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Critiques sur Les délices de Tokyo (350)
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rabanne
  02 mai 2017
Un joli moment de lecture passé avec ce roman, dont l'adaptation cinématographique fut primée au festival de Cannes en 2015.

C'est l'histoire d'une rencontre insolite entre deux êtres, qui se ressemblent bien plus qu'ils ne le soupçonnent, malgré la différence de génération et les secrets enfouis.
L'objectif de Sentarô, lorsqu'il engage Tokue, c'est de faire décoller les ventes de dorayaki, pour pouvoir vite éponger ses dettes, puis quitter cette échoppe dont il est le gérant...

Un récit touchant et poétique, d'une sensualité palpable et émouvante, autour de l'amour de la cuisine, la souffrance des corps et des coeurs, la honte, la solitude, la résilience.
Des personnages dont j'ai apprécié l'authenticité, la juste pudeur, grâce à une plume moins épurée que je ne le craignais.

Amatrice de cuisine japonaise, je n'ai jamais goûté aux dorayaki. J'en ai eu l'eau à la bouche durant toute ma lecture !
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le_Bison
  15 décembre 2016
Après l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, je rencontre la vieille qui murmurait à l'oreille des haricots azukis. Une petite vieille, toute fripée, toute timide, qui semble si bien s'entendre avec ses haricots que sa pâte respire mille senteurs, dont l'amour, la compassion, le désir et la vie. Tu as senti cette douce odeur sucrée venir chatouiller tes narines à chaque page tournée ? Un pur délice, un petit bijou. Une histoire simple, d'âme et de cuisine. La cuisine a une âme et ses saveurs sont l'amour et la (com)passion. Les bons ingrédients aussi. Un pur bonheur.

Cette histoire de cuisine s'agrémente donc d'une histoire d'âme, et d'une histoire de relation générationnelle. Quel enchantement de voir cette vieille apprendre le métier à son jeune patron. Elle est si belle, cette vieille devant ses fourneaux. Elle a tant à dire et à donner. Magnifiquement humaine, la plume de Durian Sukegawa se fait poignante et poétique. le roman se déguste comme ces fameux dorayaki, petites pâtisseries japonaises à la pâte d'azukis, que la vieille prépare depuis plus de cinquante ans, sous le clair de lune, la tête sur ton épaule.

« Ce jour-là, nous avons regardé la lune ensemble. La pleine lune était visible au-dessus du cerisier devant la boutique. Mme Yoshii m'a dit, elle est belle, admirons-la ensemble... et elle m'a proposé ça, en contemplant la lune. Pour elle c'était une promesse à trois, entre la lune, elle et moi. »

Le film de Naomi Kawase me tentait bien, mais l'occasion a manqué. Lorsque je reçu ce roman, je n'ai donc pas hésité à savourer chacune de ses préparations culinaires et à les vivre comme un cérémonial. La prière, le respect, la caresse de chaque ingrédient, ne pas oublier de parler à ses haricots, de leur susurrer des mots d'amour, car la cuisine est avant tout amour. Pas besoin d'aller au temple, il suffit de joindre les mains devant la marmite bouillonnante et fredonnante d'histoires.
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Bookycooky
  28 mars 2016
Sentarô ,gère une pâtisserie à Tokyo pour rembourser "une dette".
Seul dans sa petite échoppe, en face d'un cerisier, symbole du passage des saisons, il vend des dorayaki et s'ennuie. Il aimerait embaucher quelqu'un avec qui discuter et qui pourrait lui donner un coup de main.Une vieille femme aux doigts déformés s'y présente, après hésitation,il l'engage .....se demandant quand même en quoi elle pourrait bien lui venir en aide..... surprise ! Tokue,la grand-mère se révèle exceptionnelle et l'initie à l'art délicat de confectionner le an, cette pâte de haricots rouges avec laquelle les dorayaki sont fourrés....Sentarô qui les fourrait jusque là avec de la pâte industrielle, est aux nues....la clientèle afflue....mais le rêve va tourner court. Tokue porte un lourd secret qui va vite être deviné......par l'entourage....
Dans la première partie du roman, l'écrivain, un homme aux multiples talents, ayant aussi suivi les cours d'une école de pâtisserie, ,nous envoûte avec la fabrication des dorayaki ; la seconde partie , beaucoup moins sucrée, dévoile le secret de Tokue. Avec sa sensibilité à fleur de peau, « à l'écoute » du bruissement des arbres, des insectes , des oiseaux....et des fameux haricots azuki, Tokue nous livre une simple et trés belle leçon sur sa conception du sens de la Vie, même dans la plus grande des détresses.
Magnifique roman écrit avec beaucoup de délicatesse et d'émotion sur un sujet peu commun, qui fait partie aussi d'un pan insoupçonné de l'histoire du Japon.
Je suis une adepte de la littérature et de la pâtisserie japonaises, ce livre ne pouvait que me plaire, avec sa sensibilité,sa poésie, la pudeur de ses personnages, ses cerisiers en fleurs ....et ses doriyaki. J'ai adoré !
p.s.Naomi Kawase, une cinéaste japonaise que j'admire beaucoup en a tiré un film,que malheureusement je n'ai pas encore visionné.
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lyoko
  29 mars 2018
Ce roman est une vraie sucrerie.... Ne connaissant pas les pâtisseries japonaises, je le rapprocherais de la tarte au citron. Il est à la fois d'une douceur incroyable, avec un petit goût amer par moment.

J'ai adoré. Il se lit tout seul. Il nous met l'eau à la bouche par la description des pâtisseries japonaises. Mais c'est surtout une belle et grande leçon de vie. Avec aussi une très belle leçon d'amitié entre un homme et une vieille femme.

Ce roman est "étrange" parce que l'on peut anticiper sans problème ce qu'il va se passer et pourtant on est quand même frappé par les évènements. On les prévoit et malgré tout ils nous prennent aux tripes.
J'ai adoré la façon dont était brossé les personnages.

En fait ce roman est d'une simplicité extrême au premier abord, mais il est surtout d'une efficacité incroyable.

Je recommande vivement
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marina53
  19 juin 2018
Dans sa petite boutique, rue des Cerisiers, Sentarô passait ses journées derrière une plaque chauffante en train de confectionner des dorayaki. Un jour, il remarqua une vieille dame toute ridée qui, presque immobile, l'observait. S'approchant, c'est alors qu'elle tendit un doigt tout tordu vers l'affichette collée à la vitrine proposant un emploi. Trop vieille aux yeux de Sentarô, il repoussait son offre. Mais Tokue Yoshii insista encore et encore. Malgré ses doigts tordus, Sentarô finit par céder, séduit par le maigre salaire réclamé mais surtout par sa pâte de haricots rouges qu'elle lui fit goûter. Une pâte qui n'avait rien à voir avec celle qu'il confectionnait. Certain d'accroître son chiffre d'affaires grâce à cette aide précieuse, Sentarô pourra ainsi augmenter son remboursement mensuel...

Les délices de Tokyo se dégustent doucement, tel un bonbon qu'on laisse fondre sous la langue. Près de ces cerisiers, si magnifiques au temps de la floraison, Durian Sukegawa fait se rencontrer deux personnages que rien ne semble lier. Sentarô, un homme qui prépare et vend ses dorayaki pour rembourser une dette; Tokue Yoshii, une vieille dame de 76 ans, aux doigts tout déformés, qui maîtrise la confection de la pâte de haricots rouges, le An, à merveille. Peu à peu des liens vont se nouer entre eux et chacun va, au contact de l'autre, se livrer et se délivrer de ses lourds secrets. L'auteur aborde avec délicatesse et douceur des sujets tels que la maladie, l'exclusion, la solitude, l'amitié, l'entraide, la vieillesse, la passion... Il se dégage de ce roman poétique aux saveurs douces-amères un parfum de nostalgie et de suavité.

À noter que ce roman a été adapté au cinéma par Naomi Kawase.
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Kittiwake
  18 novembre 2017
La magie de ce court roman, c'est que même si on déteste la pâte de haricots rouges japonaise, le An, on a presqu'envie de retenter l'expérience après avoir tourné la dernière page!
C'est bref mais riche en évocations sensorielles, de celles qui suscitent des émotions positives. de l'odeur de la pâte qui cuit doucement, domptée par la technique de Tokue, au délicat parfum des pétales du cerisier, qui scande le passage des saisons, en passant par l'émerveillement de Sentarô qui découvre les arômes qui résulte d'une technique patiente, tout est sensation, émotion, souvenir.
L'histoire prend la forme d'un conte moderne, Tokue n'est pas loin d'évoquer la sorcière, avec ses difformités , ses secrets et les mystères qu'elle fait de son passé, mais une sorcière bienveillante, voire une fée malicieuse. de celles qui portent en elles les richesses d'une époque révolue

« S'il ne prenait pas la relève maintenant, la savoir-faire du Tokue disparaîtrait de ce monde. Et ce savoir-faire, c'était aussi la trace de l'existence d'une femme nommée Tokue Yoshii. »


Le lien qui se crée entre ses deux personnages si disparates, est aussi fort qu'improbable, si les hasards de la vie et la nécessité pour ces deux-là de modifier le tracé de leur destin ne les avaient pas réunis dans une aventure magique.
Mais malgré cette ambiance poétique à souhait, l'auteur soulève de graves questions, celles de l'exclusion, de la maladie , du temps qui passe, sans compassion le sens de la vie

Mais de par le monde, il y a aussi des enfants dont la vie s'achève au bout d'à peine deux années. Alors, dans le chagrin, chacun s'interroge sur le sens de la naissance de cet enfant.
Maintenant, je sais. C'est sûrement pour qu'il puisse ressentir, à sa manière, le ciel, le vent et les mots. le monde naît de la perception de cet enfant. Donc, la naissance de l'enfant aussi a bien un sens.

Le décor est résolument moderne, mais la fable est intemporelle.

Durian Sukewaga a su avec adresse utiliser ses deux casquettes, de philosophe et de pâtissier pour nous cocoter ces Délices, à savourer sans modération.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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joedi
  19 octobre 2016
Dans une échoppe à Tokyo, près d'un cerisier, Sentarô prépare des dorayaki, pâtisseries japonaises composées de deux pancakes fourrés à la pâte de haricots rouges appelée an. Le propriétaire de l'échoppe, aujourd'hui décédé dont la veuve a pris la succession, l'a engagé à sa sortie de prison. Sentarô qui fait cela avant tout pour rembourser ses dettes envers la propriétaire, achète de la pâte an industrielle ; les clients ne sont pas nombreux. Arrive Tokue, vieille femme aux doigts déformés, que Sentarô engage, à un salaire dérisoire, pour préparer la pâte de haricots rouges, tout un travail, dès lors, les clients affluent jusqu'au jour où ... Belle écriture.

Challenge Petits plaisirs - 239 pages
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Sylviegeo
  06 mars 2017
Oui 5 étoiles et si je pouvais, j'en ajouterais 5 autres. J'ai passé un beau, bon, calme moment de lecture, j'étais ailleurs. Quasiment dans une autre dimension où il fait bon flotter. Un livre qui fait du bien, des personnages attachants, une écriture séduisante toujours teintée de poésie. On y parle de patisserie et d'adversité. En même temps oui! L'auteur, Durian Sukegawa, lui-même patissier, nous parle petites crêpes fourrées à la pâte de haricots mais pas qu'avec des quantités et des ingrédients, mais avec douceur et délicatesse, couleur et goût. On y parle aussi d'un Japon autre, un pan que l'on découvre. Ce Japon là, nous parle des relations qui peuvent éclore entre inconnus et où la transmission d'un savoir faire est encore possible. Pour moi, le roman de Sukegawa est empreint de tendresse, d'un grand respect et d'amour. Mais aussi d'espoir et de tolérance. C'est une belle leçon qui nous dit qu'il est bon de prendre le temps, d'écouter , d'aspirer et de croire.
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jeunejane
  26 août 2017
Chez Doraharu, Sentarô cuisine et vend des dorayaki , des pâtisseries japonaises composées d'un pancake et de pâte de haricots rouges confits et sucrés.
Il les confectionne de façon industrielle.
Arrive une vieille dame de soixante-seize ans aux doigts tout déformés et au visage partiellement paralysé.
Elle veut absolument travailler, se rendre utile et confectionner la pâte de haricots à un salaire dérisoire. Elle veut se rendre utile.
Au début Sentarô a peur qu'elle n'effraie la clientèle.
Lui-même est abîmé par la vie. Il a des dettes et n'a pas toujours filé le droit chemin.
C'est petit à petit qu'on apprendra le douloureux chemin de Tokue, notre vieille dame et que se nouera une très profonde amitié entre les deux personnages principaux.
Une leçon de vie pour lui, une relation mère-fils pour elle.
Très beau roman d'où se dégage une tristesse infinie et en même temps une grande sagesse, résignation ai-je envie de dire.
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diablotin0
  27 juin 2016
Que de poésie dans ce roman. Quelle belle philosophie à travers Tokue !
Si l'histoire de Sentoro, fabricant et vendeur de doroyaki et de Toku vieille dame embauchée par celui-ci n'a rien de très originale, le message de vie tout en poésie est quant à lui magique et m'a complétement séduite. J'ai été émue.
Tokue est extrêmement attachante et c'est avec beaucoup de mal que j'ai été contrainte de la quitter. Mais, en tournant la dernière page, je sais que je vais la garder dans mon esprit et que je vais écouter son conseil : écouter.....
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