AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2757826719
Éditeur : Points (08/10/2015)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 100 notes)
Résumé :

Qu’est-ce qui se cache derrière le “suicide assisté par ordinateur” soigneusement scénarisé de la jeune femme dont le récent mariage avait été transformé en cauchemar par une farce de très mauvais goût ?

Qui envoie sur le téléphone d’Einar des messages obscènes à l’orthographe défaillante ?
Qui a attaqué, devant une boîte de nuit, le cadre dynamique et misogyne qui terrorisait sa famille et l’a expédié l’hôpital dans un coma profond ?... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  22 mars 2017
Einar est un journaliste spécialisé dans les faits divers au Journal du Soir à Reykjavik. Respectueux de la déontologie, défenseur de sa morale professionnelle, il s'efforce de relater la vérité et la réalité dans un monde d'illusions où sa probité est concurrencée par des sites douteux qui diffusent ragots et rumeurs, sans vérifier s'il s'agit d'inventions ou de manipulations, leur seule publication sur le Net étant le gage de leur existence et de leur validité. La presse, ici comme ailleurs va mal, et le Journal du Soir tangue sur ses fondations ; ses difficultés financières attisent la convoitise de potentiels actionnaires qui pourraient y défendre leurs intérêts personnels. La politique, ici comme ailleurs va mal aussi. Le parti socialiste part en capilotade, vérolé par la corruption ; son candidat au poste de premier secrétaire omet de déclarer des donations colossales, des dizaines de millions de pots-de-vin reçus du grand capital. Or, « il est impossible qu'une campagne électorale soit aussi coûteuse. La question est : où est passé l'argent ? » (p. 146)

C'est dans ce contexte peu propice à l'optimisme mais non sans humour, qu'Einar enquête sur trois événements en apparence distincts, une blagounette du pire mauvais goût faite à ses amies Christine et Saga lors de leur mariage avant que Christine meure mystérieusement ; l'agression d'un homme gravement blessé à l'aide d'une bouteille de Breezer dans une file d'attente devant un bar ; et les avances sexuelles anonymes dont lui-même, Einar, est le destinataire sous forme de sms. Autant annoncer la couleur : ces intrigues ne sont pas trépidantes, elles sont longues et embrouillées et ne connaissent pas un épilogue ébouriffant. Ce ne sont pas elles qui ont retenu mon attention, même si l'auteur les enveloppe de bienveillantes considérations sur le mariage gay, le suicide assisté ou les dérives du Net. Ce qui m'a intéressée, c'est qu'elles servent de prétexte à Arni Thorarinsson pour dresser l'état des lieux de l'Islande, plongée dans le chaos politique, financier, mais surtout social et identitaire, par la crise de 2008, dite crise de la dette, qui s'est terminée sur l'air bien connu du renflouement des banques au détriment des populations : « Une nouvelle classe dominante est venue s'ajouter à l'ancienne, laquelle continue de détenir la majeure partie de ses biens mal acquis tandis que les petits revenus sont pourchassés par les sociétés de recouvrement et subissent la pression des impôts décrétés par un pouvoir politique qui trahit systématiquement ses promesses vides quant à des temps meilleurs. Pendant la crise, tout s'est effondré à part l'injustice, le désarroi et la malhonnêteté. » (p. 204)

Arni Thorarinsson s'inscrit avec L'ombre des chats dans la lignée de Manchette pour qui, « le bon roman noir est un roman de critique sociale, qui prend pour anecdote des histoires de crimes. » Einar est un anti-héros sensible et lucide, amoureux de son pays, de la richesse de son histoire et de ses traditions. Il déambule sur son île ravagée, et constate amèrement les dégâts humains et sociétaux irrémédiablement perpétrés. Il médite sur cet enchevêtrement infini de beautés et d'horreurs qu'est le monde : « Et moi, que suis-je? Un petit pion solitaire qui vit à la périphérie et s'efforce d'y comprendre quelque chose? ». Grâce à ses romans, le petit pion solitaire fait entendre sa voix et celle de l'Islande. Il raconte à ses lecteurs l'histoire du triton, l'une des plus intéressantes du corpus des contes populaires islandais (p. 33).
Et les chats au fait ? Ils vont bien. Merci.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          540
sandrine57
  27 octobre 2018
Deux amis qui se suicident à l'aide d'un ordinateur, un homme violemment agressé par une femme dans une file d'attente, du grabuge à la tête du parti socialiste, le Journal du soir victime de spéculations financières et Einar qui reçoit des SMS à caractère sexuel sur son portable...Quelque chose ne tourne pas rond à Reykjavik ces derniers temps. Heureusement, Einar n'est pas homme à se laisser abattre par l'ampleur de la tâche. le journaliste jongle avec les dossiers, remplace au pied levé son rédacteur en chef absent pour cause de rabibochage matrimonial et enquête au sein du PS islandais où comme ailleurs coups bas et magouilles sont rois.
Mariage gay plus ou moins accepté par tous, sextos anonymes, financements occultes de campagnes électorales, parti socialiste en pleine déliquescence...malgré son insularité, l'Islande a de plus en plus de mal à se distinguer du reste de l'Europe. Et cela n'échappe pas à Einar, journaliste scrupuleux, toujours à la recherche de la vérité qui se bat pour la liberté de la presse en général, et de son journal en particulier, alors même que des parts du Journal du soir pourrait être rachetées par l'un ou l'autre parti politique. Pourtant, il n'est pas le héros de ce livre qui fait la part belle aux femmes, des femmes qui s'aiment et se marient, des femmes qui affichent leurs appétits sexuels, des femmes qui se liguent pour punir, des femmes de pouvoir, des femmes qui complotent, des femmes qui fuient, des femmes qui enquêtent. Bref des femmes partout qui donnent du fil à retordre à un journaliste certes pugnace mais qui a perdu un peu de son mordant en retrouvant la capitale.
Un polar sympathique, surtout pour qui suit les aventures d'Einar depuis le début, mais pas le meilleur de la série.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          390
nadiouchka
  12 octobre 2016
Ayant rencontré Arni Thorarinsson lors du dernier Festival du Polar à Villeneuve-lez-Avignon, début octobre, il m'a gentiment dédicacé plusieurs de ses livres, dont celui-ci L'OMBRE DES CHATS. Comme nous avons pu nous entretenir un bon moment tranquillement, je lui ai posé la question concernant le titre : Pourquoi des chats ? Et il m'a répondu que bien qu'ici ils ne font que passer, c'est un signe de nonchalance et il a voulu commencer à me parler de l'histoire, mais je l'ai vite arrêté en lui disant que j'allais lire ce bouquin et donc j'avais besoin de garder une part de mystère.
Donc, le livre commence par le suicide de deux jeunes étudiants écossais apparemment un suicide assisté par un ordinateur, un sms doûteux quant à sa connotation sexuelle (et avec une faute d'orthographe), et un autre suicide, celui d'une toute nouvelle mariée et de son ancien ami d'enfance avec qui elle était restée en bons termes lorsque Kristin (c'est la jeune mariée) avait découvert son homosexualité. D'ailleurs elle se marie avec une autre jeune femme, Saga.
Au cours de ce mariage tout a l'air de bien se passer jusqu'à la découverte des cadeaux car un paquet, une fois ouvert, comporte une bien étrange chose : il s'agit d'un bocal où se trouve un objet particulièrement bizarre. Mais je ne dirai pas de quoi il s'agit. Il faudra lire les pages 22 à 23.
Et voilà notre journaliste Einar qui va enquêter et je l'associe facilement avec l'auteur qui est, lui aussi, journaliste dans son pays l'Islande, à Reykjavik.
Au milieu de plusieurs enquêtes, Einar sait garder son calme (ou à peu près) et malgré le désaccord de son commissaire de police, il n'aura de cesse de trouver la vérité sur ces multiples affaires dont la plus grave reste le suicide des jeunes gens.
Avec lui, on écoute des morceaux de musique rock qu'il affectionne particulièrement et on avance avec, de temps en temps, l'évocation de trois chats voisins qui apparaissent tout tranquillement et adoucissent l'atmosphère à suspens. En effet, le chat ne représente-t-il pas ici le simple bonheur, le calme ? de plus son voisin et propriétaire ce ces chats lui apprend que c'est l'année du chat et là nous avons droit à des extraits de la chanson The Year of the Cat.
Mais si l'on parle un peu des chats le gros du problème (ou des problèmes) est bien plus important : problème de son journal face au financement ; problème de société ; problème de l'homosexualité surtout féminine ; problème de harcèlement sexuel dans le milieu professionnel...
Arni Thorarinsson nous livre ici toute une réflexion profonde sur le monde actuel et sur son pays qui a connu une grave crise économique.
Si je dois résumer ce livre, c'est le problème de l'indépendance de la presse face aux ragots et aux difficultés financières des journaux. Malgré tout, Einar sait rester imperturbable et tient à mener son travail à son terme.
Un petit clin d'oeil face à ses soucis devant les nouvelles technologies : il a du mal à s'y faire ne serait-ce que pour utiliser un smartphone ou consulter internet. Mais il s'en sort grâce au mode d'emploi….
Dans ces problèmes évoqués dans L'OMBRE DES CHATS, l'auteur a su garder une note d'humour tout en dénonçant les dérives de notre société.
Le journal L'Express dit ce livre : L'auteur dénonce avec ironie et mordant les dérives de nos sociétés à travers une intrigue à suspense qui nous fait dévorer, haletant jusqu'au bout, ce roman policier noir.
Ou alors celle-ci : L'ombre des chats, un polar ironique et caustique sur les dérives de nos sociétés ultra libérales
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          232
Sylviegeo
  27 janvier 2017
Commençons tout de suite par un petit conseil. Pour bien saisir et (re) connaître tous les personnages et l'essence des relations entre ceux-ci, je suggère de lire la série Einar dans l'ordre de parution. Ainsi, tout sera plus simple et nous fera glisser plus facilement sur la difficulté des noms islandais.
Donc, je retrouve avec joie Einar, ce journaliste enquêteur au Journal du soir de Reykjavik. L'auteur, Arni Thorarinsson, lui-même journaliste, a oeuvré dans différents grans journaux islandais. Il sait donc bien rendre les ambiances des salles de rédaction pour que celles-ci nous soient crédibles et il connaît bien les problèmes auxquels doivent faire face les journaux de nos jours: pressions politiques, difficultés à se financer, indépendance et liberté de parole, etc etc. Cette série est moderne, contemporaine très actuelle. Dans cet opus, Einar, mène de front deux ou trois enquêtes. Un enjeu national: la présidence du parti socialste; un fait divers: une altercation qui se passe mal dans la file d'attente à l'entrée d'un bar et finalement deux amis, homosexuels, retrouvés morts de façon plus qu'étrange dans l'appartement de l'un deux.
Par le biais de ces enquêtes, Thorarinsson nous parle de l'Islande, de son évolution et de la dislocation de cette société. Avec aisance l'auteur sait mêler les vieux contes islandais à cette réalité, à cette modernité. Toujours présente aussi l'ironie et l'humour d'Einar face à ce qui est le fondement même de ce récit c'est -à-dire notre suspicion face aux banques et à la grande finance, la montée des extrémismes et leur intolérance vis-à-vis des notions égalitaires de cette société, le machisme loin d'être un concept d'un autre âge, bref un portrait bien vivant et réel de cette société.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
MARINENKA
  24 février 2020
L'Islande  (terre de feu et de glace – pays du polar) ? J'adore. Les polars de la littérature nordique ? J'adore aussi. C'est la raison pour laquelle j'ai choisi, un peu au hasard (presque), le tome 5 des enquêtes de Einar : « L'Ombre des chats » (titre original "Ar kattarins" – traduction de Eric Poury), de Arni Thorarinsson ( Árni Þórarinsson). Cet écrivain nous raconte son petit pays qu'est l'Islande au travers de romans policiers, dont l'enquêteur est Einar (un journaliste). Arni est également journaliste.
En prenant ce livre, je me suis dit qu'il allait être question de chats, mais dans un roman policier ? What else ? Eh bien on en voit peu, mais là n'est pas le principal. Dommage peut-être mais tant mieux car voir des chats impliqués dans une histoire policière  ...
En fait, l'intrigue est celle d'un « suicide assisté par ordinateur », mais que s'est-il passé ? Comment ? Pourquoi ?
Le livre débute par un SMS reçu par Einar – un SMS (avec une faute d'orthographe), disons-le, plutôt salace et c'est parti.
Mais il va y avoir non pas seulement « une » intrigue mais « trois » :
D'abord ces deux jeunes gens qui se suicident ; celui d'une jeune mariée ; l'agression d'un homme devant un bar.
Heureusement que Einar sait garder son calme pour mener les enquêtes dans son Reykjavik si lointain et si froid.
Finalement, on lit une critique sociale mais tout à fait lucide, au sujet de la société mondialisée, le tout agrémenté d'humour noir et de musique rock.
Pour ne pas arranger les choses, Einar est confronté à des manipulations politiques venant perturber la survie de son journal « Journal du soir »  Un directeur qui mène on ne sait quel jeu.
« Je secoue la tête.
- de même que les situations présente et future du parti socialiste ne vous indiffèrent pas. Laissez-moi vous dire une chose : il s'agit d'une lutte de pouvoir, d'une bataille visant à la conquête d'une forteresse et, d'un point de vue déontologique, je trouve très gênant de me retrouver impliqué dans tout ça. «  (p.93). Un enquêteur très calme mais très lucide. Un commissaire de police local hostile. Voilà qui fait un peu beaucoup.
On voit parfois, trois chats (en principe symboles de bonheur et d'ambiance calme…). Il faut reconnaître que leurs apparitions ont tendance à adoucir un peu l'atmosphère et nous détournent du sujet mais Einar veille au grain.
L'auteur a ici un discours profond sur les problèmes de société et ceux de la presse dans son pays mais il le fait tranquillement et efficacement.
Encore un bon livre cet écrivain islandais et tant pis si je n'ai pas lu cette série dans l'ordre puisqu'à chaque fois l'intrigue est différente. Ouf, tant mieux !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          192

critiques presse (1)
Actualitte   05 juin 2019
Encore une fois je ressors complètement « emballé » par un roman de la collection Métailié Noir [...]D'évidence, la matière du roman prend nombre de ses sources dans le quotidien, dans le vécu.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
MARINENKAMARINENKA   30 mars 2020
Le couple m’adresse un signe de la main et se réfugie à l’intérieur de sa voiture. Les trois chats atterrissent en un bond sur le trottoir : un blanc, un noir et un noir et blanc. A chacun sa couleur.
(p.76)
Commenter  J’apprécie          30
MARINENKAMARINENKA   23 mars 2020
Fait
Une journée d’hiver froide et limpide m’attend quand je sors de chez moi. Jonatan bricole sur sa voiture et les trois chats se frottent à la barrière du jardin.
- Ils ont des noms ?
Mon voisin lève les yeux par-dessus le capot, emmitouflé dans son anorak.
- Le blanc s’appelle Hannes, le noir Holmsteinn. Et le noir et blanc ? Devinez…
- Hannes Holmsteinn ?
Jonatan hoche la tête. (...)
- Pas mal. Dites-moi, Jonatan, que vouliez-vous dire l’autre jour quand vous m’avez parlé de l’année du chat ? Vous pensiez à la chanson ?
- Quelle chanson ?
- Eh bien, il en existe une intitulée The Year of the Cat…
(…) Anna dit que l’année du chat est celle de l’insouciance.
Nous échangeons un sourire.
- Devinez quelle était l’année 2008 ,
- Celle de l’effondrement de l’économie ?
- Eh bien, c’était l’année du rat.
(p.193)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
nadiouchkanadiouchka   12 octobre 2016
- Celui-ci comporte un objet en verre, déclare Kristin, un petit paquet enveloppé de papier bleu et argenté entre les mains. Espérons qu’il n’est pas cassé.
Elle secoue doucement le cadeau.
- C’est bizarre, on dirait qu’il y a du liquide à l’intérieur.
Elle regarde la carte fixée au ruban par de l’adhésif.
- Et celui qui nous l’offre n’a pas écrit son nom, ajoute-t-elle.
- Qu'y a-t-il d’écrit, alors ? s’enquiert Heida.
- Tous mes vœux de bonheur. En avant les filles ! (…) C’est quoi, ce truc ?
Nous formons un cercle autour d’elle. Kristin oriente le bocal vers la lumière. Il est rempli d’un liquide jaunâtre dans lequel nage quelque chose qui ressemble à première vue à un cornichon.
Mais ce n’est pas une cucurbitacée. Ne serait-ce pas un doigt ? Ou pourquoi pas un fœtus de quelques semaines ?
(…) La jeune mariée porte sa main à sa bouche pour étouffer un cri. P.22/23
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
namelessnameless   21 mars 2017
- Des pots-de-vin, me dit Asbjörn. Quand les sommes sont aussi élevées, ce ne peut être que des pots-de-vin. Aucun être sain d'esprit ne subventionne quelqu'un à ce point par pure philanthropie ou par idéalisme : il attend nécessairement quelque chose en retour.
Page 140
Commenter  J’apprécie          330
MARINENKAMARINENKA   24 février 2020
Je hoche la tête vers la fenêtre.
- Il suffit de passer devant la maison pour avoir l’eau à la bouche. Vous prévoyez de la cuisine vietnamienne ?
- Oui, mon Anna est excellent cuisinière. Elle est incroyable. Moi, je me contente de faire le ménage.
- Est-ce que vos chats aussi mangent vietnamien ? Dis-je en scrutant les alentours sans les apercevoir.
(...)
- Je leur ai donné du poisson l’autre jour. Ils n’y ont pas touché. Peut-être qu’ils ne l’ont pas trouvé assez épicé. (p.350)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
autres livres classés : littérature islandaiseVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
15761 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre
.. ..