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ISBN : 2843048060
Éditeur : Zulma (05/10/2017)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 60 notes)
Résumé :

Se décrivant lui-même comme un « homme de quarante-neuf ans, divorcé, hétérosexuel, sans envergure, qui n’a pas tenu dans ses bras de corps féminin nu – en tout cas pas délibérément – depuis huit ans et cinq mois », Jónas Ebeneser n’a qu’une passion : restaurer, retaper, réparer. Mais le bricoleur est en crise et la crise est profonde. Et guère de réconfort à attendre des trois Guðrún de sa vie – son ex-femme, sa fille, spécialiste de l’écosystème des océans... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  11 novembre 2017
Jonas Ebeneser, la cinquantaine presque sonnée, abandonné par sa femme, sa fille adulte envolée, sa mère à l'esprit égaré en maison de retraite, l'entreprise vendue, sans amis, à part un voisin spécial, veut tirer sa révérence à la Vie. le problème, c'est qu'il ne sait pas comment s'y prendre, et veut épargner à sa fille l'épreuve de le trouver mort. Il décide donc de partir dans un des pays les plus dangereux du monde, où il pourrait le réaliser plus facilement, si non, plus naturellement......quelle triste histoire, n'est-ce-pas ? Eh bien non, détrompez-vous, c'est profond et très drôle, difficile de lâcher une fois les premières lignes attaquées.
Il adore bricoler et réparer toute sorte de défaillance matérielle; mais arrivera-t-il à rafistoler sa propre vie? Je vous laisse découvrir.....en tout cas il emporte avec lui sa petite caisse d'outils au cas où....pour ce long voyage à sens unique (?)........
À travers le portrait de ce personnage loufoque, Olafsdottir nous fait un état des lieux de notre monde actuel, “faune”, flore confondues; et en changeant les repères, bluffe aussi bien Jonas que nous. C'est malin comme idée, et trés réussie. le fond riche en imagination et la forme simple, composée de petits paragraphes dont la plupart des titres sont des citations, ponctuée de vers de S.Steinner, Hunter Thompson, Leonard Cohen, F.G. Lorca......magnifiques. Si vous aimez la poésie, la littérature nordique et l'humour particulier de cette partie du globe, ce livre est pour vous ! A la fin de l'histoire, une note sublime de l'écrivaine islandaise vous attend, ne la lisez surtout pas en anticipation !
Un coup de coeur !
Ça y est je suis parti.
A la rencontre de moi-même.
De mon dernier jour.
Je dis adieu à tout.
Les crocus sont en fleur.
Je ne laisse rien derrière moi.
Je passe de la lumière perpétuelle aux ténèbres.
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spleen
  13 janvier 2018
Dernier coup de coeur de l'année 2017  avec A A Olafsdottir !
Jonas, 49 ans, divorcé , hétérosexuel , père d'une fille adulte dont il vient d'apprendre qu'il n'est pas le vrai père  et fils d'une mère ancien professeur, obsédée par les guerres mondiales et dont l'esprit a chaviré , donc,  Jonas veut en finir avec cette vie sans saveur ni plaisir mais ne sait pas comment s'y prendre, et se perd en conjonctures et considérations diverses  .
Un sujet pas marrant , pensez-vous , et bien non car il y a beaucoup d'humour , de finesse et une grosse dose  de tendresse de l'écrivain islandaise qui rend ce livre singulier  et très attachant.
Notre homme, pourvu de sa caisse à outils, le bricolage étant son passe-temps préféré , part dans un des pays les plus dangereux au monde, un endroit qui vient de sortir d'une guerre effroyable, pensant que là-bas ce serait plus simple de mourir et pourquoi pas sans même le chercher mais les choses ne vont pas vraiment se dérouler comme il le pensait ...
Je n'en dirai pas plus car il faut garder intact l'effet de surprise du cheminement des pensées et de l'état d'esprit de Jonas ...
Ör, le titre du roman veut dire cicatrice, cela commence avec la cicatrice primitive, celle du cordon ombilical puis se rajoutent les blessures du corps, de l'âme ou de la terre et de la nature . C'est habilement mis en scène par l'écrivain, avec de nombreuses citations servant souvent de titres aux petits paragraphes .
Un grand moment de lecture drôle mais aussi émouvant !
+ Lire la suite
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christinebeausson
  23 janvier 2018
Les livres d'Audur Ava Ólefsdóttir sont toujours comme ça .... une succession de phrases intelligibles mais qui ne se raccordent pas vraiment avec ce qu'il y a eu d'écrit avant ou ce qui sera écrit après !
Déstabilisants peut être, mais quelle puissance dégagent ces phrases à preuve le nombre impressionnant de citations.
Des reflexions si simples mais si justes qui nous sidèrent et parlent à notre intelligence et à nos sentiments.
"Le mot islandais ör signifie cicatrices. Il n'est ni féminin si masculin, mais d'un troisième genre qu'on appelle neutre. Ör est identique au singulier et au pluriel : une ou plusieurs cicatrices. le terme s'applique au corps humain, mais aussi à un pays, ou un paysage."
Ce livre est une démonstration de l'existence de ces cicatrices que nous portons chacun et chacune en nous, à la fois sur nos corps et dans nos âmes.
Le principe d'une cicatrice est que son existence démontre la guérison d'une plaie.
Nos corps, nos âmes, nos pays dévastés porteront certes des cicatrices qui peu à peu s'effaceront et qui nous laisseront le souvenir de ce que nous avons été, de ce que nous avons fait.
Partons avec Jónas découvrir ce pays dévasté mais qui a réussi à lui redonner l'envie de vivre !
Puissons nous chacun voir nos blessures et laissons les devenir des cicatrices ... de belles cicatrices qui nous permettront de vivre !
+ Lire la suite
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traversay
  23 novembre 2017
« Toutes les familles heureuses le sont de la même manière, les familles malheureuses le sont chacune à leur façon. » Ce que Tolstoï disait des familles est également vrai pour n'importe quel individu et, soit dit en passant, le malheur est un bien meilleur matériau pour un roman. Audur Ava Olafsdottir, qui a su séduire le lectorat français dès son premier livre traduit, Rosa Candida, confronte son héros blessé et fatigué, Jonas, à des souffrances bien plus grandes que la sienne, à savoir celles d'un pays dévasté par la guerre. Que Jonas ait décidé d'y passer des "vacances", ou plus exactement de se supprimer là-bas et qu'il ait pensé à emporter sa boite à outils font partie des incongruités du personnage et la romancière islandaise n'a pas son pareil pour nous faire accepter des situations et des comportements a priori peu plausibles dans la réalité. Mais, bien évidemment, cet homme et cette perceuse symbolisent la reconstruction, d'un pays (sa description fait penser à la Bosnie) et de l'être humain qui manie l'outil. Ce qui est toujours étonnant chez Olafsdottir c'est sa façon d'écrire simplement des sentiments on ne peu plus complexes et profonds. Une forme d'humilité, en quelque sorte, qui ne peut que toucher. le point de départ de Ör n'est par ailleurs pas très éloigné de celui d'un autre livre écrit par un célèbre auteur scandinave : Petits suicides entre amis d'Arto Paasilinna. Mais il va sans dire que le développement de ce dernier, loufoque et absurde, n'a absolument rien à voir. Mais dans les deux cas, ce n'est pas parce que leur sujet peut sembler dramatique qu'ils ne réchauffent pas le coeur. Bien au contraire.
Lien : https://cin-phile-m-----tait..
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CelineCDI
  21 janvier 2018
Jonas quitte l'Islande avec sa caisse à outils, bien décidé à en finir avec la vie mais dans un autre pays, un pays qui sort d'une guerre qui l'a laissé exsangue. Installé à l'hôtel, il se lie peu à peu avec les habitants...
Pas le meilleur roman de cette autrice, il me laisse un peu sur ma faim. Il y a certes de très beaux passages, des phrases fulgurantes mais l'action est trop hachée et le fait de ne pas savoir quel est ce pays meurtri m'a un peu gênée (quand j'y pense, c'était un peu pareil dans "Rosa Candida"). J'aime toujours le style d'écriture de l'autrice mais décidément, je n'ai accroché qu'à moitié à celui-là. Un peu déçue...
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critiques presse (3)
LaPresse   01 décembre 2017
L'auteure de Rosa Candida contemple avec poésie et sensibilité la difficulté d'être un homme aujourd'hui, remettant en question la souffrance et le sens du bonheur dans des sociétés où, en théorie, on ne manque de rien d'autre qu'un peu d'amour quelquefois.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Actualitte   27 novembre 2017
Ör est un baume pour les cicatrices difficiles à refermer. Il adoucit les douleurs mais ne les empêche pas. Il console mais ne trompe pas. Laisse le chagrin venir. Intensément vivant.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeJournaldeQuebec   20 novembre 2017
Un roman qui vaut son pesant d’or, l’auteure de Rosa candida nous offrant sur un plateau une autre très belle histoire.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
christinebeaussonchristinebeausson   21 janvier 2018
Sous nos latitudes, les gens se suppriment surtout au printemps. Ils ne supportent pas l'idée que le monde renaisse, que tout puisse repartir de zéro sauf eux.
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christinebeaussonchristinebeausson   20 janvier 2018
On entendra des chants d'oiseaux et le monde sera printanier et sans nuit lorsque je cesserai d'exister. Est ce que je manquerai au monde ? Non. Sera t il pire sans moi ? Non plus. Continuera t il de tourner sans moi ? Oui. Est il meilleur maintenant que lorsque j'ai fait mon entrée ? Non. Qu'ai je fait pour améliorer le monde ? Rien.
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christinebeaussonchristinebeausson   21 janvier 2018
Les gens ont des rêves simples, m'avait dit Svanur. Ne pas tomber sous une balle perdue et rester vivant dans la mémoire de leurs enfants.
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christinebeaussonchristinebeausson   20 janvier 2018
.... il déplie un plan de la ville. Un stylo à bille bleu en main, il trace des croix ça et là en commentant : en ruines, n'existe plus... puis avec un stylo rouge, il ajoute des cercles sur la carte.
Mines, dit il. Ici et ici. Et ici. N'allez pas dans la forêt, ni dans les champs. Évitez les zones à l'abandon. Ne mettez pas un pied ici, ici, ici et ici. N'allez pas là , ni là . Ni là . Ne ramassez pas de champignons.
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christinebeaussonchristinebeausson   20 janvier 2018
La peau est l'organe le plus étendu du corps. Celle d'un homme adulte mesure environ deux mètres carrés et pèse approximativement cinq kilos.
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Vidéo de Auður Ava Olafsdottir
Auður Ava Ólafsdóttir - Lecture par PAGE 112 d'un extrait de L'embellie Zulma, 2012
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