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finitysend
  23 janvier 2014
Un titre superbe , Un feu sur l'abime ....

Ce roman est le prix Hugo 93 et c'est un prix presque totalement mérité car c'est un texte violament réussi ..
Les personnages sont réussis dans le sens où ils sont palpables , il animent le récit et ils façonnent l'univers autant qu'ils sont façonnés par lui .

L'univers est bâtit à l'échelle de la galaxie et il est d'une fine complexité .
Dans cet univers vivent différentes espèces intelligentes qui réagissent de façons interactives ou comme par ricochets sur un mode indirect .
Ces espèces sont à des niveaux de développement différents et tout à fait intégrées ou bien pas intégrés du tout aux ensembles galactiques .

L'auteur postule dans son récit que le centre galactique est dense en civilisation et qui est un terreau et une certaine garantie de pérennité pour les civilisation qui sont nées .
Celles dites périphériques seraient vouées un développement laborieux et menacées d'extinction de par leur isolement .

Cependant ce constat et ce postulat qui semblent validés par l'univers pourraient bien s'avérer ironiquement un inconvénient finalement , du fait d'un élément nouveau et périlleux .

Ce roman fait penser à une partie de billard ..
Une boule s'élance et d'autres se mettent en action selon un schéma imprévisible ...
A marche forcée le lecteur parcourt les années lumières et les contextes astrophysiques en compagnie de personnages hauts en couleur ...

Cet univers est donc d'une exquise densité et de plus comme le dit le titre un feu s'est allumé sur l'abîme .. :
Une forme de vie immatérielle et de nature informatique et artificielle hautement menaçante , dangereuse et agressive se répand et fait peser une menace tangible et variée sur les civilisations qu'elle infecte ...

Dans ce texte : même l'astrophysique est instrumentalisée en problématique géopolitique et en enjeux de civilisation ...
Les contextes sont léchés mais un délicieux sens du détail donne également constamment au lecteur l'impression aiguisée d'être physiquement partie prenante de ces fabuleux environnements ainsi que la conviction solidement étayée d'être emporté par le rythme soutenu des différentes trames narratives ....

Ce roman foisonnant et rythmé est fascinant car il contient des idées qui côtoient souvent ( et longtemps ) le potentiellement délirant , mais le talent de l'auteur démontre brillamment que toutes les idées sont bonnes des lors que l'envergure et l'excellence s'en mêle ...

Cependant une partie significative du roman se déroule parmi des extraterrestres qui sont des chiens qui fonctionnent par paires siamoises , je pense que certains lecteurs pourraient se dire que c'est n'importe quoi . Malgré l'excellence de ce texte je dois dire que j'ai eu beaucoup de mal avec eux personnellement ...

Un grand espace opéra comme on en espère généralement ...
Ps : critique refondue le 23/01/2014 .
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Patlancien
  25 novembre 2022
Amoureux de la science-fiction, je vous souhaite la bienvenue. Allergiques au genre je vous prie de passer votre chemin!!! Ce roman de 800 pages demande beaucoup d'attention au cours des 100 premières. En effet, l'univers vaste de notre ami Vernor Vinge se mérite comme le prix Hugo qu'il a obtenu avec ce livre en 1993. le nombre de races extraterrestres, les distances parcourues, le temps écoulé, la physique et la géographie vingienne, tout est incommensurable chez cet auteur.

Une expédition quasi-humaine tombe sur une découverte extraordinaire aux confins de l'univers : Un programme informatique inconnu dans les archives d'une civilisation disparue. En l'exploitant, elle réveille une intelligence artificielle qui ne pense qu'à conquérir et à détruire toutes les formes de vie. Deux enfants parviennent à s'échapper et emportent avec eux le seul remède possible pour mettre fin à cette perversion tentaculaire qui veut dévorer la galaxie. Ils vont devenir l'enjeu d'une rivalité à l'échelle d'une galaxie…

Le décor est planté et bien planté. L'action se passe sur des planètes exotiques mais aussi à bord d'astronefs. Les batailles sont bien décrites et réalistes. le foisonnement des histoires est impressionnant d'autant plus que les civilisations humaines et non humaines ne sont pas toutes arrivées au même stade de développement (de type médiéval au plus High tech). le choc des cultures est abordé de façon efficace et crédible et Vernor Vinge redonne ici ses lettres de noblesse au Space opera. Grace à cet écrivain, ce genre n'est plus une expression péjorative et retrouve de l'importance grâce au nouveau sens qu'il sait donner à ses aventures épiques et tragiques tout en préservant également le réalisme scientifique.

Les personnages ont aussi une place privilégiée dans «un feu sur l'abime ». C'est eux qui portent le roman de la première à la dernière page. Une galerie d'humains et de non-humains comme on en voit peu. Ceux-ci enrichissent l'histoire par leur force de caractère et l'ampleur de leurs sentiments dramatiques. Ravna, Pham, Coquille bleue et Tige Verte, Pérégrin, Acier, Sculpteur, Vendacious et nos deux enfants humains Johanna et Jefri ont tous un rôle essentiel à nos yeux. C'est grâce à eux que les pages se tournent sans difficultés. L'auteur parvient à nous les faire aimer et à mieux les comprendre. le résultat est impressionnant quand on sait que pour une fois les humains sont peu nombreux, la part belle étant faîte aux extraterrestres.

Un univers qui peut faire peur par sa complexité. Un roman-pavé qui peut effrayer par le nombre de ses pages. On peut en effet être impressionné par un Vernor Vinge, mais grâce à sa prose et son originalité, on arrive à s'approprier l'histoire et bien s'y sentir. La magie opère page après page, au point de ne plus vouloir abandonner la lecture en acceptant d'aller jusqu'à cette fin tant attendue.

Je remercie Babelio et les éditions Robert Laffont pour cette belle découverte que j'ai tenue à raconter en essayant de rien divulgâcher. Ce roman sera suivi en 1999 d'une prémisse « Au tréfonds du ciel » qui recevra lui aussi un prix Hugo en 2000…
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Ambages
  07 octobre 2017
D'accord c'est un pavé mais ça vaut la peine d'entrer, de s'immerger dans le monde de Vernor Vinge.

« Durant des siècles, les érudits avaient débattu pour décider de ce qui différenciait les gens des animaux. » La meute ? « C'était la coordination de pensée entre membres qui faisaient l'intelligence et la supériorité de leur espèce. »

L'auteur développe une idée très plaisante et originale, la possibilité pour un groupe chiens de fusionner mentalement et physiquement pour ne former qu'un être tout en étant capable de se dissocier dans l'espace et de rester interconnecter en respectant une certaine distance. de là émerge des groupes de meutes constituant une société de type féodal dans un environnement semblable à la Terre dans le « Fin Fond » et dans lequel évolue des factions et seigneuries en guerre pour le pouvoir. Cette mixité de corps et d'âmes compliquera la vie pour trouver les traitres. Car des traitrises, il y en a et pas seulement chez les chiens...

Fuyant une menace terrible qui se propage comme la Gale, détruisant des planètes, c'est dans ce contexte que s'échoue un vaisseau en perdition provenant du Domaine de Straumli, responsable de ce cataclysme. A son bord une famille et une cargaison d'enfant en cryosommeil. L'atterrissage se passe relativement bien mais ils sont vite attaqués par une armée de meutes. Les parents décèdent et seuls les deux enfants vont survivre. Toutefois, le frère et la soeur seront séparés, ne sachant ce que l'autre est devenu dans ce monde qu'ils ne comprennent pas, entourés de chiens.

Une expédition est lancée pour sauver cet astronef, constituée d'une bibliothécaire, d'un humain reconstitué et de deux aliens, sorte de plantes qui ns meuvent sur un petit drone à chenilles.

Tout cela paraît fou mais cela tient vraiment la route. Quel plaisir pendant cette lecture ! C'est foisonnant d'aventures dans l'espace, sur la ''terre'', entre vaisseaux galactiques, entre seigneurs médiévaux. C'est captivant parce qu'on s'attache aux personnages (mon préféré reste Pérégrin) qui, tous, ont une humanité profonde (les gentils surtout) et on suit les idées de l'auteur avec facilité. Elles sont brillantes. Ce qui m'a essentiellement marqué reste les explications du développement des meutes, les mutations qu'elles choisissent en fonction des amalgames et leur capacité à progresser au contact de sciences beaucoup plus complexes. Je vois qu'il y a une suite et j'ai hâte de retrouver Amdijefri, Johanna et Pérégrin (et les chiots). Ah...Ravna, que deviens-tu ?
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ibon
  29 juillet 2022
800 pages qui se lisent bien. Si bien que Vernor Vinge, devenu roi des cimes avec ce roman et le prix Hugo, ferait passer n'importe quel autre écrivain du genre pour un besogneux des massifs.

Le point de départ demande un peu de concentration. Une singularité démoniaque, libérée suite à une erreur humaine, a perverti une colonie terrestre nommée le domaine Straumli. Son extension est supraluminique et son pouvoir de destruction met la galaxie en danger. C'est la Gale.

Un vaisseau humain, parti en catastrophe et porteur d'un élément susceptible de contrer l'ennemi, atterrit sur la planète des Dards, des loups qui ont évolué jusqu'à un équivalent médiéval avec châteaux forts, épée, arbalète et cruauté intégrée.

La grande trouvaille réside dans le fait que chaque meute de ces loups a un cerveau collectif et le changement d'un des membres modifie le caractère du groupe.

Et la grande vadrouille commence quand des sauveurs autoproclamés et de divers recoins du système galactique, Ravna, Pham, Coquille bleue et Tige Verte, se lancent à la recherche du vaisseau humain.

Ils sont rassemblés pour sauver la galaxie dont quelques milliards de résidents ont décidé de faire la chasse à la race humaine jugée responsable du fléau. Nous voici donc avec un poule-renard-vipère intersidéral.

Récit parfois haletant et, malgré quelques longueurs, un bon moment de lecture qui dépasse le genre SF pure avec cette image géniale que, comme ces meutes de loups, un humain peut-être plusieurs simultanément.

Idée exploitée par le celui qui répond au doux nom vengeur de Vernor Vinge dont le voyage vaut d'être vu pendant les vacances.
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Lenocherdeslivres
  21 novembre 2022
Les éditions Robert Laffont continuent à toiletter leur catalogue. Gérard Klein ayant demandé à ce qu'aucun nouveau titre ne vienne enrichir cette mythique collection, il s'agit de faire du neuf avec du vieux. Ou de proposer un patrimoine essentiel aux plus jeunes en le mettant au goût du jour. Après la saga de Dune de Frank Herbert et Les Dépossédés d'Ursula K. Le Guin, c'est au tour d'un autre monstre de la fin du XXe siècle de retrouver une nouvelle jeunesse : Un feu sur l'abîme de Vernor Vinge, qui a obtenu, entre autres, le prix Hugo en 1993.

On le sait, à force de lire des romans (et des nouvelles), de regarder des films et des séries, une des caractéristiques de l'humanité qui lui joue souvent des tours, c'est la curiosité. Et au début d'Un feu sur l'abîme, c'est encore la tentation d'un groupe de femmes et d'hommes de jouer à l'apprenti sorcier qui va lancer un mouvement de destruction massive inégalé. Tombés sur un ancien artefact, ils ont réveillé la Gale, une Puissance, un être (?) capable d'agir sur l'esprit, sur la matière. À des degrés incompréhensibles pour nous autres, pauvres humains. Mais les conséquences vont être catastrophique, puisque cette Puissance est bien décidée à régner sur l'univers. Heureusement, quelques rescapés de la mission d'exploration parviennent à s'échapper avec, même s'ils l'ignorent, une chance de vaincre cet ennemi surpuissant. Cependant, le vaisseau qui abrite cette solution miracle s'écrase sur une planète très peuplée, où la civilisation en est restée au stade médiéval. Quant aux habitants, ils sont pour le moins différents de nous. Je n'en dirai pas plus sur eux…

Même si j'ai eu une peu de mal à entrer dans ce roman, tant certains concepts m'ont été un peu difficiles à intégrer au début (la géographie de l'espace et ses spécificités dépasse mes limites très modestes en physique), j'ai vite franchi cette barrière pour entrer pleinement dans cette histoire. Car, comme souvent en SF, une fois les bases posées, cela roule tout seul. Vernor Vinge met en place trois grands axes narratifs : deux survivants de l'accident du vaisseau sur la planète « médiévale ». Deux enfants bien jeunes pour porter un tel poids sur les épaules. D'autant que dès l'arrivée, ils sont séparés et pensent que l'autre a été tué. Les voilà donc isolés sur un monde étranger, entourés de créatures terriblement différentes. le dernier axe est centré autour d'une femme qui va entrer en contact avec l'un des enfants et va tenter, pour de multiples raisons, d'aller le sauver. Et leurs aventures, qui décideront de l'avenir d'une partie de l'univers, sont d'une grande richesse : les plus de six cents pages filent à grande vitesse, malgré la police de taille assez modeste.

Car la force de l'auteur américain est de mêler le sort d'individus et celui de civilisations. On suit de simples femmes et hommes, tout en découvrant la fin de sociétés entières. Comme Liu Cixin dans Les migrants du temps, il manie des distances formidables, des milliards d'individus, des milliers d'années. Mais à la différence de l'écrivain chinois, il sait parfaitement nous impliquer dans le destin de ses personnages (je trouve en effet que Liu Cixin s'en sort mieux avec les grands groupes qu'avec les simples entités). Dans son cas, c'est plutôt le sort des civilisations menacées par la Gale qui semble bien lointain, sans véritable relief. Certains personnages ont beau être émus par leur disparition, de mon côté, cela ne m'a fait ni chaud ni froid.

Par contre, savoir ce qu'il allait advenir de Johanna ou de son petit frère Jefri, de Ravna, la jeune « sauveteuse » ou du presque humain Pham, qui va l'aider mais pas nécessairement pour de bonnes raisons, ça, ça m'importait. Je voulais découvrir comment ils allaient survivre et gérer cette crise phénoménale, comment ils allaient communiquer avec les autres races extraterrestres, les connues comme celles que fréquente Ravna, la nouvelle que Johanna et Jefri découvrent à leur corps défendant. J'ai été impressionné par la solidité de l'univers créé par Vernor Vinge et sa capacité à lui donner vie, à m'y faire pénétrer et à m'y sentir chez moi (à défaut de m'y sentir bien, car la situation est très, très tendue).

J'avais lu, voilà bien longtemps, du Vernor Vinge et cela ne m'avait pas particulièrement marqué. Mais je dois dire qu'Un feu sur l'abîme m'a agréablement surpris, malgré une entame un peu laborieuse. Cette fresque gigantesque menée presque comme un thriller, aidée sans doute par la révision de la traduction, se lit avec un plaisir gourmand.
Lien : https://lenocherdeslivres.wo..
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Fifrildi
  29 novembre 2022
Je tiens tout d'abord à remercier Babelio et les éditions Robert Laffont pour l'envoi de ce livre dans le cadre d'une opération Masse critique.

Malheureusement, je ne suis pas parvenue à aller jusqu'au bout. Dès les premières pages, j'ai eu beaucoup de mal à m'immerger dans l'univers complexe créé par Vernor Vinge. Je ne suis pas parvenue à le visualiser et cela me bloque toujours dans une lecture.

Je ne sais vraiment pas quoi dire. J'avais vraiment beaucoup aimé son autre roman « La captive du temps perdu » et j'étais persuadée que j'allais adorer ce roman.

Je suis quand même curieuse de jeter un oeil à la traduction originale de Guy Abadia de 1994. Elle colle peut-être un peu plus à l'époque où ce roman a été écrit.
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PostTenebrasLire
  21 décembre 2018
Après avoir lu "Dans la toile du temps" de Adrian Tchaikovsky, j'avais encore envie de Space Opera (surprenant non ?)

J'ai passé un très bon moment de dépaysement total

Petit résumé : les Hommes ont réveillé une entité en fouillant une obscure archive. Quelques-uns en réchappent. Elle va les traquer au milieu d'une galaxie habitée par une multitude de civilisations toutes plus étranges les unes que les autres.

On suit quelques humains clefs et extra-terrestres. Ils sont pour nous le lien entre les différentes narrations.
Mais choses très agréables :
- l'humanité est minoritaire au sein des civilisations galactiques
- l'histoire du roman s'insère dans quelque chose de beaucoup plus grand
- une poursuite dans l'espace constitue l'épine dorsale du roman
- un monde baroque fait de "loups" qui forment en meute un être pensant et agissant. Ce monde est très réussi (on y ressent une proximité avec notre moyen-âge, mais ses habitants voient la vie d'une façon bien différente de nous)
. Je fus délicieusement perdu dans un monde galactique si vaste fait de civilisations, de zones dans lesquelles on est englué (on ne peut plus voyager plus vite que la lumière), de puissances ...
- je fus perplexe au début : le roman contient régulièrement des messages sur le réseau partagé par tous. Au début, je ne comprenais rien à ces messages. Mais qui donc sont les émetteurs ? ... Mais j'ai fini par saisir les motivations et points de vue des émetteurs. Ils contribuent à placer la poursuite au coeur d'un monde plus vaste.
- je fus ébahi par les perspectives différentes
- je me questionne encore sur certains concepts (comme l'ascendance ... qui pourrait me l'expliquer ?)
- les personnages sont suffisamment peu nombreux pour suivre le cheminement de chacun.

En bref un space opera livre mondes fascinant et passionnant
Je vais lire "Au tréfonds du ciel" qui se passe 1000 ans avant et surtout avant le contact de l'humanité avec tous ces galactiques.
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HermantM
  13 mai 2014
C'est vraiment un univers... et pas des moindres ! J'adore être amenée à ne pas douter de sa réalité... heureuse d'être embarquée sans réserve, et pour un voyage, c'est un sacré voyage ! Une des grandes forces de l'auteur, c'est de donner le vertige de conceptions surhumaines (dépassant notre intelligence d'homo sapiens limité, n'est-ce pas ? ) tout en maintenant les désirs et les émotions d'individus, qu'ils soient humains ou non, avec une bonne facilité d'identification. le parallèle du drame d'un niveau de space-opéra avec la planète primitive aux moeurs médiévales ne fait que renforcer l'intérêt du récit et, au contraire de Finitysend, j'ai trouvé assez génial d'avoir inventé la conception d'une intelligence sous forme de meute : j'ai y ai adhéré totalement, jusqu'à regarder depuis mes chiens d'une autre façon... ;-)
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Z3D
  12 août 2014
Ce livre est vraiment bon, beaucoup d'inventivités, un monde crédible et original mais malheureusement je ne peux lui mettre plus de 3 étoiles. Comme je lui reconnais beaucoup de qualités, je ne peux lui mettre moins non plus même si ma lecture fut très laborieuse.
J'ignore si la lecture en VO en fut la cause mais j'ai eu énormément de mal à pénétrer dans cette univers fait de Lenteurs, d'espèces transcendantes et de lois physiques très originale. Je pense surtout que trop d'originalité (ou d'étrangeté) crée une distance avec certains lecteurs (pourtant je suis fan de space opera).

J'ai du mal à adhérer à une histoire où les personnages me sont totalement étrangers. Or ce fut le cas pour les 3/4 des personnages de ce romans. Les humains sont quelconques et les nouvelles espèces sont trop étranges pour s'identifier. du coup, j'ai traversé ce livre en tant que spectateur sans être acteur et sans vraiment me soucier de la suite des évènements!
Donc pour conclure, beaucoup d'idées intéressantes mais trop froid pour y adhérer complétement!
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NoniNomNom
  06 décembre 2013
Besoin d'évasion ? de grands espaces ? D'aventure ? Pas besoin d'acheter un billet d'avion, il suffit de se plonger dans Un feu sur l'abîme. Pourquoi ? Car il s'agit d'un tout grand livre de science fiction. Grand, il l'est d'abord par sa longueur. En effet, on peut légitiment ressentir une légère hésitation au moment de se lancer dans une telle brique. Pourtant, c'est parfois le prix à payer pour un roman épique, intelligent et vertigineux.

Je m'explique. le terrain de jeu de Vernor Vinge à travers ce bouquin n'est rien d'autre que notre galaxie. Classique, pour un space opera ? Oui, mais c'est oublier qu'un tel genre autorise toutes les idées farfelues. Et des idées, l'auteur n'en manque pas. Pour commencer, il fait très fort en concoctant pour notre Voie Lactée des lois de la physique bien à elle. Fantaisiste ? Bien sûr ! Et c'est tant mieux, car cela a un réel impact sur l'histoire. Une galaxie dans laquelle la localisation influe directement sur la vitesse de déplacement des objets et des données, c'est une excellente idée. Surtout si la narration est suffisamment bien maîtrisée pour permettre d'assimiler progressivement son fonctionnement.

Un bon roman, c'est aussi de bons personnages. Il y en a de toutes sortes, dans Un feu sur l'abîme. D'une part des êtres humains comme vous et moi, d'autre part des espèces tout à fait exotiques et inhumaines (au sens strict du terme). le lecteur a tout le temps d'apprendre à les connaître, à les apprécier, ou à les haïr. Toutes ces bestioles se débattent à travers deux intrigues distinctes quoiqu'intimement liées. L'histoire générale, grosso modo, ressemble à ceci : une entité absurdement puissante et gigantesque menace des milliers de civilisations, la faute à une expédition humaine (les sots, ne faites pas confiance à ces gens-là) bêtement tombée dans un piège. Heureusement, avant qu'il ne se referme, quelques survivants arrivent à fuir et à atterrir sur une petite planète difficilement accessible, médiévale, et ignorante de l'immense réseau qui connecte la galaxie. Toutefois, conscients de ce qu'ils ont déclenché, les fuyards emportent avec eux un éventuel remède à la catastrophe, ce qui ne servirait à rien s'il n'y avait pas une jeune humaine, très loin de là, pour avoir vent de cette rumeur et se retrouver embarquée dans une épopée presque désespérée.

Au-delà de l'histoire, qui se déroule donc sur deux échelles radicalement différentes (celle de la galaxie d'une part, celle d'une petite région sur une humble planète d'autre part), je retiens surtout de ce roman les nombreuses idées de génie qui le parsèment. Parmi elles, je note par exemple l'omniprésence du thème du réseau et l'utilisation parfois étonnante qui en est faite. Alors qu'à l'époque de parution de ce livre, en 1992, le web n'en était qu'à ses balbutiements, on dirait bien que Vernor Vinge avait déjà compris l'aspect capital qu'Internet acquerrait dans un avenir proche. Sur ce point, j'oserais presque le mot visionnaire. Enfin, comme pour la division de la galaxie en zones disparates, l'idée du réseau n'est pas simplement là pour faire joli mais s'intègre sans problème aux intrigues.

De grandes idées, une grande histoire, une grande maîtrise : voilà pourquoi Un feu sur l'abîme me semble être un grand roman de science-fiction, compagnon idéal de la morne monotonie de nos vies de rampants.
Lien : http://nonivuniconnu.be/?p=1..
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