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ISBN : 2843441439
Éditeur : Le Bélial' (11/02/2016)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 85 notes)
Résumé :
Non, vraiment, la vie de Dixie Mae n’a pas toujours été rose… Mais grâce à LotsaTech, et au boulot qu’elle vient de décrocher au service clients de ce géant high-tech, les choses vont changer. Telle était du moins sa conviction jusqu’à ce que lui parvienne l’email d’un mystérieux expéditeur, message qui contient quantité de détails intimes liés à son enfance et connus d’elle seule… Dixie Mae, telle Alice, devra passer de l’autre côté du miroir et payer le prix de la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
BazaR
  13 juin 2017
Aaah, retrouver Vernor Vinge !!
J'ai tellement aimé ses romans space-opera intelligents et foisonnants ; j'ai tellement adoré sont roman de voyage dans le temps mâtiné de policier. Je rêvais d'en lire encore alors qu'il y a si peu de matière. Et voilà que paraît cette novella dans la jeune collection « Une Heure Lumière » des éditions la Bélial'. Il était inévitable que je croise son chemin.
Et pourtant au tout début j'ai cru que cela n'allait pas m'emballer, avec cette jeune Dixie qui a les crocs et vient de mettre le pied à l'étrier dans le service client d'une grosse boîte de haute technologie. Plutôt consciencieuse mais colérique la nana. Pire, elle est affublée d'un collègue relou, Victor, franchement agaçant (ce qui explique en partie la colère de Dixie). Bref je n'ai pas trop accroché aux persos.
Mais dès que l'intrigue démarre - quand Dixie reçoit un mail de demande de support qui contient en filigrane des infos sur des passages de sa vie que personne ne peut connaître - ça passe au second plan. Colérique oui, mais associé à une sacrée ténacité ; le mélange lui permet d'oser mener l'enquête pour découvrir le petit malin qui a envoyé ce mail… et au passage lui casser la gueule. Son enquête la mènera à se faire une idée assez précise de la véritable nature de l'endroit où elle se trouve et de ce que cela implique sur sa propre nature.
C'est très accrocheur. Selon le background de culture populaire du lecteur, celui-ci pourra soit s'extasier devant la vérité dévoilée, soit deviner ce qui l'attend et accompagner Dixie dans sa découverte pour vérifier s'il avait raison. J'ai été dans le second cas assez rapidement. Des flashs ciblés sur les films Memento, Matrix et Un jour sans fin ou la série Westworld m'ont bien guidé. Mais cela n'a pas atténué le plaisir qui se situe autant dans le chemin parcouru que dans sa finalité. La novella est composée de plusieurs tableaux successifs peints chacun dans un endroit différent. le mouvement accompagne l'accroissement de la compréhension des héros. Je dis « des » car Dixie se fait accompagner de Victor (la pauvre) et surtout de la géniale Ellen(s) rencontrée(s) plus tard. Vernor Vinge étant un scientifique, la physique et la science informatique participent au récit comme des personnages. Au-delà de l'histoire, on peut y voir un avertissement sur une utilisation éthiquement très discutable d'un progrès qui ne semble pas tellement hors de portée ; quelque chose qui ressemble à ce que la série Black Mirrors propose.
Je remercie l'autre Dixie, celle de Babelio, d'avoir pioché ce récit dans ma PAL. Mais je me demande… est-ce vraiment une coïncidence ? Ne serait-ce pas là un nouvel appel au secours de la part de la Dixie de l'histoire incarnée en membre de Babelio pour avertir le monde de ce qui se trame à son insu ?
Devrais-je avertir les autorités et la presse ?
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Dionysos89
  12 février 2020
Il fait toujours bon rattraper son retard dans les ouvrages de la collection Une Heure-Lumière proposés par les éditions du Bélial' ; ici, avec Cookie Monster, de Vernor Vinge, on se plonge dans un cauchemar au sein de la Silicon Valley prête à tous les dépassements.
Des geeks à la Silicon Valley
Los Angeles et sa profusion de géants de la haute-technologie font rêver bien des jeunes gens et ce fut le cas de Dixie qui réussit à se faire embaucher dans un des services de communication de ces multinationales interchangeables. Là, après une formation express et un contrôle des salariés grâce aux technologies de la communication, on emploie de jeunes précaires prêts à tout pour gagner un maigre salaire après des heures passées dans leur nouvelle entreprise. Tout irait donc parfaitement si Dixie ne recevait pas un mail étrange impliquant sa vie privée. Qui peut donc avoir accès à des informations aussi personnelles ? Sa quête de vérité débute tout simplement par la recherche de cet expéditeur anonyme et se fraye un chemin dans les méandres de ce campus qui abrite LotsaTech et ses filiales diverses. À chaque nouvelle découverte, d'autres employés hébergés sur le campus rejoignent son groupe d'infortunés, jeunes informaticiens à la recherche d'un emploi stable : elle n'est pas seule à chercher en quoi consiste le travail qu'on leur demande de faire.
Un récit transhumaniste dérangeant
À l'image de cette entreprise multinationale qui l'embauche et qui se la joue « start-up », le monde de l'entreprise proposé à Dixie est froid, calculateur et oppressant. L'environnement de travail est du genre stressant, puisqu'on a tendance à s'épier constamment, que ce soit voulu ou non. L'auteur met plutôt bien scène cette ambiance où les humains ne sont que des rouages qu'il faut faire fonctionner de la manière la plus efficace possible, logique capitaliste oblige. L'atmosphère est d'autant plus oppressante à partir du moment où l'héroïne recherche l'origine de son problème. le vocabulaire de type « hard science » est régulier mais abordable ; cela aide à se mettre dans l'esprit de l'héroïne et de ses comparses : immergés dans leur monde de technologie, se rendent-ils compte de ce à quoi ils participent ? Avec cette intrigue qui va chercher de plus en plus loin l'origine du problème, Vernor Vinge peint une description glaçante des multinationales qui lorgnent allègrement sur le transhumanisme, non pas pour le bien du genre humain, mais pour le profit de quelques-uns.
Cookie Monster est donc une novella très bien calibrée, faite pour nous retourner un brin le cerveau, ça marche plutôt bien en allant chercher (très) loin la perversité de certains usages de la science : un très bel exemple de ce que peut offrir la collection Une Heure-Lumière !
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Josephine2
  04 mai 2016
Dixie MAE commence sa première journée chez LotsaTech, société à la pointe de la technologie, un premier emploi vraiment intéressant au niveau salaire.
Son collègue, Victor, reçoit un mèl, délivrant des informations concernant Dixie, qu'elle seule connaît et qu'elle n'a jamais divulguées.
Avec Victor, ils vont se lancer à « la chasse » à l'expéditeur de ce mèl et s'apercevoir qu'il y a des incohérences de date, d'heure et d'année par rapport à leurs collègues qu'ils rencontreront lors de leurs recherches.
Mais que sont-ils vraiment, que cache LotsaTech et qui est à la tête de cette société ? Si vous voulez le savoir, vous n'avez plus qu'à vous plonger dans ce livre.
Je mettrai 2,5 étoiles pour l'écriture et 3,5 pour l'histoire, car je me suis un peu perdue dans les termes techniques d'Internet. Je sais, je sais, je suis de la vieille école, ringarde, mais bon, il faut connaître un peu le vocabulaire technique d'Internet pour apprécier vraiment cette histoire.
En tout cas, un grand merci à Babelio et aux éditions le Bélial, de m'avoir permis de découvrir cet auteur lors de la dernière masse critique, qui fera un heureux dans mon entourage.
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Apophis
  11 février 2016
Dixie Mae a le sentiment qu'elle n'est plus au Kansas
- Un mot sur le format et la collection
Cette histoire est ce que les américains appellent une novella (en France, nous employons plus volontiers le terme de « roman court »), c'est-à-dire un texte dont le nombre de pages / mots est situé entre ceux d'une nouvelle et d'un roman. C'est le troisième sorti dans une nouvelle collection, Une heure-lumière, créée par le Belial' et tout spécialement dédiée à ce format intermédiaire, ainsi qu'à la publication de textes primés (Hugo, Nebula) mais jusqu'ici inédits. Personnellement, je salue cette initiative : des textes de qualité, inédits, une édition soignée, de grands auteurs, un prix attractif, que demande le peuple ?
- Intrigue, thèmes, angle d'approche, difficulté de lecture
Première précision : c'est de la Hard-SF, avec une perspective transhumaniste. Si vous connaissez l'homme et son oeuvre, cela ne vous étonnera pas de la part de Vinge. Si vous ne le connaissez pas, pensez à un écrivain au moins aussi visionnaire qu'Egan, mais considérablement plus accessible. Car oui, le terme « Hard SF » fait peur à certains, ils imaginent forcément qu'en terme de vocabulaire ou de concepts, ça va être ardu à suivre ou à comprendre. Je rassure tout de suite cette catégorie de lectrices et de lecteurs, ce n'est nullement le cas ici. Oui, il y a quelques termes un peu techniques, mais l'histoire de Vernor Vinge est complètement compréhensible par tous.
L'intrigue suit Dixie Mae, une jeune femme qui a un peu tendance à voir rouge sur les bords et qui, alors qu'elle commence un nouvel emploi dans le service clients du nouveau géant informatique US (celui qui a mangé tout cru Microsoft et IBM), reçoit un message qui, outre son formatage étrange et inhabituel, lui donne des détails secrets qu'elle seule connaît, ainsi qu'un indice pour retrouver son expéditeur. Piquée au vif, elle se met alors à mener son enquête lors de sa pause déjeuner, accompagnée de son irritant collègue, Victor.
Commence alors un jeu de piste et une véritable enquête « policière », très bien rythmée, avec une grande maîtrise de la chronologie des révélations. Les personnages, malgré le format court du texte, sont assez solidement campés, et le lecteur est vite happé par le suspense et l'envie de savoir de quoi il retourne.
Il est difficile d'en raconter trop sans vous gâcher le plaisir de la découverte. Je dirais juste qu'outre cet aspect jeu de piste / enquête, il y a aussi un net aspect Alice au pays des merveilles / Magicien d'Oz. Je vais éviter de parler de la thématique centrale, mais disons juste qu'elle est dans la même veine qu'un texte d'Egan (je vais éviter de dire lequel pour ne pas spoiler), mais en beaucoup, beaucoup plus réussi. La fin est très ouverte, et je trouve dommage que ce roman court, paru en 2003 et titulaire du Hugo (format Novella) en 2004, n'ait pas été développé en roman de plein droit.
- En conclusion
Avec Vernor Vinge, on a l'habitude d'une vision du futur, proche ou lointain, d'une ampleur, d'une originalité et d'une justesse époustouflantes autant que visionnaires. Avec ce texte, il se surpasse, et se paie le luxe de battre Egan (qui a sorti un texte sur le même thème quelques années plus tard) sur son propre terrain. Bref, voilà un excellent choix de texte fait par les responsables de la nouvelle collection « Une heure-lumière », qu'on félicitera donc, ainsi que Jean-Daniel Brèque, qui signe, comme à chaque fois, un travail de traduction impeccable.
Lien : https://lecultedapophis.word..
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Igguk
  15 février 2016
La deuxième rafale des p'tits bouquins « Une heure lumière » chez le bélial' nous est arrivée, et toujours pour faire dans l'ordre j'ai attaqué Cookie Monster de Vernor Vinge. En bon inculte qui se respecte, je connais pas cet auteur mais son abonnement aux prix Hugo doit pouvoir témoigner de la qualité de ses écrits. Vérifions ça.
Plus court que ses prédécesseurs (une centaine de pages), Cookie Monster nous raconte l'histoire de Dixie Mae, jeune femme toute contente de démarrer son nouveau travail au service clients de la société LotsaTech. C'est son premier jour et elle est bien déterminée à se donner à fond, malgré le caractère bien lourd de son voisin de box Victor. Tout se passe plutôt pas mal jusqu'à ce que ce dernier l'appelle pour venir voir un truc : il a reçu sur son poste un mail mystérieux qui semble un peu trop bien informé sur Dixie Mae. Notre jeune employée sera bien décidée à découvrir ce qui se cache derrière cette mauvaise farce, mais n'a certainement aucune idée de la portée de ses prochaines découvertes.
Il serait dommage de trop en dévoiler sur Cookie Monster tant la plongée progressive dans ses méandres est surprenante. Dixie Mae et Victor vont, en partant de ce simple mail mystérieux, suivre le fil de leur raisonnement et se balader à travers le campus de LotsaTech et découvrir ce qui se cache vraiment derrière leur employeur. Difficile d'aller plus loin sans en gâcher la découverte, sachez simplement qu'on va aller vers un délire sur la science qui vous retournera bien le ciboulot.
Vernor Vinge part dans des concepts assez pointus mais arrive à en rendre la substance compréhensible pour le commun des mortels par le regard de Dixie Mae. Comme nous, elle est spectatrice de pas mal de discussions où d'autres personnages évoqueront des trucs bien perchés. On comprend pas tout, elle non plus, mais c'est pas vraiment un soucis parce qu'on pigera malgré tout l'important. Les mecs pointus en sciences théoriques auront sûrement des orgasmes intellectuels en lisant des trucs comme « condensat de Bose-Einstein ». Les gens normaux passeront par-dessus avec un élégant salto pour retomber sur leurs pattes deux lignes plus loin.
Mais ça ne dérange pas vraiment, parce qu'on est scié par le principe complexe mais bien amené de cette histoire. Je me suis parfois senti un peu largué, avant de reprendre le fil du truc un paragraphe plus loin, et là je ne pouvais que saluer la maîtrise du monsieur. L'auteur nous présente une descente vers une vérité hallucinante avec quelques clins d'oeil au magicien d'Oz pour la métaphore. Je regrette quand même le rôle de plus en plus passif de notre héroïne qui restera sur le côté pour laisser le devant de la scène aux autres personnages, ceux qui savent à peu près de quoi ils parlent.
Oui parce qu'en lisant Cookie Monster, on a parfois l'impression d'assister à une discussion de savants fous qui partent complètement en délire sur une théorie, du coup le côté « sciences de pointe » qu'ont certains dialogues peut apparaitre superflu et nous fait sortir des personnages. On aurait pu raconter exactement la même histoire de manière plus digeste mais on sent que Vinge aime bien se prendre la tête sur ses concepts pour les explorer à fond, ce qui pourra en rebuter certains, et en ravir d'autres. C'est de la Hard-SF, en somme…
Cookie Monster étonne par son propos très malin et cohérent. Dommage qu'il parte un peu loin dans les explications perchées, lui donnant un côté « discussion scientifique » qui prend le pas sur la fiction pure. Pourtant, difficile de ne pas recommander ce petit bouquin, rien que pour l'intelligence de son propos.
Lien : http://ours-inculte.fr/cooki..
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critiques presse (1)
eMaginarock   22 octobre 2019
Il s’agit d’une histoire atypique avec un scénario surprenant et une atmosphère générale pour le moins réussie. [...] Vernor Vinge possède une écriture simple et fluide à lire sans pour autant oublier le style. Pas de longueur dans le texte, pas de paraphrase inutile, bref pas de pause pour le lecteur.
Lire la critique sur le site : eMaginarock
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Josephine2Josephine2   03 mai 2016
Page 11
Dixie Mae n’avait jamais travaillé dans un service client ; jusqu’à ce qu’elle passe le teste du Pr Reich, la semaine précédente, son job le mieux payé avait consisté à faire griller des hamburgers. Bien sûr, comme tout un chacun, elle avait souvent été la victime des services clients. Elle achetait un livre neuf, ou une jolie robe, et celle-ci était trop petite, et le dos de celui-là se cassait ; lorsqu’elle contactait le service client, on ne répondait pas à sa requête sauf avec des phrases préenregistrées, ou alors on cherchait à lui vendre un autre truc – quand bien même la pub affirmait que la priorité de la boîte était d’aider ses clients.

LotsaTech semblait résolue à changer tout cela. Ses patrons avaient compris que pour venir en aide à une clientèle humaine, mieux valait un personnel humain. Aussi embauchaient-ils des centaines et des centaines de personnes comme Dixie Mae.
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BazaRBazaR   08 juin 2017
En vingt-quatre ans d'existence, Dixie Mae s'était souvent demandé s'il existait rage plus intense que la brume écarlate qui lui apparaissait lorsqu'elle cassait des choses. Jusqu'à aujourd'hui, elle ne l'avait jamais su. Mais, oui, il existait bien quelque chose qui transcendait la rage de berserker. Elle ne balaya pas le terminal de la table, elle ne cassa la gueule à personne. Elle resta avachie un instant, se sentit complètement vidée.
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FungiLuminiFungiLumini   21 décembre 2017
Il y a pas mal de choses qu’on peut déduire… une fois acceptée la prémisse délirante de la chose.
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FungiLuminiFungiLumini   21 décembre 2017
" Nous avons eu six jours de formation et une première journée de boulot. Nous étions si enthousiastes. Tu as raison, Ellen, on se défonce le premier jour! " Pauvre Ulysse, pauvre de moi, on croyait qu’on allait faire quelque chose de notre vie.
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FungiLuminiFungiLumini   21 décembre 2017
Dixie Mae avait grandi à Tarzana. Par temps clair, on y voyait les montagnes de Santa Monica disparaître dans le lointain embrumé. Elles lui semblaient hors d’atteinte, comme un royaume de conte de fées. Et voilà qu’elle y travaillait.
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