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Patrick Dusoulier (Traducteur)
EAN : 9782221108468
480 pages
Robert Laffont (21/06/2007)
3.6/5   86 notes
Résumé :
Au milieu du XXIe siècle, la cybersphère a envahi l'univers. Le virtuel a subverti le réel. La Singularité est proche, ce bouleversement de l'Histoire humaine, issu de la convergence entre informatique et nanotechnologie. Grâce à ses vêtinfs, ses lentilles de contact, chacun communique avec le monde entier, peut se déplacer sous forme d'avatar à l'autre bout du monde ou en recevoir informations et images. Le meilleur des mondes, ou presque. Et un monde dangereux. Ro... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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jmb33320
  12 décembre 2019
Californie, région de San Diego, quelque part au milieu du 21ème siècle. le faux semblant règne : des couches virtuelles sont plaquées sur la réalité. Ces ajouts sont visibles par chacun, à condition de savoir maîtriser les innovations techniques qui permettent de les afficher.
C'est ce qui manque à Robert Gu, autrefois poète célèbre. Il faut dire qu'il est rescapé d'un Alzheimer qui l'a mené aux portes de la mort : des traitements médicaux innovants ont miraculeusement réussi et lui donnent une seconde chance.
Les menaces terroristes se sont mondialisées. Elles prennent des formes virales redoutables. Robert sera involontairement au coeur d'un complot de cette nature. Son fils, sa belle-fille et sa petite fille y sont également mêlés. Il devra donc s'adapter, à marche forcée, à cette nouvelle société.
Il y a beaucoup de souffle dans ce long roman (prix Hugo 2007) mais je ne suis parvenu à la dernière page qu'avec beaucoup de difficulté. Il faut dire que les personnages ont tous des avatars multiples et variés, ce qui ne facilite pas la compréhension de l'intrigue.
Je n'ai jamais joué à ce jeu virtuel Pokémon qui a fait des ravages il y a quelque temps, mais avec cette lecture je me suis vraiment senti égaré dans un univers comparable. Avec un peu de « Qui veut la peau de Roger Rabbit ? » en prime, tant le nonsense est présent. Un des personnages les plus manipulateurs se nomme d'ailleurs « Lapin ».
C'est en ce qui me concerne une déception. J'avais été impressionné par « Au tréfonds du ciel » et j'attendais donc autre chose. Dans un registre proche j'ai été beaucoup plus convaincu par le dernier roman d'Alain Damasio, « Les Furtifs ».
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CardShark
  30 mars 2015
Il est facile d'encenser un titre aimé. S'attaquer à un livre qui m'a déplu, c'est une mission qui relève d'une toute autre paire de manches.
Faut trouver quelque chose dans mes cordes. Spin ? Ouais pourquoi pas, j'ai pas aimé, mais je me rend compte que c'est surtout une affaire de gouts personnels. Rainbows End ? Ah pas mal, c'était objectivement mauvais. Comment ce bouquin a pu avoir le Hugo ? Y'avait qui comme nominé en 2007 au Hugo ? Les Dragons de sa Majesté, Glasshouse, Eifelheim et Vision Aveugle.
Vision Aveugle.
Ce... truc... a eu le Hugo l'année où Vision Aveugle était nominé ?! Mon livre fétiche ? L'auteur dont je rebat les oreilles de tout le monde ad nauseam ? Inadmissible. Scandale ! JUSTICE POUR PETER WATTS !
Okay, Rainbows End, c'est entre toi et moi maintenant. Sans aucune mauvaise foi excessive, promis.
Petit aparté sur le courant cyberpunk (post-cyberpunk peut-être?) dont le livre se réclame. le cyberpunk, c'était l'un des courants phares de la SF "sérieuse" des années 80, emmené par les poids-lourds du genre William Gibson et Bruce Sterling (et Vinge dans une moindre mesure). C'était la seule et unique littérature explorant le futur, ses technologies, ses conséquence morales. Mais ça, c'était dans les années 80. J'ai plus besoin d'ouvrir un bouquin d'anticipation pour en entendre parler. Déjà en 2007 (et a plus forte raison aujourd'hui en 2015, si jamais un bouquin osait encore se targuer du courant cyberpunk), le cyberpunk, c'est le monde dans lequel on vit chaque jour. Intelligences artificielles, génétique, connexion 24h/24, réalité augmentée, hacking, univers virtuels, ingénierie sociale, baisse du niveau de vie, thèmes Orwelliens à base de mégacorporations, obsolescence de l'état-nation et émergence de nouveaux acteurs mondiaux, etc... Tous les thèmes du cyberpunk que ces auteurs entrapercevaient et étudiaient à l'époque, vous pouvez les trouver dans le 20 Minutes chaque matin quand vous prenez le métro. Ce sont aujourd'hui des sujets de société des plus communs. C'est trop tard pour les explorer dans un livre d'anticipation (et je ne pense pas qu'un seul auteur soit aujourd'hui en mesure d'émettre la moindre prédiction vaguement fondée sur notre société et les technologies qui envahiront nos vies dans vingt ou trente ans). le fait que Gibson et Sterling aient tous les deux laissé tomber le cyberpunk et fassent des romans qualifiés de mainstream est un signe qui ne trompe pas.
Rainbows End, sans pour autant manquer d'idées (je crois qu'il évoque absolument tous les sujets que j'ai listé au dessus), place et explore en 2025 des phénomènes et problématiques vieilles de trente ans et qui, au moment de sa parution commençaient déjà depuis des années à sortir des labos. Comme si il restait, même pour Vinge, quelque chose à en dire. Venant du mec qui a vulgarisé en 1993 le concept de Singularité dans son essai The Coming Technological Singularity: How to Survive in the Post-Human Era, c'est sacrément décevant.
A titre d'exemple pour illustrer à quel point Vinge est à coté de ses godasses, l'une des intrigues secondaires, aussi nombreuses qu'inutiles et nuisant au rythme de l'ensemble, évoque une firme-qui-n'est-pas-Google qui met en place un système de scannage de livre nécessitant la destruction du livre en question (nonobstant la débilité profonde du concept, et le fait que les système de numérisation a très hautes vitesse étaient en développement, on a atteint 3000 images par seconde en 2009). C'est aaaaaaafffreux, on entend les petits cris de souffrance de ces innocents êtres de papier réduits en charpie, la culture qu'on assassine, tous ces trucs là. Opinion qui a quand même en moins de dix ans pris pas mal de plomb dans l'aile, dans le joyeux monde dématérialisé aux millions de titres déjà disponibles en ligne dans lequel on déambule chaque jour, la valeur émotive du livre-papier risque de faire hausser un sourcil à plus d'un aficionado de Kobo. le fait qu'au moment de l'écriture du livre les auteurs américains était en conflit avec Google sur la question de la numérisation des oeuvres et de leur rémunération, n'a sans doute absolument rien à voir avec l'inclusion au chausse-pied de cet élément sans aucun rapport avec l'intrigue principale du livre.
Vernor, t'as juste pas fait tes devoirs. Manque de crédibilité, inconsistances à foison, courte-vue, tout est bancal dans cet univers.
Rainbows End est donc un bouquin qui se plante complètement sur les thèmes qu'il explore. Mais ça peut rester un bouquin sympa à lire, non ? C'est Vinge, quand même ! Un Feu sur L'Abime, Au Tréfonds du Ciel ! de la classe et de la grandeur épique !
Eh bien non. A se demander si c'est le même auteur.
On suit les aventures (le mot est fort) de Robert Gu, grand poète cacochyme à la gloire passée (Vernor, tu parles de toi c'est ça ?) nouvellement soigné de son Alzheimer, pas obligé mais quand même fortement encouragé de retourner à l'école pour apprendre à se servir de toute ces technologies aussi formidables que déroutantes qui sont devenues courantes pendant que papy était dans le cirage. On lui a soigné son Alzheimer, mais il est bien connu que les vieux, ça a les capacités cognitives d'une moule de bouchot en matière d'auto-apprentissage, et que c'est incurable. Et si à quatre-vingt dix balais tu sais pas envoyer un neuro-SMS, t'es bon pour retourner user tes fonds de culottes à passer un Master 2 en Technologies de l'Information. Ce monde et ce système universitaire sont sans queue ni tête, mais, à moins de vouloir refermer le bouquin à la page 2, admettons.
Il y'a une crise mondiale majeure en cours qui permettrait à certaines personnes louches d'avoir accès à des technologies de contrôle des populations particulièrement puissantes, et trois membres de la communauté du renseignement, de loin les trois personnages les plus intéressants du livre, au coeur de l'action, qui se battent pour arrêter le désastre. C'est intéressant, prometteur, la menace est réelle et ça pourrait faire un techno-thriller du tonnerre. Mais non, Vinge préfère se concentrer, dans une prose scolaire et sans le moindre souffle, à des années lumières de ce dont il est capable, sur le sujet de "Grand-Père Wu gère sa famille dysfonctionnelle, apprend à se servir de ses Google Glasses et valide son module d'Art Numérique".
Accompagné de ses camarades universitaires du troisième âge, et de Juan et Miri, duo têtes à claques et clichés juvéniles, Robert ne bénéficie que d'un rôle de second ordre incroyablement périphérique dans cette intrigue, aux risques et aux enjeux à peine dignes d'un spin-off gériatrique du Club des Cinq, sommairement téléguidé sans broncher depuis les coulisses par les acteurs qui comptent vraiment, sans visibilité globale ni la moindre capacité de décision ou d'influer sur le déroulement des évènements. C'est difficile d'en vouloir à Robert tant les espions qui oeuvrent derrière le rideau agissent eux-mêmes en dépit du bon sens le plus élémentaire. Un maitre-espion au projet ultra-secret qu'il essaie de cacher à ses collaborateurs qui n'ont aucune raison particulière de le soupçonner, lance une investigation sur le laboratoire ou le projet est développé, outsource l'enquête à un prestataire sur lequel il n'a pas de contrôle, et exécute un plan ridiculement compliqués impliquant des milliers de participants, avec au milieu de ça une bande d'étudiants nonagénaires comme point individuel de défaillance. Vraiment ?
Les actions des personnages, à l'égard de leur caractère oscillant du pathétique au prétentieux, du génial au pathologiquement débile d'une page à la suivante n'ont pas plus de logique que le monde dans lequel ils évoluent pour un résultat aussi irritant qu'incompréhensible, et Vinge donne quand même sacrément l'impression de pas avoir envie de se fatiguer à donner un peu de sens à tout ça ou d'expliquer quoi que ce soit.
Des thèmes obsolètes, aucune réflexion novatrice, pas de prose de qualité, ni d'histoire engageante, et aucun personnage attachant. Il n'y a en réalité aucune bonne raison pour que ce livre existe. La seule raison pour laquelle Rainbows End a une étoile, c'est que si j'en avais laissé zéro vous auriez pu croire que je l'ai pas noté. Un prix Hugo totalement immérité.


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pdefreminville
  24 janvier 2021
Voici un livre bien singulier, mais je l'ai cherché, et bien trouvé !
Etant relativement récent, tout le côté "cyber" (je n'aime pas ajouter "punk" car pour moi c'est autre chose) n'est pas dépassé et ce livre peut encore se lire aujourd'hui.
Un livre est parfois une réalité augmentée, puisqu'il nous offre un prisme pour voir la vie. Celui-ci est totalement imaginaire mais pourrait être une porte d'entrée (anticipation) sur le monde de demain.

Digression :
L'inévitable préface de Gérard Klein dans une nouvelle variante nous rappelle que le grand homme qu'il est ne croit pas du tout à l'émergence - un jour - de la conscience au sein des Intelligences Artificielles (IA). C'est oublier que l'humanité a encore des siècles devant elle, à moins qu'elle ne s'éteigne avant d'avoir vu les machines la supplanter. Sur un plan strictement technique, comment se fait-il qu'une chose apparue avec l'évolution ne puisse pas être créée "in vitro" par l'humain dans vingt, cent, mille ans ?

Revenons au livre :
Nous naviguons dans un futur proche et la réalité est augmentée, voire virtuelle.
Tout repose sur les réseaux et il se passe des choses étranges. Failles de sécurité, société très bizarre qui tourne autour de l'armée, des espions, d'une bibliothèque, d'étudiants. Un peu technique mais ça se comprend assez facilement pour quiconque est féru d'anticipation. Les aventures sont épiques et il y a des morceaux très créatifs.

Le style n'est pas très fluide, autant le dire. Je ne saurais pas dire quel rôle joue la traduction.
Ce qui est certain, c'est qu'il y a quelques noms et notions qu'il faut intégrer pour bien comprendre. Et s'accrocher pour suivre, en raison des passages entre réalité et réalité augmentée, les complexités induites par le mélange de générations, les (rares) avatars multiples de certains personnages.

Le plus complexe est de mémoriser ou deviner qui est qui, de visualiser les actions en réalité augmentée ou de savoir si la personne est présente en chair et en os ou à distance).

Mais au final, on passe un bon moment pour découvrir un livre hors du commun, qui prend une belle place par son originalité débridée, sans jamais tomber dans le délire.
Lien : https://www.patricedefreminv..
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kalimera
  09 janvier 2017
C'est sûr, il faut s'accrocher.
Ce roman complexe, foisonnant, ébouriffé et ébouriffant se mérite !
Pas de lecture légère et superficielle avec Vinge, il ne le pardonne pas !
Si tu veux t'immerger dans le monde complexe étrange et même inquiétant de Rainbows End, tu dois être un lecteur vigilant, studieux, à l'imagination sans limites, prêt à accepter que tu ne comprennes pas forcément le monde hyper-connecté, qui sort littéralement de chaque page du récit.
En démêlant quelques fils tu retrouves tout de même, la trame d'un roman policier, d'un bon scénario d'espionnage.
Mais au bout du compte Vinge nous fait passer, nous ses lecteurs, pour ces laisser pour compte dans son intrigue: ceux qui sont à la traîne, qui ne comprenne pas leur monde parce qu'ils sont...trop vieux !
(j'aimais bien le minitel moi !)
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sergereboul
  22 juin 2012
Les 3 derniers ouvrages de Venor VINGE (dont celui ci) ont tous eut le prix HUGO.
Dans celui ci , nous ne sommes plus dans l'espace inter-sidérale mais sur terre, dans quelque année avec une vision du monde vraiment crédible et une histoire tout à fait prenante de manipulation géopolitique.
Un bon moment de lecture.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
finitysendfinitysend   23 septembre 2012
Mais la publicité pour le club de rencontre provoquait une passion pour le nougat lorsqu'elle était présentée à ceux qui avaient été infectés par le virus précédent , le pseudomino du 18 juillet , celui que le CEPM avait correctement signalé .
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PaquitoPaquito   16 juillet 2019
Certains livres devaient être de véritables accessoires en tâtouche. Dans une allée, des étudiants finissaient d'empiler les volumes. Ils reculèrent et les textes commencèrent à se frotter les uns contre les autres dans une orgie de pages ouvertes.
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PaquitoPaquito   22 juillet 2019
- Nous voulons notre étage!
- Nous voulons notre bibliothèque!
- Et surtout, nous voulons de VRAIS livres!
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PaquitoPaquito   22 juillet 2019
-Hacek n'est qu'une pâle imitation de Pratchett!
Ce qui rendit les Hacekiens vert de rage, car c'était évidemment la pure vérité.
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PaquitoPaquito   12 juillet 2019
Bibliothécaires : Gardiens du passé, Serviteurs du futur.
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