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ISBN : 281592689X
Éditeur : L'Aube (01/02/2018)

Note moyenne : 2.92/5 (sur 6 notes)
Résumé :
« L’amour, c’est pas plus facile que le reste de la vie. C’est vérifiable à vingt ans ou plus, sous les tropiques comme autour du cercle arctique. Pas parce que c’est chaud ici et froid là-bas. C’est à cause des bâtons dans les roues, sous toutes les latitudes. Trop gros ou trop maigre, ça peut être une cause de bâton dans les roues, comme trop intelligent, trop blanc, trop noir, trop zyeux bridés ou cheveux roux, blonds, crépus ; si en plus on compte les bâtons courbés ou à genoux dans l’ombre d’une religion, l’amour, c’est vraiment le parcours du combattant. »

La jeune et jolie Aïssatou nous raconte son histoire. Celle d’une Centrafricaine amoureuse d’un Français. Il s’agit donc maintenant de quitter Bangui pour la Bourgogne…
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
grasshopers
  28 janvier 2018
Je remercie Masse Critique, Babélio et les éditions L'aube pour l'envoi de ce roman. L'Afrique est un sujet sur lequel j'ai assez peu lu, ceux qui me connaissent savent mon gout porté vers la Chine, que voulez vous on ne se refait pas !
Quoiqu'il en soit, j'ai bien aimé ce petit roman qui se lit vite et qui est plein de fraîcheur. Ce livre retrace le parcours d'Aïssatou jeune africaine tombée sous le charme d'un français, Rémi, de leur mariage dans un pays secoué par des événements instables, puis du long parcours administratif pour obtenir un visa et venir vivre en France avec son mari, quasiment un an, une éternité quand on s'aime !
L'auteur a un style très imagé et c'est un bonheur de la lire, de faire connaissance avec son beau pays et ses habitants ainsi que de leur sagesse. Un bon moment de lecture.
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Fauvine
  17 juin 2018
Je m'attendais dans ce roman à découvrir une partie de l'Afrique mais aussi au récit de la découverte d'un nouveau pays par une personne venant d'un pays très éloigné, au temps d'adaptation que cela demande, au mélange des cultures que cela peut créer.
En fin de compte, ces étapes ne seront pas racontées dans ce livre puisque la narratrice, qui tombe amoureuse d'un français fou d'elle et qui se marie avec lui quelques mois plus tard connaît des difficultés administratives inconcevables (complètement hallucinantes vu qu'elle s'est mariée par amour à un français et a des papiers en règle, mais qui doivent être bien réelles pour beaucoup de personnes) pour pouvoir enfin avoir son visa pour la France et rejoindre son époux. Elle devra donc attendre longtemps, extrêmement longtemps avant de vivre avec lui pour de bon et c'est surtout au récit d'une attente amoureuse difficile auquel nous assistons (d'où le titre). Mais aussi à la narration caustique de toute une série de magouilles.
Car Adrienne Yabouza adopte durant tout ce roman un ton à la fois très naïf (en décrivant les petits choses du quotidien et l'amour), qui devient même trop fleur bleue parfois et très satirique à la fois, à d'autres moments. Cette ironie vise les blancs et leurs attitudes néocolonialistes mais pas seulement, loin de là, car elle fustige également les noirs qui se comportent de même pour monter à certains hauts grades, le piston généralisé, la corruption parmi les élus de Centrafrique et les ambassadeurs qui tentent toujours d'avoir des pots de vin, les noirs qui cherchent à arnaquer les blancs jugés forcément fortunés, même à tort. À plusieurs reprises on voit bien que noirs ou blancs, comme elle le répète, l'Homme se comporte toujours de même, que ce soit en bien ou en mal, et que les réfugiés sont souvent mal vus, que ce soit au Congo (la narratrice est centrafricaine) ou en France, même lorsqu'ils n'ont d'autres choix que de fuir la guerre entre les rebelles cherchant le pouvoir à tout prix et un gouvernement le cherchant tout autant.
Pas d'issue au rejet, aux profiteurs du malheur des autres si ce n'est l'amour et l'espoir, c'est le message de ce livre.
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Lili_chou
  15 avril 2018
Un roman offert dans le cadre de la Masse Critique.
Merci à Babelio et aux éditeurs pour leur envoi.
Ce roman, court et agréable à lire est vraiment très intéressant, riche en culture. On découvre la culture africaine et comment elle est parfois confrontée avec dureté et difficulté avec la culture "blanche". On constate avec ce roman combien les obstacles sont nombreux et également combien les frontières sont grandes entre nos deux continents. Un bon roman pour comprendre certaines de nos différences et des combats à vivre chaque jour pour certains.
Les personnages sont attachants, nous les découvrons très vite. Ainsi, nous trouvons très vite nos marques et pouvons rentrer dans l'histoire.
Néanmoins, je me suis tout de même un peu ennuyée pendant cette lecture. Mais je le recommande tout de même pour l'ouverture culturelle et le plaisir de découvrir une belle histoire d'amour.
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StartingBooks
  01 septembre 2018
[...] Quelques heures de vol séparent la Centrafrique de la France, quelques minutes ont permis à Rémi de rencontrer Aïssatou et d'en tomber amoureux, quelques secondes de peur ont suffi à celle-ci et sa famille pour décider de s'exiler en République du Congo. Il faudra bien plus que des secondes, des minutes et des heures pour qu'Aïssatou puisse enfin découvrir la Bourgogne et ses vins.
Livre court pour long voyage, La patience du baobab n'est pas le récit d'une adaptation, d'une intégration ou d'un exil. C'est une parenthèse douce-amère. Un moment d'entre-deux. Aïssatou offre ses pensées, ses rêves, ses espoirs et ses mots, les derniers, sur le continent africain.

La fraicheur
« C'était la bordellerie ordinaire à l'aéroport. »
Les couleurs des boubous font rougir les mots d'une langue locale fraiche et riche. Et c'est pétillante de naïveté et de mots français africains qu'Aïssatou m'embarque. Il fait chaud, j'ai soif, la poussière des pots d'échappement recouvre la mienne, de peau. Pas de temps à perdre, dans La patience du baobab, deux mariages se préparent.
De l'amour qui occupe Aïssatou, comme son amie Ambroisine, qui se marie dès les premières pages, le lecteur n'aura que le concentré : la vie, sans romantisme et sans fleurs. Seulement les rendez-vous d'ambassade, les jugements supplétifs, les papiers tamponnés, le crédit de téléphone chez Orange, et les minutes d'attente, sur le perron de la maison, là où ça capte.
Les mots de l'auteure sont à l'image de la philosophie qu'elle transmet : dans la joie, l'ironie et la souffrance, le temps, toujours, fait son chemin : demain, après tout, n'est qu'un bâton sur un cahier d'écolier.
[...]
Lien : https://www.startingbooks.com
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Laccro_liseuse
  09 mai 2018
Un feel-good à l'africaine, mêlant humour et tendresse : Aïssatou, une jeune Centrafricaine nous livre son parcours du combattant pour quitter Bangui. Il faut dire qu'elle est tombée amoureuse d'un français, tout blanc, de Bourgogne. Et l'administration n'est pas trop pressée de voir cette jeune femme prendre son envol pour rejoindre Rémi.
Une écriture typique tellement agréable et une vision constamment optimiste, voilà de quoi faire du bien au moral. On rit, on se bat et on est impatiente, autant qu'Aïssatou, au fil des pages. Un petit bonbon littéraire sucré "un peu un peu".
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
grasshopersgrasshopers   28 janvier 2018
"L'amour, c'est pas plus facile que le reste de la vie. C'est vérifiable à vingt ans ou plus, sous les tropiques comme autour du cercle arctique. Pas parce que c'est chaud ici et froid là bas. C'est à cause des bâtons dans les roues, comme trop intelligent, trop blanc, trop noir, trop zyeux bridés ou cheveux roux, blonds crépus ; si en plus on compte les bâtons courbés ou à genoux dans l'ombre d'une religion, l'amour, c'est vraiment le parcours du combattant."
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FauvineFauvine   17 juin 2018
les pièces justificatives nécessaires, les témoins de moralité à sponsoriser, plus le certificat de baptême à exhumer, le tout officialisé à coups de tampons encreurs plus efficaces que des gris-gris à poils, à plumes ou à écailles.
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FauvineFauvine   17 juin 2018
Le président, de son côté, voulait, je crois, garder pour lui-même les richesses du pays, et les ministres rebelles voulaient probablement exactement la même chose.
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FauvineFauvine   17 juin 2018
C’est comme ça, quand t’es réfugié, quand t’es étranger, tu n’es plus un être humain et c’est pas les beaux discours du Nord ou du Sud qui changent quelque chose à ça. C’est pas non plus les Églises qui peuvent sucrer ça. Presque tous ceux qui ici sont maquillés par une religion te maltraitent comme les autres.
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FauvineFauvine   17 juin 2018
Les papiers pour se marier, c’est plus simple que les papiers de réfugié, mais c’est des papiers, et il y a toujours partout le chef des papiers, le sous-chef des papiers, la secrétaire du sous-chef des papiers, et même le planton qui garde le bureau de la secrétaire du sous-chef des papiers.
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