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EAN : 9782246829331
816 pages
Grasset (07/09/2022)
3.37/5   55 notes
Résumé :
Voici une fiction hors du commun qui se déploie sur trois siècles, de 1893 à 2093. Dans chacun des trois livres qui composent le roman, l’auteure évoque une Amérique différente pour imaginer ce que son pays aurait pu être, ce qu’il a été, et ce qu’il pourrait devenir. Des points communs entre ces sociétés subsistent, bien entendu : certains personnages détiennent le pouvoir, d’autres le subissent, et tous doivent décider ce qu’ils sont prêts à sacrifier pour leur l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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Énorme coup de coeur
Vers le paradis, quel titre ! En trois parties nous assistons à la déliquessence d'une société idéale.
Où est le paradis ? Certainement pas dans cet état vendeur d'espoir et de misère.
Dix-neuvième siècle : une romance qui deviendra une légende. Dans une société homosexuelle où les mariages sont arrangés pour conserver le patrimoine. Un homme devra choisir entre la sécurité financière ou l'amour et l'exil.
Vingtième siècle : un père, un fils et leur besoin de protection. Là ou l'un va se perdre, le deuxième réussira tout en s'en voulant d'être dépendant.
Vingt-et-unième siècle : Un univers effrayant avec des épidémies, une absence de liberté, des êtres désincarnés sans la moindre émotion, la déchéance totale de l'humanité, une répression sans limite, l'horreur complète.
Le passé est découvert grâce aux lettres envoyées à Peter par le narrateur. La correspondance de Charles avec Peter son vieil amant, ses états d'âme, sa famille qu'il a sacrifié sans s'en rendre compte en essayant de sauver un maximum de personne et puis ce coup du sort avec Charlie, sa petite-fille différente, victime de l'épidémie dont il voudra assurer l'avenir.
C'est sombre, « plombant », grandiose, magistral tout va crescendo jusqu'à … Je ne dévoilerai rien.
Mariage arrangé, solitude, pouvoir , identité sexuelle, amour, stérilité, racisme, épidémie, pouvoir, dictature, handicap, trois parties pour démontrer le positif et le négatif. Une dystopie où les personnages portent tous les mêmes prénoms. Seul lien entre les trois époques une demeure dans Washington Square.
Une mise en garde contre l'État, le pouvoir qui donne et reprend selon son bon vouloir. Une invitation à agir avant qu'il ne soit trop tard.
Hanya Yanagihara met des mots, décrypte des émotions qui nous laissent sans voix. Elle a tout d'un grand auteur ! 800 magnifiques pages à lire absolument.
Merci aux éditions Grasset
#Versleparadis #NetGalleyFrance
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A vouloir comprendre, j'ai pour une fois regarder des avis tiers avant de rédiger le mien, j'ai lu que nous sommes grosso modo tous d'accord : la plume est belle, beaucoup d'idées que notre autrice partage dans cette dystopie (en effet, les USA sont divisés en deux, la guerre de Sécession ne s'étant pas finie exactement pareil que dans la réalité, et la partie du Nord reconnaît notamment le mariage homosexuel, beaucoup moins de racisme, etc). le roman est lui-même divisé en trois parties autour d'un lieu particulièrement, et pour faire simple : 1893 (divisions en classes sociales), 1993 (années Sida), 2093 (pandémies). Jusque là, aucune difficulté. Et puis, on se rend compte qu'à chaque période, ce sont les mêmes noms et prénoms des personnages, qui n'ont aucun lien entre eux ni aucune suite entre les histoires (ou alors on est nombreux à n'avoir rien compris !). Autrement dit, c'est la confusion absolue. On a à peine finie la première histoire et l'appréhender, que le cerveau cherche des liens plutôt que se laisser porter (sans l'apprécier du coup - j'ai eu le sentiment d'attendre quelque chose), et, après être passé à côté de la deuxième, on attaque la troisième partie avec la magie en moins alors même que c'est la plus percutante. Voilà mon ressenti. Ces trois histoires sans lien, c'est perturbant en fait. Si j'avais su : il faudrait presque lire les trois avec une perte de mémoire entre chacune (mais on sait bien que non, l'oeuvre est une). Enfin, sans rien dévoiler, vous le savez désormais : prenez chaque partie dans son entièreté (même si le parallèle des homonymes est quand même troublant). Ou alors attendons une analyse littéraire, parce que le fond est bon. Challenge pour qui veut ? Et, si ce n'est un point commun essentiel : le libre arbitre face à des contextes, des périodes, des sujets différents. Chacun fait ses choix pour aller... vers le Paradis.
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J'ai terminé ce pavé tout aussi perplexe que je le fus pendant la seconde partie, en 1993 ! Non pas à cause de l'écriture qui, heureusement, est très agréable mais parce qu'il n'y a aucun fil rouge entre 1893, 1993 et 2093 !

Les prénoms sont identiques, les lieux sont identiques mais ce sont les seules choses qui ne changent pas ! La seconde partie n'est pas l'histoire des descendants de la première et tout autant pour la troisième ! Je n'ai donc pas compris le pourquoi de ces similitudes et ce qui en résulte est assez embrouillé.

Toutes trois sont des dystopies et j'ai particulièrement apprécié la troisième, car j'avais compris à ce moment-là qu'il n'y avait rien à attendre des années précédentes.

Tout démarre à Hawaï et se continue à Washington Square ! J'aurais aimé savoir avant de commencer la lecture que c'était en réalité trois histoires indépendantes.

Plus de 800 pages, de dystopie de qualité ceci dit, dont je ne comprends pas le pourquoi !! Il y avait peut-être de meilleurs moyens d'aborder le racisme, l'homophobie et le temps qui passe inéluctablement et cruellement.

#rentreelitteraire2022 #Versleparadis #NetGalleyFrance

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C'est peu dire que j'attendais avec impatience le dernier roman d'Hanya Yanagihara, tant j'avais été bouleversée par "Une vie comme les autres", un de mes gros coups de coeur de ces dernières années. J'avais aimé l'incomparable talent de l'autrice américaine à évoquer les sentiments et faire surgir l'émotion, et je m'étais laissée porter avec tendresse (et larmes!) par les vies de Jude, Willem et les autres
Dans ce dernier roman construit en trois parties indépendantes, l'écrivaine rebat complètement les cartes en s'engageant dans la voie de l'uchronie puis de la dystopie, envisageant une évolution historique alternative pour les Etats-Unis et le monde,pour mieux mettre en lumière les dysfonctionnements de notre époque et des États-Unis en particulier.
Du XIXè au XXIè siècle, ses personnages se débattent avec plus ou moins de succès contre le déterminisme familial et social qui pèse sur leurs épaules, les discrimination, le racisme, la maladie, à la recherche de leur paradis.
Mais la construction complexe de ce roman à trois têtes m'a souvent égarée. Que l'on soit d'accord, "Vers le paradis" demeure un texte fascinant à bien des égards, quand il parle d'amour, raconte avec un réalisme effrayant l'appropriation culturelle, ou encore les regrets qui habitent avec violence nos existences. Mais le parti pris de ces trois histoires indépendantes, qui n'ont d'autre lien entre elles que la réutilisation des mêmes prénoms pour des personnages si différents n'a fait qu'embrouiller ma lecture, et je n'ai pas réussi à saisir le propos général de l'autrice. Des fulgurances, de l'émotion parfois mais qui ne compensent pas l'ennui que j'ai pu ressentir, notamment dans la deuxième partie hawaïenne.
Une déception donc pour ce roman tant (trop?) attendu, mais qui ne m'empêchera pas de lire le prochain roman de Yanhagihara.
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Oh, un texte foisonnant, un pavé et presque trois romans en un, par le nombre de pages (816 pages) et par son découpage en trois parties. Des prénoms qui se répondent dans les parties et des lieux que l'on retrouve dans les trois époques, New York, l'île d'Hawaï et une demeure de Washington square.
Tout commence en 1893 avec l'histoire de la famille Binham : Nathaniel, le grand père, patriarche, propriétaire de la banque qui porte son nom. Deux frères et une soeur, ses petits enfants qu'il a recueilli après le décès tragique de leurs parents. Nous allons suivre plus particulièrement l'histoire de David, l'un des frères, encore célibataire et qui vit avec son grand père dans cette magnifique maison de Washington Square. le grand père voudrait bien le marier et va arranger des rencontres pour un mariage arrangé. Nous sommes donc en 1893 et les Etats Unis sont séparés entre les Etats libres (dont NYC) et des colonies. Un état libre où "il était citoyen d'un pays où chaque homme et chaque femme étaient libres et pouvaient vivre dans la dignité. Régi par une constitution de 1790 "qui promettait la liberté de mariage, abolissait l'esclavage et la servitude, et qui, sans accorder aux Négros une citoyenneté plein et entière rendraient illégales la maltraitance et la torture exercée sur eux".
Le grand père va d'ailleurs lui présenter Charles Griffith, un veuf, qui a une entreprise de vente de peaux et qui s'avère être un beau parti pour son petit fils. Mais celui ci va rencontrer Edward, qui va devenir son amant et qui lui est considéré dans la société comme un exilé des colonies. Une histoire d'amour contrariée, de mariage arrangé, de faux semblants. Étrange à la lecture que les mariages entre sexes soient tolérés et pourquoi pas d'ailleurs. Une histoire très 19e siècle, avec des soirées d'aristos, l'image d'un grand père, patriarche qui domine sa famille et son monde. Mais bien sûr, David va essayer de m'émanciper et de prendre ses propres décisions et de suivre ses désirs, et trouver son chemin vers un paradis.
Dans la seconde partie, nous sommes plus proche de nous en 1993. Nous allons suivre un couple, Charles et David, installé dans la belle demeure de Washington square. Charles, le plus âgé est consultant dans un cabinet d'avocat et a une vie professionnelle réussie, David est assistant dans ce cabinet et viens d'Hawaï et serait peut être un descendant des rois et reines de cette île. Des pages parlent très bien d'ailleurs de l'île d'Hawaï, de son histoire, de ses mythes. Une évocation touchante et émouvante de la dernière soirée de Peter, malade et qui va partir en Suisse pour un suicide assisté. L'auteure évoque très bien les années SIDA et les comportements de chacun face à ce fléau : de la colère, des revendications ou de l'indifférence, du "laisser couler" les moments de vie. le portrait d'Eden, la meilleure amie de David, comédienne sans un sou, bohème et qui regarde à travers les fenêtres, la cage dorée de son ami. Comment trouver dans sa vie un chemin vers un paradis.
Puis la dernière partie, 2093, une phase science fiction mais qui a de cruelles et saisissantes résonances de notre vie actuelle. Toujours NYC mais divisé en quartier, toujours cette énigmatique demeure de Washington Square. Un monde de "1984" et des situations que nous venons de vivre, des virus qui nous contraignent à être isolés. Cette fois, il s'agit d'une narratrice, Charlie, qui travaille dans l'une des universités qui fait des recherches sur les virus. Elle a été élevée par son grand père, David, chercheur et qui a travaillé avec et pour l'Etat. le père de Charlie, petit fils de David, va essayer de se rebeller face à la société et aux décisions prises. L'auteure va nous parler de l'évolution de cette société, vers une société gérée par la science, par la recherche, le contrôle des populations. Une partie effrayante car des échos de ce que nous vivons actuellement et de ce que peut être nous attend prochainement.
L'auteure a une plume qui nous entraîne dans ces différentes époques, nous suivons les sentiments, les ressentis des personnages. Elle parle d'histoires d'êtres mais aussi d'épisodes de l'histoire et du futur.
Des lassitudes de lectures tout de même car peut être trop denses dans certaines parties. Beaucoup de sujets, (la maladie, les troubles psychiatriques, la propagation des virus les relations amoureuses, amicales et familiales, la place des minorités dans la société à travers les périodes, le rôle de la recherche, l'évolution de nos sociétés (du commerce, de la communication à la recherche) peut être beaucoup trop dans un seul texte.
Mais je vais lire son précédent livre.
#Versleparadis #NetGalleyFrance






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critiques presse (1)
LeFigaro
29 septembre 2022
Si elle n’a pas le génie des titres, elle a celui du récit qui agrippe le lecteur même le plus rétif, et des personnages qui sortent du papier et vous emmènent avec eux. Le plaisir qu’on prend à la lire est comme celui qu’on prend à se laisser emporter par une série télé, un plaisir qui a quelque chose d’une addiction.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Et si Manhattan était envahie par les eaux, une île qui ne soit plus qu'un réseau de canaux et de rivières, où les gens se déplaçent dans des pirogues en bois et où vous ramèneriez des filets regorgeant d'huîtres des eau troubles coulant sous votre maison désormais sur pilotis. Ou s'ils habitaient une métropole étincelante et complètement dépourvue d'arbres, entièrement couverte de givre, aux immeubles bâtis avec des blocs de glace empilés, où l'on chevauche des ours polaires pour se déplacer et où l'on ait des phoques comme animaux de compagnie, contre les flancs tremblants desquels on se blotirait à la tombée de la nuit à la recherche d'un peu de chaleur. Se reconnaîtraient-ils encore quand ils se croiseraient sur différentes embarcations ou que leurs pas feraient crisser la neige alors qu'ils se hâteraient de rentrer au coin du feu ?
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.. ces joies, le plaisir que me procurait sa présence étaient inextricablement liés à mon amour pour elle. Aujourd’hui, cependant, ce plaisir a disparu, il est remplacé par une autre sensation plus profonde et plus douloureuse aussi. C’est comme si je ne pouvais pas m’empêcher de la voir multipliée par trois : l’ombre de l’enfant qu’elle était, la réalité de ce qu’elle est maintenant, la projection de celle qu’elle est maintenant, la projection de celle qu’elle pourrait devenir. Je pleure la première, je suis dérouté par la deuxième et redoute la troisième. Je n’avais jamais mesuré tout ce que j’avais considéré comme allant de soi pour son avenir, jusqu’à ce qu’elle sorte du coma si profondément transformée.
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«Eh bien, répondit Edward au bout de quelques secondes, nous pourrions aller chez moi, si cela vous convient - j'habite tout près. »
David fut surpris de cette proposition, mais elle lui plut, car n'était-ce pas exactement ce genre de comportement qui l'avait poussé vers Edward depuis le début ? Une promesse de liberté d'esprit, un joyeux mépris des conventions, un rejet des vieux usages et des conventions ? C'était un garçon de son temps, et en sa présence, David se sentait jeune lui aussi, si bien qu'il accepta aussitôt, enhardi par l'irrévérence de son nouvel ami.
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Mon identité se modifiait en fonction des quartiers que je traversais. À Manhattan, on me pensait noir, mais à Harlem, on savait que je ne l'étais pas. On s'adressait à moi en espagnol, en portugais, en italien et même en hindi, et quand je répondais que j'étais hawaïen, les gens me répondaient invariablement qu'eux-mêmes, un frère ou un cousin, y étaient allés après la guerre, et me demandaient ce que je faisais à New-York, si loin de chez moi, alors que j'aurais pu batifoler sur une plage avec une jolie petite hula.
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De vrais Hawaïens, d'authentiques Hawaïens, c'était la première fois que je l'entendais utiliser pareilles expressions, et bientôt elles me donneraient la nausée, autant parce que je ne les comprenais pas. Je savais seulement que, selon ce raisonnement, je n'étais pas un vrai Hawaïen. Un vrai Hawaïen était plus en colère, plus pauvre, il savait se faire entendre. Il parlait couramment la langue, il dansait avec énergie, il chantait de toute son âme. Non seulement il n'était pas américain, mais il se fâchait si vous vous vous avisiez de le considérer comme tel. La seule chose que je partageais avec un Hawaïen authentique, c'était la couleur de ma peau et mon sang, même si par la suite, on devait me reprocher aussi ma famille,, preuve manifeste de mes tendances à l'assimilation. Même mon prénom serait jugé insuffisamment hawaïen, alors qu'un roi des îles l'avait porté - c'était l'hawaïnisation d'un nom chrétien, et donc pas hawaïen du tout.
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Vidéo de Hanya Yanagihara
"Une vie comme les autres" d'Hanya Yanagihara, traduit de l'anglais (États-Unis) par Emmanuelle Ertel, disponible le 4 janvier 2018 aux éditions Buchet Chastel
Découvrez le roman sur http://www.buchetchastel.fr/une-vie-comme-les-autres-hanya-yanagihara-9782283029480
Épopée romanesque d'une incroyable intensité, chronique poignante de l'amitié masculine contemporaine, Une vie comme les autres interroge de manière saisissante nos dispositions à l'empathie et l'endurance de chacun à la souffrance, la sienne propre comme celle d'autrui. On y suit sur quelques dizaines d'années quatre amis de fac venus conquérir New York. Willem, l'acteur à la beauté ravageuse et ami indéfectible, JB, l'artiste peintre aussi ambitieux et talentueux qu'il peut être cruel, Malcolm, l'architecte qui attend son heure dans un prestigieux cabinet new-yorkais, et surtout Jude, le plus mystérieux d'entre eux. Au fil des années, il s'affirme comme le soleil noir de leur quatuor, celui autour duquel les relations s'approfondissent et se compliquent, cependant que leurs vies professionnelles et sociales prennent de l'ampleur. Révélant ici son immense talent de styliste Hanya Yanagihara redonne, avec ce texte, un souffle inattendu au grand roman épique américain.
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