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ISBN : 226406093X
Éditeur : 10-18 (07/11/2013)

Note moyenne : 3.19/5 (sur 69 notes)
Résumé :
Richard est un passionné de vieilleries. Il chine les vieux lecteurs radio, les boules de bowling usées, les chaises de cuisine en Formica… Alors que tout le monde cherche le neuf et le dernier cri, ce solitaire ne jure que part l’ancien et revend ses trouvailles dans sa petite boutique de Détroit. Jusqu’au jour où sa mère meurt, laissant derrière elle une maison pleine de souvenirs et de photos, qui vont remettre en cause bon nombre de certitudes concernant la vie ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
AnaisValente
  17 septembre 2012
"Le dimanche, on lit au lit".
J'ai de suite adoré ce roman pour plein de choses :
- sa couverture qui fait rêver (oui, bon, c'est pas des coeurs mièvres ou du rose, mais elle fait tellement bosser l'imagination, elle est si jolie, si prometteuse que je l'aime d'amour)
- son histoire, celle d'un brocanteur qui accumule accumule accumule (ça me fait penser à quelqu'un, suivez mon auto-regard)
- après quelques pages de lecture à peine, ses citations pleines de bon sens pour la collectionneuse en puissance que je suis :
On possède quelque chose quand on est gosse, qu'on est prêt à payer une centaine de fois sa valeur d'origine une fois adulte. On croit reconquérir sa jeunesse, son innocence, un truc dans ce goût-là, alors qu'en réalité on ne fait que racheter sa propre ignorance. On cherche à se souvenir d'un temps où l'on en savait moins long.
Plus on prend de l'âge, plus on possède d'objets. Pourquoi ça ? Parce que les objets ont un pouvoir de protection. Ils agissent comme un lest, une sorte de système passif d'entrave à la mortalité. Que l'on songe à ce que l'on ressent au moment d'acheter quelque chose. Ce petit flash. Comme un éclair d'éternité.
J'aime.
Et j'ai aimé partager un bout de la vie de Richard, qui porte si mal son prénom. Il est solitaire. Il est fauché. Il est passionné par les vieilleries, mais pas toutes, non, juste celles qui ont une âme, un cachet, sans être onéreuses. Il leur offre une seconde vie. Une seconde chance.
Deux événements vont chambouler la vie de notre héros.
Le décès de sa mère va le replonger dans la cave de ses parents, où il découvrira des choses dont il ignorait tout.
La rencontre d'une cliente pas comme les autres, qui partage sa passion pour les vieilles choses. Mais il aimerait partager d'autres choses avec elle, foi de moi !
Voilà une jolie histoire, toute simple et pourtant bien complexe. Toute unique et pourtant tellement universelle.
Une histoire dans laquelle tout qui aime les objets se retrouvera. Dans laquelle tout qui a été confronté à l'intimité et la difficulté du tri des objets d'un défunt se retrouvera. Dans laquelle tout qui a des souffrances enfuies se retrouvera. Dans laquelle j'ai donc trouvé trois bonnes raisons, à tout le moins, de me retrouver…

Lien : http://www.le-celibat-ne-pas..
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kreen78
  06 novembre 2013
La Boutique de la Seconde Chance est de ces livres qui présentent beaucoup d'aspects de la vie nous permettant de nous identifier aisément. Il est aussi de ces livres qui sont agréables sur le coup, mais assez discutables au final et facilement oubliables pour certains lecteurs.
Écrire un aussi bon roman que l'excellent Cherche-Bonheur, c'était mission (presque) impossible. Un coup de coeur pour tellement de gens, que réussir à écrire un opus aussi fin, triste, parfait en tout point, était vraiment une tâche difficile. Et j'imagine que nous avons été nombreux à nous le dire.
Ce roman est bien, avec une très bonne narration, mais il paraît longuet, surtout pendant la première moitié. Découvrir une vie de brocanteur, ça n'a rien de folichon. Il fallait donc bien que Michael Zadoorian trouve un attrait à cette histoire. Et cette fois, il se base sur les sentiments profonds que la plupart des gens rencontrent dans leur quotidien : la perte d'une mère, le partage des biens matériels, les émotions et conflits que cela peut procurer ; mais aussi LA rencontre que l'on attendait depuis tellement longtemps que l'on n'y pensait même plus. Cette rencontre qui va nous foutre une gifle, nous remettre d'aplomb, nous remettre en question, et nous faire rechercher les vrais sens de la vie.
Cette histoire est somme toute très simple et emplie de finesse et de légèreté. J'aime même envie de dire « on aime ou on n'aime pas ». C'est vraiment un roman à part… Il faut aimer ce décorticage des passages sur les successions, les brocantes, les objets que le personnage chine sans arrêt. Mais si ce n'est pas le cas, ne pas hésiter à survoler ces quelques passages que tout abandonner.
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choupinette91
  11 janvier 2017
J'ai pris ce livre par hasard dans ma bibliothèque. J'avais besoin d'un livre frai et léger.
Et bien je ne me suis pas trompée du tout.
J'ai adoré. D'ailleurs s'il était dans ma PAL ce n'est pas pour rien!
Un livre toute en finesse où les émotions se percutent et où la vie décalée de Chiffo nous laisse en admiration, entre le deuil de la mort de sa mère, les découvertes qu'il va faire au sujet de son père, ses relations tumultueuses avec sa soeur et sa vie de brocanteur qui passe de brocantes en vides greniers mais surtout en succession, reste lèger et nous entraîne au fil des jours. .
Il tient son magasin dans une petite ville et où les commerces se font rares et puis une jeune fille de "son style" entre dans sa boutique et s'est la révélation.
Thérésa n'a pourtant pas une vie facile de part son travail mais elle aime chiner, dépareiller comme lui, les choses, les objets.
Mais ses cauchemars vont l'empêcher d'aller jusqu'au bout de sa relation avec Chiffo et elle finira par vouloir se donner la mort.
Mais sauver extrémiste par Chiffo, elle se reprendra et il redeviendront amis.
Ils passeront le reste du temps ensemble et c'est là que l'on se dit que même avec un petit rien, il a beaucoup à faire.
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Noctenbule
  11 juillet 2015
L'été revient à grand coup de chaleur. Une bonne occasion de s'installer confortablement pour prendre un diabolo et lire un agréable roman sans prise de tête. Alors si en plus, vous aimez faire des balades dans les brocantes et les vides greniers, vous serez ravie avec le deuxième roman de Michaël Zadoorian, La boutique de la seconde chance.
Richard dit Chiffo ou Chiffonnier est un passionnée de vielles choses (et non personnes). Son plaisir rituel consiste à regarder dans la presse les dates des prochaines brocantes, vides-greniers, ventes de succession et les marchés aux puces. Son objectif ? Trouver des objets soit pour lui ou soit, et de préférence pour sa boutique de Détroit. Un métier et une passion qui lui vaut les inimitiés de sa mère et de sa soeur.
Un jour tout bouscule. Sa mère décède laissant une maison remplie de souvenirs et de photos. Il faut qu'il trie ce qu'il souhaite garder avant que l'ensemble soit vendu. Il va découvrir la passion de son père pour la photographie. D'ailleurs, l'auteur nous en fera quelques descriptions donnant assez envie de les voir. Dans le même temps, une femme extraordinaire, Theresa, va débouler dans sa vie telle une tempête.
Bien entendu, la vente de la maison de mère va lui permettre de gagner de l'argent mais aussi va affirmer le fossé qui s'est creusé avec sa soeur. Et Theresa va repousser Chiffo, comme elle l'appelle dans ces retranchements. Il ne sait pas très bien ce qu'est l'Amour et être amoureux. Mais une chose est certaine, il aime être avec elle et va tout faire pour que cela perdure même jusqu'à aller au Mexique pour la fête des morts.
La lecture est sympathique. Beaucoup de chapitres courts comme si on lisait le récit intime du narrateur Chippo avec sa passion pour chiner et la découverte des émotions. Il rencontre une femme à l'opposé de lui qui est directe mais dépressive. Son boulot, c'est principalement de tuer des chats, ceux que les gens abandonnent, maltraitent, torturent, jettent par la fenêtre et qui ne retrouveront jamais de nouvelles maisons. Cela l'affecte beaucoup dans son comportement qui va chiffonner, Richard.
Je me suis attachée aux personnages qui semblent très réels. Mais rien de transcendant ou de surprenant dans l'histoire. Cela se lit simplement avec beaucoup de légèreté. Un livre idéal lorsqu'on veut se vider la tête un moment.
Lien : https://22h05ruedesdames.wor..
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SuperPomme
  14 février 2014
Bon, et bien moi qui adore me traîner dans les vide greniers, je me suis dit "chouette c'est un livre pour moi ça!".
Et, effectivement, il était très sympathique ce bouquin! Richard, le personnage principal, nous décrit chacune de ses nouvelles découvertes, nous emmène avec lui, à chacune de ses excursions (brocantes, ventes de succession, boutiques de l'Armée du Salut..) et nous partage ses réflexions sur les objets, le matérialisme...
Quelques passages un peu long mais la rencontre avec Theresa m'a complètement emballé. Deux personnages "bizarres" pour une histoire d'amour assez décalée, riche en rebondissements et assez drôle à certains moments.
Le voyage au Mexique est également très beau.
C'est vraiment une jolie histoire, simple, légère, mais qui fait du bien et qui nous emporte.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
AnaisValenteAnaisValente   11 septembre 2012
Plus on prend de l'âge, plus on possède d'objets. Pourquoi ça ? Parce que les objets ont un pouvoir de protection. Ils agissent comme un lest, une sorte de système passif d'entrave à la mortalité. Que l'on songe à ce que l'on ressent au moment d'acheter quelque chose. Ce petit flash. Comme un éclair d'éternité.
Commenter  J’apprécie          90
flottieflottie   04 juin 2017
Pour ma part, je trouve les objets neufs insipides. Ils n'ont pas d'histoire, pas de résonnance. Je me sens à l'aise au milieu de l'antiquaille. La deuxième main. L'expression parle d'elle-même. D'autre mains ont manipulé l'objet. (...) Imaginons le nombre d'autres vies que nous avons touchées au travers des objets qui ont été les nôtres et qui véhiculent un fragment de nous-mêmes. Stupéfiant, n'est-ce pas? Et puis merde, vous avez raison. La plupart reposent sans doute dans une déchetterie. Mais je persiste à croire que posséder quelque chose qui a un jour appartenu à d'autres permet d'établir un contact secret avec eux, avec leur passé. Un moyen de communiquer avec autrui sans avoir à endurer états d'âme et complications.
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AnaisValenteAnaisValente   11 septembre 2012
On possède quelque chose quand on est gosse, qu'on est prêt à payer une centaine de fois sa valeur d'origine une fois adulte. On croit reconquérir sa jeunesse, son innocence, un truc dans ce goût-là, alors qu'en réalité on ne fait que racheter sa propre ignorance. On cherche à se souvenir d'un temps où l'on en savait moins long.
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choupinette91choupinette91   13 janvier 2017
Dans l'activité du brocanteur, on récolte le laid et le beau, le biscornu et le gracieux, le précieux et le dérisoire quitte à parfois oublier lequel est quoi, ou à les intervertir intentionnellement. Nous le faisons parce que, ma foi, nous pouvons nous le permettre. Nous détenons le pouvoir. Les amateurs savent que nous faisons autorité en matière d'estimation, que l'épate nous est indifférente, que ce qui paraît négligeable est digne d'être aimé. P. 310
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MelleFifiMelleFifi   02 mars 2013
En fermant la salle du trésor, je décrète que ma mère a voulu que ce soit moi, et non Linda, qui découvre tout ceci, en particulier les photographies de mon père. Ce qui m'amène à me demander si elle ne se sentait pas coupable de l'avoir encouragé à lâcher quelque chose qu'il avait forcément aimé. Et pour elle, ç'avait dû être comme donner congé à l'homme qui l'avait séduite. Elle avait épousé un photographe, pas le monsieur en costume de flanelle grise...
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Vidéo de Michael Zadoorian
Bande annonce du film The Leisure Seeker (2017), adaptation du roman de Michael Zadoorian (paru en français sous le titre Le cherche bonheur).
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