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Michèle Valencia (Traducteur)
ISBN : 9782264052087
Éditeur : 10-18 (01/01/2011)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 119 notes)
Résumé :
Cora, une vieille femme de 82 ans, est envoyée, contre son gré, à l’hospice par ses enfants. Elle découvre peu à peu les autres pensionnaires et se lie à Vitus, un homme d’origine polonaise dont elle tombe amoureuse. Tout en consignant les douloureux souvenirs de son passé dans un carnet, elle décrit sa vie présente et sa rage de vivre en annonçant à ses enfants stupéfaits son mariage.
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Nastie92
  10 avril 2014
Ce n'est pas le chef d'oeuvre littéraire du siècle, ce n'est pas non plus un texte intellectuellement fulgurant.
À première vue l'héroïne n'a rien de très sexy : Cora, plus de quatre-vingts ans, plus de cent kilos.
Mais alors, qu'est-ce que j'ai bien pu trouver à ce livre ?
De l'humour, tout simplement. Ce texte m'a fit rire, même mourir de rire à certains moments.
Cora est stupéfiante : pétulante, originale et rebelle, le genre de personne qui ne s'en laisse pas compter.
Placé contre son gré en maison de retraite, elle va y faire la révolution, et mener la vie dure au personnel et aux pensionnaires. du moins, à ceux qu'elle n'apprécie pas. Car une personne trouve grâce à ses yeux : le beau Vitus dont elle va tomber éperdument amoureuse. Dès lors, son comportement va plus se rapprocher de celui d'une adolescente énamourée que d'une respectable dame âgée.
L'ensemble est léger, très léger, plein d'invraisemblances, mais peu importe, je me suis bien amusée.
N'attendez pas de cette lecture de réflexions profondes sur la vie, la vieillesse, l'acceptation de la différence : vous seriez déçus !
Mais si vous cherchez une lecture-détente qui ne fatigue pas votre cerveau (ça fait du bien quelquefois, non ?), ce livre conviendra parfaitement.
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Didili
  11 novembre 2012
Un livre très agréable que j'ai lu avec plaisir et délectation. Je me suis attachée à cette femme forte, au sens propre comme au figuré.
Il ne fait pas bon vieillir, surtout quand d'un coup d'un seul vos enfants vous placent dans une maison de retraite sans vous demander votre avis. Il est vrai que parfois par facilité les enfants n'ont plus envie de se poser des questions et laissent à des professionnels le soin de leurs parents.
"Ils se sentent tous coupables parce qu'ils m'ont mise ici, alors ils font ce qu'ils peuvent pour que je ne perde pas la boule. Pour Noël j'ai eu un puzzle (comme perte de temps, il n'y a pas mieux) et un nécessaire à broderie (j'ai toujours eu horreur de ça). Dean mon fils m'a même offert des albums à colorier avec trois races de chiens : un caniche, un colley et un berger allemand. Ils me croient demeurée, retombée en enfance, ou quoi ?"

Mais finalement, cette situation va permettre à Cora de rebondir. Dans cette maison de retraite, elle se rend compte qu'elle n'est pas si dépendante que ça et qu'elle peut vivre encore de belles choses en toute indépendance. Il va falloir pour cela qu'elle se prenne en mains et y a du boulot, au niveau du corps bien sur mais aussi de l'esprit.
Alors doucement, elle va renaître en se livrant dans un journal intime. Ces cahiers intimes qu'elle compte transmettre à sa mort à sa famille, pour montrer la vie qu'elle a eu, la femme qu'elle est devenue et qu'elle est toujours malgré les épreuves.
Ce cahier appartient à Cora Sledge
"A ne lire qu'après ma mort"
Plus qu'un témoignage, ces cahiers vont lui servir de thérapie et de prise de conscience !

Cora n'a pas sa langue dans sa poche et elle ne s'en laisse pas compter et au détour d'un couloir, l'amour va surgir. de ces histoires de coeur qui font renaître et rêver.
L'amour ça vous rend beau !
Néanmoins le propos est aussi acerbe, l'image de la maison de retraite est proprement effrayante mais finalement pas si loin de la réalité ...
Sorte de mouroir où l'intimité est bafoué où on oublie les petites choses qui font toute une vie : une maison, un animal de compagnie, des rideaux, des objets familiers... Cora rêve de sa maison de sa véranda, de son petit chien.
"Quand j'ai poussé ma porte (porte de la chambre de Cora aux Palisades) l'odeur à laquelle je commençais à m'habituer m'a accueillie - moquette assez neuve, désinfectant utilisé dans la salle de bains et légère bouffées de gaz d'échappement, qui venait du parking devant ma fenêtre. Et dessous, on percevait des effluves de vieux qu'on entasse dans un même lieu, des gens nourris, lavés, soignés comme s'ils constituaient un corps unique, sans passé, sans souvenirs."

Mais Cora va se battre et relever la tête, perdre des kilos et écrire, écrire,son histoire comme pour enfin poser des mots sur ses douleurs, ses failles. Nous contant, à nous lecteurs, son histoire.
"Vous avez déjà remarqué ces réclames dans les magazines ? Avant, après ? Où on vous montre la photo d'une grosse dondon en short avec des cuisses bien grasses, un ventre proéminent et des nichons qui pendent jusqu'aux genoux ? A en juger par ses cheveux, on a l'impression qu'un cyclone est passé par là, et elle a une mine aussi avenante que si son chat venait de se faire écraser. A côté, on voit une petite chose en pantalon moulant, avec un cul plus gros qu'une boule de glace, des nénés qui montent sous son menton et un ventre plus plat qu'une planche à repasser. Celle-là, on ne pourrait pas lui pincer un centimètre de peau. Coiffure et maquillage sont parfaits, et elle sourit d'une oreille à l'autre. Qui ne le ferait pas, d'ailleurs, avec cette silhouette ? Impossible à croire que les deux photos représentent la même personne.
Et bien voilà, c'est mon cas."

Une écriture haute en couleur des descriptions pleines d'humour. Mais aussi des passages très beaux et très émouvants sur des épisodes de la vie de Cora très durs qui ont forgés sa personnalité ...
Une belle galerie de personnages secondaires : Vitus, Marcos, Glenda, Abel, Ivy, Gros derrière... Et toujours Cora qui devient au bout du compte une amie que l'on comprend et avec qui on espère vivre encore beaucoup de bonnes choses avec qui on espère.
En se livrant, elle accepte et ouvre son coeur à l'avenir et nous donne une belle leçon de vie comme quoi, tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir !
En résumé, une très belle lecture, un beau roman qui ne mâche pas ses mots et qui ne nous épargne rien de la vie de Cora, les hauts et les bas de l'existence. Mais finalement une histoire résolument optimiste !!!
Merci Cora, merci de nous avoir raconter et confier votre belle et triste histoire.
Bonne lecture et bons baisers de Cora !

Lien : http://imagimots.blogspot.fr..
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lisalor
  02 mai 2012
Mon avis : Après une petite série de thriller, j'avais envie de lire autre chose et c'est en parcourant ma whish list que j'ai jeté mon dévolu sur le livre de Leslie Larson qui me faisait de l'oeil depuis un bout de temps. Hop ! je l'ai piqué dans la biblio de ma mère et je suis bien contente car j'ai passé un très bon moment en compagnie de Cora Sledge.
Cora, c'est quatre vingt deux ans, cent trente kilos, un caractère bien trempé, une fumeuse invétérée et une adepte des cachets en tout genre surtout les anti-dépresseurs qu'elle sème aux quatre coins de la maison. Voyant que son état de santé se dégrade de jour en jour, ses trois enfants ne lui laisse pas le choix c'est direction la maison de retraite "Les palisades". Pour Cora c'est une chute dans un puits sans fond.
Au fil des jours, sevrée de tous cachets, Cora va sortir de sa brume médicamenteuse et tout voir d'un oeil neuf, elle va s'ouvrir aux autres, perdre quelques kilos et noircir des cahiers en racontant sa vie.
Une vie d'ailleurs assez triste : sa naissance où on lui donna le surnom de "Crapaud", ses déceptions sentimentales, ses déménagements, la naissance de ses enfants, jusqu'à la mort de son mari Abel mais au fil du temps Cora prend de nouveau goüt à la vie, sa rencontre avec Vitus va la transformer.
Un livre sur la vieillesse, c'est quelquefois triste ou parfaitement marrant. Tout au long du livre nous allons côtoyer tout ce que fait de la maison de retraite un panel représentatif de notre société : le ronchon, le cleptomane, le fugueur ...
C'est bien écrit et facile à lire, un livre qui pouvait que se terminer en happy end. C'est dommage mais en relisant la quatrième de couverture, j'ai trouvé qu'elle en disait beaucoup trop.
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Zazette97
  04 mars 2011
"Bons baisers de Cora Sledge" est le second roman, publié cette année, de l'américaine Leslie Larson.
Parce que sa famille s'inquiète de sa santé physique et mentale, Cora Sledge, 82 ans, se voit contrainte de quitter sa maison pour rejoindre une résidence médicalisée.
Il faut dire qu'il était temps que Cora cesse de brûler la chandelle par les deux bouts : entre ses 136 kg et son addiction aux médicaments et aux cigarettes, elle n'aspirait plus qu'à une chose : finir ses vieux jours dans sa maison en compagnie de sa chienne.
Alors qu'elle peine à accepter cette nouvelle vie en communauté, elle fait la rencontre de Marcos et de Vitus, deux hommes qui, chacun à leur façon, l'aideront à remonter la pente pour lui offrir une seconde jeunesse et, qui sait, un plan ...
"Bons baisers de Cora Sledge" ou le portrait d'une octogénaire hors du commun et c'est peu de le dire...
Surnommée "Crapaud" dès son plus jeune âge en raison d'un physique peu avantageux, Cora n'a pas connu le luxe de pouvoir faire ses propres choix dans la vie. Mais elle s'est pourtant toujours montrée capable de rebondir à sa manière, se contentant des décisions que ses proches prenaient pour elle.
Au bout du rouleau et trahie par les siens, elle se met en tête de rédiger un journal pour y raconter sa solitude passée et présente, confesser de douloureuses blessures coupables comme pour décrire un quotidien loin d'être rose et qui comporte son lot d'intrigues et de chamailleries.
La vie de Cora va prendre un nouveau tournant lorsqu'elle tombe amoureuse de Vitus, un homme qu'elle choisit pour la première fois de sa vie et au contact duquel elle ressent l'envie de se reprendre en mains.
Je me suis plongée avec délice dans le journal de cette dame âgée qui se révèle une fine observatrice dotée d'une vivacité d'esprit et d'un humour mordant.
L'auteure nous offre un personnage rayonnant aux antipodes du cliché de la vieille femme sénile, une femme combattive et pleine de ressources, bornée quand il s'agit d'obtenir ce qu'elle veut et qui ne mâche pas ses mots.
Malheureusement, à force de vouloir la rendre attachante et proche de nous, l'auteure s'est selon moi quelque peu égarée sur le chemin de la crédibilité.
Si je crois qu'on peut tomber amoureux et avoir des envies à tous les âges, j'ai toutefois eu toutes les peines du monde à me représenter cette femme s'exprimant avec une telle modernité et agir avec une pareille fougue en regard de son âge et de sa faible condition physique.
Je manque peut-être d'imagination ou d'informations sur le sujet mais j'ai vraiment tiqué sur l'usage de certains mots comme sur une scène hautement érotique durant laquelle Cora enjambe fougueusement un homme 20 ans plus jeune tout en lui susurrant ses envies à l'oreille.
L'idée ne me choque pas en soi mais il ne faut quand même pas oublier que Cora est censée avoir 82 ans, peser plus de 100 kg, qu'elle peut à peine se déplacer et souffre d'une insuffisance respiratoire. Alors je ne sais pas pour vous mais pour moi, la pilule n'est pas passée. Certes le coeur n'a pas de limites mais s'agissant du corps, c'est une autre histoire.
Durant ma lecture, j'ai repensé au film "Cocoon" et à ses petits vieux rajeunissant au contact d'oeufs extraterrestres. Or j'avais pris ce film pour ce qu'il était - un film de science-fiction - ce qui n'est pas le cas ici.
Certes "Bons baisers de Cora Sledge" m'a fait passer un bon moment de lecture. J'ai souri plus d'une fois à cette idée séduisante du pouvoir de l'amour au delà des âges et de cette vieillesse qui a encore de beaux jours devant elle mais avec toutefois un sentiment surnaturel de "trop beau que pour être vrai" qui ne m'a pas quittée...
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
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Melopee
  05 mai 2013
Que se passe-t-il lorsqu'une vieille dame est placée contre son gré en maison de retraite? Cora est la dame en question et, âgée de 82 ans, elle a encore toute sa tête. Dans une succession de courts chapitres, elle raconte non seulement sa triste mésaventure du placement mais aussi sa vie d'avant lorsqu'elle était jeune fille puis mère de famille. Toute une succession d'aventures lui arrivent et on se rend compte de quelle singulière personne elle est. J'ai particulièrement aimé ce récit qui m'a fait tour à tour rire, sourire car une personne de cet acabit, on n'en côtoie pas souvent. Parfois le ton est plus grave car avec une telle vie, les événements ne sont pas toujours gais.
Ma tante Alpha, celle qui lisait l'avenir dans les cristaux, m'a raconté comment ma soeur Emerald était morte. Dieu laisse le choix à tous les bébés : vivre leur vie ici-bas ou devenir un ange et monter au ciel. Certains préfèrent être un ange avant de naître, quand ils ne sont encore qu'un têtard dans le ventre de leur mère. Ce sont les fausses couches. D'autres viennent au monde, mais, après avoir jeté un coup d'oeil, ils se disent qu'ils n'ont pas envie d'en faire partie. Ce sont les bébés qui meurent. Ils n'ont qu'un an pour se décider. Passé leur premier anniversaire, c'est fini, plus question de choisir, ils sont coincés dans notre monde et dans leur famille. (pp. 303-304)
Cette Cora est un personnage auquel on s'attache et qui n'a rien perdu de sa tête et de sa verve. Les premières pages sont cinglantes et le lecteur se demande bien comment elle a pu se laisser faire enfermer. "Heureusement" on se doute qu'elle va mener la vie dure à ses colocataires d'infortune. Leur description est d'ailleurs jubilatoire car on se les imagine très bien se fossiliser lors d'activités organisées ou pendant les repas de groupe.
La vieillesse trouve avec Leslie Larson une nouvelle description pleine de sympathie et de drôlerie. Loin de se morfondre, ses "vieux" sont sympathiques et roublards, expérimentés et sensibles. Pas de pastiche d'une génération en dégénérescence mais plutôt une ode à la vie au jour le jour.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
MarsupMarsup   01 mars 2011
C'est ma petite-fille Emma qui m'a donné ce cahier. La couverture est en toile à sac. Dessus, il y a une fleur séchée violette et, à l'intérieur, toutes les pages sont blanches. Je suis censée trouver ça beau. Le stylo violet qui va avec colle autant aux doigts que du chewing-gum mâchouillé. «Comme ça, tu n'auras pas mal à la main, mamie», m'a dit Emma. Je me suis mise à rire. La pauvre petite, si elle savait où ma main a pu se fourrer en quatre-vingt-deux ans, et pour quoi faire ! Mais bon, je suis restée polie et, de mon ton le plus aimable, je lui ai demandé à quoi ce truc pouvait bien me servir. «A noter tes pensées. Des souvenirs, des réflexions que tu aurais envie d'écrire. Un poème, peut-être, ou une impression qui a de l'importance pour toi.»
Cette gamine m'a toujours exaspérée.
Ils se sentent tous coupables parce qu'ils m'ont mise ici, alors ils font ce qu'ils peuvent pour que je ne perde pas la boule. Pour Noël, j'ai aussi eu un puzzle (comme perte de temps, il n'y a pas mieux) et un nécessaire à broderie (j'ai toujours eu horreur de ça). Dean, mon fils, m'a même offert des albums à colorier avec trois races de chiens : un caniche, un colley et un berger allemand. Ils me croient demeurée, retombée en enfance, ou quoi ?
Alors là, ils ne me connaissent vraiment pas.
J'ai laissé tramer ces cadeaux dans la salle de détente, et ils ont été chipés en un rien de temps. Le cahier, je l'ai glissé dans le tiroir du haut de ma coiffeuse en me disant que je pourrai toujours en arracher des pages si j'ai besoin d'un bout de papier. Ce machin est aussi gros qu'une fichue bible. Je ne vois vraiment pas comment une personne saine d'esprit arriverait à le remplir. Et puis, ce matin, je me suis levée tôt, le jour commençait à peine à filtrer à travers les stores. D'habitude, avec mes pilules, je suis assommée jusqu'au petit déjeuner, à l'heure où, en déambulateur ou en fauteuil roulant, le troupeau se dirige lentement vers la salle à manger. Mais ce matin, tout était calme. Personne n'appelait de son lit, personne ne donnait de grands coups en passant la serpillière. Les téléphones ne sonnaient pas encore au poste des infirmières, les jardiniers ne déplaçaient pas les feuilles avec leur maudite souffleuse, et les camions de livraison ne stationnaient pas devant ma fenêtre, moteur en marche.


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AifelleAifelle   03 mars 2011
"Vous avez déjà remarqué ces réclames dans les magazines ? Avant, après ? On vous montre les photos d'une grosse dondon en short avec des cuisses bien grasses, un ventre proéminent et des nichons qui pendent jusqu'aux genoux ? A en juger par ses cheveux, on a l'impression qu'un cyclone est passé par là, et elle a une mine aussi avenante que si son chat venait de se faire écraser. A côté, on voit une petite chose en pantalon moulant, avec un cul pas plus gros qu'une boule de glace, des nénés qui remontent sous son menton et un ventre plus plat qu'une planche à repasser. Celle-là, on ne pourrait pas lui pincer un centimètre de peau. Coiffure et maquillage sont parfaits, et elle sourit d'une oreille à l'autre. Qui ne le ferait pas d'ailleurs, avec cette silhouette ? Impossible de croire que les deux photos représentent la même personne. Eh bien voilà, c'est mon cas."

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StefEleaneStefEleane   15 septembre 2014
Je lui ai expliqué qu'on m'avait pris mon chez-moi et ma chienne, et qu'on m'avait collée ici pour ne plus s'embêter avec moi. J'ai embrayé sur cette institution qui ne vaut pas mieux qu'une prison, sauf que,pour aller en taule, il faut avoir violer la loi, alors qu'ici, le seul crime qu'on ait pu commettre, c'est d'avoir vécu trop longtemps, de tomber et de se casser une jambe ou d'oublier une casserole de soupe sur le feu.
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AproposdelivresAproposdelivres   12 octobre 2014
C'est ma petite-fille Emma qui m'a donné ce cahier. La couverture est en toile à sac. Dessus, il y a une fleur séchée violette et, à l'intérieur, toutes les pages sont blanches. Je suis censée trouver ça beau. Le stylo violet qui va avec colle autant aux doigts que du chewing-gum mâchouillé. « Comme ça, tu n'auras pas mal à la main, mamie », m'a dit Emma. Je me suis mise à rire. La pauvre petite, si elle savait où ma main a pu se fourrer en quatre-vingt-deux ans, et pour quoi faire ! Mais bon, je suis restée poli et, de mon ton le plus aimable, je lui ai demandé à quoi ce truc pouvait bien me servir. « A noter tes pensées. Des souvenirs, des réflexions que tu aurais envie d'écrire. Un poème, peut-être, ou une impression qui a de l'importance pour toi. »
Cette gamine m'a toujours exaspérée.
Ils se sentent tous coupables parce qu’ils m’ont mise ici, alors ils font ce qu’ils peuvent pour que je ne perde pas la boule. Pour Noël, j’ai aussi eu un puzzle (comme perte de temps, il n’y a pas mieux) et un nécessaire à broderie (j’ai toujours eu horreur de ça). Dean, mon fils, m’a même offert des albums à colorier avec trois races de chiens : un caniche, un colley et un berger allemand. Ils me croient demeurée, retombée en enfance, ou quoi ?
Alors là, ils ne me connaissent vraiment pas.
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Zazette97Zazette97   04 mars 2011
Beaucoup de gens pensent que les vieux sont une bande de zombis desséchés qui n'éprouvent plus aucun sentiment.
Bon, eh ben, moi, je peux vous dire que la soif d'amour ne disparaît jamais. Et même qu'elle devient encore plus forte. Nous avons vu beaucoup de choses, traversé des épreuves, et nous nous raccrochons à l'essentiel. Manger, dormir, aimer.
Nous n'avons plus de temps à perdre. Nous avons besoin de plus d'amour, d'amour véritable, parce que nous avons moins de distractions qui nous empêchent de réfléchir à ce qui nous manque. Pas de gosse, pas de boulot, pas de vaines occupations. Nous voulons juste que quelqu'un nous regarde et sache qui nous sommes. p.126
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Bons baisers de Cora Sledge - Leslie Larson Marque Page 08-04-2011
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