AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Critiques sur Les Rougon-Macquart, tome 11 : Au bonheur des dames (284)
Classer par :   Date   Les plus appréciées  



Ajouter une critique
Davalian
  09 février 2016
Au bonheur des dames : le titre peut aujourd'hui faire sourire, tant celui-ci est révélateur d'une condescendance certaine. Bien qu'une nécessaire indulgence soit indispensable, les très nombreux commentaires laissés ici à la postérité par Émile Zola auront de quoi choquer les plus engagé(e)s dans les luttes contre les discriminations.

Si toutes les femmes ne sont pas simplement des victimes faciles à sacrifier, ou de simples pièces rapportées, les figures féminines du roman ne tiennent pas les meilleurs rôles : hautaines, briseuses de coeur, moeurs légères, légèreté d'âme et terriblement dépensières… cela fait rêver. Seule Denise tire son épingle du jeu, encore que le caractère du protagoniste soit d'une désespérante platitude. Tout cela est bien peu réaliste, même avec plusieurs siècles d'écart…

Le scénario de ce onzième tome de la saga des Rougon-Macquart est également assez décevant. L'histoire demeure d'une linéarité déconcertante. L'auteur nous emmène, au terme de plusieurs heures de lecture, d'un point à A à un point B alors que ce chemin était pour le moins prévisible. le dénouement est franchement risible et renforce une nouvelle fois une certaine vision dévalorisante de la femme.

Ce constat est délicat à faire pour un grand classique de la littérature qui se révèle assez ambivalent. Oui, car tout n'est pas tout noir pour autant. La critique faite contre les deux formes de commerce est plutôt cinglante. D'un côté nous avons des commerçants incapables de s'adapter à la nouvelle concurrence sans que l'on puisse compatir à leur destin (tous ne sont pas des modèles de vertu, hormis Bourras peut-être). de l'autre côté, le monstre d'Octave Mouret (déjà croisé avec Pot-Bouille) qui dévore tout sur son passage.

Zola s'érige ici en un visionnaire. le lecteur contemporain ne se sentira pas en décalage et retrouvera un débat qui le concerne, même si ces deux formes de commerces ont évolué et si d'autres ont fait leur apparition. le constat est tel qu'il ne vous laissera pas indifférent dès que vous mettrez les pieds dans un commerce généraliste.

Voici un pavé qui va demander un investissement certain, beaucoup d'indulgence mais qui se révèle malgré tout instructif. A lire donc !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          187
kllouche
  25 avril 2014
Depuis des années que je veux découvrir ce grand classique de la littérature française, je me suis enfin décidée à sauter le pas. Que ne l'ai-je fait plus tôt!

Zola est réputé ou détesté pour ses interminables descriptions, réalistes et précises certes mais ô combien fastidieuses pour le lecteur. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai mis autant de temps à me lancer, d'autant plus que ce roman est assez long et dense. Il requiert qu'on prenne son temps pour le lire, le savourer, pour en comprendre toute la richesse.

En effet, à travers chaque description de personnage comme de lieu, à travers chaque événement transparaît une figuration du Paris du XIXème siècle. Et c'est là une grande part de l'intérêt du roman de pouvoir découvrir une autre époque: le début de la consommation de masse, des grands magasins et la révolution dans les méthodes de vente (notamment les débuts de la publicité). Mais on y parle aussi des laissés pour compte, de ceux qui n'ont pas réussi à s'adapter aux évolutions et qui ont fini dans la misère.

L'autre intérêt du roman, c'est Mouret. Encore plus que Denise, ce personnage m'a totalement convaincue. J'ai adoré son caractère lunatique. du début à la fin, je l'ai trouvé incroyablement attachant. Mais que dire de Jean, le frère de Denise et Pépé, tombeur de ces dames? Et de l'oncle Baudu, ce vieux marchand bourru et obstiné? Autant de caractères exceptionnels qui m'ont fait savourer chaque page du roman.

Quand je partais pour lire un chapitre maximum, je me retrouvais deux ou trois chapitres plus loin tant j'étais prise dans l'histoire et l'envie de connaître la suite des aventures de Denise. Donc si vous ne l'avez pas encore lu, faîtes-le. C'est à mes yeux l'un des meilleurs classiques qu'il m'ait été donné de lire! Foncez !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          182
badpx
  15 mai 2016
J'ai lu une première fois ce roman quand j'étais ado.
J'avais adoré. Je me souviens de lecture très tard la nuit ce qui avait provoqué quelques remontrances de mes parents.
Je m'étais totalement identifiée à Denise. Et son amour avec Mouret me faisait rêver.
A l'époque Sophie Kinsella ne nous avait pas encore servi les aventures de son accro du shopping, il fallait bien que je trouve mon bonheur dans les romans que j'avais à ma disposition.
Et je reste persuader que c'est mieux de rêver sur le Bonheur des dames que sur un roman de la série Arlequin.

Et je l'ai lu une nouvelle fois récemment.
Et j'ai tout autant aimé.
Certes, pour d'autres raisons... j'ai un peu vieilli depuis.
J'ai eu le sentiment que cette lutte des petits commerces pour leur survie face aux géants du commerce est terriblement d'actualité. Et cette rivalité entre les vendeurs.... ça fat froid dans le dos.

Mais il y a un passage de ce roman qui provoque toujours le même effet : c'est la description du blanc.... on est presque ébloui à cette lecture.

Je le relirai certainement d'autres fois.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
rabanne
  13 octobre 2015
L'un de mes coups de coeur de lycéenne.
J'avais déjà conquise par le réalisme de Zola, mais dans un autre style que L'assommoir, La bête humaine, Nana ou Germinal...
Au risque de paraître "fleur bleue" ou prosaïque devant un tel chef-d'oeuvre, par tout ce qui gravite autour de l'essor d'un des premiers grands magasins de Paris, j'avoue sincèrement avoir été transportée par l'histoire d'amour entre Octave et Denise.
Amour de prime abord impossible, le suspens devient insoutenable jusqu'aux dernières pages.
Avant de devenir son Pygmalion, Octave ne regarde même pas Denise, et lorsque la petite fleur s'épanouit enfin, il ne pourra pas cueillir la "rose" de sitôt...
Et tant mieux pour nous !

Commenter  J’apprécie          170
Lenora
  23 janvier 2014
Au Bonheur des Dames est le parfait exemple du roman qu'on ne devrait pas donner à lire aux personnes qui ne sont pas encore prêtes. Notamment celles qui n'ont pas encore la maturité ou l'expérience de la lecture nécessaire à affronter un tel monument littéraire.
Il y a des livres qui ne se savourent qu'avec l'âge, le temps ou la plénitude.
J'avais quinze ans la première fois où le domaine scolaire me demandait d'entamer ce grand classique de Zola. A cette époque, je n'ai pas pu aller au-delà des deux premières pages... La semaine dernière, j'ai dévoré ce livre tant il m'a paru extraordinaire.

Ce onzième tome des Rougon-Macquart possède une abondance de descriptions. Mais des descriptions si colorées et vivantes qu'on se laisse entrainer sans réticence dans cette tempête de tissu aux divers coloris les plus chatoyants les uns que les autres. Une certaine sensualité s'en dégage rapidement. Et que dire de cet érotisme qu'on découvre très vite lors des ventes du magasin où le lecteur est témoin d'un subtil dévergondage. Zola sait parfaitement mettre les mots à travers les paroles de Mouret sur cette folie de l'achat, notamment de la consommation des femmes. Il n'est plus seulement question de commerce dans le Bonheur des Dames, mais aussi de la réalité de la femme et de la société de son époque. Une époque forte moderne avec un appel à suivre le mouvement et le renouveau.
Dès le premier chapitre, on se sent saisi par cette machine qu'est le Bonheur des dames, où plane une hésitation entre l'admiration et la crainte. Il n'y a que deux choix possibles : se laisser manger volontairement ou se débattre pour finalement se faire engloutir de force. Octave Mouret ne nous laisse pas réellement le choix à vrai dire. Tout à fait à son image.
Un Monsieur Mouret qui prône la loi du plus fort mais qui captive et effraie à la fois. Il est l'image de l'homme qui semble invincible et implacable, à qui tout réussit. Comment ne pas tomber sous son charme et celui de la tendre Denise où une relation timide s'installe entre ces deux protagonistes tout à fait différents...

J'ai passé un agréable moment de lecture en compagnie de ce roman, et je me mords les doigts d'avoir autant tardé à me replonger à travers ces pages qui m'avaient laissé un si mauvais souvenir... A tort.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          171
Missbouquin
  24 juin 2013
Onzième roman des Rougon-Macquart, on peut dire qu'il fait directement suite à Pot-Bouille, puisqu'on y retrouve Octave Mouret, que l'on voyait épouser Madame Hédouin, gérante du petit magasin Au bonheur des dames. Zola le voyait comme un roman que le haut commerce, ou plutôt le commerce de nouveautés. Il bat en brèche l'atmosphère étouffante du roman précédent : dans Pot-Bouille on était dans l'intime, le confiné; ici on sera dans le public, la lumière, l'aéré, avec l'évocation des grands travaux d'Haussman qui font respirer Paris. de même que Pot-Bouille est désespérément sombre, critique envers ses contemporains, Au Bonheur des Dames sera dominé par la figure rayonnante de Denise, figure tranquille et inoffensive qui règnera pourtant sur le magasin et mettra Octave Mouret à ses pieds. Comme si Zola, après la mort de sa mère, voulait se prouver qu'il était possible d'être heureux et d'aimer la vie.
Nous y retrouvons donc Octave Mouret, qui a réussi par les femmes, et qui va proposer leur proposer un paradis : celui de la soie, des dentelles à gogo, et tant d'autres choses qui feront que quelques-unes vendraient leurs maris, voleraient ou tromperaient le monde entier pour un article du Bonheur des Dames.
"Mouret avait l'unique passion de vaincre la femme. Il la voulait reine dans sa maison, il lui avait bâti ce temple, pour l'y tenir à sa merci. C'était toute sa tactique, la griser d'attentions galantes et trafiquer de ses désirs, exploiter sa fièvre".

Il est clair que les femmes n'ont pas le beau rôle : entre les clientes difficiles et les vendeuses déclassées, qui veulent s'élever au-dessus de leur condition, toutes s'entre-dévorent et heureusement que Denise nous sauve avec son désintéressement et son coeur généreux!
Aussi matérialiste et calculateur qu'il soit, Octave plait parce qu'il est visionnaire, il est un homme d'action, tel que Zola aurait souhaité l'être : dans ce roman, il voulait d'ailleurs "aller avec le siècle, qui est un siècle d'action et de conquête." Et la création de ces grands magasins, gigantesques, qui ruinent toutes les petites boutiques particulières, proposant de tout et jouant sur les mises en scène, l'assouvissement des désirs, en est un signe éclatant (dont le modèle est celui du Bon Marché d'Aristide Boucicaut).
"Est-ce que Paris n'est pas aux femmes, et les femmes ne sont-elles pas à nous ?"

"Crever pour crever, je préfère crever de passion plutôt que de crever d'ennui." et le comportement passionné d'Octave est exemplaire : il ira jusqu'au bout de son idée, jusqu'à ce qu'il soit lui-même fatigué de son succès et souhaite qu'on lui résiste. Ce en quoi Denise et sa révolte innocente arrivera à point nommé …

Ce roman est ahurissant dans sa densité, dans sa montée en puissance qui court tout le long du texte, et qui accompagne la montée en puissance du magasin et de Mouret. On ne peut s'empêcher de s'y voir, et de se sentir soulagé quand Zola nous fait sortir du Paris noir et encrassé. On ne peut s'empêcher aussi de sourire dans l'ébahissement des dames et messieurs découvrant ce temple de la tentation, où l'on trouve de tout, où l'on offre même du sirop et un salon de lecture pour que les hommes attendent. Bref l'ancêtre d'Ikea et des grands malls modernes … Et Mouret, aidé de Denise a des visions modernes : bientôt Au bonheur des dames devient un phalanstère où les employés peuvent apprendre, lire au point qu'ils n'auront bientôt plus besoin d'en sortir !
"C'était la cathédrale du commerce moderne, solide et légère, faite pour un peuple de clientes."

Et que dire des descriptions lyriques sur le blanc, les vagues de tissus, la période de l'inventaire, tous ces détails qui nous transportent dans leur monde et nous met un peu de baume au coeur …
Bien sûr il faut faire la part des choses, et il me semble que Zola la fait très bien : comme dans Son Excellence Eugène Rougon, La Faute de l'abbé Mouret ou La Curée, ce n'est pas parce que l'auteur décrit un arriviste, un dévot ou un libertin qu'il se voit tel quel. C'est ce que j'apprécie chez Zola : en vingt romans, il nous décrit un large palette de comportements humains, jamais tout blancs ou tout noirs. A nous de faire le tri. Ici, même si Octave devient richissime, il lui manque l'amour pour être pleinement heureux et satisfait de la vie.
"Sans doute, gagner de l'argent n'est pas tout. Seulement, entre les pauvres diables frottés de science qui encombrent les professions libérales, sans y manger à leur faim, et les garçons pratiques, armés pour la vie, sachant à fond leur métier, ma foi ! Je n'hésite pas, je suis pour ceux-ci contre ceux-là, je trouve que les gaillards comprennent joliment leur époque !"

Et même si la préface de mon édition stigmatisait la fin à l'eau de rose, je dois avouer que j'étais moi-même soulagée de voir que Zola était capable de finir ses romans sur une note positive. Et ça fait du bien.

A lire et à conseiller sans modération.
Lien : http://missbouquinaix.wordpr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          173
brigittelascombe
  23 octobre 2011
"Misère en robe de soie", Denise la petite provinciale triste au charme caché, engagée par Mouret au rayon confection du Bonheur, sujette aux moqueries des autres vendeuses a passé toute une nuit à retailler sa robe austère. Habillée, coiffée, métamorphosée, elle surprend son patron.
Renvoyée (en même temps que Robineau, vendeur au rayon soie), après avoir repoussé le trop insistant inspecteur Jouve, pour fabrication de cravates dans les sous sols, sans un sou,avec ses frères à charge, elle loge chez le marchand de parapluies Bourras qui l'embauche.
Elle travaille ensuite chez Robineau dont le magasin de quartier ne tient pas la route face au Grand magasin, monstre dévorateur, symbole du capitalisme.
"Ses idées larges et nouvelles" séduisent Robineau qu'elle aime mais dont elle refuse l'argent lorsqu'il tente de la séduire.
Sur fond de jalousies,concurrences déloyales,ruines,expropriations, audacieuses tentatives de relances commerciales le bonheur des dames, symbole de réussite,temple "d'une religion nouvelle", prendra son essor sur les ailes de l'amour triomphant et d'une même longueur d'onde.
Emile Zola brosse dans ce roman un portrait fort d'une femme d'avenir fière,droite, aimante et courageuse. Il dépeint la société du XIX° siècle et la révolution commerciale parisienne(Les trois Quartiers ayant ouvert ses portes en 1829) liée à l'industrie textile de la soie.Il oppose le bien et le mal dans le monde sensuel des soieries, univers impitoyable régi par la loi du plus fort.
Zola, l'écrivain(connu et reconnu de Germinal, entre autres et des Rougon-Macquart) est-il un pointilliste aux touches tendres ou un impressioniste qui recherche l'harmonie dans ses images nuancées?
Il est en fait indémodable, surtout ici où le sujet porte sur la société de consommation!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
luis1952
  10 janvier 2019
Zola nous plonge dans le Paris des années 1880. La ville est alors en plein effervescence, on abat des quartiers pour faire place à des grands boulevards, les premières grandes surfaces apparaissent, comme le Bon Marché où l'auteur s'est inspiré, pour créer "Le Bonheur des dames".
Denise, l'actrice principale, vient y travailler comme vendeuse, et petit à petit, d'année en année elle assistera à ce qui sera devenu un magasin gigantesque, vendant presque tout, avec bientôt près de trois mille employés. On assistera, comme à notre époque à la destruction des petits commerces. Beaucoup de personnages tous très attachants, un grand roman.
Commenter  J’apprécie          160
BabaLoe
  11 août 2018
Ce roman fait partie des Rougon-Macquart et vient juste après Pot-Bouille (chaudement recommandé).
Octave Mouret, rencontré lors de ce dernier tome, a transformé la petite boutique de Mme Hédouin en un grand magasin employant des centaines de personnes et mangeant petit à petit tous les commerces du coin. D'abord dans le textile, il finit par vendre des accessoires et des souvenirs. Il s'agit vraiment d'un témoignage de l'implantation des grands magasins et de leur influence sociale en lien avec les travaux d'aménagement de la capitale.
Denise est une jeune femme discrète qui souhaite simplement que ses frères ne manquent de rien. Elle se sacrifie souvent pour eux (financièrement surtout). Elle figure cette provinciale débarquée à Paris, un peu perdue, ne sachant trouver sa place au milieu du foisonnement. Ses collègues ne l'aident pas, se moquent d'elle. Elle a des difficultés à évoluer mais à force de ténacité et de douceur, elle parvient à s'imposer. C'est ce caractère qui intrigue Mouret et le pousse à s'intéresser à elle.
Cela reste dans l'esprit Zola, avec une peinture sociale de l'époque et la descente aux enfers d'une certaine classe, là les petits commerçants. On assiste impuissants à leur ruine, au profit du Bonheur où les dames passent des heures à fureter dans les rayons. L'auteur nous montre des femmes totalement obsédées par les vêtements et les dépenses. Cette image est bien sûr à replacer dans son contexte de XIXe siècle. L'effervescence de la nouveauté grise totalement les clients qui ont déjà l'impression d'entrer dans un nouveau siècle.
Lien : http://voulezvoustourner.blo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
NANA29
  26 novembre 2017
Incroyablement moderne, j'avais l'impression d'être aux galeries Lafayette d'un bout à l'autre du livre. Quand on découvre cet ouvrage, on a l'impression que finalement rien n'a changé, ou que la domination des grands magasins et grandes enseignes sur le petit commerce était déjà d'actualité du temps de Zola.


Rien de nouveau sous le soleil alors ? Si, aujourd'hui le phénomène décrit par Zola avec tant de détails et de justesse s'est développé à tel point qu'aujourd'hui ce n'est plus la grande enseigne parisienne qui écrase et lamine les commerçants locaux, mais des multinationales dont les sièges se situent à l'autre bout du monde. Le phénomène s'est juste étendu et intensifié.


J'ai trouvé cette lecture très intéressante, une bonne chronique sociale qui fait réfléchir et nous rappelle certaines réalités. Cependant, je me suis un peu ennuyée, une fois passé les multiples épisodes de prises de bec entre vendeuses et la difficile intégration de Denise au Bonheur des dames. Les événements décrits par Zola m'ont parfois paru longs et monotones. Et je n'ai pas particulièrement apprécié le personnage de Denise, un peu plat, même si à la fin de l'ouvrage elle infiltre pour mieux "détruire", ou disons de manière plus modérée, tente d'agir de l'intérieur pour atténuer la violence sociale pratiquée par la direction sur les salariés. Ce roman constitue une bonne critique du capitalisme.


+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160


Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox






Quiz Voir plus

Au Bonheur des Dames

De quel personnage, la fille de l'oncle Baudu est-elle amoureuse ?

Colomba
Colomban
Octave Mouret
Bourdoncle

5 questions
46 lecteurs ont répondu
Thème : Les Rougon-Macquart, tome 11 : Au bonheur des dames de Émile ZolaCréer un quiz sur ce livre