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ISBN : 2707192325
Éditeur : La Découverte (03/11/2016)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Dans Paris, qui peut être lu pour lui-même, prend fin l'histoire de Pierre Froment. Ce jeune prêtre tourmenté par la perte de la foi, chez qui Zola a mis beaucoup de lui-même, va trouver à Paris la réponse à ses angoisses, découvrir par le travail et l'amour de nouvelles raisons de vivre. Ce roman est aussi un immense drame social, une chronique exacte et animée de la vie politique française au moment du scandale de Panama et des attentats anarchistes, une peinture ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (1) Ajouter une critique
davzen
27 octobre 2012
Dernier tome de la trilogie des Villes... la quête religieuse de l'abbé Froment s'achève au coeur de Paris de cette fin du 19ième ...
Ici transpire la misère sous toutes ses formes...physique et psychologique !
du fond des caniveaux... aux salons luxueux de la grande bourgeoisie.
A l'arrière plan de ce drame social , l'anarchie !!
...combat sans merci contre l'injustice au point de faire exploser Paris.
à l"ombre de la cette guillotine , honteuse... Zola tranche dans le vif !
Bouleversant et intelligent ...roman de la réflexion ....
Zola conclue son oeuvre littéraire comme il l'a commencé.
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Citations & extraits (5) Ajouter une citation
isajuliaisajulia17 septembre 2013
Ainsi était-ce en lui toute une évocation effroyable, tant de drames auxquels il avait assisté, tant de cris, de larmes et de sang, les pères, les mères, les enfants en tas mourant de besoin, de saleté et d'abandon, un enfer social ou il avait fini par laisser la dernière espérance, sanglotant lui-même, s'enfuyant, convaincu désormais que la charité était une simple distraction de riches, illusoire, inutile.
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SZRAMOWOSZRAMOWO06 février 2015
Ce matin-là, vers la fin de janvier, l’abbé Pierre Froment, qui avait une messe à dire au Sacré-Cœur de Montmartre, se retrouvait dès huit heures sur la Butte devant la basilique. Et, avant d’entrer, un instant il regarda Paris, dont la mer immense se déroulait à ses pieds.

C’était, après deux mois de froid terrible, de neige et de glace, un Paris noyé sous un dégel morne et frissonnant. Du vaste ciel, couleur de plomb, tombait le deuil d’une brume épaisse. Tout l’est de la ville, les quartiers de misère et de travail, semblaient submergés dans des fumées roussâtres, où l’on devinait le souffle des chantiers et des usines ; tandis que, vers l’ouest, vers les quartiers de richesse et de jouissance, la débâcle du brouillard s’éclairait, n’était plus qu’un voile fin, immobile de vapeur. On devinait à peine la ligne ronde de l’horizon, le champ sans bornes des maisons apparaissait tel qu’un chaos de pierres, semé de mares stagnantes, qui emplissaient les creux d’une buée pâle, et sur lesquelles se détachaient les crêtes des édifices et des rues hautes, d’un noir de suie. Un Paris de mystère, voilé de nuées, comme enseveli sous la cendre de quelque désastre, disparu à demi déjà dans la souffrance et dans la honte de ce que son immensité cachait.

Pierre regardait, maigre et sombre, vêtu de sa soutane mince, lorsque l’abbé Rose, qui semblait s’être abrité derrière un pilier du porche, pour le guetter, vint à sa rencontre.

« Ah ! c’est vous enfin, mon cher enfant. J’ai quelque chose à vous demander. »

Il semblait gêné, inquiet. D’un regard méfiant, il s’assura que personne n’était là. Puis, comme si la solitude ne suffisait pas à la rassurer il l’emmena à quelque distance, dans la bise glaciale qui soufflait, et qu’il paraissait ne pas sentir.

« Voici, c’est un pauvre homme dont on m’a parlé, un ancien ouvrier peintre, un vieillard de soixante-dix ans, qui naturellement ne peut plus travailler, et qui est en train de mourir de faim, dans un taudis de la rue des Saules… Alors, mon cher enfant, j’ai songé à vous, j’ai pensé que vous consentiriez à lui porter ces trois francs de ma part, pour qu’il ait au moins du pain pendant quelques jours.

— Mais pourquoi n’allez-vous pas lui faire votre aumône vous-même ? »

De nouveau, l’abbé Rose s’inquiéta, s’effara, avec des regards peureux et confus.
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AustralAustral22 mai 2012
Au fond, c’était la médiocrité intolérable du petit employé, aussi désastreuse que la misère noire de l’ouvrier, la façade fausse, le luxe menteur, tout ce que cache de désordre et de souffrance la fierté intellectuelle de ne pas travailler à un étau ou sur des échafaudages.
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AustralAustral12 juin 2012
Et c’était là leur passion à tous, ils se montraient justes parfois pour des hommes, des adversaires irréconciliables, qui n’avaient aucune de leurs idées, tandis que le grand crime sans pardon possible était de penser à peu près comme eux sans être absolument d’accord sur toutes choses.
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AustralAustral12 juin 2012
Il battait à son insu même, ce cœur, qui, là-bas, dans la solitude de la forêt, dormait innocent.
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