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Par ivredelivres, le 11/12/2011
Nouvel éloge de la folie : Essais édits & inédits
de
Alberto Manguel
Mais de qui se moquent les éditeurs, depuis des mois on entend parler d'inquiétude autour des livres, le livre numérique finira-t-il par faire péricliter l'édition traditionnelle ? Est-ce la mort des librairies ?
On pourrait croire que par des temps incertains l'éditeur serait attentif à la satisfaction de ses lecteurs pour ne pas dire de ses clients.
Et bien non pas du tout l'éditeur est même capable de vous faire une entourloupe, de vous faire prendre des vessies pour des lanternes... Un tour à la librairie me fait mettre la mais sur le dernier Alberto Manguel, petit échange avec le libraire pour dire que nous sommes un peu inconditionnels tous les deux et que Manguel c'est toujours un bon moment de lecture.
Je parcours la 4ème de couv mais très rapdidement, de toutes façons je vais l'acheter.
Retour chez moi, un bon thé, un fauteuil, bref je n'insiste pas ça vous connaissez et j'ouvre le Manguel en question et là surprise .....petit avertissement de l'éditeur, certains des chapitres de ce livre sont déjà parus dans un livre précédent !!! D'ailleurs le lecteur n'a qu'à se reporter à la table des matières où sont signalés des doublons ....
Ah oui pour être les mêmes se sont bien les mêmes !! et pas qu'un peu
J'ai fait le compte sur 39 articles ou chapitres, 13 ont déjà été publiés dans " Dans la forêt du miroir " soit un tiers du livre, sachant que le livre vaut 24 €, je me suis fait gruger de 8 €
L'éditeur se retranchera derrière l'avertissement qu'il fait et derrière l'astucieux sous titre choisit : essais édits & inédits merci Actes Sud pour la leçon de décriptage d'un titre.
Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2011/12/07/etre-pris-pour-un-...
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Par Alcapone, le 30/11/2011
La Bibliothèque, la nuit
de
Alberto Manguel
La bibliothèque, la nuit est le résultat des questionnements d'Alberto Manguel sur notre besoin immémorial et irrépréssible de conserver toutes les informations du monde de façon exhaustive. Il sait bien que cela est impossible et l'histoire le prouve à maintes reprises, mais alors pourquoi continuons-nous à vouloir croire à cette chimère ? L'auteur renonce à apporter des réponses mais il tente de comprendre au travers de multiples exemples, cette entreprise d'emblée vouée à l'échec. Ponctuant son ouvrage de références et d'anecdotes passionnantes, l'auteur nous fait voyager dans l'histoire des bibliothèques du monde. Ainsi, qu'elle soit publiques ou privées, circulaires ou rectangulaires, anciennes ou modernes, composées de livres de poche ou de livres de collection, physiques ou virtuelles, les bibliothèques sont le fidèle reflet de nos préoccupations. Lieu de mémoire, temple du savoir, symbole de prestige, ou encore gage de richesse, les bibliothèques outrepassent pourtant toutes ces fonctions réunies et incarnent véritablement "notre expérience indirecte du monde."p.30. Aussi, ne nous méprenons pas : les bibliothèques ont bien plus de choses à nous apprendre sur nous que ce que nous ne voulons bien le croire...
Nous invitant dans l'intimité de sa bibliothèque personnelle, Alberto Manguel nous confie que cet ouvrage aurait dû s'intituler Voyage autour de ma chambre, titre déjà été trouvé par Xavier de Maistre. Il décide alors d'intituler son essai La bibliothèque, la nuit en référence à son plaisir de se retrouver la nuit dans sa bibliothèque. Misant sur notre intérêt commun pour les bibliothèques et leurs univers secrets, Manguel nous initie avec érudition aux arcanes de la bibliothéconomie. Passant en revue les plus grands de ce monde qui ont contribué à l'édification de cette insitution tels que Callimaque, Dewey, Carnegie ou encore Zumarraga, l'auteur étudie le sujet avec méthode. Obéissant aux caprices de l'homme, les bibliothèques se sont forgées d'après l'auteur, une identité fondée sur différents concepts : la bibilothèque envisagée comme un mythe, un ordre, un espace, un pouvoir, une ombre, une forme, un hasard, un cabinet de travail, une intelligence, une île, une survie, un oubli, une imagination, une identité, une demeure...
Cet essai est un extraordinaire voyage au coeur de la mémoire collective et individuelle de l'homme. Truffé de références en tous genres, La bibliothèque, la nuit se lit pourtant comme un roman. Malheureusement il tellement dense qu'il est difficile d'en retranscrire toute la richesse. Appréciable pour sa clarté et ses sources documentées, cet ouvrage n'est ni élitiste, ni pédant. Il est à lire par tous ceux qui s'intéressent au sujet.
Lire le commentaire complet sur Livres à 100 à l'Heure.
Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.com/2011/11/la-bibliotheque-la-nu...
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Par IzaBzh, le 17/08/2010
La Bibliothèque, la nuit
de
Alberto Manguel
Essai du très érudit et intéressant Alberto Manguel sur l'histoire des bibliothèques à travers les âges et à travers le monde, qu'elles soient personnelles, publiques, nationales, persécutées, voire même imaginaires.
Il faut quand même être intéressé par les livres, par les bibliothèques, par l'histoire pour lire cet ouvrage, mais quand c'est le cas, quel régal !
Ce n'est absolument pas ennuyeux, très vivant, bourré d'anecdotes, d'illustrations, de portraits d'auteurs, de bibliothécaires passionnés, de libraires, un véritablement foisonnement - mais aussi ordonné qu'une bibliothèque ;)
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Par IreneAdler, le 08/02/2012
Une histoire de la lecture
de
Alberto Manguel
Un exercice auquel peu d'auteur d'essai littéraire se sont risqués. Et pourtant cela est passionnant à lire, même si parfois c'est un peu ardu.
Manguel mène une véritable enquête, sans réel matériau de base (personne ne tient de journal pour dire comment il lit), pour nous faire découvrir l'évolution de cette pratique, quotidienne et somme toute banale pour beaucoup d'entre nous (je parle de l'acte lui-même, pas des ouvrages lus).
Un beau livre à livre, à voix haute ou non.
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Par Labyrinthiques, le 29/08/2010
La Bibliothèque, la nuit
de
Alberto Manguel
Comme le souligne le Matricule des Anges, il faudrait oser réinventer un genre pour qualifier ces nouveaux types d’essais qui allient avec brio l’érudition d’un encyclopédiste (plus de 80 illustrations et gravures ainsi qu’un énorme index agrémentent l’ouvrage) et la subjectivité assumée d’un homme passionné par son sujet ; la clarté et la précision d’un propos esthétique et l’errance d’un « je » dans le labyrinthique dédale de sa bibliothèque. Car A. Manguel, après un opus sur Une histoire de la lecture, nous livre ici autre chose qu’un de ces essais universitaires qui visent à observer de manière froide et scientifique l’objet de son étude. A mi-chemin entre l’essai savant et la rêverie, celle oscillant entre fascination esthétique et tentation mystique, comme le montre l’extrait ci-dessus.
Revenant sur l’expérience de sa propre bibliothèque, une vieille grange qu’il aménagea près de Châtellerault pour ranger ses 30 000 ouvrages, Manguel se penche sur des problématiques concrètes rencontrées : comment classer, comment ranger ? Comment agrandir à l’infini son espace ? Quelle forme pour la bibliothèque idéale ? Partant de sa bibliothèque il en arrive à la bibliothèque universelle, celle d’Alexandrie, de Montaigne, de Borges, des bibliothèques nationales, de la vôtre et de la mienne. Il aborde la bibliothèque sous toutes ses coutures, comme objet historique, depuis les premières bibliothèques sumériennes jusqu’à l’avènement de l’internet; comme objet idéologique qui peut se révéler source de progrès ou d’obscurantisme, comme lieu imaginaire et mystique. Le profusion et la pertinence des anecdotes éclairent cet ouvrage qui devient par la force des choses, plus qu’un essai philologique, un véritable conte qu’on prendrait plaisir à écouter au coin du feu, ou sur de moelleux coussins d’une bibliothèque (si si dans la bibliothèque jeunesse, il y en a !)…
Lien : http://www.labyrinthiques.net/2008/11/27/la-bibliotheque-la-nuit-alberto-mang...
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Par ay_guadalquivir, le 30/09/2010
Une histoire de la lecture
de
Alberto Manguel
Depuis premiers signes gravés sur des tablettes, Alberto Manguel explicite une histoire universelle de la lecture sous tous ses aspects. Il construit en parallèle à cette histoire une formidable vision de l'aventure de l'homme au travers des livres. Ainsi, le passage de la lecture à haute voix à la lecture intime délivre le lecteur d'une lecture officielle et scolastique. Et ouvre les horizons de liberté que permettent les livres. J'avance dans cette Histoire, à suivre...
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Par soukee, le 31/03/2010
La Bibliothèque, la nuit
de
Alberto Manguel
La bibliothèque, la nuit est un essai d'Alberto Manguel, écrivain, traducteur et éditeur argentin, paru aux éditions Actes Sud en janvier 2009.
Après Une histoire de la lecture, Alberto Manguel nous livre ici une réflexion sur les bibliothèques, privées ou publiques, immenses ou composées de quelques titres, classées selon un ordre précis ou de façon arbitraire, bref, une réflexion sur tout rassemblement de livres en un endroit donné.
Il mêle à sa réflexion des anecdotes personnelles, fait des détours historiques et nous donne l'exemple de bibliothèques connues ou encore celles d'auteurs célèbres, comme Jorge Luis Borges, qu'il a beaucoup côtoyé.
J'ai adoré ce livre, ayant l'impression de m'immiscer dans les plus grandes bibliothèques du monde et de fouiner dans celles de certains auteurs pour comprendre comment ils classaient leurs livres et en apprendre un peu plus sur leurs habitudes de lecteurs.
Manguel nous livre ici une merveille de réflexion sur les bibliothèques, dans la droite lignée de son essai précédent sur la lecture, un essai à la fois documenté et très accessible, accompagné de nombreuses photos et illustrations.
La traduction de Christine Le Boeuf, qui avait déjà traduit Une histoire de la lecture permet au lecteur de se plonger facilement dans cet essai et de se laisser porter par les réflexions de Manguel.
Je vous préviens, on ne regarde plus sa propre bibliothèque du même oeil ensuite ! Et on s'interroge sur sa propre manie de classification !!
Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2009/11/15/15808723.html
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Par de, le 20/10/2011
La Bibliothèque, la nuit
de
Alberto Manguel
Quelques centaines de pages pour toutes et tous les amoureux des livres et de la lecture, pour toutes celles et tous ceux qui ont recherché une méthode plus ou moins rationnelle, idéale, fantasque de rangement de leurs bibliothèques.
Pour ces moments passés au cœur de l’imagination, le livre d’Alberto Manguel est une nouvelle promenade parmi l’entassement des pages noircies, les rêves, la nuit. Un moment de bonheur.
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La Bibliothèque, la nuit
de
Alberto Manguel
J'ai aussi adoré ce livre sur les bibliothèques, très intéressant et très instructif.
Un livre divisé en 16 chapitres qui résument les principales caractéristiques d'une bibliothèque, illustrées à travers de nombreuses histoires de bibliothèques d'hommes plus ou moins célèbres de tous les temps. L'auteur nous entraîne aussi dans des réflexions critiques autour du livre et de l'lélectronique. Par ailleurs, il semble préférer avoir accès à sa bibliothèque la nuit, pour son caractère mystérieux et intime, et parce qu'aussi il peut en user à sa fantaisie, par rapport aux bibliothèques publiques.
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Par Margot_R, le 22/04/2011
Une histoire de la lecture
de
Alberto Manguel
Cet essai de Manguel peut être lu comme un véritable roman, car il fait voyager le lecteur à travers le temps, de l'Antiquité à aujourd'hui, et l'espace, parcourant le monde du Japon à l'Iraq en passant par la Grèce, l'Italie et les Etats-Unis (entre autres), et nous offre une histoire de la lecture telle qu'il la perçoit, agrémentée de ses expériences personnelles, de ses anecdotes et de références. Manguel manifeste son savoir pour le plus grand plaisir de nous, lecteurs, en nous ramenant aux origines de la lecture, et nous faisant découvrir les différentes étapes de l'histoire du livre, les pratiques des lecteurs et leur apprentissage de la lecture variant au fil des années et selon les endroits... Un essai chargé d'histoire, dans lequel le lecteur peut facilement s'identifier et s'instruire. Il est construit de telle façon que nous pouvons lire les différentes parties indépendamment des autres, l'essai n'avançant pas par ordre chronologique.
▪ Première partie : « La première page »
Cette première partie est précédée d'une épigraphe, signée par Gustave Flaubert « Lisez pour vivre », extrait d'une lettre adressée à Mlle Chantepie, datant de juin 1857.
Cette première partie, constituée d'un unique chapitre, débute par une observation de personnages historiques en train de lire, leur posture... Ensuite, l'auteur aborde sa propre enfance, son apprentissage de la lecture, et son amour naissant pour les livres. Il raconte que la lecture lui a permis de « rencontrer la sexualité », sujet encore tabou à cette époque dans beaucoup de familles. Cette passion le mènera à travailler dans la librairie Pygmalion de Buenos Aires, où il rencontra l'écrivain Jorge Luis Borges. Celui-ci lui demanda de lui faire la lecture, ce qu'il accepta. Cela lui permit d'enrichir sa culture littéraire.
▪ Deuxième partie : « Faits de lecture »
L'épigraphe qui précède cette deuxième partie est tirée d'un texte d'Italo Calvino Si par une nuit d'hiver datant de 1981 : « Lire, c'est aller à la rencontre d'une chose qui va exister ».
Dans cette deuxième partie, l'auteur relate à travers des anecdotes et des histoires les pratiques et apprentissages de la lecture de différents écrivains et personnages de l'Antiquité à aujourd'hui (Racine, Saint Augustin, Saint Ambroise, Colette...), propres à chaque époque, chaque civilisation. Il retrace ensuite les questionnements des scientifiques autour du fonctionnement de l'oeil, de sa connexion avec le cerveau. Il évoque les pratiques de lecture. A l'époque de Socrate, l'écrit n'était pas courant, Socrate lui-même transmettait son savoir oralement (c'est pourquoi nous n'avons aucun écrit de lui, mais seulement des dialogues retranscrits). La lecture silencieuse, pour soi, n'a pas toujours « existé » comme on pourrait le croire, mais est apparue au Vème siècle. La lecture publique est une pratique courante, les individus demandaient à leurs gouvernantes, ou à leurs esclaves de leur faire la lecture. C'est également le cas des fabriques de cigares de Cuba, où un homme venait faire la lecture aux ouvriers pendant que ceux-ci travaillaient. Cette pratique datant de 1850 est encore en vigueur. En effet, chaque jour pendant une heure, un homme (ou une femme) vient lire des romans ou le journal, assis à une table, placée en hauteur, sur une estrade. Enfin, l'auteur parle des différents endroits dans lesquels on peut lire, et conclut que le lit est un espace de lecture important, très utilisé, car très intime et privé.
▪ Troisième partie : « Pouvoirs du lecteur »
Cette troisième partie est précédée par une épigraphe signée par Ralph Waldo Emerson « Il faut être inventeur pour bien lire » tirée de The American Scholar, texte datant de 1837.
Dans cette partie Manguel retourne aux origines de la lecture, notamment lors d'un voyage en Iraq, à Babylone, « le lieu d'origine de tout livre ». Il évoque les attitudes, les comportements des lecteurs, leurs habitudes, les différentes manières de ranger et classer les livres dans une bibliothèque, pratique qui diffère selon les personnes. En effet, comme le montre l'exemple de la page 287, un même livre peut être classé différemment par différentes personnes : « Classé dans Fiction, Les Voyages de Gulliver, de Jonathan Swift, est un roman d'aventures humoristique ; dans Sociologie, une étude satirique de l'Angleterre du XVIIIème siècle ; dans Littérature pour enfants, une fable amusante dont il est question de nains, de géants et de chevaux qui parlent ; dans Imaginaires, un précurseur de la science-fiction ; dans Voyages, un voyage fabuleux ; dans Classiques, une partie du patrimoine littéraire occidental. » Manguel raconte qu'au Japon, à l'époque où la lecture était réservée aux hommes, les femmes qui aimaient lire des histoires avaient trouvé comme seule solution de les écrire elles-mêmes. Manguel relate ensuite une histoire assez curieuse, celle d'un voleur de livres rares, Guglielmo Libri. Cet homme passionné de livres, volait de nombreux ouvrages dans les bibliothèques auxquelles il avait accès, puis en revendait. Mais il n'est pas la première victime de ce syndrome de « bibliocleptomanie », car depuis que les livres existent, les livres sont volés ! Manguel narre également l'histoire des sibylles, ces « femmes qui prononçaient des oracles sous forme d'énigmes », lisaient des prédictions, à travers des signes. Il démontre ainsi qu'on ne lit pas uniquement des textes, mais on lit aussi dans des signes, on lit les expressions d'un visage, on lit une carte, une image... Enfin, il aborde la question de la censure, processus d'interdiction de publication encore en pratique dans certains pays. Cette partie résume donc les différents comportements des lecteurs face aux textes, aux livres, aux images, aux signes ainsi que le comportement du traducteur qui a pour mission de retranscrire au mieux un texte, en restant le plus fidèle à l'écrivain.
▪ Quatrième partie : « Pages de fin »
Cette dernière partie est précédée d'une épigraphe écrite par Stéphane Mallarmé au cours d'une correspondance qu'il entretenait avec Paul Verlaine en 1869.
Dans cette quatrième et dernière partie, Manguel fait allusion à tous les livres que lui et d'autres écrivains ou personnages historiques n'ont pas lu ni écrit. Il est lucide et conscient que la liste de ces livres est interminable. Parmi ces livres, il compte L'Histoire de la Lecture, une histoire qui pour lui n'aura jamais de réelle fin car tant que les hommes vivront, ils liront, et donc les livres existeront et seront lus. « Ce n'est pas fini ».
Cet essai est un véritable éloge à la lecture et aux lecteurs de tous les temps. Alberto Manguel nous fait partager son savoir sur l'histoire du livre et de la lecture. On le lit comme un roman car les citations en début de parties, les anecdotes des écrivains et les propres expériences personnelles de Manguel le rendent très vivant, très fluide. Le fait que les différentes parties ne soient pas dépendantes les unes des autres rend ce livre plus léger, comparé aux essais ordinaires dont l'explication, le développement ou le raisonnement est continu, voire ludique car on peut lire une partie sans avoir lu les précédentes, et choisir de ne pas les lire dans l'ordre mais au fur et à mesure de nos envies. L'auteur montre un intérêt sincère pour le sujet, sans vouloir se vanter de son impressionnante érudition, il nous donne envie de lire encore et encore. Un livre à mettre donc entre les mains de tout passionné de la lecture.
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Par Lali, le 07/07/2011
Un retour
de
Alberto Manguel
Avec Un retour, Alberto Manguel nous plonge dans un univers qui devient de plus angoissant à mesure que le héros, Fabris, retrouve au hasard d’une promenade dans la ville de sa jeunesse qu’il a quittée il y a 20 ans pour Rome, les protagonistes de sa propre vie, pareils ou inchangés, dans des situations qui ont tout du fantastique.
Dans un premier temps, le chauffeur de taxi le dépose devant un hôtel qui n’est pas celui où il devait aller. Puis, cette ville qu’il pensait quasi identique se révèle être un tel labyrinthe qu’il perd de vue les lieux dans lesquels il entre ainsi que les personnages de son passé qui s’y trouvent. Comment, alors qu’il avait quitté Rome pour assister au mariage de son filleul, se retrouve-t-il dans un autobus conduit par un des anciens professeurs, lequel le déposera dans un lieu apocalyptique d’où il ne pourra plus partir?
J’avoue que j’attendais une autre fin, que j’aurais voulu trouver une raison à l’aventure de Fabris, mais que j’ai fermé le roman de Manguel sans comprendre le dessein de l’auteur. À moins, au fond, qu’il n’en ait eu d’autre que celui de nous piéger comme il l’a fait de son personnage?
Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=42376
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Par Lali, le 01/03/2011
Un amant très vétilleux
de
Alberto Manguel
Manguel. Je ne pouvais qu’aimer. J’ai donc mis dans mon sac de provisions lors de ma récente tournée à la bibliothèque Un amant très vétilleux. Sans rien savoir de ce livre, ni du personnage qu’il met en scène. Et j’ai parcouru avidement les 88 pages de ce récit où s’entremêlent le réel et la fiction; où Manguel, usant de documents divers sur ce Vasenpeine de Poitiers, raconte à sa manière une passion. Une passion double, celle pour le corps humain, celle pour la photo, celle-ci lui permettant d’explorer la première.
Finement écrit, Un amant vétilleux ne pouvait que se terminer par un coup de théâtre. Je vous laisse le découvrir, tout comme je vous laisse faire connaissance avec ce personnage hors du commun qui surveillait les bains-douches de Poitiers entre les deux guerres.
Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=28950
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Par bibliophage, le 23/02/2010
La Bibliothèque, la nuit
de
Alberto Manguel
Sommaire :
I. Un mythe
II. Un ordre
III. Un espace
IV. Un pouvoir
V. Une ombre
VI. Une forme
VII. Le hasard
VIII. Cabinet de travail
IX. Une intelligence
X. Une île
XI. La survie
XII. L'oubli
XIII. L'imagination
XIV. Une identité
XV. Une demeure
XVI. Conclusion
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Par de, le 16/10/2011
Le Livre d'images
de
Alberto Manguel
Après de beaux ouvrages sur les livres, les lieux imaginaires, les bibliothèques et les littératures, Alberto Manguel évoque ici des images, sculptées, peintes ou photographiées. Toujours sous le double signe de la connaissance et du plaisir, une représentation d’images récit, absence, énigme, témoin, connivence, cauchemar, reflet, subversion, philosophie, mémoire et théâtre. Un parcours personnel, invitation à mille autres promenades parmi les livres d’images.
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Par auxpagesblanches, le 12/05/2009
Chez Borges
de
Alberto Manguel
Borges vous intrigue, entrez dans sa maison accompagné d'un de ses lecteurs atitrés. Alberto Manguel, qui n'avait trouvé d'autre réplique au représentant du gouvernement venu défendre la destruction du prix unique du livre par un argument écologique : "Monsieur vous êtes un abruti"; nous transporte dans le quotidien enlivré de Jorge Luis Borges.
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Par ivredelivres, le 10/02/2009
Kipling : Une brève biographie
de
Alberto Manguel
Publiée dans la petite collection (par la taille, pas par son intérêt) Actes Sud Léméac, cette biographie m’a tout de suite attirée.
L’envie de la lire m’est venue après la lecture du « Journal d’un lecteur » du même Manguel, il évoque le roman de Kipling « Kim » celui dont Juliette Binoche lit un extrait à son patient anglais...
Pour moi kipling c’était un affreux colonialiste, le livre de la jungle et le poème « If » et ....rien d’autre. J’ai donc cherché à en savoir un peu plus.
Il s’agit plus d’un portrait plus que d’une biographie, mais un portrait très attachant, très court, donc Manguel va à l’essentiel et fait revivre Kipling en quelques pages.
Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2009/01/05/kipling-une-breve-...
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Par EmmanuelleT, le 23/01/2012
Pinocchio&Robinson : Pour une éthique de la lecture
de
Alberto Manguel
Ce petit opuscule contient trois textes courts et essentiels: “Comment Pinocchio apprit à lire” est incontournable pour toute personne travaillant autour de l’apprentissage de la lecture. Manguel nous rappelle que la lecture est loin de se limiter à un geste technique si l’on veut transmettre une pratique qui a du sens et devient une clé pour apprendre à se connaître et à explorer le monde. “La bibliothèque de Robinson” aborde le lien très riche qui relie un lecteur à ses livres et constitue une critique de l’Internet, moins convaincante, le pessimisme de l’auteur laissant voir les limites de sa compréhension de ce nouvel outil – Manguel fait partie des défenseurs du livre face à l’Internet, avec Steiner et Umberto Ecco. Enfin, “Vers une définition du lecteur idéal” est un délicieux exercice visant à dessiner toute la liberté et la singularité créative de la lecture.
Lien : http://souslepommierleblogdelecritoire.wordpress.com/2011/09/12/pinocchio-rob...
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Par de, le 15/10/2011
L'Iliade et l'Odyssée
de
Alberto Manguel
« En vérité, on peut lire l’Odyssée comme l’interminable histoire d’un retour qui ne peut avoir lieu qu’à force de le raconter, et qui existe comme un préalable dès avant le début. »
Une fois de plus, Alberto Manguel parcourt un chemin en littérature, errance dans les images, les mots, le temps et l’espace. Il offre des réflexions non seulement sur l’œuvre « l’une des qualités d’un classique consiste à faire naitre chez le lecteur une double impression de vérité attestée : celle de l’artifice poétique et celle de la réalité vécue… », l’auteur « il a réinventé l’histoire du voyage primordial qu’entreprend tout homme en tout temps. » mais aussi sur les lectrices et lecteurs « un terrain égal sur lequel livre et lecteur partagent un espace commun qui peut-être pénétré, habité, renommé et transformé selon un processus éternellement renouvelé. ».
Il ne s’agit pas ici d’une réécriture mais d’une lecture de lectures et de traductions. Sont convoqués entre autres : Virgile, Dante, Joyce, philosophes, islam, anciens et modernes. Homère, individu ou collectif, lui même est interrogé.
Un nombre infini de lectures effleure de ces rencontres, de ces traversées de miroir.
Érudit, l’auteur n’oublie néanmoins ni la poésie, ni la magie de l’écriture ni bien sûr les multiples possibles plaisirs d’une lecture privée, variée et jamais réductible au texte lui même.
« L’influence d’un livre n’est jamais simple. Les lecteurs ordinaires, non tenus par les rigueurs académiques, laissent leurs livres dialoguer entre eux, échanger des significations et des métaphores, s’enrichir et s’annoter mutuellement. Dans l’esprit du lecteur, les livres s’entrelacent et se mêlent, de sorte que nous ne savons plus si telle histoire appartient à Arsilaous ou à Achille, ni où Homère arrête les aventures d’Ulysse et où l’auteur de Sindbad les reprend. »
Une lecture somptueuse et un livre à placer à coté d’autres ouvrages indispensables de cet auteur. A titre de proposition trois ouvrages réédités en format de poche chez Babel :
« Dans la forêt du miroir, essai sur le mots et sur le monde » ; « Une histoire de la lecture » et avec Gianni Guadalupi « Dictionnaire des lieux imaginaires ».
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Par sasouh08, le 23/08/2011
Stevenson sous les palmiers
de
Alberto Manguel
Une histoire pas très captivante mais réaliste...
Ici, les "blancs" sont considérés comme des traitres et ce, dans toutes circonstances.
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Par blogoculture, le 01/11/2010
Dans la forêt du miroir : Essai sur les mots et sur le monde
de
Alberto Manguel
“Nous sommes ce que nous lisons”.
Editeur, journaliste, écrivain mais avant tout lecteur. Alberto Manguel nous parle de livres, d’auteurs, d’Argentine, de politique, de société, de ce que nous sommes et devenons au travers de nos lectures.
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La suite sur le blog !
Lien : http://blogoculture.com/2010/10/dans-la-foret-du-miroir/