Babelio Babelio
  • Mon accueil
  • Mes livres
  • Découvrir
    •   Livres
    •   Auteurs
    •   Lecteurs
    •   Quiz
    •   Forum
  • Ajouter des livres

+options
fb Connexion
mot de passe oublié?
Guy Goffette

Guy Goffette

  • Infos
  • Citations (31)
  • Photos (1)
  • Vidéos (3)
Guy Goffette > Ajouter une photo

Ajouter une vidéo
Ajouter une citation
  • 27 livres
  • 14 critiques

Note moyenne : 3.56/5 (sur 54 notes) Guy Goffette

Biographie et informations

Nationalité : Belgique
Né(e) à : Jamoigne (Gaume). , le 18/04/1947

Biographie :

Guy Goffette est un poète et écrivain belge né le 18 avril 1947 à Jamoigne (Gaume).
Il a été tour à tour enseignant, libraire, éditeur des cahiers de poésie Triangle et de L'Apprentypographe. Il a parcouru nombre de pays d'Europe avant de poser ses valises à Paris où il vit actuellement. Il est lecteur chez Gallimard, où sont édités la plupart de ses ouvrages. Poète avant tout, même lorsqu'il écrit en prose, il a publié une quinzaine de livres et a obtenu en 2001 le Grand Prix de Poésie de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre. Entre autres travaux de préfaces, il est l'auteur de l'introduction aux œuvres complètes du poète Lucien Becker.
Source : wikipedia
Ajouter des informations

Etiquettes

roman   récits   prose   jeunesse   poésie   poèmes   art   enfance   recueil   portraits   sensualité   frisson   exil   récit poétique   Artistes et modèles   peinture   peintre   france   littérature française   littérature belge  

> voir toutes (3)

Videos de Guy Goffette

>Ajouter une vidéo


Vidéo de Guy Goffette
> Découvrez les 3 vidéos de Guy Goffette


> voir toutes (31)

Citations de Guy Goffette

> Ajouter une citation

  • Par saphoo, le 02/03/2011

    Elle, par bonheur, et toujours nue de Guy Goffette

    Car Paris est son chevalet. Les ombres et les lumières, son fusain ou sa mine de plomb sur le papier qui tremble : et les jambes des femmes qui font bouger la terre sous les froufrous sont ses pinceaux de rêve

    Citation de qualité ? (5 votes positifs)


  • Par Lali, le 30/10/2011

    Elle, par bonheur, et toujours nue de Guy Goffette

    La gloire de Bonnard, sa raison d’être, c’est de peindre ce qui lui plaît, comme il lui plaît, quand il lui plaît et tant pris si ça défrise le goût du jour.

    Citation de qualité ? (5 votes positifs)


  • Par saphoo, le 02/03/2011

    Presqu'elles de Guy Goffette

    La phrase rêvée, la phrase inespérée, la phrase miraculeuse, celle qui mûrissait depuis des siècles à l’ombre de sa main, au revers de la feuille blanche ; celle sur laquelle il peinait jour après jour, nuit après nuit, cigarette sur cigarette et le coeur battu battant à grands coups de cafés noirs ; la phrase à quoi il lui semblait avoir tout sacrifié, confort, famille, maîtresse, et la mer et le soleil et tous les clairs de lune ; celle dont allait dépendre son avenir, la phrase sans laquelle rien n’est possible et la vie même n’a plus de goût, Dan sentit ce matin-là, au réveil, qu’elle était là, juste à portée de sa main, qu’il lui suffirait d’un petit geste de rien du tout pour la tenir à sa merci, car elle flottait dans l’air entre le lit et la fenêtre ouverte et jouait avec la brise dans les plis du rideau en attendant qu’il se lève et s’en saisisse et qu’il la prenne comme une femme, ainsi qu’il avait pris, la veille, pis et repris, frénétique et inépuisable , au cours d’une nuit folle.
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (2 votes positifs)


  • Par saphoo, le 02/03/2011

    Elle, par bonheur, et toujours nue de Guy Goffette

    Pardonnez-moi, Pierre, mais Marthe fut à moi tout de suite. Comme un champ de blé mûr quand l’orage menace, et je me suis jeté dedans, roulé, vautré, pareil à un jeune chien.

    Comprenez bien, j’étais seul et désœuvré entre deux trains dans une ville du Nord, écrasée de soleil cet été-là. Entré par aventure et besoin de fraîcheur dans ce musée à colonnade et fronton impérieux qui domine la place, à deux pas de la gare, je me disais que cette sorte de temple devait bien recéler certain coin d’ombre et de silence propice aux tourments du cœur.

    C’est au détour d’une des salles où la chaleur me poursuivait -et je n’arrêtais pas de m’éponger le cou, le visage, les mains- que je la vis. Disons, pour être juste, que je vis une jeune femme venir à moi dont j’ignorais tout, sinon qu’elle était nue, sinon qu’elle était belle, et son éclat, d’un coup me rafraîchit jusqu’au ventre. Elle tourna tout son corps lentement vers la lumière d’une grande baie où tombait la neige d’un rideau de mousseline et, dans ce mouvement, toute cambrée à contre-jour, elle m’aspergea, comme une brassée de fougères mouillées, du parfum de sa chair et me fit défaillir. Je dus m’asseoir, l’air hagard et comme frappé d’insolation. D’un coup, l’eau de Cologne emplit toute la pièce et se mit à ruisseler sur mon cou.

    A cet instant-là, Pierre, avant même que j’aie pu esquisser un geste, tendre la main, soulever l’écran de fine poussière qui me séparait d’elle, Marthe fut à moi.

    J’en oubliai le canapé rose, et le miroir, et le tub que vous aviez soigneusement disposés autour d’elle comme l’hommage d’un roi ; j’oubliai que ce n’était là qu’un décor, et que cette Eve déhanchée en ballerines noires, croupe frémissante et mamelon tendu, n’était qu’un morceau de toile peinte, 124 x 108 cm, un tableau de musée. J’oubliai tout, l’heure, les murs, la ville et son étuve, ma vie boiteuse, ce que j’étais venu chercher ici.Tout.

    Tout parce qu’une femme soudain, à corps et à cri dans le silence, venait d’effacer d’un trait de lumière toutes les femmes de ma vie ; parce qu’une femme d’un seul mouvement devant moi me découvrait la femme, celle qui précède la mémoire et lui donne forme et couleurs dans le désir insatiable -et la mort souvent nous a saisis avant que nous l’ayons tenue tout entière entre nos yeux
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (1 votes positifs)


  • Par saphoo, le 02/03/2011

    Elle, par bonheur, et toujours nue de Guy Goffette

    la couleur est une femme qui se gagne lentement, regard après regard, caresse après caresse. On sait tout de suite que ce sera long, un combat sans cesse recommencé avec la lumière. Et qu’il faudra souvent faire mine de baisser les bras, de quitter le champ et de se retirer dans l’ombre, le silence, la solitude. Car il s’agit maintenant de donner des voyelles aux couleurs et que la lumière chante, sur une partition sans fausses notes, pour l’œil qui écoute et se tait. Que la chair enfin se mette à parler du bonheur d’être vive et que nous frémissions de l’entendre rire comme si, jetés dans ses bras, nous étions couverts en un instant de notre feuillage unique et de toutes ses couleurs.
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (2 votes positifs)


  • Par nadejda, le 27/11/2010

    Elle, par bonheur, et toujours nue de Guy Goffette

    S'ils savaient voir, ils sauraient vivre. Dépasser le corps empêtré dans sa boue. Dépasser le présent de toutes parts qui les assaille et qui n'est que Maya, l'Illusion. Dépasser le sujet de la toile, sa forme et ses couleurs, pour entrer dans le tableau, rejoindre le peintre et continuer sa vision avec leurs moyens propres.
    S'ils savaient voir, ils ne diraient pas que le bonheur existe ou Dieu ; ils emploieraient des mots corrects. Ils connaîtraient que tout est au-delà du visible et que rien de ce qui vit ne meurt. Que la mer est toujours derrière la mer, infinie, éternelle. Comme l'amour.
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (2 votes positifs)


  • Par Elisanne, le 30/10/2011

    Elle, par bonheur, et toujours nue de Guy Goffette

    Il y a une fenêtre dans l’œuvre de Bonnard qui se distingue de toutes les autres, de celles qu’il a peintes et qu’il peindra encore. Une fenêtre qui laisse entendre que le mensonge de Marthe l’a touché profondément. Ce tableau date de l’année de leur mariage.

    A première vue, rien que de banal : une fenêtre fermée, de biais dans son cadre de bois brun, et qui coupe la toile en diagonale. D’un côté l’extérieur, le paysage du Cannet, façades blanches et toits rouges parmi les arbres sous un ciel qui menace l’Estérel.
    Penchée à son balcon de bois vert pomme, la tête de moitié et les avant-bras nus : Marthe.
    De l’autre côté, l’intérieur : une table poussée contre la fenêtre, avec, sur la toile cirée à carreaux, le nécessaire pour écrire, la bouteille d’encre noire, le porte-plume, un feuillet vierge, et sur un épais dossier à couverture de cuir, un livre rose dont le titre en capitales bien lisibles se détache : MARIE.
    Le nom de l’auteur est effacé. Il importe peu. Sans doute est-ce Peter Nansen, cet écrivain danois, dont Pierre, en 1887, avait illustré le roman Marie en prenant Marthe pour modèle. L’histoire d’une midinette abandonnée par son riche amant qui lui revient quand elle tombe malade. Rien de bien original.
    Ce qui l’est davantage, c’est la position du livre par rapport à celle de Marthe dans le champ du tableau. Le montant de la fenêtre les sépare et les oppose. Au dehors, dans la familiarité, Marthe. Au-dedans, dans l’intimité Marie. Marthe pour tous, Marie pour lui seul, Marthe révélée, Marie refermée.
    Il n’y a pas de fenêtre innocente.
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (1 votes positifs)


  • Par saphoo, le 02/03/2011

    Elle, par bonheur, et toujours nue de Guy Goffette

    Mais nous sommes pauvres et petits. Derrière le trou des pupilles, il y a quelqu’un toujours qui dit je et que nous ne connaissons pas. Quelqu’un qui regarde et qui chante, mais nous ne voulons pas l’entendre. Aussi, les poètes continuent-ils de crier dans le désert et les peintres de parler pour les sourds qui les entendent comme personne dans leur langue, tandis que nous nous obstinons à interroger avec l’intelligence au lieu d’écouter avec tous nos sens et de recevoir avec le cœur qui adhère et se tait.

    Citation de qualité ? (2 votes positifs)


  • Par nadejda, le 27/11/2010

    Elle, par bonheur, et toujours nue de Guy Goffette

    Car il s'agit maintenant de donner des voyelles aux couleurs et que la lumière chante, sur une partition sans fausses notes, pour l'oeil qui écoute et se tait...

    Citation de qualité ? (3 votes positifs)


  • Par brigetoun, le 15/11/2011

    Les derniers planteurs de fumée de Guy Goffette

    Plus tard, les feuilles royales, fanées déjà, sécheraient dans le hangar à claire-voie, sur des perches à clous appelées boudriots qu'on suspendait aux poutres. À la Toussaint, je viendrais quand même voir si saint Joseph nous avait souri, si les plants avaient cette belle couleur ocre foncé qui couvrait comme une monnaie d'or le visage et les mains de Grand-père. J'aiderais un peu à l'effeuillage, lierais les feuilles en bottes et les transporterais au grenier, à l'abri du vent et des regards jaloux, mais le coeur n'y serait plus. Je savais que le tabac vieillirait là, sans moi, lentement comme un vin, jusqu'à ce que son arôme envahisse la maison.
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (1 votes positifs)


Tweet

Faire découvrir Guy Goffette par :

  • Mail
  • Facebook
  • Blog

> voir plus

Livres de Guy Goffette (27)

    • Unété autour du cou
      1 citations
    • Elle, par bonheur, et toujours..
      3 critiques
      13 citations
    • Verlaine d'ardoise et de pluie
      1 critique
    • Une enfance lingère
      3 critiques
      6 citations
    • Les derniers planteurs de fumée
      3 critiques
      9 citations
    • Presqu'elles
      2 critiques
      1 citations
    • L'autre Verlaine
      1 critique
    • Eloge pour une cuisine de..
      1 citations

Auteurs proches de Guy Goffette


    • Michel Houellebecq

    • Eva Kavian

    • André Baillon

    • Marie Gevers

    • Philippe Delerm

    • Paul Verlaine

> voir plus

Lecteurs de Guy Goffette (58)

    • bede08

      En a lu 6

    • vefigt

      En a lu 5

    • AmandineMM

      En a lu 4

    • nadejda

      En a lu 4

    • NadinePes...

      En a lu 3

    • saphoo

      En a lu 3

    • Juin

      En a lu 2

    • MaryM

      En a lu 2

    • serrelivres

      En a lu 2

> voir plus

Quiz

    Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

    Françoise Sagan : "Le miroir ***"

    •   brisé
    •   fendu
    •   égaré
    •   perdu

    20 questions - 144 lecteurs ont répondu
    Thème : littérature , littérature française , littérature francophone

    Créer un quiz sur cet auteur.
retour en haut
    • Aide
    • Contact
    • Notre blog
    • A propos
    • Masse Critique
    • Premiers Chapitres
    • Widget
    • Partenariats éditeurs
    • Partenariats bibliothèques
    • Partenariats auteurs
    • Sites partenaires
    • Listes et extraits de films
    • L'actualité du livre
    • Presse
    • Publicité
    • Conditions d'utilisation
    • Groupe facebook
    • Bibliothèque virtuelle
    • Vidéos d'écrivains
    • Magazine Littéraire
    • Derniers livres
    • Nouveaux livres
    • Auteurs populaires
    • Critiques, avis et opinions de lecteurs
    • Citations, extraits et passages de livres
© BABELIO - 2007-2011