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ISBN : 2070760952
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 3.27/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un premier roman livré par un poète chevronné. Un roman qui ne devrait pas passer inaperçu. Les raisons (les bonnes bien sûr) ne manquent pas. À commencer par le sujet. Un été autour du cou relate l'histoire d'un petit garçon... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 4.00/5
    Par Christw, le 28 décembre 2012

    Christw
    Si je ne recevais pas le bimestriel "Le carnet et les instants" (1), j'ignorerais probablement l'existence de cet auteur gaumais dont on on y rappelle régulièrement l'existence. À force de zapper son patronyme dans le magazine, il se logea dans quelque circonvolution neuronale et finit par se manifester, il y a peu, quand ce nom de friandise wallonne tomba sous mon œil en quête, dans le dédale de la bibliothèque provinciale, dont une main solidaire avait astucieusement placé un roman dudit poète sur présentoir.

    Je confesse ma négligence coupable: Guy Goffette s'est fait une place dans le territoire littéraire et il n'y a pas tant de belges qui en tiennent une aussi méritoire. Son œuvre poétique a été reconnue par l'Académie française et le Goncourt, par d'autres prix aussi, et à défaut de l'avoir encore bien découverte, j'ai englouti son premier roman, édité chez Gallimard en 2001.

    Il y a en tout lecteur cette part intime, un peu limbique, qui le pousse à regarder par le trou des serrures, à devenir voyeur. C'est sans doute celui-là qui lui fera courir ces pages pour refermer le livre avec un brin de confusion pour abus d'intimité. Guy Goffette ne manifeste aucune gêne et il écume : "...j'enrage, j'enrage encore de voir ce qu'une éducation approximative et brutale fait d'un enfant gauche, timoré, précocement pubère et d'une curiosité crasse,..." À douze ans Simon perd ses illusions dans les doigts d'une femme instable et perverse. Il ne rencontrera pas la jeune fille aux jambes nues, la douce qui l'accompagnera; celle-là l'a mal initié. Il dit ses faiblesses (sont-ce des torts ?), la naïveté, l'attirance précoce pour les sens. le récit est sans nul doute une peu de l'enfance de Guy Goffette, qui d'autre pourrait si bien raconter cela, de si secret, sans l'avoir un peu vu ? "... ; si seulement elle me les avait montrés avec un brin de retenue, de la délicatesse, que sais-je, en rougissant un peu, au lieu de me les enfourner comme un paquet de linge sale dans la gorge ;...."

    La distance est prise grâce à la troisième personne, vrai-faux double, ce gamin Simon. "Et s'il existe une autre façon de récupérer son enfance, de la replacer dans sa vie comme la pièce manquante du puzzle, que de se la raconter sans cesse, sans cesse, qu'on me le dise,...." La narration oscille entre je et ce gamin que, pathétiquement, il voudrait autre que lui. L'enfant vit sous la colère d'un père autoritaire, buveur, le "roi-tabac", et la tendresse maladroite d'une mère, Tili, un nom de chat ou d'oiseau, qui connaît les désillusions et le manque d'argent des gens d'en bas.

    L'essayiste et poète Yves Leclair, dans son récent Guy Goffette, sans légende(2), écrit avec empathie: "....écrivain public des gens de peu, le Rom du langage, un cycliste du vers,... (...) ...un poète commun des mortels, mendiant d'amour, rose à jamais amoureux de la femme,..." Une opportunité d'approcher les obsessions, les ancrages et la rhétorique lyrique de l'ancien instituteur.
    Voilà un livre attachant et sincère, où les soldats de plombs sous la table s'émeuvent de blancheurs troublantes de salle de bain. La confession, la complainte d'un exilé de l'amour. Goffette a l'image forte — c'est un poète —, rien que le titre déjà, cet été comme un bas noir de femme autour du cou.

    (1) L'abonnement à ce magazine bimestriel des lettres belges est gratuit sur demande écrite. Toutes les informations sur
    http://www.promotiondeslettres.cfwb.be/index.php?id=1588
    (2) Éditions Luce Wilquin, collection "L'œuvre en lumière", 2012



    Lien : http://marque-pages.over-blog.net/article-un-ete-autour-du-cou-guy-g..
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    • Livres 4.00/5
    Par isabellelemest, le 19 janvier 2013

    isabellelemest
    Dans ce premier roman autobiographique, le poète Guy Gofette se remémore un épisode de sa pré-adolescence qui l'a profondément marqué et orienté – sans doute à vie – sa sexualité et son équilibre d'adulte. Au cours de l'été de ses douze ans, il se livre aux attouchements entre enfants et fantasmes sexuels qui révèlent sa relative précocité, ignorée par un père tyrannique et une mère affectueuse mais effacée. Mais une femme mûre, aux tendances nymphomanes, l'attire peu à peu chez elle et, captant ses désirs de pré-adolescent, le transforme en un jouet sexuel qu'elle attire ou repousse avec violence au gré de ses humeurs changeantes, le faisant osciller entre rêve, excitation, dégoût, humiliation et rage. le roman, d'une grande lucidité et d'une parfaite justesse, évoque ce qu'a de monstrueux la tant décriée pédophilie : une relation inégale mettant en rapport physique des êtres d'une maturité et d'une force si différente, au risque de briser à jamais le plus faible.
    Un excellent roman, violent, cru, douloureux, qui pourra faire réfléchir sur une question d'actualité, mais dépasse par sa qualité littéraire la dimension anecdotique.
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    • Livres 2.00/5
    Par Bernardbre, le 08 octobre 2012

    Bernardbre
    Un démarrage fulgurant, superbe, envoûtant. le poète Guy Goffette commence son premier roman d'une façon on ne peut plus prometteuse. Et puis, au bout de quelques pages, pschitt, tout s'évente, se délite, fiche le camp et, finalement, s'enlise. Était-ce trop beau? Toujours est-il que ce roman ne tient pas la distance, fait vite long feu. Et le lecteur de se dire : quel dommage! Voici l'exemple-type du livre raté, je dirais même: gâché. Quelle déception, quel regret!
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    • Livres 1.00/5
    Par BernieCalling, le 07 février 2014

    BernieCalling
    cela ne m'arrive pas souvent, mais je n'ai même pas si aller à la fin du roman.
    Le style est lourd, on perd la suite des idées, on ne comprend pas ce qu'il veut nous expliquer, trop de fioriture, de synonyme qui alourdissent la phrase on finit par perdre le fil de nos idées.
    des sauts dans le temps ou on finit par se perdre sans trouver comment on en est sorti
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    • Livres 2.00/5
    Par domdu84, le 06 août 2012

    domdu84
    C'est un livre qui pour moi est ambiguë. On ne retrouve pas dans la lecture ce que le résumé cherche à expliquer. Je suis allé au bout , juste pour voir, mais j'ai l'impression d'avoir perdu mon temps. Certes, il y a de bons passages poétiques, mais qui selon moi ne passe pas dans le roman.
    Je ne retrouve pas dans ce livre tout ce qui me convient.
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Citations et extraits

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  • Par Christw, le 29 décembre 2012




    Le soleil pouvait bien se rouler dans le blé comme un perdu, le ciel filer un bleu sans couture, le vieux tambour de la terre résonner comme un neuf: pour moi, le fond de l'air était triste. Triste comme un proviseur, une cour de collège et le tilleul au milieu dans son collier de fer, qui s'en va feuille à feuille; comme le village qu'on quitte, l'odeur du café, les cris des joueurs de cartes quand Julos par Dieu sait quel tour de passe-passe d'une seule main gagne pour la troisième fois la partie; triste comme les soldats de plomb pêle-mêle dans la boîte à chaussures au-dessus de l'armoire et le lapin replet au fond de son clapier obscur, d'avance résigné au four dominical; triste comme tout, rien, cet été au bord de la route parce que le cœur tout à coup clapote dans les larmes.

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  • Par babounette, le 09 juin 2009

    Peut-être qu'il fait toujours nuit quand on a grandi?

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Guy Goffette - Géronimo a mal au dos .
Guy Goffette vous présente son ouvrage "Géronimo a mal au dos" aux éditions Gallimard. Rentrée littéraire janvier 2013.http://www.mollat.com/livres/guy-goffette-geronimo-mal-dos-9782070139996.htmlNotes de Musique : Terje Rypdal - Chaser - 7 - Transition








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