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ISBN : 2070423123
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 46 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

« Entre la beauté que vous, Pierre Bonnard, m'avez jetée dans les bras, sans le savoir, et celle que vous avez aimée au long de quarante-neuf années, il y a un monde, ou ce n'est pas de la peinture. Il y a un monde et c'est l'aventur... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par sandrine57, le 14 juillet 2013

    sandrine57
    Elle a tout juste 20 ans, la petite Marie, quand elle manque de se faire renverser par un tramway un jour de décembre 1893. Sauvée in extremis par un homme un peu plus âgé qu'elle, elle lui dit s'appeler Marthe de Méligny. C'est le nom qu'elle s'est choisi pour sa nouvelle vie à Paris, loin de son enfance berrichonne. Lui, c'est Pierre Bonnard, il est peintre et elle sera sa muse, son amie, sa maîtresse son épouse pour les prochaines 49 années. Un amour est né qui connaîtra des hauts et des bas, des coups de canif dans le contrat, la tendresse, la complicité, et qui fera ménage à trois avec la peinture, éternelle passion de Bonnard.

    C'est une rencontre avec Marthe, nue, à sa toilette, au détour d'une allée d'un musée d'une ville du Nord qui a inspiré à Guy GOFFETTE cette biographie de Pierre BONNARD. Tel le peintre et son pinceau, il a pris sa plume pour brosser un portrait tout en finesse de l'artiste et de ses deux passions, la peinture et Marthe. On y découvre un homme entier, voué à son art, faisant fi de l'opinion de sa famille, des critiques ou de ses confrères. Et puis il y a Marthe bien sûr. Peinte nue, le visage souvent caché, dissimulant ses secrets. Jalouse, possessive, de santé fragile, Marthe a inspiré, soutenu, aimé celui qui lui a sauvé la vie lors de leur première rencontre.
    Découverte d'un artiste trop peu connu et évocation d'un amour hors du temps, Elle, par bonheur, et toujours nue est une biographie romancée délicate et poétique, pleine de couleurs, de passion et de douceur. A découvrir.
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    • Livres 4.00/5
    Par sylvaine, le 15 juin 2012

    sylvaine
    Décembre 1893 , bd Haussmann une jolie jeune femme essaie de traverser à l'heure de pointe .Se jetant imprudemment au milieu des fiacres calèches ...elle ne doit la vie sauve qu'à un beau jeune homme , Pierre Bonnard
    Une histoire d'amour vient de commencer , elle durera près de 50 ans !
    Guy Goffette nous retrace la vie de Bonnard et de Marthe (Marie?) avec une talent fou.Une biographie courte ,légère comme une plume mais quelle écriture ouahhh....
    Même si comme moi , vous ne connaissez rien à la peinture , laissez vous guider par la plume talentueuse de G Goffette et vous n'aurez qu'une envie , j'en suis sûre , partir à la découverte de Bonnard et des Nabis.A découvrir sans attendre
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    • Livres 5.00/5
    Par Lali, le 30 octobre 2011

    Lali
    Quel magnifique récit que celui signé Guy Goffette, écrivain belge né l'année du décès de Pierre Bonnard à qui il rend hommage dans Elle, par bonheur et toujours nue. Celui qui avait écrit que l'invraisemblable est souvent le vrai même est devenu le temps d'un récit poétique aux phrases lumineuses qui vous enveloppent et vous séduisent le héros d'un univers inspiré par Marthe qu'il épousera au bout de 32 ans.
    Pierre Bonnard, artiste postimpressionniste, peintre, mais aussi graveur et illustrateur, a d'abord accepté de faire son droit pour faire plaisir à son père. Mais l'attirance pour les arts a été plus forte que tout et admis à l'École des Beaux-Arts de Paris, après des cours à l'Académie Jullian, il rencontre Vuillard, qui deviendra son plus proche ami et avec qui il adhérera aux Nabis en compagnie entre autres de Maurice Denis et de Félix Vallotton.
    Homme simple, préférant la peinture et sa vie toute simple et pourtant bien remplie auprès de Marthe aux mondanités dont étaient friands nombre de ses contemporains, Pierre Bonnard, connu et reconnu pour ses nus et notamment de nombreuses toiles mettant en scène Marthe faisant sa toilette (le visage toujours dissimulé mais le corps en évidence) est dans le livre de Guy Goffette presque peint. À petites touches, à coups de détails, comme le peintre l'aurait fait, l'écrivain brosse le portrait d'un artiste qui a toute son admiration.
    Le résultat est un magnifique portrait. Celui d'un peintre, celui de sa muse, celui d'une époque, dont il dira : La gloire de Bonnard, sa raison d'être, c'est de peindre ce qui lui plaît, comme il lui plaît, quand il lui plaît et tant pris si ça défrise le goût du jour.

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=45890
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    • Livres 5.00/5
    Par saphoo, le 02 mars 2011

    saphoo
    La couverture déjà vous séduit, puis vous ouvrez ce petit livre, et lisez : “Entre la beauté que vous, Pierre Bonnard, m'avez jetée dans les bras, sans le savoir, et celle que vous avez aimée au long de quarante-neuf années, il y un monde, ou ce n'est pas de la peinture. Il y a un monde et c'est l'aventure du regard, avec ses ombres, ses lumières, ses accidents et ses bonheurs. Un monde en apparence ouvert et pourtant fermé comme une vie d'homme. Les clés pour y pénétrer ne sont pas dans les livres, pas dans la nature, mais très loin derrière vos yeux, dans ce jardin où l'enfance s'est un jour assise, le coeur battant, pour attendre la mer. C'est là qu'il faut aller. C'est là que Marthe m'a rejoint dans le musée à colonnade et m'a sauvé de la solitude et de l'ennui où je mourrais.” GG

    Comment ne pas être sous le charme, de vouloir soulever le voile de ce mystérieux personnage, de cette femme se faisant appeler Marthe qui cache une Marie. Ce fleuve de poésie est pourtant une biographie, celle du peintre Pierre Bonnard, au parcours silencieux, sans mondanités, restant lui-même, gardant sa passion première comme point de mire sans se soucier de ses congénères ni des tendances de son époque.
    Le livre commence par un semblant de préface, de Guy à Pierre, et de là on se demande si parfois les deux personnages ne se dessinent pas en ombre portée, j'entends par là, est-ce que l'auteur n'aurait pas trouvé des similudes de parcours bien qu'écrivain dans celle de ce peintre.
    "on ne sait pas ce qu'on peint, ce qu'on écrit. On n'en connaît pas le secret d'avance. On se fie aux couleurs, aux lignes, aux mots, mais ce qu'on veut faire reste caché. Ce n'est que bien plus tard que le sens tout à coup apparaît."
    J'ai souvent constaté que les poètes avaient une réelle attirance pour la peinture, s'y adonnaient également, le contraire sans doute moins. Peindre les mots en couleur, ou écrire les couleurs de la vie me semble identique, le support et la matière divergent, mais ce besoin de mettre sur papier ou sur toile de la poésie est leur lumière commune pour ces arts qui se confondent parfois, se croisent et s'admirent
    Cette plume enchanteresse vous prend dans ce tourbillon passionnant, ce n'est plus une biographie, mais une longue poésie, l'histoire de ce peintre qui se prit de passion pour cette femme, qui fut son unique modèle ou presque pour tous les nus qu'il a peints, Marthe toujours belle, toujours jeune, même quand l'âge impitoyable oeuvra avec naturel sur le corps de cette nymphe, les pinceaux de Pierre Bonnard, l'ont ignoré, sachant passer outre et peindre par amour cette beauté immortalisé dans son coeur, son âme et sur ses toiles.

    L'auteur semble tout aussi subjugué par cette femme que le peintre lui-même, ou lui rappelle-t-il, un amour perdu, impossible ou espéré que sais-je ?
    Puis la biographie commence par “un conte de noël” à Paris en 1893, le hasard s'invite, alors que Pierre comme de coutume arpente les rues de Paris, capturant ici et là des instants de vie pour ses croquis : “ Car Paris est son chevalet. Les ombres et les lumières, son fusain ou sa mine de plomb sur le papier qui tremble : et les jambes des femmes qui font bouger la terre sous les froufrous sont ses pinceaux de rêve” , Marie manque de se faire faucher par le tramway, Pierre accourt à son secours. S'en suit une histoire d'amour passion entre le peintre et Marie qui deviendra son modèle.
    L'histoire se déroule comme un roman, entre la vie précaire de peintre et le secret de Marie, l'auteur nous peint avec délicatesse et élégance la vie de ce couple, ou l'harmonie règne malgré les hauts et les bas comme dans toute vie de couple.
    J'ai lu ce sublime livre d'une seule traite, avec l'impossibilité de relever la tête, tellement prise par la beauté de ce récit transpirant de poésie, de couleur, plein de lumière et de chaleur, d'amour et de passion. Complètement subjuguée moi aussi par ce charme que dégage cette plume, cette vie de peintre, cet amour entre Pierre et Marthe…
    Avec ce petit livre, j'ai découvert un peintre, un auteur dont j'ai l'envie pressante de découvrir plus amplement.


    Lien : http://lesmotsdepascale.canalblog.com/archives/2011/01/03/20029487.h..
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    • Livres 4.00/5
    Par Yuko, le 30 septembre 2013

    Yuko
    A travers un récit tendre et poétique, Guy Goffette nous offre un magnifique hommage au peintre Pierre Bonnard, à ses oeuvres et à celle qui fut sa muse pendant plus de 49 ans. Un univers poétique porté par des phrases lumineuses qui font des personnages de ce récit des êtres doux et attachants. Car c'est bien d'une écriture d'or et de lumière que Guy Goffette pare ses phrases pour en faire des perles de littérature... Un hommage intime et sincère à un artiste oublié de ses pairs et du monde contemporain.
    Entre beauté, couleurs et passion, l'auteur nous ouvre les portes d'un monde poétique et incroyablement humain. Un moment de grâce, sublime instant de littérature.

    Lien : http://art-enciel.over-blog.com/elle-par-bonheur-et-toujours-nue-de-..
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Citations et extraits

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  • Par babel95, le 20 juillet 2015

    C'est aux environs de 1910 que Pierre s'était épris du Midi et de son éclat. "Quelle lumière ! Un coup des Mille et une Nuits. La mer, les murs jaunes, les reflets aussi colorés que les lumières...." Saint-Tropez, Grasse, Antibes, Cannes, où ils viendront chaque année passer l'été, les conduisent au Cannet. Pierre aime le port et son animation, les bateaux de pêche et le ciel sur la mer ; Marthe préfère les fleurs, les fruits, l'amandier et le mistral qui joue dans les palmes. Le grand air enfin qui la fait revivre, et la solitude à deux.
    On baptise la nouvelle demeure Le Bosquet. On invite quelques amis : Matisse, qui vit tout près, à Nice, et M. et Mme Hahnloser.
    Pierre va y peindre tout son saoul, renouveler sa palette et son émerveillement, remettre en question son art à la lumière de ce Midi qu'on croit figé dans le soleil alors qu'il bouge sans arrêt. D'où les notations météorologiques quotidiennes dans ses agendas. Elles lui rendent au moment de peindre, à la lumière souvent artificielle, la mémoire des très subtiles variations que le temps impose aux couleurs. Ainsi "par temps beau mais frais, il y a du vermillon dans les ombres orangés et du violet dans les gris".
    Plus de deux cent cinquante toiles, huiles ou gouaches naîtront au Cannet entre 1927 et 1947 : des paysages ensoleillés ou orageux, le jardin sous tous ses angles, et c'est toujours l'Eden ; des intérieurs, et c'est chacune des pièces du Bosquet que Pierre nous fait visiter, sauf une : la chambre de Marthe. Les objets les plus humbles y gagnent une manière de grandeur : la T.S.F. sur la cheminée, le placard rouge, le radiateur. Des natures mortes comme on en mangerait, oranges, kakis, cerises, pêches, raisins et des pivoines, du mimosa, du lilas mauve, des roses, des roses, et la plus vive d'entre elle, Marte, bien entendu, Marthe nue, au bain, à sa toilette ; Marthe dans la salle à manger, au petit salon, préparant le dîner ou regardant une revue, Marthe au basset, Marthe rêvant, Marthe encore, Marthe toujours....
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  • Par babel95, le 20 juillet 2015

    Mais nous sommes pauvres et petits. Derrière le trou de nos pupilles, il y a quelqu'un toujours qui dit je et que nous ne connaissons pas. Quelqu'un qui regarde et qui chante, mais nous ne voulons pas l'entendre. Aussi les poètes continuent-ils de crier dans le désert et les peintres de parler pour les sourds qui les entendent comme personne dans leur langue, tandis que nous nous obstinons à interroger avec l'intelligence au lieu d'écouter avec tous nos sens et de recevoir avec le cœur qui adhère et se tait.
    Et Pierre dans l'atelier longuement regarde ce mur où, côte à côte, les nus conversent avec les paysages, les portraits avec les natures mortes. Longtemps regarde et longtemps écoute comment la lumière parle aux couleurs et ce qu'elle dit à ce vert qui voudrait être bleu quand le rouge tout contre invite à prier plus bas. Puis en silence, le cœur plein de toutes ces choses bruissantes, Pierre s'en va mélanger les couleurs dans l'assiette de porcelaine.
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  • Par babel95, le 20 juillet 2015

    Toutes les enfances, même infernales, ont un paradis. Qui peut tenir dans une poche de pantalon, comme un mouchoir. Les uns y essuient leurs larmes, les autres y gardent des odeurs, des parfums, y serrent comment des écureuils quelques menus trésors : un caillou, une queue de lézard ou d'orvet, quelques brins d'herbe, ce qui toujours pèsera plus dans la mémoire de l'homme que les livres, les cathédrales, tous les musées du monde.
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  • Par babel95, le 18 juillet 2015

    Ce n'est pas la couleur ni la technique qui font le peintre, pas plus que l'école ne le défait. C'est une manière bien à soi d'attraper le monde par le paletot et de ne plus le lâcher quoi qu'on dise ou fasse alentour pour vous arrêter. Une manière de se boucher les oreilles et de se fermer les yeux à tout ce qui n'est pas cela qu'on a senti un jour bouger à l'intérieur avec une telle évidence que rien ne prévaudra jamais contre.

    Comme les enfants qui savent de toute éternité que les nuages sont bleus, les vaches vertes, la pluie d'or et qui mettent tout de suite avec l'audace des anges la mer dans une bouteille et le feu à tous les musées du monde, Pierre est devenue Bonnard en n'écoutant que son cœur, et sa main ne l'a jamais trahi.
    Jusqu'au bout, il ne cesse de s'émerveiller, d'arrêter le temps, de disputer à la lumière d'autres lumières et de réinventer le ciel et la terre, la mer et les montagnes, l'homme et la femme. De chanter l'amour du monde et le bonheur de vivre, malgré qu'il en ait, car celui qui chante n'est pas toujours heureux.

    Chapeau de pluie sur la tête, écharpe autour du cou, veston fermé, il circule dans son atelier comme un papillon, déposant du bout de son pinceau sur les toiles du mur des touches de printemps que le printemps ne connaît pas. Ses mains de bûcheron contrastent fort avec le corps maigre qui les soutient, mais les yeux derrière les lunettes rondes cerclées de fer abattent cent forêts de hauts chênes comme un château de cartes et ouvrent les plus belles clairières en trois coups de pinceau.

    J'espère que ma peinture tiendra, sans craquelures, note-t-il en 1946. Je voudrais arriver devant les jeunes peintres de l'an 2000 avec des ailes de papillon.
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  • Par babel95, le 18 juillet 2015

    Il y a peu de gens qui savent voir, disait Bonnard, bien voir, voir pleinement. S'ils savaient regarder, ils comprendraient mieux la peinture.
    S'ils savaient voir, ils sauraient vivre. Dépasser le corps empêtré dans sa boue. Dépasser le présent de toutes parts qui les assaille et qui n'est que Maya, l'Illusion. Dépasser le sujet de la toile, sa forme et ses couleurs, pour entrer dans le tableau, rejoindre le peintre, et continuer sa vision avec leurs moyens propres. S'ils savaient voir, ils ne diraient pas que le bonheur existe, ou Dieu ; ils emploieraient des mots corrects. Ils connaîtraient que tout est au-delà du visible et que rien de ce qui vit ne meurt. Que la mer est toujours derrière la mer, infinie, éternelle. Comme l'amour.
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Guy Goffette - Géronimo a mal au dos .
Guy Goffette vous présente son ouvrage "Géronimo a mal au dos" aux éditions Gallimard. Rentrée littéraire janvier 2013.http://www.mollat.com/livres/guy-goffette-geronimo-mal-dos-9782070139996.htmlNotes de Musique : Terje Rypdal - Chaser - 7 - Transition











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