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Par annie, le 28/11/2008
Brooklyn Follies de
Paul Auster
"la lecture était ma liberté et mon réconfort, ma consolation, mon stimulant favori : lire pour le pur plaisir de lire, pour ce beau calme qui vous entoure quand vous entendez dans votre tête résonner les mots d'un auteur."
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L'Invention de la solitude de
Paul Auster
Il trouve extraordinaire, même dans l’ordinaire de son existence quotidienne, de sentir le sol sous ses pieds, et le mouvement de ses poumons qui s’enflent et se contractent à chaque respiration, de savoir qu’il peut, en posant un pied devant l’autre, marcher de là où il est à l’endroit où il veut aller. Il trouve extraordinaire que, certains matins, juste après son réveil, quand il se penche pour lacer ses chaussures, un flot de bonheur l’envahisse, un bonheur si intense, si naturellement en harmonie avec l’univers qu’il prend conscience d’être vivant dans le présent, ce présent qui l’entoure et le pénètre, qui l’envahit soudain, le submerge de la conscience d’être vivant. Et le bonheur qu’il découvre en lui à cet instant est extraordinaire. Et qu’il le soit ou non, il trouve ce bonheur extraordinaire.
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Par Lene, le 28/06/2008
Brooklyn Follies de
Paul Auster
" L'inaction engendre la pensée, et penser peut être dangereux, quiconque vit seul le comprendra sans peine"
page 208
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Disparitions de
Paul Auster
VEILLE
Nuit. Et j’ai avancé ma main de mendiant
vers ton ombre, cramponnée
aux murs nets, ocre,
de la faim.
Au-dessus de nous, le ciel a fait
éclater son secret.
Au-dessus de nous, une charrue a fendu la terre
en deux. J’ai vidé
les constellations, puis
t’ai fourrée à nouveau d’éternité.
Nuit. Et je t’ai verrouillé dans
la question
qui s’écoulait de moi avec la rosée. Et j’ai appris par cœur
le silence. Et j’ai bâti une réponse
pour personne. Et je suis remonté
de ton corps profond, lumineux.
Et me suis perdu moi-même
à jamais.
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Mr Vertigo de
Paul Auster
Je n’étais plus Walt Rawley, le petit Blanc misérable sans un pot pour pisser, j’étais Walt le Prodige, le minuscule casse-cou qui défiait les lois de la pesanteur, le seul et unique as des airs.
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Brooklyn Follies de
Paul Auster
Tout homme contient en lui plusieurs hommes et, pour la plupart, nous sautons de l'un à l'autre sans jamais savoir qui nous sommes. En haut un jour, en bas le lendemain ; moroses et silencieux le matin, rieurs et farceurs le soir.
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Brooklyn Follies de
Paul Auster
Je veux parler de bonheur et de bien-être, de ces instants rares et inattendus où la voix intérieure se tait et où l’on se sent à l’unisson avec le monde.
Je veux parler du temps qu’il fait au début de juin, d’harmonie et de repos béat, de rouges-gorges, de pinsons jaunes et de merles bleus filant entre les feuilles vertes des arbres.
Je veux parler des bienfaits du sommeil, du plaisir de manger et de boire, de ce qui arrive au cerveau quand on sort dans la lumière du soleil de quatorze heures et qu’on sent autour de soi la chaude étreinte de l’air.
Je veux parler de Tom et de Lucy, de Stanley Chowder et des quatre jours que nous avons passés à l’auberge Chowder, des pensées que nous avons pensées et des rêves que nous avons rêvés en haut de cette colline dans le Sud du Vermont.
Je veux me rappeler les crépuscules céruléens, les aubes langoureuses et rosées, les jappements des ours, la nuit, dans les bois.
Je veux me rappeler de tout cela. Et si tout, c’est trop demander, alors une partie. Presque tout. Presque tout, avec des blancs réservés pour ce qui manque.
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Par Stemilou, le 15/04/2011
Brooklyn Follies de
Paul Auster
« Je cherchais un endroit tranquille où mourir. Quelqu’un me conseilla Brooklyn et, dès le lendemain matin, je m’y rendis de Westchester afin de reconnaître le terrain. Il y avait cinquante-six ans que je n’étais pas revenu là et je ne me souvenais de rien. Je n’avais que trois ans lorsque mes parents avaient quitté la ville, et pourtant je m’aperçus que je retournais d’instinct au quartier que nous avions habité, à la manière d’un chien blessé qui se traîne vers le lieu de sa naissance. »
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Par parmifil, le 11/04/2010
Invisible de
Paul Auster
La peur est ce qui nous incite à prendre des risques et à nous pousser au-delà de nos limites normales, et un écrivain qui se croit en terrain sûr a peu de chances de produire quoi que ce soit de valeur.
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Par pilpilip, le 07/04/2010
Trilogie new-yorkaise : Cité de verre - Revenants - La Chambre dérobée, coffret de 3 volumes de
Paul Auster
Mais les chances perdues font autant partie de la vie que les chances saisies, et une histoire ne peut s'attarder sur ce qui aurait pu avoir lieu.
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Mr Vertigo de
Paul Auster
Tant que les sous et les principes ne marchent pas ensemble, on peut promettre tout ce qu’on veut, ça vaut pas des clopinettes.
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Par pilpilip, le 07/04/2010
Trilogie new-yorkaise : Cité de verre - Revenants - La Chambre dérobée, coffret de 3 volumes de
Paul Auster
La sensation de vivre s'était écoulée hors de moi et avait été remplacée par une euphorie miraculeuse, par un doux poison qui se pressait dans mes veines, l'indéniable odeur de néant.
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Moon Palace de
Paul Auster
Ce qu'on ressent, on n'y peut rien. Personne n'y peut rien.
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L'Invention de la solitude de
Paul Auster
On a parfois l’impression d’être en train de déambuler sans but dans une ville. On se promène dans une rue, on tourne au hasard dans une autre, on s’arrête pour admirer la corniche d’un immeuble, on se penche pour inspecter sur le trottoir une tache de goudron qui fait penser à certains tableaux que l’on a admirés, on regarde les visages des gens que l’on croise en essayant d’imaginer les vies qu’ils trimbalent en eux, on va déjeuner dans un petit restaurant pas cher, on ressort, on continue vers le fleuve (si cette ville possède un fleuve) pour regarder passer les grands bateaux, ou les gros navires à quai dans le port, on chantonne peut-être en marchant, ou on sifflote, ou on cherche à se souvenir d’une chose oubliée. On a parfois l’impression, à se balader ainsi dans la ville, de n’aller nulle part, de ne chercher qu’à passer le temps, et que seule la fatigue nous dira où et quand nous arrêter. (…) en réalité, ce qu’on fait quand on marche dans une ville, c’est penser, et on pense de telle façon que nos réflexions composent un parcours, parcours qui n’est ni plus ni moins que les pas accomplis, si bien qu’à la fin on pourrait sans risque affirmer avoir voyagé et, même si l’on ne quitte pas sa chambre, il s’agit bien d’un voyage, on pourrait sans risque affirmer avoir été quelque part, même si on ne sait pas où.
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Brooklyn Follies de
Paul Auster
Elle a l'histoire, et quand quelqu'un a la chance de vivre dans une histoire, de vivre dans un monde imaginaire, les peines de ce monde-ci disparaissent. Tant que l'histoire continue, la réalité n'existe plus.
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Dans le scriptorium de
Paul Auster
Assis à la table, j'écoute le grattement de la plume à la surface du papier. Je m'arrête. Je trempe la plume dans l'encrier, et puis je regarde les signes noirs qui prennent forme au fur et à mesure que ma main se déplace lentement de gauche à droite. J'arrive au bord, et puis je retourne à l'autre côté et, quand les signes s'amincissent, je m'arrête à nouveau pour tremper la plume dans l'encrier. Ainsi en va-t-il tandis que je progresse vers le bas de la page, et chaque groupe de signes est un mot, et chaque mot est un son dans ma tête, et chaque fois que j'écris un mot de plus, j'entends le son de ma propre voix, bien que mes lèvres soient silencieuses.
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Paul Auster
"Je ne pense pas que le rôle de l’écrivain soit d’intervenir ou de parler sans cesse sur des problèmes politiques. Écrire des romans est très différent, fort éloigné des circonstances politiques immédiates. Il me semble qu’il est important que nous continuions à raconter nos petites histoires sur des petites vies individuelles, car si nous nous arrêtons, alors nous n’aurons plus de monde, il ne restera qu’une grosse machine. C’est le travail de l’artiste de parler de cette vie intérieure."
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Par alicejo, le 03/02/2011
Paul Auster
« Je ne peux pas dire qui je serai demain. Chaque jour est neuf et chaque jour je renais »
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Par alicejo, le 30/01/2011
L'Invention de la solitude de
Paul Auster
J'ai appris qu'il n'y a rien de plus terrible que la confrontation avec les effets personnels d'un mort. Les choses sont inertes. Elles n'ont de signification qu'en fonction de celui qui les utilise. La disparition advenue, les objets, même s'ils demeurent, sont différents. Ils sont là sans y être, fantômes tangibles, condamnés à survivre dans un monde où ils n'ont plus leur place.
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Par wictoria, le 17/06/2010
Trilogie new-yorkaise : Cité de verre - Revenants - La Chambre dérobée, coffret de 3 volumes de
Paul Auster
L'histoire toute entière se ramène à ce qui s'est passé pour terminer, et si je n'avais pas à présent cette conclusion en moi, je n'aurai jamais pu commencer ce livre. Il va de même pour les deux volumes qui précèdent celui-ci Cité de verre et Revenants. Ces trois récits, au bout du compte, sont la même histoire, mais chacun représente un stade différent de ma conscience de ce que à quoi elle se rapporte.