ISBN : 274279722X
Éditeur : Actes Sud (2011)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.08/5 (sur 144 notes) Ajouter à mes livres

Incapable de supporter plus longtemps la liaison que son mari, Boris, neuroscientifique de renom, entretient avec une femme plus jeune qu'elle, Mia, poétesse de son état, décide de quitter New York pour se réfugier auprès de sa mère qui a, depuis la mort de s... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (64)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par litolff, le 08 juin 2011

    litolff
    L'infidélité et le départ de son mari, donnent à Mia, poétesse fragile et dévastée, l'occasion de remettre les choses à plat : son couple avec tout ce que comporte une vie conjugale de 30 ans, les habitudes, l'érosion du désir, la complicité, mais aussi l'envie ou pas de "sauver les meubles"... Parallèlement, sa disponibilité affective lui laisse du temps pour développer son empathie envers des femmes qu'elle frôle, le temps d'un été : des adolescentes de 12-13 ans en pleine recherche de leur personnalité, qu'elle initie à la poésie, une jeune mère de famille en proie à des difficultés de couple et qu'elle tente de consoler, sa mère de 90 ans et ses amies de la maison de retraite qui essaient de profiter le plus possible du temps qui leur reste à vivre.
    Sur le thème rebattu de l'adultère, voici un roman très enlevé, à l'écriture brillante et ironique. L'auteure nous y parle de femmes, de cerveau, de féminisme, de vie conjugale, d'amour, de vieillesse, de mort, de rébellion et de résilience, bref de la vie, et avec humour !
    Un bémol cependant, les références (trop) nombreuses et sans doute érudites en matière de psychanalyse et de philosophie qui m'on agacée (et pour cause je n'y comprends rien) et plombent la narration, par exemple :
    "Il passait d'un bond de La Monadalogie de Leibniz à Heisenberg et Borg à Copenhage, et de ceux-ci à Wallace Stevens quasiment sans reprendre son souffle, et, en dépit de sa dinguerie, je le trouvais distrayant et je lui répondais en lui opposant contre-arguments et nouvelles idées en spirale. C'était un antimatérialiste rigoureux, cela je l'avais compris. Il crachait sur les adeptes du physicalisme, tels Daniel Dennett et Patricia Churchland, et exaltait un monde postnewtonien qui avait laissé de sa substance dans la poussière." Sans commentaire...
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (20 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Ness, le 26 août 2011

    Ness
    Avec ce billet, je risque de me faire des ennemis ! En effet, je semble être une des rares personnes (en tout cas parmi les critiques que j'ai pu lire) à ne pas avoir aimé ce roman.
    Je n'ai pas l'habitude de le reconnaître mais ce que j'aime avant tout dans la lecture c'est de pouvoir m'identifier aux personnages, d'avoir envie d'échanger leur vie fictive avec ma vie réelle. Ce ne fut absolument pas le cas ici.
    La situation comme les personnages ne m'ont pas du tout convaincu. Il est vrai que j'en ai un peu marre de tout ces romans ou les personnages la cinquantaine ou soixantaine venue claque tout pour mieux recommencer. Pour une fois, me direz-vous nous n'avons pas le point de vue de l'homme qui se « barre » mais celui de la femme délaissée mais ça n'a pas changé grand chose pour moi.
    Après 30 ans de vie commune, le mari de Mia décide de faire une « pause française ». Veuillez comprendre par là qu'il a rencontré une jeune femme et qu'il souhaite passer un peu de bon temps avec elle.
    Après avoir été hospitalisée suite à une grave dépression, Mia se réfugie chez sa mère. Autour d'elle va se former tout un petit groupe de famille qui tentent elles aussi de vivre sans les hommes.
    Rien de bien nouveau dans ce roman si ce n'est une très belle couverture (et oui ce genre de détail fonctionne toujours avec moi).
    Je crois que je m'attendais vraiment à Un été sans les hommes alors que finalement ils sont omniprésents dans ce roman. Il est sans cesse question du mari de Mia ou alors de son voisin qui lui aussi à sa manière délaisse sa famille. Même si les femmes sont les personnages principaux et les seules que le lecteur rencontre directement, les hommes, encore et toujours eux, sont au cœur du roman. le titre serait-il donc mensonger ?
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (20 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Lulu_Off_The_Bridge, le 24 août 2011

    Lulu_Off_The_Bridge
    Mia. 55 ans, « encore belle », comme dit sa mère, un poste d'enseignante dans une université prestigieuses, poétesse primée, une union de trente ans et une fille comédienne qui fait sa joie, ce n'est a priori pas un modèle typique de pauvre femme abandonnée, et n'était-ce son manque de confiance chronique, on la situerait plutôt du côté des victorieuses. D'où la violence de l'explosion, présume-t-on : « Il n'avait pas dit : c'est fini, ou Je ne veux plus jamais te revoir, mais après trente années de mariage, pause avait suffi à faire de moi une folle furieuse dont les pensées explosaient, ricochaient et s'entrechoquaient comme des grains de pop corn dans un four à micro-ondes ». Une fois revenue à elle, Mia sait qu'il lui faut faire le deuil de ce petit bout d'elle-même – Quoi, la confiance ? L'assurance ? La naïveté de croire que ce qui est sera toujours ? – et pour ce faire, choisit l'exil, le retour à la case départ. Ainsi, ce sont toutes les périodes de sa vie qu'elle va soigneusement reprendre, comme on reprise un vêtement trop longtemps négligé, par l'écriture, par l'observation de ses congénères féminines, beaucoup. Sa mère, sa fille, sa sœur, mais également un quarteron de vieilles dames plus ou moins décaties, octogénaires trébuchantes mais ladies jusqu'au bout.
    Cet Été sans les hommes porte bien son nom, aussi vilain soit-il, et son espace n'est pas tant une petite ville du Minnesota qu'un gynécée. D'où un léger effet huis-clos assez sympathique, ce me semble. Je serai curieuse d'avoir un avis masculin sur ce roman, je dois dire, car en posant le livre, on a surtout envie de mettre Boris et tous ses petits camarades à testicules dans une petite barque et d'envoyer très loin voguer la galère.
    Au gynécée, métaphore facile au vu du propos, se substitue rapidement celle de laboratoire. Sans relâche, l'auteur et sa créature questionnent la morale, la philosophie, la neurochirurgie, la sociobiologie… tout ce qui peut expliquer le phénomène étrange par lequel homme et femme rejoue sans cesse la dialectique du maître et de l'esclave sans jamais parvenir à l'égalité. Il est d'ailleurs assez amusant – et crispant – de lire sous la plume de Mia/Siri les arguments grotesques émanant de messieurs très sérieux pour rassurer tout le monde quant à la nécessaire infériorité de la femelle. Mon préféré restant celui de ce médecin français, député et révolutionnaire, qui, s'il concède bien une intelligence égale à tous les bipèdes, précise que la femme ne devrait pas trop utiliser la sienne car cela épuiserait sa capacité à faire de beaux enfants (sommes-nous des vases communicants ?). La poétesse s'amuse, son lecteur avec elle, d'autant qu'elle ne cesse de le haranguer, de l'inciter à la suivre. Pourtant, Mia s'agace elle-même, femme intelligente et accomplie qui n'a pas besoin de béquille masculine pour s'accomplir mais se désole de ne pas surmonter son déchirement, de ne pas claquer une bonne fois le beignet de son chercheur de mari. Et pour ne pas se désoler complètement, elle réfléchit.
    Mia retricotant son fil d'Ariane remonte dans le passé, certes, mais explore également et conjointement tous les âges de la vie d'une créature femelle. Préadolescence, premiers émois, maternité, grand âge et disparition, amour, déception. Littérature. Et recule, recule… se fond dans l'observation de ses petits rats de laboratoires (quoi, la soumission féminine est aussi une affaire de femmes ?), se fond dans les livres. Et ce qu'il en ressort n'est pas tant une histoire des femmes qu'une histoire de la façon dont on a pensé les femmes. Subtile nuance, qui tient au verbe. Tout est là, toujours. Quelle existence confère le discours ? A quel moment devient-on l'on dit de vous ? Comment parvient-on à se nommer soi-même ?
    Le principe de "Mia/ I am", c'est d'écrire. Par fragments, « tesson de cerveau » lors de son internement, journal de sa sexualité abandonné en route, e-mail et discussions philosophique avec un interlocuteur judicieusement nommé Personne. À aucun moment il n'est permis de croire que l'œuvre est un pamphlet, jamais elle n'oublie sa condition de fiction. de mise en scène, jusqu'à l'ultime détail. L'auteur s'amuse beaucoup trop pour brandir des oriflammes. le texte est truffé de références, mais sans lourdeur, sans pédanterie. Simplement parce qu'écrire et penser sont les pendants d'une même pièce, parce qu'écrire et lire sont aussi naturel que respirer.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par manoes, le 31 mai 2011

    manoes
    Ce livre est une petite merveille d'écriture, d'intelligence, de raffinement. Une poétesse New-Yorkaise, dont le mari décide brutalement de « faire une pause » avec une collaboratrice de 20 ans plus jeune que lui, loue une maison dans le Minnesota de son enfance. Elle y passera l'été et fera des rencontres surprenantes en se rapprochant de sa mère et en animant un cours de poésie pour des adolescentes.
    C'est un livre qui se résume difficilement tant le plaisir du lecteur vient de sa complexité et sa richesse. On peut le voir comme un panorama des âges de la femme : enfant, adolescente, femme de 20 ans, de 30 ans puis de 50 ans et plus. Siri Hustvedt nous parle de féminité, de poésie, d'amour et de liberté avec une délicatesse infinie et un humour certain. « Beaucoup de femmes lisent de la fiction. La plupart des hommes, non. Les femmes lisent des fictions écrites par des femmes et par des hommes. La plupart des hommes, non. Si un homme ouvre un roman, il aime avoir sur la couverture un nom masculin ; cela a quelque chose de rassurant. On ne sait jamais ce qui pourrait arriver à cet appareil génital externe si l'on s'immergeait dans des faits et gestes imaginaires concoctés par quelqu'un qui a le sien à l'intérieur. » L'auteur nous offre également une réjouissante analyse de Jane Austen vue par les seniors et, entre deux découvertes de broderies coquines, fait un clin d'œil à son célèbre écrivain de mari.



    Lien : http://manoes.canalblog.com
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
  • Par asphodele85, le 21 septembre 2011

    asphodele85
    Livre voyageur qui vient de chez Clara, dont j'attendais beaucoup, vu son excellent classement dans le livre de l'été actuellement (depuis trois mois en fait) et qui m'a un peu déçue. Rien à reprocher à l'écriture, au postulat de départ, ni même à la façon dont le sujet est traité ! Je l'ai trouvé souvent « académique » pour moi empêchant l'émotion de remonter , je me suis essoufflée vers la page 90 jusqu'à la page 120, laissé, repris, et enfin de 140 à la fin, j'ai apprécié.
    L'HISTOIRE
    Une femme, Mia, cinquante-cinq ans, poétesse lunaire et torturée est confrontée au démon de midi de son époux qui fait une « pause », pause de 20 ans plus jeune, collègue belle, française et brillante de Boris, son mari, neurochirurgien de renom. Elle pète un câble et va passer un certain temps en hôpital psychiatrique avant de quitter New-York et un appartement où le trop-plein de souvenirs déborde. Elle va rejoindre sa mère qui vit en maison de retraite à Bonden dans le Minnesota, entourée d'octogénaires presque nonagénaires, pétillantes, accros à leur leur club de lecture, qui ne loupent rien de la dernière ligne droite de leur vie sachant que c'est la plus fragile. Elle va louer une maison proche et trouver un poste de professeur de poésie, même si elle n'a que sept éléves, bien et sages sous tous rapports de prime abord …mais pas tant que ça, finalement. Sa fille Daisy lui sera d'un grand secours également dans le travail de résilience qu'elle effectue sur elle-même. Elle rencontrera une voisine, femme battue par un mari violent et ivrogne sous les yeux des enfants qui hurlent. Sa chère soeur Béa joue aussi un rôle. Boris reviendra-t-il, a-t-elle vraiment envie de retrouver sa routine assassine mais confortable ? Quelles leçons a-t-elle tirées de cette « pause » ? Et des différents portraits de femmes rencontrées ?
    MON AVIS
    Ecrit à la première personne, c'est un livre bien pensé, réfléchi et abouti sans aucun doute qui met en scène un échantillon représentatif d'un microcosme matriarcal pour mieux dénoncer la prédominance de l'image masculine de notre époque encore dirigée et téléguidée par les hommes. Malgré les avancées, les femmes restent plus ou moins enfermées dans des schémas ancestraux. Des plus jeunes aux plus âgées, toutes n'ont pas la même perception qu'elle, qui se trouve au mitan de la vie, à un âge où l'on prend conscience (entres autres) qu'on ne « saignera » plus et qu'on n'enfantera plus. « Plus jamais d'enfants… On éprouve une tristesse mélancolique à la fin de la fertilité, une nostalgie, non des jours où l'on saignait, mais la nostalgie de la répétition pour elle-même, de la régularité du rythme mensuel, de l'invisible attraction de la lune en personne, à qui l'on a un jour appartenu…croissance et décroissance, vierge, mère, vieille. »
    Mais il y a aussi beaucoup de références poétiques et littéraires, notamment Jane Austen qui revient souvent, la littérature l'aide dans cette reconstruction « sans les hommes ». La part belle est faite à la psychanalyse (sujet mignon de l'auteure) pour mieux mettre le doigt sur l'état de doute dans lequel elle avance en aveugle. La sexualité est abordée de façon parfois « anatomique » et étonnante pour elle. Car Mia reste une cérébrale avant tout : » Nous allons nous accorder un répit car, bien que je sois restée assise ici en personne, il y a au moins une demi-heure que je me suis quittée. J'ai fait une échappée mentale ».
    Donc pas vraiment un coup de coeur, juste quelques bons moments, parfois ponctués d'autres, plus fastidieux…et un petit quelque chose de trop « cérébral ». Cela dit, je n'étais peut-être pas dans le bon état d'esprit pour l'apprécier totalement. Et je le relirai certainement un jour car j'ai l'impression d'être passée à côté.

    Lien : http://leslecturesdasphodele.wordpress.com
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)

Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Évelyne Bloch-Dano pour le Magazine Littéraire

    Pouvons-nous changer et rester nous-même? s’interroge Mia Fredricksen, la narratrice d’Un été sans les hommes, le dernier roman de Siri Hustvedt. Boris, au bout de ... > lire la suite

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

Critiques presse (4)


  • Actualitte , le 22 juillet 2011
    la thématique centrale de l’œuvre n’est pas tant la question de l’infidélité que celle des effets du temps sur l’unité de l’être et les relations humaines. Prise dans un conflit entre conscience de l’instabilité et fantasme de pérennité, la voix narrative peine à se trouver véritablement.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • Liberation , le 01 juillet 2011
    Les lecteurs qui ont aimé ses romans précédents reconnaîtront dans Un été sans les hommes des échos de Elégie pour un Américain ou de Tout ce que j’aimais, mais ils y verront aussi quelque chose de différent, plus fort et plus libre, plus littéraire aussi.
    Lire la critique sur le site : Liberation
  • LePoint , le 16 juin 2011
    Sous couvert d'une histoire attachante, Un été sans les hommes est bel et bien une tentative de définir le féminin sans pour autant l'opposer au masculin.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • LeMonde , le 14 juin 2011
    Une comédie américaine, une romance salée-sucrée, tantôt crue (le corps, jamais éludé) et tantôt amoureusement cuisinée.
    Lire la critique sur le site : LeMonde

> voir toutes (64)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par litolff, le 08 juin 2011

    Le club de lecture, c'est très important. Il en pousse partout, comme des champignons, et c'est une forme culturelle presque entièrement dominée par des femmes. En réalité la lecture de fiction est souvent considérée comme une activité féminine de nos jours. Beaucoup de femmes lisent de la fiction, la plupart des femmes, non. Les femmes lisent des fictions écrites par des femmes et par des hommes. La plupart des hommes, non. Si un homme ouvre un roman, il aime avoir sur la couverture un nom masculin : cela a quelque chose de rassurant.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par isababel, le 15 octobre 2011

    " le temps nous embrouille ne trouvez-vous pas ? Les physiciens savent jouer avec mais, en ce qui nous concerne, il faut nous accommoder d'un présent fugace qui devient un passé incertain et, si confus que puisse être ce passé dans nos têtes, nous avançons toujours inexorablement vers une fin. En esprit, cependant, tant que nous sommes vivants et que nos cerveaux peuvent encore établir des connexions, il nous est possible de sauter de l'enfance à l'âge adulte, puis en sens inverse, et de dérober, dans l'époque de notre choix, un petit morceau savoureux ici, un autre plus amer, là. Rien ne peut jamais redevenir comme avant, mais uniquement comme une incarnation ultérieure. Ce qui était autrefois l'avenir est maintenant le passé, mais le passé revient au présent à l'état de souvenir, il est ici et maintenant dans le temps de l'écriture. Une fois encore, je m'écris moi même ailleurs. Rien n'empêche qu'il en soit ainsi, n'est-ce pas ?
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par stefferon, le 12 mars 2012

    ... c'est Peyton qui nous donna l'image la plus étonnante. Elle écrivit qu'à l'intérieur elle était "un morceau de porte cassée ressemblant à une ïle sur une carte". Quand elle lut cela, le visage maigre et étroit de Peyton avait une expression pensive et tendue. Elle hésita, puis expliqua. Quand elle avait huit ans, ses parents avaient eu une terrible dispute. Son père était sorti de la maison en furie et avait claqué la porte avec tant de violence qu'elle s'était en partie décrochée et qu'un morceau en était tombé. Le lendemain matin, elle avait ramassé le morceau tombé et l'avait conservé. Nous restâmes silencieuses pendant quelques secondes. Et puis j'observais que, parfois, quelque chose de petit, même un fragment brisé, pouvait signifier tout un monde de sentiments. "Plus rien n'a été pareil, après ça", dit elle doucement.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par oops, le 09 octobre 2011

    Mais il est un autre aspect des longs mariages dont on parle peu. Ce qui est d'abord satisfaction oculaire, la vision resplendissante du ou de la bien-aimé(e), qui suscite l'appétit pour des parties de jambes en l'air ininterrompues, se modifie avec le temps. Les partenaires prennent de l'âge, ils changent et deviennent si habitués à la présence l'un de l'autre que la vue cesse d'être le sens le plus important.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par litolff, le 03 juin 2011

    La Pause était française, elle avait des cheveux châtains plats mais brillants, des seins éloquents qui étaient authentiques, pas fabriqués, d’étroites lunettes rectangulaires et une belle intelligence. Elle était jeune, bien entendu, de vingt ans plus jeune que moi, et j’ai dans l’idée que Boris avait convoité quelque temps sa collègue avant de donner l’assaut à ses régions éloquentes. Je me suis représenté la chose à de multiples reprises.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)

> voir toutes (4)

Videos de Siri Hustvedt

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Siri Hustvedt

Siri Hustvedt - Un été sans les hommes .
Siri Hustvedt vous présente son ouvrage "Un été sans les hommes" aux éditions Actes Sud.http://www.mollat.com/livres/siri-hustvedt-ete-sans-les-hommes-9782742797226.html








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Un été sans les hommes par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (316)

> voir plus

Quiz