ISBN : 2070301699
Éditeur : Gallimard (2003)


Note moyenne : 3.35/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
C'est une femme qui raconte, en même temps qu'elle se raconte. Tragédie banale s'il en est, son amant, W., l'a quittée. Enfin presque quittée. Ils continuent de se voir, tandis que W. réserve désormais sa passion et son sexe à une inco... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 1.00/5
    Par Pasdel, le 14 janvier 2012

    Pasdel
    Je n'ai malheureusement pas accroché à ce récit,j'ai même du batailler pour le terminer.
    Pourtant le style d'écriture (parfois assez cru) est intéressant.On voit bien transparaître l'évolution de la narratrice passant au travers de différents stade sentimentaux.On perçoit aussi les conflits orchestrés par la jalousie.
    Mais rien ni fait.Le schéma est peut être trop prévisible,trop didactique -un peut comme les devoirs scolaires introduction,première partie,deuxième partie,troisième partie et conclusion.Il s'agit toutefois d'une catharsis, mais justement je trouve qu'il manque une certaine confusion dans les sentiments,j'aurai aimé plus de déséquilibre entre les moments forts et les moments faibles.L'évolution est trop linéaire.Qui plus est je ne suis ni Une Femme,ni jaloux, alors peut être que tout ceci altère mon jugement.
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    Critique de qualité ? (21 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par yo, le 07 juillet 2009

    yo
    La narratrice, soit Annie Ernaux en personne, a quitté W. Quelques mois après leur séparation, W. lui annonce qu'il s'est installé avec une nouvelle compagne. Alors que rien ne le laissait présager, la narratrice sombre dans un accès de jalousie qui va imprégner ses gestes et ses pensées pendant plusieurs semaines.
    L'Occupation est un des jalons de l'œuvre littéraire d'Annie Ernaux, dans laquelle elle utilise les événements de sa vie, et en fait des écrits qui dépassent la seule dimension personnelle. Ici, l'événement en question ne la concerne pas elle directement, puisqu'il s'agit de son ex-ami, beaucoup plus jeune qu'elle, qui a décidé de s'installer avec Une Femme du même âge qu'elle. Premier affront narcissique : elle découvre que l'intérêt que W. portait à Une Femme de son age n'est pas un privilège qui lui est fait. Lors de ses rencontres avec W., celui-ci laisse des indices sur sa nouvelle compagne : lieu d'habitation, profession,… Alors qu'elle tente de se réfréner, de raisonner ses pulsions de jalousie, elle cède à plusieurs reprises, fouillant sur le Minitel ou utilisant une connaissance qui fréquente la même université que la femme en question.
    A partir d'un fait banal, Annie Ernaux décrypte la montée de la jalousie, ses conséquences concrètes et son apaisement. On plonge avec elle dans les méandres de ce sentiment étrange, et on se demande avec elle comment Une Femme sensée peut céder aussi facilement à un sentiment qui la pousse à effectuer des actions qu'elle regrette par la suite. Dans ce très court ouvrage, on retrouve les réflexions permanentes d'Annie Ernaux sur sa relation à l'écriture, son besoin de raconter cette histoire et les doutes inhérents. Ce n'est bien évidemment pas l'ouvrage majeur d'Annie Ernaux, mais il est dans la lignée de sa production antérieure (son père, sa mère, un avortement, …), et est une pièce du puzzle qui amène à ce magnifique ouvrage en forme d'épilogue, Les années.

    Lien : http://livres-et-cin.over-blog.com/article-32262875.html
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Bulle_Tine, le 23 juillet 2011

    Bulle_Tine
    Très proche de Passion simple du même auteur, ce livre décrit l'apparition et l'évolution d'une obsession amoureuse, à la limite de la névrose. Une fois de plus, Annie Ernaux part d'un évènement personnel et décortique les conséquences sur ses sentiments et ses actes. Il y a quelque chose d'oppressant dans ce livre, comme si l'on voyait le personnage se débattre dans sa jalousie, consciente de la situation sans pouvoir pour autant s'en sortir. le fait de se retrouver soi-même dans certaines situations, pensées, actes sans logique pour qui n'est pas dans une telle obsession, est également dérangeant. Un livre fort.
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  • Par mustango, le 29 juillet 2008

    mustango
    Annie Ernaux nous raconte sa rupture avec un homme plus jeune qu'elle et comment la jalousie est arrivée une fois que celui ci a retrouvé quelqu'un. Elle nous parle de sa souffrance, de tous les calculs mis au point pour trouver le nom de la nouvelle femme, du côté obsessionnel de sa quête, de sa volonté de le reconquérir etc ... Livre très court mais pas inintéressant.
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Citations et extraits

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  • Par Pasdel, le 13 janvier 2012

    Cette femme emplissait ma tête, ma poitrine et mon ventre, elle m’accompagnait partout, me dictait mes émotions. En même temps, cette présence ininterrompue me faisait vivre intensément. Elle provoquait des mouvements intérieurs que je n’avais jamais connus, déployait en moi une énergie, des ressources d’invention dont je ne me croyais pas capable, me maintenait dans une fiévreuse et constante activité.
    J’étais, au double sens du terme, occupée.
     
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  • Par Trissotin, le 25 octobre 2011

    J’ai toujours voulu écrire comme si je devais être absente à la parution du texte. Écrire comme si je devais mourir, qu’il n’y ait plus de juges.
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  • Par Bulle_Tine, le 25 juillet 2011

    J'ai réussi à combler de mots l'image et le nom absents de celle qui, durant six mois, a continué de se maquiller, de vaquer à ses cours, de parler et de jouir, sans soupçonner qu'elle vivait aussi ailleurs, dans la tête et la peau d'une autre femme.
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  • Par Bulle_Tine, le 25 juillet 2011

    Mon premier geste en m'éveillant était de saisir son sexe dressé par le sommeil et de rester ainsi, comme agrippée à une branche. Je pensais, "tant que je tiens cela, je ne suis pas perdue dans le monde".
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  • Par Bulle_Tine, le 25 juillet 2011

    J'ai parfois le sentiment d'avoir perdu quelque chose, à peu près comme celui qui s'aperçoit qu'il n'a plus besoin de fumer ou de se droguer.
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La grande librairie 01/12/2011 sur France 5 de François Busnel, Annie Ernaux parle de son nouveau livre "Ecrire la vie"








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