> Valérie Zenatti (Traducteur)

ISBN : 2879295726
Éditeur : Editions de l'Olivier (2008)


Note moyenne : 4.27/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
Avant de fuir le ghetto et la déportation, la mère d'Hugo l'a confié à une femme, Mariana, qui travaille dans une maison close.

Elle le cache dans un réduit glacial d'où il ne doit sortir sous aucun prétexte. Toute son existence est suspendue aux bruits ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par alaiseblaise, le 05 juillet 2011

    alaiseblaise
    Bouleversant !
    Ce livre je ne l'ai pas quitté des yeux une seconde, sauf pour essuyer des larmes.
    Hugo, petit garçon juif «aura onze ans demain.»
    Pour le sauver du guetto et de la déportation, sa mère le confie à une ancienne camarade de classe, Mariana.
    Mariana est une prostituée au coeur «gros comme ça». Au péril de sa vie, elle va cacher Hugo dans un cagibis attenant à sa chambre. Dehors les allemands chassent les juifs. Dedans, les allemands cherchent du plaisir. L'enfant va vivre plus d'un an derrière les cloisons du bordel. Une initiation aux choses de l'amour à travers les silences, les cris, la violence, les rires, les odeurs...
    Plus tard, les russes chassent les allemands.
    Qui survivra au cauchemar ? Hugo ? Sa mère ? Son père ? Mariana ?
    La traduction de Valérie Zenatti est impeccable.
    Une histoire très très émouvante de séparations définitives.
    J'ai eu beaucoup de mal à me séparer d'Hugo et de Mariana.
    L'écriture d'Appelfeld est magnifique de tendresse et
    d'humanité. L'imagination peut-elle sauver la vie ?
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par BVIALLET, le 25 avril 2012

    BVIALLET
    Pendant la Seconde Guerre Mondiale, dans le ghetto juif d'une petite ville d'Ukraine, la mère d'Hugo, pharmacienne généreuse et très aimée des habitants, confie son fils à Mariana, une ancienne camarade de classe qui travaille maintenant dans une maison close. Les Allemands traquent les juifs pour les envoyer dans des camps de concentration. Ceux-ci se cachent et dissimulent leurs enfants comme ils peuvent souvent en les confiant à des amis ou à des proches, ceux qu'on appellera plus tard « Les Justes ». Hugo devra donc vivre dans un réduit sans fenêtre et sans chauffage pendant que Mariana recevra ses clients. Il ne pourra accéder à la chambre que quand Mariana sera seule. Toute l'existence de l'enfant est donc suspendue aux bruits qu'il entend, aux scènes qu'il devine à travers la cloison. Dans la peur et l'angoisse, il fait la découverte des massacres en train de se perpétrer ainsi que celle des mystères du sexe tarifé. Un jour, la Wehrmacht reflue et l'Armée rouge arrive. Panique dans le bordel, il faut fuir car il est à craindre que les Russes passent par les armes les prostituées coupables d'avoir couché avec des Allemands...
    Partiellement inspiré de la vie de l'auteur qui a vu sa mère tuée, s'est retrouvé à l'âge de dix ans déporté en compagnie de son père, et qui a réussi à s'évader et à survivre dans la forêt avec des marginaux, des voleurs et des prostituées. « J'étais blond et je pouvais facilement passer pour un petit ukrainien... » dira-t-il. Un livre très émouvant qui fait penser au célébrissime « Journal d'Anne Franck », sur le même thème de la réclusion mais dans un contexte un peu différent. Hugo a beaucoup d'imagination, il se réfugie dans le rêve et l'onirisme. Il est capable de faire apparaître ses parents qui lui manquent tant, ainsi que ses amis ou les gens de sa famille. le style d'Appelfeld agréable à lire ajoute encore à la qualité de ce livre remarquable surtout en raison de la personnalité exceptionnelle de Mariana, la putain au grand coeur.

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (1)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par grisette, le 01 octobre 2010

    « La langue de Mariana était simple et sans fioritures, mais chacun de ses mots se transformait aussitôt en une image qui ne quittait pas Hugo de la journée, et jusqu'au lendemain parfois »
    Citation de qualité ? (10 votes positifs)

> voir toutes (3)

Video de Aharon Appelfeld

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Aharon Appelfeld

Lecture en hébreu par Aharon Appelfeld, accompagné au violon par Jean-Pierre Morel du Conservatoire National Supérieur Musique et Danse de Lyon.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir La chambre de Mariana par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz