ISBN : 2756102636
Éditeur : Léo Scheer (2010)


Note moyenne : 3.53/5 (sur 32 notes) Ajouter à mes livres

Qu'il est vertueux d'offrir un voyage à La Mecque à ses parents ! Qu'il est bon de se sacrifier pour sa famille ! Et que la vie est simple quand on sait être docile ! Naviguant entre bêtise théorique et intelligence pratique, Fairouz ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par ph_hugot, le 17 avril 2011

    ph_hugot
    Fairouz et sa soeur Kalsoum, en bonnes filles vertueuses, décident de réaliser le rêve de leurs parents : leur offrir un pèlerinage à la Mecque. Et si finalement, avec l'argent économisé elles s'offraient un séjour à Phuket?
    Si le sujet de départ ne manque pas d'originalité, ce livre est surtout remarquable par son ton, son style, son écriture. A chaque page, on sourit ou on est ému face à cette jeune femme, Farouz, qui tente de se défaire du quand dira-t-on, de se battre contre les idées toutes faites et les étiquettes qu'on lui colle. Elle décortique sans complaisance et avec une lucidité parfois tranchante le milieu dans lequel elle a grandi. Les relations avec ses frères et sœur ou avec sa mère soulignés par des dialogues plein d'humour sont sans fard mais jamais dénués de tendresse.
    Saphia Azzedine n'a pas la langue dans sa poche. Est-elle cette jeune femme qui s'est débattue pour construire son identité sans renier ce que l'on a transmis? En tous cas, elle m'a donné envie de découvrir très vite ses deux précédents livres, Confidences à Allah et Mon père est une femme de ménage.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par yvantilleuil, le 13 février 2011

    yvantilleuil
    Après « Confidences à Allah » et « Mon père est femme de ménage« , « La Mecque-Phuket » est le dernier volet de cette trilogie coup-de-poing de Saphia Azzedine.
    Si j'avais particulièrement apprécié le premier (qui a d'ailleurs fait l'objet d'une adaptation théâtrale saluée par la critique) et un peu moins accroché au second, j'ai à nouveau dévoré ce troisième roman, toujours aussi juste, mais beaucoup plus drôle que les deux précédents.
    L'auteure décrit intelligemment le quotidien de jeunes français issus de l'immigration, qui sont partagés entre le respect des traditions familiales ancestrales et les tentations qu'offre la vie occidentale moderne. Partagée entre la réalisation des souhaits des anciens et ses propres aspirations, l'héroïne de ce récit est placée devant un choix très simple, mais qui résume parfaitement la complexité de cette existence à cheval entre des racines profondes et les envies de toute une génération de jeunes Français : La Mecque et ce fameux pèlerinage que tout bon musulman se doit de faire ou Phuket et ses plages exotiques ? le Paradis Divin ou le Paradis Terrestre et immédiat, bien loin des HLM de banlieue ?
    La question peut paraître simple, mais l'image est judicieusement choisie et permet à Saphia Azzeddine de partager sa vision sur l'islam et sur les jeunes Français d'origine maghrébine en général et sur la place de la jeune fille fière et musulmane en particulier. L'écriture se veut moderne, souvent drôle et jamais moralisatrice. le style direct, conservé tout au long de cette trilogie, allie finesse et rudesse et me plaît énormément !

    Lien : http://brusselsboy.wordpress.com/2010/11/07/saphia-azzeddine-la-mecq..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par cleomine, le 20 janvier 2012

    cleomine
    Le précédent roman de Saphia Azzeddine, Mon père est femme de ménage, m'avait un peu déçue. Mais avec La Mecque-Phuket, j'ai été enthousiasmée par le style vif et moderne, ainsi que par le thème du livre, bien développé. La place du personnage principal, la jeune Fairouz, au sein de sa famille, est particulièrement bien vue. L'auteur s'attache à montrer la complexité de la situation d'une jeune femme élevée dans une famille d'origine arabe, entre l'envie de faire plaisir à ses parents, la culpabilité de faire ses propres choix et d'aller vers un mode de vie différent. Cette difficulté s'exacerbe lorsque la jeune femme décide avec sa soeur (très sage et très pieuse) d'offrir à leurs parents le voyage à la Mecque. Mais après tout, les plages de Phuket, c'est tentant aussi... Fairouz fera-t-elle le choix de la raison ou s'accordera-t-elle une petite folie ? Au-delà de cette question, c'est la vie quotidienne de la jeune femme et de sa famille qui nous emporte dans cette histoire drôle et tendre.
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    • Livres 4.00/5
    Par solange, le 13 janvier 2011

    solange
    Par ce livre, nous découvrons le quotidien d'une famille arabe et plus particulièrement celui de Fairouz, la grande soeur qui ne vit qu'au travers de la religion musulmane et de l'éducation de ses plus jeunes frère et soeur. Elle est en complet décalage avec le monde qui l'entoure et ne le comprend pas.
    Jusqu'au jour où elle décide de s'émanciper de tout ce carcan et de vivre pour elle au point de se servir de l'argent épargnée pour offrir à ses parents le pélerinage à la Mecque pour le substituer à un voyage à Pukhet, en Thaïlande.
    Roman à l'écriture très vive et très moderne dans lequel on se laisse facilement bousculer.
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    • Livres 3.00/5
    Par BVIALLET, le 27 avril 2012

    BVIALLET
    Fairouz et sa soeur, deux franco-marocaines, ont décidé d'économiser sur les gains de leurs petits boulots pour offrir à leurs parents le pèlerinage à La Mecque qui leur permettra d'être appelés « Hadj » et de gagner le respect des habitants de leur cité. Mais Fairouz est une beurette rebelle et un tantinet insolente. Elle cherche à s'affranchir de « l'estampille natale » tout en respectant ses parents, ses traditions maghrébines, en réussissant ses études et en restant vierge avant le mariage. Autant dire qu'elle est tiraillée et que beaucoup de ses choix tiennent du grand écart, tout comme ce voyage qui pourrait tout aussi bien être vers Phuket, son eau turquoise, son sable blanc et ses palmiers, si, pour une fois, elle ne se faisait pas passer après tout le monde.
    Un petit roman assez nombriliste, témoignage des difficultés existentielles d'une jeune fille immigrée de la seconde génération qui n'accepte plus la soumission de la première et voudrait réussir dans une société hostile. le tableau de la famille est assez réaliste et édifiant. Les filles, élevées sévèrement, ont de meilleurs résultats scolaires puis professionnels que les garçons, considérés comme de petits princes. On mettra au crédit de l'auteur une honnêteté certaine, une franchise brute de décoffrage et un style vif et dynamique basé sur de nombreux dialogues « pris sur le vif » et un langage parlé parsemé de verlan et autres tournures « banlieue ». Mais ces états d'âme d'une beurette en colère suffisent-ils à faire de ce livre autre chose qu'une oeuvrette vite lue vite oubliée ?

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits

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  • Par yvantilleuil, le 13 février 2011

    - On dirait que tu t’en fous de la meuf qui s’est fait asperger avec de l’acide.
    - Je ne m’en fous pas mais elle a assez de ses deux yeux pour pleurer. Pourquoi tu veux que j’aille l’inonder avec mes larmes?
    - Pfff n’importe quoi… C’est bien d’être solidaire aussi.
    - Je serai plus utile à cette fille avec une tête bien remplie qu’avec des yeux embués crois-moi…



    Il y a de quoi chialer, hurler ou aboyer si on s’en tenait aux histoires de ces filles violées, lapidées ou brûlées par de misérables pleutres. De la vermine, des couards, des lâches, des pétochards qui ne tolèrent la femme qu’une fois dedans et la contestent une fois dehors. Mais je me suis toujours méfiée de mes larmes quand elles coulent trop facilement, de celles que je verse devant la télévision et qui assèchent ma réflexion. Il ne fallait plus pleurer. Il était temps de panser et de penser.
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  • Par ph_hugot, le 17 avril 2011

    Les femmes ont ce pouvoir immense d’éduquer leur fils pour qu’ils se comportent comme elles auraient aimé que leurs maris se comportent avec elles.
    Mais au lieu d’en profiter, elles continuent de les habiller en bleu, de leur acheter des robots et surtout de leur reprocher de couiner comme leurs sœurs.
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  • Par line70, le 20 septembre 2011

    A force de nous voir adresser des messages contradictoires, on a fini par perdre le sens de l'orientation. Les magazines féminins nous encouragent à assumer nos rondeurs en ne montrant que des mannequins décharnés et de nous apprécier au naturel tout en retouchant la plus sublime des actrices. Comment respirer quand une nouvelle tendance capitale tombe chaque semaine et que vous n'avez pas les moyens de la suivre ? Que faire quand votre gueule évoque plus Rosy de Palma que Natalie Portman mais qu'Almodovar ne vous a pas repérée ?
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  • Par Ness, le 01 avril 2011

    "La fille populaire, c'était bel et bien Vanessa. Enfin, Ness. Comme si Vanessa était tellement long et compliqué à prononcer qu'il avait fallu amputer son nom de tous ses a. Ca encore, c'était de la com." p66
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