> Jean Esch (Traducteur)
> Benoît Domis (Préfacier, etc.)

ISBN : 2290325724
Éditeur : J'ai Lu (2007)


Note moyenne : 4.18/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres

Star de cinéma sur le déclin, Todd Pickett décide, afin de s'acheter quelques mois supplémentaires au sommet du box office, de recourir discrètement à la chirurgie esthétique. Le résultat, catastrophique l'oblige à trouver en urgence une demeure à l'écart du feu... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 01 juin 2008

    Woland
    Coldheart Canyon - A Hollywood Ghost story
    Traduction : Jean Esch
    J'ai longuement hésité à lire Clive Barker en raison, justement, de sa réputation assez sado-masochiste. "Coldheart Canyon" lui-même, je l'ai croisé, il y a de cela deux ou trois ans, sur les présentoirs du rayon Fantastique, à la FNAC de Noisy et, bien que fortement tentée par la quatrième de couverture, je ne l'avais finalement pas acheté parce que j'avais peur d'être déçue. (Et puis, les couvertures étaient vraiment glaçantes et racoleuses ...)
    Et puis, à la faveur d'une critique rencontrée sur un blog recommandé par notre ami Yvon, je me suis dit : "Pourquoi pas ? ..." Et j'ai foncé. Et je ne le regrette pas.
    Dans ce livre, Barker ressemble aux auteurs que j'aime : il prend son temps pour asseoir son intrigue, il n'exégère pas dans le gore même s'il s'en sert parfois et il sait mener son récit sans que celui-ci s'essouffle. Oh ! il y a certainement quelques petites imperfections mais l'un dans l'autre, cela se tient. Or, jusqu'ici, parmi les auteurs fantastiques que j'ai lus, je n'ai rencontré ces qualités que chez Poe et Lovecraft (lesquels n'ont produit pour le premier aucun roman, pour le second que le très bref "L'affaire Charles Dexter Ward"), Shirley Jackson (là encore, peu de romans : "Maison hantée" et "Nous avons toujours habité le château", lequel est plus insolite que fantastique), Stephen King (sans commentaires :Wink), Graham Masterton bien sûr et, cerise sur le gâteau, Peter Straub. Rien que du beau monde, par conséquent. Mais Barker ne dépare pas parmi eux.
    "Coldheart Canyon" est le nom d'une maison construite, dans les environs de Hollywood, par une star de cinéma muet d'origine roumaine : Katia Lupi. Maison somptueuse comme il se doit même si, lorsque Todd Pickett, un acteur en perte de vitesse qui vient de se faire faire un lifting, la prend en location, elle n'a plus été habitée depuis longtemps.
    Un soir qu'il rumine des idées noires sur son avenir alors que son agent, Maxine, vient juste de le larguer en lui déclarant qu'il n'avait plus d'avenir cinématographique et que, de toutes façons, elle n'en peut plus de se battre pour lui, un soir donc, Todd fait la rencontre d'une séduisante jeune femme qui lui dit s'appeler Katia Lupi et vivre dans les dépendances de la propriété. Une idylle plutôt torride se noue très vite entre les deux personnages.
    Pendant ce temps, Tammy Lauper, une quadragénaire souffrant de graves problèmes de poids et d'une vie sentimentale peu épanouissante, s'introduit dans la propriété. Tammy, qui est présidente du Fan-club de Tod, s'inquiète de la brusque disparition de ce dernier et elle est à la recherche de tout ce qui pourrait lui confirmer que son idole se porte comme un charme. Elle aussi va faire dans le parc une étrange rencontre, celle d'un vieil homme décharné qui lui dit s'appeler Willem Zeffer et être l'agent et secrétaire particulier de la propriétaire des lieux.
    Mais bientôt, Tammy se voit attaquée par une bande de créatures monstrueuses, mi-spectres, mi-animaux, douées qui mieux est du sens de la parole ...
    Ce n'est là qu'un bref apperçu de la richesse de ce roman édité en deux tomes de près de 400 pages chacun aux éditions J'Ai Lu Millénaire. On y retrouve en outre le thème des univers parallèles saupoudré d'une malédiction lancée non par Satan mais par son épouse, Lilith, le tout recouvrant une satire féroce de la société hollywoodienne qui devrait ravir les cinéphiles.
    Certes, quelques petites imperfections peuvent être relevées çà et là : le fait par exemple que Katia qui, à un certain moment, fait tout pour sauver Todd de la Mort soit prête, dès le lendemain, à le poignarder parce qu'il s'oppose à ses volontés ; où encore la question que le lecteur se pose à la fin sur la disparition de tous les spectres qui hantaient la maison : oui, où ont-ils pu aller ? ...
    La fin est aussi peut-être un peu "plaquée." Elle m'a fait songer à celle de "Ghost" - le film. Mais enfin, outre que cette vision des choses peut être vraiment celle de Clive Barker, peut-être celui-ci a-t-il voulu aussi se faire un petit plaisir en concoctant une happy end qui réconforte tout le monde.
    Et puis, de toutes façons, rien n'est parfait en ce monde. Pour l'essentiel, "Coldheart Canyon" tient son lecteur en haleine tout au long de ses huit cents pages et c'est bien l'essentiel, non ? :o)
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par fleurdusoleil, le 28 février 2011

    fleurdusoleil
    Coldheart Canyon est une expérience dont on sort plus que secoué.
    Clive Barker, auteur, scénariste, peintre...bref artiste accompli, et bien entendu maitre de l'horreur, nous ouvre une fenêtre dans un imaginaire baroque, extrême, érotique et sombre.
    D'abord pensée comme une courte satire d'Hollywood, Coldheart Canyon devient une entité complexe, un univers à part entière. Clive Barker crée des personnages complexes, une mythologie imaginaire et un univers métaphorique.
    Mais entrons un peu dans la maison de Colheart Canyon...
    Comme introduction, nous sommes emmenés dans les années 1920, pour découvrir Katia Lupi, star montante du cinéma muet. C'est une beauté sans égal, mais ses excès et son caractère font d'elle une vamp. Son agent et amoureux transi, Willem Zeffer, l'accompagne en Roumanie, le pays de naissance de la star, et pour plaire à sa belle, achète une fresque titanesque dans la forteresse Goga, gardée par des moines. Cette céramique gigantesque représente une chasse du duc Goga.
    Après des travaux herculéens pour ramener la fresque à Hollywood, elle est remontée à l'identique dans la demeure de la star : à Coldheart Canyon.
    Voilà, la première pierre de ce conte macabre est posée.
    Nous revenons ensuite à notre époque et nous faisons la connaissance de notre personnage principal : l'acteur Todd Picket. Après des déboires et un raté de chirurgie esthétique, il s'installe dans l'imposante demeure de Katia Lupi. Elle est à l'abandon depuis des lustres, mais elle offre l'isolement que cherche l'acteur.
    Clive Barker prend son temps pour dépeindre son décor et décrire ses personnages. Il installe doucement une ambiance lourde, pesante, moite. Son écriture est telle, que le lecteur est entrainé dans cet univers qui bascule inéluctablement dans l'étrange. L'air devient malsain et nous découvrons les coins sombres du Canyon, l'hôte sans coeur qui est encore dans la maison, et les fantômes et autres créatures qui rôdent.
    L'univers que crée Barker est un enlacement d'érotisme extrême, voire décadent, et d'horreur, de souffrance. Un monde digne du seigneur des ténèbres. Mais jamais l'auteur n'emploie le gore à mauvais escient. D'ailleurs les scènes horribles sont très peu nombreuses. Tout se joue dans l'ambiance générale. L'atmosphère puant que dégage le canyon suffit à mettre le lecteur mal à l'aise.
    Le livre se découpe en plusieurs parties : L'histoire des fantômes et de Katia Lupi, la chasse, la lumière, et la vie après le Canyon. Et dans chaque, un personnage se dégage. Ses sentiments, son égo, sont mis à l'épreuve. Chaque fois le lecteur est surpris par les changements et la complexité des protagonistes. En fait on éprouve de l'empathie pour tous, même les "méchants".
    A signaler tout de même que le livre ne doit pas tomber dans des mains innocentes ( interdit au - 18 ans ), car les scènes érotiques sont plus que détaillées. Je pense d'ailleurs que l'on devrait classer ce roman dans le sous genre Erotico-fantastique.
    Et aussi que dans cette édition, le livre débute par une préface inédite.
    Pour conclure, je vous conseille fortement ce chef d'oeuvre du brillantissime Clive Barker. Si vous ne connaissez pas l'oeuvre de cet homme, je vous invite à le découvrir ICI.

    Lien : http://lacaveauxlivres.blogspot.com/2011/02/coldheart-canyon-clive-b..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Kanzen, le 17 janvier 2011

    Kanzen
    Un début assez classique pour un livre axé fantastique : des mythes religieux, des moines défroqués, un riche américain qui pense que tout peut s'acheter, une mystérieuse fresque, qui aurait été commandée par un noble sanguinaire d'Europe du Nord.
    Va-t-on nous rejouer Dracula ?
    Après une soixantaine de pages, nous découvrons une Los Angeles contemporaine. Lors d'une avant-première de blockbuster, des stars partout ( Cruise, Pitt, Swcharzy, Weaver ... ), de la lumière, du faste, des paillettes, et beaucoup de vent.
    Barker n'est pas tendre du tout avec les stars, ni avec le système, qu'il connait bien. On enchaîne les vannes, pour découvrir un héros peu glorieux, malgré son aura d'"acteur le plus beau" du Tout Hollywood. Il est purement insconsistant, morne, et surtout tyrannique. Insupportable.
    Seulement, voilà. le pauvre Todd Pickett n'est pas, et n'a jamais été un bon acteur, et cette avant-première signe la fin de sa gloire fugace. Il tombe dans l'ultime narcissisme : la chirurgie esthétique ( il n'a que 30 ans ).
    Autant Barker à toujours aimé que ses héros soient veules, autant là, ça atteint des sommets dès le début.
    J'ai été très, très surprise par ce livre. Ce qui qualifie Barker dans mon esprit, c'est avant tout cette magie qu'il sait créer. Magie de l'atmosphère, des lieux, des situations. Et même quand cette magie s'entremêle d'horreur, elle reste une échappatoire splendide.
    Je n'ai pas retrouvé mon auteur favori ici ... Il passe en réalité tout son temps à démonter la magie du cinéma. Les scènes orgiaques, les défauts des personnages ne font que renforcer le côté malsain de l'histoire.
    J'ai aimé ce livre, réellement.
    Pourtant, je ne peux pas m'empêcher de penser que jamais, je n'ai lu un Barker aussi cynique, aussi désespéré, aussi plein de culpabilité, aussi perdu, autant en quête de rédemption. Même pas les livres de sang.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par zerojanvier, le 29 mai 2011

    zerojanvier
    Moyen moyen...déjà c'est trop long. C'est vrai que l'auteur maitrise le genre dark horror, ça se sent. Mais franchement au bout d'un moment, c'est un peu plat...
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    • Livres 4.00/5
    Par BlackWolf, le 05 juin 2011

    BlackWolf
    En Résumé : Voila une histoire sombre, angoissante et macabre qui devrait en ravir plus d'un et qui en tout cas m'a offert un très bon moment de lecture. L'auteur ménage parfaitement son histoire, la rendant de plus en plus oppressante pour le lecteur page après page. Les personnages sont vraiment fascinants et très bien travaillés, on suit leurs péripéties avec plaisir. le style de l'auteur est vraiment fluide, simple et efficace, mon seul reproche concernant ce livre sont quelques longueurs, mais pass de quoi gêner la lecture. Par contre ce n'est pas un livre à mettre entre toutes les mains pour cause de scènes à l'érotisme débridé.
    Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.

    Lien : http://blog-o-livre.over-blog.com/article-coldheart-canyon-clive-bar..
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

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Vidéo en anglais. Emission Dark Dreamers consacrée à Clive Barker.








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