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ISBN : 2330010125
Éditeur : Actes Sud (2012)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Né d'une île, la Corse, et de la langue qui s'y parle, le roman insurrectionnel de la désespérance d'un territoire confisqué par la violence de ses conflits locaux comme par les agissements d'une société globalisée vouée au profit qui, de sa cacophonie prédatrice, étouf... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 5.00/5
    Par musanostralecture, le 21 octobre 2012

    musanostralecture
    Marcu Biancarelli fait partie de ces écrivains corses qui tentent de
    vivre l'aventure littéraire autrement. Ils sont à la fois corses,
    profondément, et universalistes, c'est à dire humains.
    Marcu Biancarelli, on le connaît pour « 51 Pégase », « Cusmugrafia »
    , « Vae Victis »… pour ses articles, les blogs qu'il anime et à
    musanostra, pour sa participation à de belles soirées vouées à la
    littérature et à l'amitié
    Avec Murtoriu qui paraitra en septembre chez Actes Sud , il se lance
    dans une autre aventure . Ce roman d'abord rédigé en langue corse et
    publié chez Albiana, a été traduit par Jérôme Ferrari, M.O.Ferrari et
    JF Rosecchi.
    Une traduction qui est en soi une histoire de proximité et de
    fraternité dans les territoires humains. Nous avons donc la primeur
    de ce qui sera très probablement un événement littéraire à la rentrée
    de Septembre.
    Murturiu, c'est en corse, « le glas et l'avis de décès », le chant
    funèbre qui accompagne les morts violentes, d'où ce sous-titre «
    La ballade des innocents ».
    Une ballade qui évoque plutôt le massacre des Innocents, et se passe
    en Corse sous une géographie maudite de désastres et de cataclysmes
    humains. Mais la tragédie chez B. n'a jamais la couleur du pathos
    .Elle est toujours empreinte de retenue et de dérision !et sans
    aucune compassion pour les médiocres et les « nombreux » que nous
    sommes. C'est la tragédie de l'homme double, soumis à une double
    postulation comme dirait Baudelaire, tantôt animal, le plus souvent,
    tantôt ange . Mais chez M Biancarelli, c'est l'ange, sans Dieu, juste
    l'Espoir qui voudrait vivre, et une certaine forme de pureté
    Le narrateur écrivain, poète et libraire ratés (il l'affirme) vit
    dans le Sud de la Corse. C'est Marc Antoine, de la lignée des
    Cianfarelli, fils du » Vieux » , qui a trainé ses guêtres à Alger, et
    du grand père ,Marc Antoine lui aussi ,héros « échappé de l' épopée
    guerrière de 14/18 ». Des figures tutélaires qui innervent le roman
    dont le narrateur va croiser les destins , les rencontres ,les époques
    les traumatismes ,les désillusions ,les retours et les fuites mais de
    façon allusive ,sans les inscrire dans une construction narrative
    serrée .Marc Antoine , le narrateur , est des nôtres , mêmes lieux,
    mêmes dérives et misères morales .Sa bouffée d' air pur, c' est
    l'écriture : « lorsque tu écris et que tu es possédé tu te dis que tu
    as pour mission de conjurer une bonne fois pour toutes cette saloperie
    de destin » ; Il voudrait être Prométhée ,mais il n' est qu'humain,
    alors il lui arrive de prendre « du Doliprane ».
    Il a des amis, ceux de sa « Terre », comprenez de son territoire »
    authentiques bergers, sages ou innocents comme Trajan ou Mansuetu qui
    vivent dans un nature forte, dure mais authentique dans ses valeurs.
    Avec eux, il mange du fromage et va à la chasse, parfois même avec des
    touristes .Le chapitre sur la chasse est l'occasion de très belles
    pages à la Giono(celui d' Un roi sans divertissement ) La description
    du face à face avec le mouflon acquiert une force presque
    métaphysique : « je le regardais, partagé entre l'instinct du tueur
    et l'admiration jalouse conditionné par l'affut et plein de gratitude
    face à ce sommet de grandeur désireux de dompter son irrévérence et
    dilacéré par sa liberté » .Va t'il tirer ?
    La petitesse et la bêtise humaines sont là aussi, tapies dans le
    détail de l'écriture : « les touristes photographiaient même les
    grosses mouches vertes qui commençaient à envahir les trous sanglants
    de la chair déchirée »
    La tragédie et les chants funèbres viendront, non pas des
    touristes, Tartarins d'opérette et colonialistes à leurs heures (voir
    la scène chez le médecin ou la place de parking), consommateurs de
    folklore et ignorants par-dessous tout. La tragédie et les chants
    funèbres viendront des malfrats locaux, corses du cru et vraies
    ordures, les Don pierre et autres.
    Il y a l'amour et les femmes, le désir et le sexe : sa cousine Léna ou
    l « avocate »
    Le désir et le sexe dénués de sentiments peuvent se consommer comme
    de vulgaires produits, dans une version, animal en rut. Et il arrive
    au narrateur d'être comme ces « nombreux ». Il est alors aussi
    pitoyable qu'eux car le sexe y est cruel, y compris pour ces
    femmes, femelles d'un soir de beuveries et « paumées ». de la misère
    morale à l'état pur. Je vous conseille les pages sur la drague par
    texto : drôle et dérisoire
    On a souvent reproché à Biancarelli d'être cru, voire vulgaire et
    même misogyne .Il est vrai que les mots sont souvent crus (moins
    d'ailleurs ici que dans Pégase 51)),à l'image des situations qui le
    sont infiniment plus .Il me semble pourtant que le désir et le sexe y
    sont aussi l' expression d'une vitalité et d'une énergie de survie
    .Une façon d'exfiltrer le trop-plein, pour ne pas imploser .Comme
    les mots .Des pages aussi d'une grande humanité pour parler des
    prostituées ces « cabossées de la vie »qui vendent leurs corps pour
    survivre .La vraie vulgarité est ailleurs .Elle est chez ces femmes
    qui se prostituent sans obligation, juste pour quelques cadeaux, une
    voiture ou un statut social. Lui, il se vit comme l'un de ces
    loosers des romans noirs américains, sans illusion, ni sur les autres
    ni sur lui-même, mais qui a toujours en lui cette petite lueur, ce
    maudit petit espoir qui voudrait vivre. Mais, à vouloir faire l'ange
    on fait parfois la bête…
    Le narrateur évoque aussi la Guerre 14/18, à travers son grand père :
    une chronique plutôt qu'une fable. .Les corses arrachés à leurs
    villages se voient propulsés dans l'enfer des combats du Pas de
    Calais et confrontés à la mort, au corps à corps. Un traumatisme.
    Chairs déchiquetées et massacres des innocents .Lorsque les survivants
    reviennent, ils n'appartiennent plus au même monde. Déracinement.
    On pourrait parler aussi des réflexions de l' auteur sur le
    consumérisme ,les centres et les périphéries ,et de bien d'autres
    choses encore qui font la marque du style Biancarelli .Le style
    Biancarelli sur un mode apaisé, moins « gueuloir » .Une révolte qui
    crisse ,poétique et épique ,lyrique aussi , plus ciselée mais toujours
    là ,à fleur d'écriture. Un mélange de Céline et de Giono. La lecture
    peut être aussi de Ferrari interprétant Biancarelli .
    Un beau livre.
    Ivana Polisini-Mattei septembre 2012

    Lien : http://www.musanostra.fr
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    • Livres 5.00/5
    Par ghjanlucca, le 11 février 2013

    ghjanlucca
    Maintenant tout le monde sait traduire Murtoriu, on a donc bien avancé dans l'apprentissage de la langue corse. D'ailleurs le texte, grave et puissant, fonctionne comme le battant de la cloche, oscillant sans discontinuer de la Première Guerre mondiale à l'époque contemporaine pour répercuter le même message de fin. le même constat de décès. D'emblée on comprend que la messe est dite, le héros-libraire met les points sur les i d'un possible lecteur déjà coupable de se trouver là. Parce que, de cette mort, ce lecteur n'est probablement pas si innocent qu'il veut le croire. La terre du nord de la France, celle des montagnes du sud de la Corse, partout s'inonde d'un même sang inutilement versé. A la désolation définitive des paysages du nord répond la désertification des paysages du sud de l'île. La guerre passée, la Corse n'est plus qu'un spectre qui se jette dans les bras de la grippe espagnole, comme si l'horreur n'était pas suffisamment nourrie... Dans ce siècle franchit de page en page, les usages deviennent des traditions, puis des souvenirs, puis du folklore. Les témoins, ce qui en grec se traduit par martyrs, n'ont qu'à disparaître, inadaptables de toute façon ils sont sacrifiés. L'horreur en redemande, parce qu'elle veut tout, jusqu'à l'âme, et l'âme de ce pays est autant dans la tête des gens que dans ses paysages. La Corse s'autodétruit, comme le renard piégé se dévore la patte pour aller mourir ailleurs.
    Le dernier son de la lourde cloche s'évanouit dans l'air pesant de la mort annoncée, et Marc Antoine le libraire reproduit à sa façon le geste de Marc Antoine son grand-père.
    L'auteur confirme ici son style particulier, quasi géologique, rocailleux et vrai, âpre parfois. Il le parfait jusque lui faire épouser les contours de son texte, comme ciselé à la crête de ses montagnes, ou imprégné de peur, de sueur et de sang. Il bouscule, dérange, sort de derrière son écritoire. Ce roman, si corse dans le ton et l'esprit, peut prétendre à l'universel. Il suffit d'ouvrir les yeux sur ce monde pour en voir le tragique autant que la vacuité. Il inscrit son message parmi ceux que, depuis l'Antiquité, la Méditerranée adresse à l'humain. Lui montrant sa mesure et sa raison sans cesse menacées par ses passions éphémères. La traduction est efficace qui parvient à rendre au texte sa densité originelle et parfois même sa sonorité.
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  • Par keisha, le 14 décembre 2012

    keisha
    Allez, une fois n'est pas coutume, l'auteur : Marc Biancarelli est enseignant de langue corse, et a publié de nombreux ouvrages en corse et en français. La VO de Murtoriu a été publiée en 2009.
    En langue corse, Murtoriu revêt le double sens de glas et d'avis de décès.
    "Et déjà il lui semble entendre les cloches sonner le glas dans son village, les gens qui tombent de désespoir, qui se jettent dans le ravin, les enfants sans soutien. Il entend le glas sonner, qui fige les campagnes, et il voit les gendarmes arriver, tenant à la main les télégrammes bleus qui annoncent eux aussi la mort, la mort sans fin, et qui disent la boucherie de Dieuze, qui disent les massacres des Eparges, et qui disent le désastre de l'Argonne, et qui racontent les tueries de la côte 304 et du Mort-Homme, et le carnage de ce jour, et tous ces avis de décès envoyés vers sa terre lointaine, et qui lui parlent, qui lui annoncent la fin de tout, la fin d'un monde, et il est vivant, lors que tous les autres, tous ceux qu'il connaissait, ceux qui chantaient avec lui dans le train du départ, tous sont morts.(...). La fin, la fin est là. Et le glas qui sonne là-bas dans les Terres.
    Per pudèlavi spiega
    Un vale carte nè penne
    Lu sangue curria à fiume
    Corsi è Alumani inseme."
    Marc-Antoine Cianfarani, le grand-père, est revenu des tranchées de la première guerre mondiale (époustouflants chapitres!) et de nos jours Marc-Antoine Cianfarani son petit-fils quarantenaire traîne sa misanthropie: seuls trouvent grâce quelques amis. Il vivote dans sa librairie qu'il ferme au fort de l'été, fuyant les touristes, écrit des poèmes, et préfère se réfugier dans un village de la montagne corse. Il ne mâche pas ses mots, ses opinions sont brut de décoffrage, ses rapports avec les femmes, disons, difficiles, même si un cœur bat sous le cuir. Il déteste les touristes et les promoteurs qui défigurent son île. C'est rude, c'est âpre, sans concession. Les continentaux en prennent pour leur grade (passages hilarants...). Les maux de l'île ne sont pas passés sous silence - un vol, un racket et deux assassinats en moins de 300 pages... "Je ne voudrais pas ajouter à ma décadence et à mon inadaptation à ce monde cinglé le fait d'avoir l'air d'un con. Inutile d'aggraver mon cas, il me suffit de passer pour un asocial et un mec puant - ce que je suis." Lucide dans l'auto dérision, quoi.
    Je n'ai pas tout compris, n'ai pas envie de tout analyser, d'autres le font mieux. Mais quel beau texte! Quelle écriture! Lisez ce roman.


    Lien : http://enlisantenvoyageant.blogspot.fr/2012/12/murtoriu.html
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    • Livres 3.00/5
    Par antibouille, le 21 février 2013

    antibouille
    Marc Biancarelli a écrit ce livre en langue corse et il n'est tendre avec personne, ni avec les Corses, ni avec les Touristes, ni avec lui, ni, en vérité avec l'humanité toute entière...C'est un livre très dur voire même parfois très cru et il est difficile de supporter et d'expliquer tant de haine.Le personnage principal Marc-Antoine Cianfarini est un libraire amoureux de certains livres et de poésie mais il déteste la société de consommation et en particulier les touristes au point de fermer sa librairie l'été et de se réfugier dans un hameau de la montagne corse où il habite la maison familiale héritée de ses aieux. Ses amis passent avant tout et il partage avec eux les bonnes bouffes bien arrosées et une passion pour le sexe. La volence de spropos et des comportements des uns et des autres sont lamentables en particulier dans leurs rapport avec les femmes.Je recommande toutefois la lecture de celivre, édifiant sur certaines dérives de la Corse mais aussi pour des pages très bien écrites et très be de l'auteurlles sur l'amitié virile ainsi que les passages qui évoquent la terreur de la guerre de 1914...Le parti pris de l'auteur est un jugement sévère, parfois injuste, mais sans concessions sur les méfaits de la société de consommation autravers duquel perçent évidemment des blessures et fêlures très personnelles.
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    • Livres 5.00/5
    Par ECaminade, le 07 septembre 2012

    ECaminade
    Dans ce roman, l'auteur rend hommage à ces anciens Corses qu'il a connus dans son enfance, à leur culture et leurs valeurs, et plus largement à toute cette société rurale mise à l'agonie par la guerre de 1914 : un monde disparu dont l'inofensif berger corse Mansuetu pour qui sonne le glas est le dernier témoin.    
    L'assassinat de ce personnage s'annonce dès les premières pages, et Marc Biancarelli nous y conduit de manière inéluctable, prenant acte de la fin d'un monde dont il faut savoir faire son deuil pour continuer à vivre.
    Car Murtoriu n'est pas un livre uniquement tourné vers la violence et la mort, ni vers le passé, il s'inscrit également dans une dynamique. Dynamique de l'histoire d'une île qui n'en finit pas de mourir, enfermée dans ses dérives et ses contradictions, mais aussi de l'histoire individuelle de son héros et narrateur, un libraire solitaire et écrivain raté dont la vie sentimentale s'est avérée un fiasco : deux histoires parallèles et imbriquée .
    Un très beau roman !

    Lien : http://l-or-des-livres-blog-de-critique-litteraire.over-blog.com/art..
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Critiques presse (1)


  • Telerama , le 05 décembre 2012
    Cette œuvre ovni bougonne, pleine de sève et d'amertume, s'ouvre comme un polar américain ou une comédie à l'italienne.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par fanfanouche24, le 22 mars 2014

    Nos rapports étaient ainsi faits. Nous nous aimions énormément et nous nous étions détruits à n'en plus pouvoir jusqu'à l'ultime réconciliation sur son lit de mort. C'était pourtant bien lui qui m'avait transmis cette langue. Je sais que si je me suis à écrire et particulièrement dans cette langue, ce fut pour donner une vie à ses mots à lui, pour tenter de m'approcher de la richesse des expressions qui étaient les siennes. Mais j'étais trop orgueilleux pour lui concéder une victoire, pour reconnaître la puissance de la figure paternelle. J'aimais l'idée de m'être élevé seul, d'être un homme indépendant, de ne rien lui devoir, mais c'était son avis qui, à la fin, comptait par-dessus tout. Lui connaissant tous ces sentiments contraires qui m'animaient, sachant la violence de notre dualité, se sentait fier d'être mon premier lecteur, la seule personne qui, dans l'intimité, pouvait réellement me dire ce qu'il en pensait. (...) Jamais il ne me critiquait sur le fond, me gratifiant, au contraire, de son approbation et me procurant la force nécessaire pour jeter mes textes impertinents à la face du monde entier. Il me donnait la force d'un père. (p.147-148)
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  • Par fanfanouche24, le 26 mars 2014

    Je vis en montagne et je traque le sanglier, là mes seuls compagnons sont les corbeaux et les êtres les plus rustres de la Création. Mais honnêtement je ne me sens pas plus étroit d'esprit que les bobos parisiens... (p.84)

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  • Par fanfanouche24, le 22 mars 2014

    J'ai lu une phrase de Peter Sloterdijk disant que les livres sont des lettres envoyées aux amis. Sloterdijk tenait lui-même cette phrase d'Heidegger que je n'ai jamais lu par flemme. L'ami à qui j'écrivais mes livres était donc mon père. (p.145)

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  • Par fanfanouche24, le 05 novembre 2013

    Quand je suis retourné au village pour préparer ton enterrement (le père du narrateur), je me suis souvenu de notre dernière étreinte et aussi de la dernière chose que tu m'aies dite. Tu voulais que je récupère les stylos et les cahiers dans la chambre d'en haut où tu écrivais. Toi aussi, tu voulais écrire. Tu avais toujours quelque chose à dire. Tu ne voulais pas encore mourir. Tu ne voulais pas que ce soit demain. Ecrire était ton ultime combat. Il te restait un dernier message à envoyer mais le temps t'a manqué. Ecrire en guise de geste ultime pour triompher de la mort. (p.146)
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  • Par ECaminade, le 07 septembre 2012

    Ch.1 p.12
    Je vous demande enfin de cesser de vous comporter comme un rustre au moment de commencer la lecture de ce livre. Je vous demande de ne pas m'offenser par votre présence importune dans ces pages. Elles ont nécessité suffisamment de souffrance pour qu'il me soit épargné vos commentaires de casse-couilles, ou pire, de laquais. Alors je vous demande seulement, une fois éclaircis ces deux ou trois points importants, de vous taire et d'écouter.
    Plus tard, je vous dirai encore quelque chose de mon point d'observation mais, en attendant, écoutez, écoutez donc.
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Vidéo de Marc Biancarelli

Marc Biancarelli - Orphelins de Dieu .
Marc Biancarelli vous présente son ouvrage "Orphelins de Dieu" aux éditions Actes Sud. Rentrée littéraire 2014. http://www.mollat.com/livres/biancarelli-marcu-orphelins-dieu-9782330035938.html Notes de Musique : Stickfigure/(none given)/05 Spaghetti Western. Free Music Archive.








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