ISBN : 2070360733
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.43/5 (sur 152 notes) Ajouter à mes livres
" Je n'ai dessein de relater, en marge du récit que je vais entreprendre, que les épisodes les plus marquants de ma vie telle que je peux la concevoir hors de son plan organique, soit dans la mesure même où elle est livrée aux hasards, au plus petit comme au plus grand,... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 13 septembre 2011

    brigittelascombe
    Léone Camille Ghislaine D. est un coup de foudre, une passion fugace d'André Breton, une danseuse figurante de théatre, dont la fillette a été confiée à ses parents,qui a eu des protecteurs,s'est adonnée au trafic de drogue,une jeune femme rencontrée entre deux guerres au moment des années folles et du mouvement surréaliste.Mais elle est plus que ça.
    Nadja, dont le prénom est le début d'espérance en russe est une poupée frêle à la grâce enfantine,aux "yeux de fougère","aux cheveux d'avoine","au sourire imperceptible", sa sensibilité touche André Breton.
    "Tu écriras un roman sur moi.Je t'assure..." avait-elle affirmé.
    Et effectivement Nadja, roman autobiographique(le livre le plus lu de l'auteur), naitra en 1928, un livre illustré de photos,objets,portraits,documents,dessins symboliques de Nadja qui s'inscrit dans une démarche créatrice surréaliste car les images font écho au texte.
    Qui suis-je? s'interroge André Breton, persuadé que les personnages crées sont partie prenante de l'auteur.
    Qui est-elle? s'efforce-t-il de répondre dans un deuxième temps.Héroïne surréaliste, elle rit de tout et "jongle avec les noms de certains mets" alors qu'ils déambulent de restaurants en cafés, elle s'effraie de tout, lorsqu'il déclame Baudelaire,elle est une enfant qui touche de sa main l'affiche d'une "main rouge à l'index pointé",elle est la fée "qui se pose à peine en marchant", l'intuitive qui voit ce qui ne se verra que l'instant d'après,mais se donne "des airs du Diable", elle est entre poésie et vraie vie, à la frontière de l'inconscient,elle est surréaliste.
    Entre l'hôtel Prince de Galles de Saint Germain et l'éloignement pour la "merveilleuse anonyme", en fait Suzanne Musard citée en fin de livre, Nadja s'attache de plus en plus vu "le pouvoir" qu'il exerce sur elle, (alors que lui ne l'aime pas, elle, vraiment) et elle sombrera par la suite dans la folie pour s'interroger elle aussi Qui suis-je?
    Superbe!
    André Breton,écrivain français du XX° siècle, promotteur et principal animateur du mouvement surréaliste,fondateur de revues poétiques, a été un poète engagé à la vie tumultueuse.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par de, le 08 février 2012

    de
    La beauté sera convulsive ou ne sera pas
    Un livre ouvert souvent, des pages lues et relues sans chercher ou rechercher d'anciennes sensations, car l'auteur a raison de souligner que "la tentative de retoucher à distance l'expression d'un état émotionnel, faute de pouvoir au présent la revivre, se solde inévitablement par la dissonance et l'echec".
    Beaucoup a été dit sur cet ouvrage. Avant de l'ouvrir pour la première ou nième fois, il faut d'abord abondonner ses certitudes et ses préjugés et à aller à la rencontre de Nadja.
    "Nadja, parce qu'en russe c'est le commencement du mot espérance, et parce que ce n'en est que le commencement."
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par dominic, le 24 septembre 2011

    dominic
    Je referme à l'instant Nadja d'André Breton.
    Ce récit auto-biographique raconte un épisode de la vie de l'auteur : sa rencontre avec une jeUne femme qu'il va ensuite retrouver régulièrement dans différents lieux parisiens. Autour de Nadja pour laquelle on sent qu'André Breton éprouve de l'amour et une immense admiration, divers événements et coïcidences se produisent constamment. Vers la fin du récit, on apprend que Nadja est finalement internée dans un asile.
    Que d'impressions diverses j'ai ressenties à la lecture de ce livre! La réflexion qui m'est ensuite le plus souvent venue étant "Il est très difficile de prendre ensuite soi-même la plume après ce genre de lecture tant la langue française est maîtrisée." A mes yeux, elle est sur-maîtrisée, sur-jouée, elle se regarde écrire, elle commente ce qu'elle est en train de dire avant même de l'avoir totalement exprimé. Les mots ne sont plus les serviteurs d'une pensée ; la recherche d'une belle langue préside au sens. J'ai à la fois admiré cette belle langue et eu constamment le sentiment qu'elle était artificielle : rempart à une immense pudeur?
    Cette langue, pour belle qu'elle soit, m'a inspiré d'emblée de l'antipathie pour l'écrivain. Pourquoi se commoufle-t-il tant derrière les mots? On trouve cependant quelques passages sublimes, d'une finesse extrême, tel celui qui figure sur le quatrième de couverture. "J'ai vu ses yeux de fougères s'ouvrir le matin sur un monde où les battements d'ailes de l'espoir immense se distingent à peine des autres bruits qui sont ceux de la terre et, sur ce monde, je n'avais vu encore que des yeux se fermer".
    Contrairement à André Breton, je n'ai éprouvé vis-à-vis de Nadja qu'un sentiment de rejet. Je n'ai pas non plus ressenti d'empathie pour l'auteur lui-même. Quelle vie mène-t-il donc pour passer son temps à errer dans Paris? Je n'ai commencé à me sentir bien qu'à partir du moment où j'ai enfin lu "J'avais, depuis assez longtemps, cessé de m'entendre avec Nadja.". Jusqu'ici, je ne pouvais supporter qu'il soit si béat d'admiration, si amoureux d'une personne si inconsistante. S'il peut s'agir d'un génie, nul ne le saura jamais car ses réalisations semblent se limiter à quelques dessins à l'allure d'inachevé. Nous sommes loin de Camille Claudel telle qu'elle est par exemple dépeinte dans Une femme d'Anne Delbée. A chaque page de Nadja, j'étais révolté par l'aveuglement dont l'auteur faisant preuve en l'aimant.
    Si lire ce livre n'a pas été agréable, il m'a cependant donné le goût et montré le besoin d'affiner ma façon de m'exprimer, tout en me faisant entrevoir le risque qu'il y peut y avoir à trop raffiner un language.
    24.09.2011
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par vincentf, le 24 juin 2010

    vincentf
    Si l'on ne pouvait garder de ce livre que son coeur, si l'on pouvait lui ôter sa pelure théorique, il me comblerait un peu, car les thèses de Breton, ses "idées", je n'y entre pas. Seule Nadja m'intéresse, banalement en tant que personnage, en tant que mystère, en tant que rencontre saugrenue. Je me prends à rêver de Nadja sans Breton, d'elle seule, de ses dessins, de tout ce qui d'elle est décrit, sans lui. Jaloux, moi ? Si peu. Breton me charme, quand il tait ses considérations théoriques ; il construit un monde langagier dans lequel la promenade est agréable, il laisse flotter le doute : histoire d'amour ? Bien sûr et bien sûr que non. Un tu débarque à la fin. Breton l'aime et écrit bien, puis il laisse faire sa plume, se vautre dans l'écriture automatique de sa cervelle d'intellectuel de jadis, laisse percevoir qu'il est communiste, avant de lancer, enfin, à la dernière page du bouquin, quelques mots géniaux, un de ces diamants que lui a montré Nadja, "le coeur humain, beau comme un sismographe". Elaguons donc et disons que Nadja est un joli roman d'amour. N'en disons pas plus car il faut bien admettre que nous ne saisissons rien à l'originalité revendiquée de Breton et de son surréalisme.
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    • Livres 1.00/5
    Par coraline83100, le 20 juillet 2011

    coraline83100
    Un livre surréaliste où Breton nous narre des évènements de sa vie dans le désordre le plus complet, cite des personnages que personne (ou presque) ne connaît, raconte une histoire d'amour qui n'en est pas une et qui ne présente aucun intérêt....
    Une vision un peu péjorative mais je n'ai trouvé aucun attrait dans cette oeuvre.
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Citations et extraits

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  • Par de, le 08 février 2012

    Il ne faut jamais avoir pénétré dans un asile pour ne pas savoir qu'on y fait les fous tout comme dans les maisons de correction on fait les bandits.
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  • Par de, le 08 février 2012

    la tentative de retoucher à distance l'expression d'un état émotionnel, faute de pouvoir au présent la revivre, se solde inévitablement par la dissonance et l'echec"
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  • Par de, le 08 février 2012

    Je persiste à réclamer les noms, à ne m'intéresser qu'aux livres qu'on laisse battants comme des portes, et desquels on n'a pas à chercher la clef.
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  • Par de, le 08 février 2012

    il me fait jouer de mon vivant le rôle d'un fantôme, évidemment il fait alusion à ce qu'il a fallu que je cessasse d'être, pour être qui je suis
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  • Par de, le 08 février 2012

    Nadja, parce qu'en russe c'est le commencement du mot espérance, et parce que ce n'en est que le commencement.
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