> Gérard Guégan (Traducteur)
> Robert Crumb (Illustrateur)

ISBN : 2253151009
Éditeur : Le Livre de Poche (2001)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Alors que la Faucheuse se prépare à l'entraîner de l'autre côté du miroir, l'auteur des Contes de la folie ordinaire entame, à la demande d'un ami, un journal intime.
S'il dit son peu de goût pour ce genre d'exercice, il s'y plie cependant avec une magnifique sin... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par benrheinaue, le 17 avril 2012

    benrheinaue
    On retrouve Bukowski en septuagénaire, sa vie oscillant entre son ordinateur capricieux, les embouteillages sur l'autoroute et les champs de courses. Il s'est assagi, il ne boit plus, et vit avec sa femme Linda et ses neufs chats. Dans ce journal rédigé à la demande de l'éditeur entre août 91 et février 93, Hank pense à la mort qui approche, et livre ses derniers regards sur le monde, avec par moments, des visions quasi prophétiques sur son évolution (crise, société, avancées technologiques). Sa plume, toujours aussi cinglante, et plus vraie que jamais, nous entraîne dans sa vie en inertie, pour mieux nous offrir de véritables instants de réflexion, de philosophie, mais à la Bukowski ! Il fait tomber les masques, c'est le moment où Hank se retourne sur sa vie, sur l'existence en général, plus authentique que jamais, et se dit prêt à affronter la mort.
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Citations et extraits

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  • Par MarcPruvost, le 27 mai 2012

    L'horreur, ce n'est pas la mort, mais la vie que mènent les gens avant de rendre leur dernier soupir. Ils n'ont aucune considération pour elle et ne cesse de lui pisser, de lui chier dessus. Des copulateurs sans conscience. Ils ne s'obsèdent que sur la baise, le cinoche, le fric, la famille, tout ce qui tourne autour du sexe. Sous leur crâne, on ne trouve que du coton. Ils gobent tout, Dieu comme la patrie, sans jamais se poser la moindre question. Mieux, ils ont vite oublié ce que penser voulait dire, préférant abandonner à d'autres le soin de le faire. Du coton, vous dis-je, plein le cerveau ! Ils respirent la laideur, parlent et se déplacent de manière tout aussi hideuse. Faites leur donc entendre de la bonne musique, eh bien ils se gratteront l'oreille. La majeur partie des morts l'étaient déjà de leur vivant. Le jour venu, ils n'ont pas senti la différence.
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