> Robert Pépin (Autre)

ISBN : 2253041033
Éditeur : LGF - Livre de Poche (1987)


Note moyenne : 4.09/5 (sur 35 notes) Ajouter à mes livres
Dans Souvenirs d'un pas grand-chose, dédié à " tous les pères ", Bukowski passe sur le divan : il se raconte, sans délirer, tel qu'il fut, en commençant par le début. Un premier souvenir ? Allemagne, 1922. Et puis c'est l'arbre de Noël, des bougies, des oiseaux, une éto... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Birlou, le 07 février 2012

    Birlou
    Le meilleur Bukowski lu à ce jour ! Mieux encore que dans ses recueils de chroniques, Bukowski se livre complètement (ou du moins on l'imagine) à travers le récit de son enfance et de son adolescence. le tout à travers des images toujours outrageantes, percutantes, violentes et/ou déroutantes. Putain (sic), si vous pensez avoir un maître à penser en Palahniuk, ou Easton Ellis ou encore Douglas Coupland (quoique dans une moindre mesure), ne me dites pas que vous ne vous êtes jamais intéressé à Bukowski !! J'ai vraiment bien accroché.
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    • Livres 2.00/5
    Par Bunee, le 30 mai 2008

    Bunee
    Souvenirs d'un pas grand chose relate la difficile et pénible enfance -- puis adolescence -- de l'auteur.
    Une famille allemande exilée en Amérique lors de la grande crise, un père alcoolique et violent dont la figure demeure, écrasante et étouffante.
    Pauvre, laid et bouffé par l'acné, Buk est un écorché vif, toutes griffes dehors, s'entourant d'ironie et d'alcool. Il découvre peu à peu la littérature qui s'ouvre à lui comme un monde nouveau, mais sa vie reste centrée sur une piaule minable...
    http://lelabo.blogspot.com/2007/10/charles-bukowski-souvenirs-dun-pas.html
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    • Livres 3.00/5
    Par JPB, le 19 avril 2011

    JPB
    Connaissant le personnage, je m'attendais à une écriture particulière et c'est curieusement tout l'inverse. Bukowski n'écrit pas du tout comme il se présente, mais de manière tout à fait classique. Donc pas de surprise sur la forme. En revanche, le fond est glauque et le devient même de plus en plus au fil des pages. Il y a un côté désespéré dans ce livre, désillusionné même, comme une négation totale de l'avenir, du bonheur, du plaisir de vivre. C'est assez déroutant, mais finalement intéressant. Beaucoup plus que prévu.
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Citations et extraits

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  • Par csapin, le 22 mars 2011

    Je lus tous les livres de D.H. Lawrence. Cela m'amena à d'autres. Cela m'amena à H.D. la poétesse. Et puis à Huxley - le plus jeune, l'ami de Lawrence. Tous ces livres qui m'arrivaient dessus ! Un livre conduisait à un autre. Arriva Dos Passos. Pas très bon, non, vraiment, mais assez bon quand même. Il me fallut plus d'une journée pour avaler sa trilogie sur les U.S.A. Dreiser ne me fit rien. Mais Sherwood Anderson, alors là, si ! Et puis ce fut Hemingway. Quels frissons ! En voilà un qui savait pondre ses lignes. Quel plaisir ! Les mots n'étaient plus ternes, les mots étaient des choses qui pouvaient vous faire chantonner l'esprit. Il suffisait de les lire et de se laisser aller à leur magie pour pouvoir vivre sans douleur et garder l'espoir, quoi qu'il arrive.

    Mais retour à la maison

    "EXTINCTIONS DES FEUX ! " hurlait mon père.

    C'était les Russes que je lisais maintenant, Gorki et Tourgueniev. Mon père avait pour règle que toutes les lumières devaient être éteintes à huit heures du soir : il voulait pouvoir dormir pour être frais et dispo au boulot le lendemain. A la maison il ne parlait que de ça. Il en causait à ma mère dès l'instant où il franchissait la porte et jusqu'au moment où ils s'endormaient enfin. Il était fermement décidé à monter dans la hiérarchie.

    "Bon alors, maintenant, ça suffit, ces putains de bouquins ! Extinction des feux !"

    Pour moi, tous ces types qui débarquaient dans ma vie du fin fond de nulle part étaient la seule chance que j'avais d'en sortir. C'étaient les seuls qui savaient me parler.

    "D'accord ! D'accord !" lui répondais-je.

    Après quoi, je prenais la lampe de chevet, me faufilait sous la couverture, y ramenais l'oreiller et continuais de lire mes dernières acquisitions en les appuyant contre l'oreiller, là, en plein sous la couvrante. Au bout d'un moment, la lampe se mettait à chauffer, ça devenait étouffant et j'avais du mal à respirer. Je soulevais la couverture pour reprendre un bol d'air.

    "Mais qu'est-ce qui se passe ? Ca serait-y que je verrais de la lumière ? Henry, tu m'éteins tout ça !"

    Je rabaissais la couverture à toute vitesse et attendais le moment où mon père se mettait à ronfler.

    Tourgueniev était un mec très sérieux mais qui arrivait à me faire rire parce qu'une vérité sur laquelle on tombe pour la première fois, c'est souvent très amusant. Quand en plus la vérité du monsieur est la même que la vôtre et qu'il vous donne l'impression d'être en train de la dire à votre place, ça devient génial.

    Je lisais mes livres la nuit, comme ça, sous la couverture et à la lumière d'une lampe qui chauffait. Tous ces bons passages, je les lisais en suffoquant. Pure magie.
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  • Par csapin, le 22 mars 2011

    Quant à ma vie, elle était toujours aussi lamentable qu'au jour de ma naissance. Une seule chose avait changé : maintenant, et ce n'était jamais assez souvent, je pouvais boire de temps en temps. Boire était la seule chose qui permettait de ne pas se sentir à jamais perdu et inutile. Tout le reste n'était qu'ennuis qui ne cessaient de vous démolir petit à petit. Sans compter qu'il n'y avait rien, mais alors ce qui s'appelle rien d'intéressant dans l'existence. Les gens vivaient en-deçà d'eux-mêmes, les gens étaient prudents, les gens étaient tous pareils. "Et dire qu'il va falloir continuer à vivre avec tous ces connards jusqu'au bout", pensais-je (...). Il était évident que je ne serais jamais capable de me marier et d'avoir des enfants. Et pourquoi l'aurait-il fallu alors que je n'étais même pas foutu de me trouver un boulot de plongeur dans un restaurant ?

    Mais peut-être que je serais pilleur de banques ! Un truc d'enfer ! Quelque chose qui auraut du panache, de la gueule. On ne tentait sa chance qu'une fois. Pourquoi être laveur de vitres ?

    J'allumai une cigarette et continuai de descendre la colline. Etais-je donc la seule personne que cet avenir bouché rendait fou ?
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  • Par csapin, le 22 mars 2011

    La route que j'avais devant moi, j'aurais presque pu la voir. J'étais pauvre et j'allais le rester. L'argent, je n'en avais pas particulièrement envie. Je ne savais pas ce que je voulais. Si, je le savais. Je voulais trouver un endroit où me cacher, un endroit où il n'était pas obligatoire de faire quoi que ce soit. L'idée d'être quelque chose m'atterrait. Pire, elle me donnait envie de vomir. Devenir avocat, conseiller, ingénieur ou quelque chose d'approchant me semblait impossible. Se marier, avoir des enfants, se faire coincer dans une structure familiale, aller au boulot tous les jours et en revenir, non. Tout cela était impossible. Faire des trucs, des trucs simples, prendre part à un pique-nique en famille, être là pour la Noël, pour la Fête nationale, pour la Fête des Mères, pour... les gens ne naissaient-ils donc que pour supporter ce genre de choses et puis mourir ?
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  • Par csapin, le 22 mars 2011

    On avait certes besoin d'amour, mais pas de l'espèce d'amour dont se servaient et par lequel étaient utilisés les trois quarts des gens. Oui, le vieux D.H. avait compris quelque chose d'important. Son pote Huxley n'était qu'un énervé de l'intellect mais quel prodige ! Bien mieux que ce G.B. Shaw à la rude intelligence toujours en train de racler le fond, à l'humour laborieux mais qui, pour finir, n'était plus qu'obligé, que fardeau qu'il s'imposait à lui-même, qui l'empêchait d'éprouver à fond quoi que ce soit et ne faisait que gratter l'esprit et les sensibilités. Mais les lire tous autant qu'ils étaient faisait du bien. On en arrivait à comprendre que les pensées et les mots pouvaient fasciner, même si, pour finir, tout cela était inutile.
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  • Par csapin, le 22 mars 2011

    Tout, absolument tout plutôt que de continuer à me noyer dans cette existence morne, superficielle et peureuse.
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Vidéo de Charles Bukowski

Ballade en voiture à Hollywood avec l'écrivain jouant les guides touristiques (en anglais non sous titré). Provient du film "Charles Bukowski Tapes" de Barbet Schroeder (1985)








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