ISBN : 2911686594
Éditeur : MEET (2009)


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penseras-tu à moi, non pas tel que je suis
mais tel que je deviens  :
seul dans les bois  ;
seul
en l’absence de moi
incorporé à l’insaisissable de l’écoute

will you think of me not as I am
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Citations et extraits

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  • Par nadejda, le 06 janvier 2012

    SAINT NAZAIRE II Immortelle des sables

    De la même façon j'aime les pins
    qui pousse en bord de mer, ceux qui verdissent
    les ports, les docks
    et les étroites places
    ombragées et poussiéreuses qui vagabondent entre
    la Mission des marins et le Bar du Port

    ou bien, disséminés sur la dune et balayés par le vent :
    le panicaut, l'orpin blanc,
    l'orchis des sables, vert anguille et violet, l'orchis bouc
    et l'orchis bouffon, bien charnu sur sa tige argentée.

    Pourtant si je devais choisir entre toutes ces plantes,
    sans le moindre doute, je choisirais cette perle banale,
    cette beauté rebelle : l'immortelle des sables,
    ses boutons secs dorés
    éclatants sur le sable
    sans pareil, enracinée et éternelle.
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  • Par nadejda, le 06 janvier 2012

    LE CROISIC V Péninsule
    (...) et je sais ce que nous perdons, instant après instant,
    dans la manière dont les noms perpétuent le mythe
    de tout ce que l'on a remplacé : moulin à vent, dolmen,
    prairie, quai des pêcheurs --
    un pays réappris et oublié, tels les morts
    qui marchent parmi nous, attendant que le jour
    les illumine et éclaire leur route du connu
    à cette nouvelle étrangeté : église, port, âtre,
    ce lent retour de la mémoire à la naissance
    et à tout ce qu'il y a dans l'intervalle : la mer, le ciel,
    le rire des femmes, la musique des matins d'été.
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  • Par alzaia, le 01 mai 2012

    III Gwenn ha Du

    Je me souviens du chant qu'ils entonnaient
    en rentrant du pub, The Woodside, mes oncles et cousins,
    noircis par les mines et les chantiers navals, enveloppés par la fumée,
    criant à tue-tête dans les rues et venelle assoupies par la pluie,
    pour entendre l'écho que renvoyaient les pierres
    comme un sentiment de déjà-vu

    Ce qu'ils cherchaient alors
    c'était un nouveau départ,
    le noir qui fait naître le blanc, le blanc dans le noir,
    une âme plus ancienne, arraché à la chair et à l'os,
    pour poursuivre le vieux récit des hommes sous forme de chant,
    la joie sauvage des cornemuses, souvenirs païens,
    une foule de parents qui émergent de la mer,
    une demeure qui se profile dans le brouillard
    pour devenir un foyer.

    Je songe à présent à leur amour désincarné,
    à ce réflexe animal que je partage avec eux, dans les nerfs et les os,
    à quelque chose d'impérieux s'efforçant de surgir des veines,
    à un territoire saint : le dur quotidien;
    puits de mine et docks, ports et prairies,
    la brèche dans la haie, le murmure du cours d'eau,
    un arpent de brouillard et de ronces où ce que j'ai perdu
    a ressurgi sous une forme différente, éveillant à peine un souvenir.

    Il n'y a nulle permanence ici ; (...)
    c'est le territoire saint, où il n'arrive rien,
    un lieu que l'on peut prendre pour un foyer, quand on comprend
    qu'on ne peut le détenir,
    qu'on ne peut ni le prendre
    ni le donner;
    aigrettes et cormorans, ibis, oiseaux et échassiers de la côte,
    la touriste japonaise, la fille du bar de la plage,
    les fantômes du clan et les saints modernes, ceux qui sont désignés
    gardiens du chant et de la guerre, les morts impertubables :
    tout passe par là - et ce passage
    que nous tenons désormais pour sanctuaire.

    Et parfois,
    il n'arrive rien :
    le monde qui se retirait revient sur lui-même,
    une bourrasque de vent, un bagad dans une ruelle,
    des voix d'enfants
    rassemblées dans un cyprès;
    ce qui importe à présent, ce n'est pas le récit,
    ce qui importe, ce n'est pas l'évènement, mais l'ourlet effiloché
    ce qui importe, c'est le point où rien n'a d'importance :
    la brèche dans la haie,
    un arpent de brouillard et de ronces,
    et comment le sacré - dur quotidien -
    nous revient dans les chants et les superstitions,...
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John Burnside vous présente "Scintillation" aux éditions Métailié.http://www.mollat.com/livres/john-burnside-Scintillation-9782864248385.htmlNotes de Musique : 2 Arvo Pa?rt/ Cantus In Memory Of Benjamin Britten (For String Orchestra & Bell)








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