AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Charles Ballarin (Traducteur)
ISBN : 2070303853
Éditeur : Gallimard (2003)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 106 notes)
Résumé :
Toujours en quête d'aventures extravagantes, le prince Florizel et son compagnon, le colonel Geraldine, rencontrent un soir un étrange jeune homme qui les convie à une soirée du Club du suicide. Les deux amis découvrent avec horreur et fascination un diabolique jeu de cartes où le seul gain est la mort... Une histoire aussi inquiétante qu'ironique par l'auteur de L'étrange cas du Dr Jekyll et M. Hyde
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr
Critiques, Analyses & Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Myriam3
Myriam319 janvier 2016
  • Livres 4.00/5
Stevenson a imaginé Les Nouvelles Mille et une Nuit, "dans le cadre de la vie anglaise contemporaine[...] sur le ton calme et ingénu de Shéhérazade" (Henry James); le Club du Suicide en est une partie.
Peut-on vraiment dire qu'il s'agit de trois nouvelles, puisqu'elles ne peuvent pas vraiment se lire indépendamment les unes des autres? Mais ce qui est intéressant, c'est que chacune commence sur une perspective différente de la précédente, et les deux personnages de la première, le prince Florizel et son dévoué compagnon le colonel Geraldine, apparaissent plus tardivement dans les suivantes.
Quels personnages extravagants! le prince Florizel s'ennuie de cette vie futile que lui vient de son statut et se jette à corps perdu dans les voyages et les aventures, accompagné de Geraldine. Ainsi, les voilà bientôt sur les pas d'un jeune homme rencontré dans un bar à huîtres, disposé au suicide, et les conduisant dans un lieu bien spécial, sinon inquiétant. D'autres prétendus au suicide y attendent nerveusement leur tour, qui viendra sous le signe de l'as de trèfle. Florizel, qui n'a pas froid au yeux, joue le jeu, et joue de malchance.
Je n'en dirai pas plus, bien sûr, mais nos deux personnages ont une vision si décalée de la vie et de la société que chaque nouvelle est vraiment inattendue et nous entraîne à sa suite, jusqu'à la chute.
Encore une fois, j'apprécie particulièrement le style de Stevenson, distant et ironique mais mêlé d'effroi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          481
Relax67
Relax6728 août 2016
  • Livres 5.00/5
Ce petit livre est constitué de trois histoires extraites des « Nouvelles mille et une nuits », un ouvrage méconnu de Robert Louis Stevenson (en tout cas méconnu de moi). Elles mettent en scène deux personnages avenants, polis et aventuriers que l'on aurait bien aimé revoir dans le cadre de romans ; j'ai nommé le prince Florizel de Bohème et son fidèle compagnon le colonel Geraldine.
Florizel est particulièrement bien apprécié par la bonne société d'Angleterre, et aussi par les petites gens. Son charisme est irrésistible. Sa fortune aussi. C'est une sorte de Prince Idéal dont les vertus semblent génétiquement accrochées à son noble titre. Avec Geraldine, il aime bien de temps en temps sortir incognito et se mêler des affaires qui ne le concernent pas. C'est ainsi que tous les deux vont tomber sur un brave jeune homme qui se doit de vendre des tartelettes. Après un bon dîner, voilà que ce jeune homme les emmène dans un club aussi curieux que secret : le club du Suicide, qui porte bien son nom. Ici, on veut se suicider. le président de ce club a senti le marché juteux et proposé de faire ça avec une certaine classe, une dose d'émotions fortes et un soupçon de hasard.
Ainsi, dans les trois nouvelles, le président du club va s'affirmer comme le Moriarty personnel de Florizel. Les deux hommes rivalisent dans l'art de la machination afin de s'éliminer l'un l'autre. Les deux dernières nouvelles montrent les évènements à travers des yeux plus candides — et même carrément naïfs et peureux dans la deuxième — si bien que Florizel y apparait davantage comme ce Prince Idéal auréolé par les dieux.
J'ai franchement apprécié ces nouvelles qui m'ont fait penser à Sherlock Holmes par certains côtés mais possèdent une véritable originalité par d'autres. Dommage que la gloire de Florizel ne se soit pas étendue plus avant. Encore un héros méconnu. Sniff !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          374
trillian
trillian14 mai 2012
  • Livres 4.00/5
Le club du suicide est en fait un recueil de trois nouvelles, la première nous présentant le prince Florizel et son fidèle ami Geraldine, qui vont découvrir les tenants et aboutissants du club du suicide, ce club étrange dans lequel un tirage au sort, via des cartes à jouer, permet de désigner le futur mort et le futur bourreaux parmi les participants et ce, tout les soirs.
Dans les deux autres nouvelles, on suit des personnages totalement différents et qui n'ont pas de lien avec les deux héros de la première nouvelle. La seconde nouvelle nous présente Scuddamore, un américain installé dans les quartiers latins de Paris et qui va se faire complètement manipulé par de sombres ennemis (le dirigeant du club), qui vont se servir de sa naiveté pour se débarrasser d'un cadabre encombrant.
En réalité, on apprendra que le directeur du club du suicide est bien plus machiavelique et malin qu'on l'aurait crut, toujours à agir dans l'ombre et toujours recherché par le prince florizel et son ami Geraldine.
Quant à la dernière nouvelle, on retournera à Londres, où un plan se trame contre l'horrible directeur du club du suicide.
Si j'ai aimé lire tout le court recueil, j'ai tout de même préféré lire la première et découvrir en même temps que les deux héros, le fonctionnement maccabre du club du suicide, avec sa distribution de cartes à jouer et la désignation d'un bourreau et du futur "suicidé". L'idée fait assez froid dans le dos, et la distribution des cartes parmi les membres, comme si il s'agissait d'une partie de poker est vraiment bien écrite, on reste tendue à l'extrême dans l'attente de savoir qui sera désignée.
En bref, j'ai beaucoup aimé, l'idée du club du suicide est vraiment flippante et maccabre, c'est vraiment une idée morbide, sans parler de la réaction de ceux qui n'ont pas été "élus", à boire du champagne comme si de rien n'était. Ca m'a donner envie de lire d'autre romans de Stevenson et j'en ai quelques uns dans ma PAL!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
100choses
100choses17 février 2011
  • Livres 3.00/5
J'avais beaucoup mes premières lectures de Robert Louis Stevenson, et j'étais enthousiaste à l'idée de retrouver sa plume avec ce titre délicieusement morbide, découvert chez des copines blogueuses. Elles étaient sorties plutôt mitigée de leur lecture, mais j'avais tout de même envie de découvrir ce titre.
Nous avons donc affaire à une nouvelle, en trois parties, tirée du recueil Les nouvelles mille et une nuits. Et autant j'ai vraiment beaucoup aimé tout le début, lorsque l'on fait la connaissance des personnages et que l'on découvre en quoi consiste ce fameux club, autant mon intérêt est assez vite retombé. le premier chapitre est vraiment savoureux, plein de cynisme. On ressent, également, bien tour à tour, l'excitation et l'effroi qui gagnent les personnages lorsqu'ils découvrent enfin le fonctionnement du club. Cette première partie est absolument immorale et c'est ce qui fait tout son charme. Malheureusement cela ne dure pas, et bien vite les convenances, la morale et un vague soupçon de religiosité prennent le dessus, et l'on ne s'amuse plus du tout. La quête de vengeance, de remettre de l'ordre du prince m'a plutôt agacée qu'autre chose. J'aurais voulu voir les personnages s'enfoncer dans ce cercle vicieux, assister à leur déchéance. Et finalement, nos héros se révèlent idéalistes et droits.
La seconde partie est celle qui m'a le moins plu, les personnages sont assez fades, et l'intrigue patine un peu.
En revanche, le troisième texte a relancé mon intérêt par son mystère, la mise en scène alambiquée imaginée par le prince. J'ai trouvé ça plutôt divertissant et a fait que je termine malgré tout sur une assez bonne impression.
Enfin, le style lui, m'a une fois de plus, beaucoup plu. Il est soigné tout en restant très fluide, ce qui fait que malgré le manque de rythme, les pages défilent sans problème.
Bref, pas un coup de coeur, mais un texte sympathique qui m'a permis de faire une pause entre deux révisions.
Lien : http://leboudoirdemeloe.co.u..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
LouSayahazar
LouSayahazar19 avril 2014
  • Livres 4.00/5
Ce recueil de nouvelles a de quoi vous donner des frissons. Si le hasard guide les pas des personnages et du destin, l'homme n'en reste pas moins responsable de ses choix.
Sur invitation et sans garantie de ce que vous y trouverez, il vous faut rassembler tout votre courage pour oser passer les portes de ce club très secret est découvrir enfin la vérité.
Commenter  J’apprécie          100

Les critiques presse (1)
BoDoi16 juin 2011
Peut-être aurait-il fallu oser trahir plus franchement Stevenson, afin de le rendre plus percutant en bandes dessinées.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Relax67Relax6724 août 2016
J'ai reçu une bonne éducation. Je joue presque assez bien du violon pour gagner un peu d'argent avec un orchestre de beuglant. J'en dirai autant de la flûte et du cor d'harmonie. J'ai appris le whist suffisamment pour perdre environ cent livres par an à ce jeu savant. Ma connaissance du français m'a permis de dilapider mon argent à Paris presque aussi facilement qu'à Londres. Bref, je ne manque pas de qualités viriles.
("Histoire du jeune homme aux tartelettes à la crème")
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          271
Relax67Relax6727 août 2016
-- Mais il y a cela, répliqua Silas en montrant le corps. Il y a cette chose sur mon lit, qu'on ne peut ni expliquer, ni faire disparaître, ni contempler sans horreur.
-- Horreur ? mais non, répondit le docteur. Une fois que ce genre d'horloge a fini de tourner, ce n'est plus à mes yeux qu'un mécanisme qu'il faut examiner au bistouri. Une fois que le sang est figé, ce n'est plus du sang humain ; lorsque la chair est morte, ce n'est plus de la chair que désirent les amants, et que nous respectons chez nos amis. Grâce, attirance, terreur, tout cela s'en est allé avec le souffle de la vie.
("Histoire du docteur et de la malle de Saratoga")
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
Relax67Relax6725 août 2016
Un quatrième déclarait qu'il ne serait jamais devenu membre du club s'il n'avait été persuadé de croire ce que dit M. Darwin.
" Je ne puis supporter, affirmait cet éminent candidat au suicide, l'idée que je descends du singe."
("Histoire du jeune homme aux tartelettes à la crème")
Commenter  J’apprécie          100
Myriam3Myriam317 janvier 2016
Mes connaissances en français se sont trouvées suffisantes pour me permettre de dissiper de l'argent à Paris presque avec la même facilité qu'à Londres; bref, je suis pétri de talents variés.
Commenter  J’apprécie          140
CiryaherCiryaher19 septembre 2013
- Il y a cinquante-deux cartes, chuchota M.Malthus. Guettez l’as de pique : c’est le signe de la Mort; et c’est l’as de trèfle qui désigne celui de nous qui est chargé d’officier ce soir. Oh, bienheureux jeunes gens ! Vous avez d’assez bons yeux pour suivre la partie. Je ne puis hélas distinguer un as d’un deux à travers la table !
Il entreprit de chausser une seconde paire de lunettes.
- Il faut tout de même que j’observe leurs visages, expliqua-t-il.
Dans un bref aparté, le colonel mit son ami au courant de ce qu’il avait appris du membre honoraire et de la terrifiante alternative qui risquait de s’imposer à eux. Le prince sentit son coeur se serrer, étreint par un frisson mortel; il avala, non sans difficulté, une gorgée de champagne, et regarda en tous sens, comme un homme prisonnier d’un labyrinthe.
- Il suffit d’un coup d’audace, et nous pouvons encore nous échapper.
Mais à cette suggestion, le prince retrouva toute sa détermination.
- Silence, ordonna-t-il. Montrez-moi que vous savez jouer en gentilhomme, quel que soit l’enjeu, si grave soit-il !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Robert Louis Stevenson (62) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Louis Stevenson
Robert Louis STEVENSON– Le Diamant du Rajah
autres livres classés : suicideVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

L'ILE AU TRESOR

Au début de l'histoire, le vieux flibustier arrive a l'auberge avec

une brouette
un sac
un coffre
un cheval

10 questions
219 lecteurs ont répondu
Thème : L'Ile au trésor de Robert Louis StevensonCréer un quiz sur ce livre
. .