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> Charles Ballarin (Traducteur)

ISBN : 2070303853
Éditeur : Gallimard (2003)


Note moyenne : 3.39/5 (sur 72 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Toujours en quête d'aventures extravagantes, le prince Florizel et son compagnon, le colonel Geraldine, rencontrent un soir un étrange jeune homme qui les convie à une soirée du Club du suicide. Les deux amis découvrent avec horreur et fascination un diabolique jeu de c... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par trillian, le 14 mai 2012

    trillian
    Le Club du suicide est en fait un recueil de trois nouvelles, la première nous présentant le prince Florizel et son fidèle ami Geraldine, qui vont découvrir les tenants et aboutissants du club du suicide, ce club étrange dans lequel un tirage au sort, via des cartes à jouer, permet de désigner le futur mort et le futur bourreaux parmi les participants et ce, tout les soirs.
    Dans les deux autres nouvelles, on suit des personnages totalement différents et qui n'ont pas de lien avec les deux héros de la première nouvelle. La seconde nouvelle nous présente Scuddamore, un américain installé dans les quartiers latins de Paris et qui va se faire complètement manipulé par de sombres ennemis (le dirigeant du club), qui vont se servir de sa naiveté pour se débarrasser d'un cadabre encombrant.
    En réalité, on apprendra que le directeur du club du suicide est bien plus machiavelique et malin qu'on l'aurait crut, toujours à agir dans l'ombre et toujours recherché par le prince florizel et son ami Geraldine.
    Quant à la dernière nouvelle, on retournera à Londres, où un plan se trame contre l'horrible directeur du club du suicide.
    Si j'ai aimé lire tout le court recueil, j'ai tout de même préféré lire la première et découvrir en même temps que les deux héros, le fonctionnement maccabre du club du suicide, avec sa distribution de cartes à jouer et la désignation d'un bourreau et du futur "suicidé". L'idée fait assez froid dans le dos, et la distribution des cartes parmi les membres, comme si il s'agissait d'une partie de poker est vraiment bien écrite, on reste tendue à l'extrême dans l'attente de savoir qui sera désignée.
    En bref, j'ai beaucoup aimé, l'idée du club du suicide est vraiment flippante et maccabre, c'est vraiment une idée morbide, sans parler de la réaction de ceux qui n'ont pas été "élus", à boire du champagne comme si de rien n'était. Ca m'a donner envie de lire d'autre romans de Stevenson et j'en ai quelques uns dans ma PAL!
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    • Livres 3.00/5
    Par 100choses, le 17 février 2011

    100choses
    J'avais beaucoup mes premières lectures de Robert Louis Stevenson, et j'étais enthousiaste à l'idée de retrouver sa plume avec ce titre délicieusement morbide, découvert chez des copines blogueuses. Elles étaient sorties plutôt mitigée de leur lecture, mais j'avais tout de même envie de découvrir ce titre.
    Nous avons donc affaire à une nouvelle, en trois parties, tirée du recueil Les nouvelles Mille et une nuits. Et autant j'ai vraiment beaucoup aimé tout le début, lorsque l'on fait la connaissance des personnages et que l'on découvre en quoi consiste ce fameux club, autant mon intérêt est assez vite retombé. le premier chapitre est vraiment savoureux, plein de cynisme. On ressent, également, bien tour à tour, l'excitation et l'effroi qui gagnent les personnages lorsqu'ils découvrent enfin le fonctionnement du club. Cette première partie est absolument immorale et c'est ce qui fait tout son charme. Malheureusement cela ne dure pas, et bien vite les convenances, la morale et un vague soupçon de religiosité prennent le dessus, et l'on ne s'amuse plus du tout. La quête de vengeance, de remettre de l'ordre du prince m'a plutôt agacée qu'autre chose. J'aurais voulu voir les personnages s'enfoncer dans ce cercle vicieux, assister à leur déchéance. Et finalement, nos héros se révèlent idéalistes et droits.
    La seconde partie est celle qui m'a le moins plu, les personnages sont assez fades, et l'intrigue patine un peu.
    En revanche, le troisième texte a relancé mon intérêt par son mystère, la mise en scène alambiquée imaginée par le prince. J'ai trouvé ça plutôt divertissant et a fait que je termine malgré tout sur une assez bonne impression.
    Enfin, le style lui, m'a une fois de plus, beaucoup plu. Il est soigné tout en restant très fluide, ce qui fait que malgré le manque de rythme, les pages défilent sans problème.
    Bref, pas un coup de cœur, mais un texte sympathique qui m'a permis de faire une pause entre deux révisions.

    Lien : http://leboudoirdemeloe.co.uk/2011/02/16/stevenson-robert-louis-le-c..
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    • Livres 3.00/5
    Par Titine75, le 27 janvier 2012

    Titine75
    « Le Club du suicide » comporte trois nouvelles de Robert Louis Stevenson. La première s'intitule « le jeune homme aux tartelettes à la crème ». le prince de Bohême Florizel est en voyage à Londres et s'ennuie quelque peu. Pour chasser son humeur mélancolique, il décide d'organiser une expédition nocturne avec le fidèle colonel Geraldine. Durant cette escapade, les deux hommes rencontrent un jeune homme proposant des tartes à la crème aux passants. Ils sympathisent et le jeune homme explique qu'il est ruiné, une seule issue lui reste : le suicide. « Je serais incapable de m'appuyer un pistolet sur la tempe et de presser la détente ; il y a quelque chose de plus fort que moi qui m'en empêche ; et bien que j'aie la vie en horreur, je n'ai pas en moi le courage physique nécessaire pour affronter la mort et en finir. C'est pour des gens comme moi, et pour ceux qui sont au bout du rouleau mais qui ont peur du scandale posthume, que Le Club du suicide a été fondé. » Intrigués, Florizel et Geraldine suivent le jeune homme. Ils découvriront vite l'horreur de ce club où chacun peut devenir victime ou assassin.
    La deuxième nouvelle, « le docteur et la malle de Saragota », se situe à Paris. Un jeune américain naïf pense avoir un rendez-vous galant avec une mystérieuse et séduisante inconnue. Celle-ci lui posera un lapin. le jeune homme, dépité, rentrera à son hôtel et découvrira un cadavre dans son lit.
    La dernière nouvelle, « Aventure en fiacre », s'ouvre sur des hommes enlevés dans un fiacre et menés à la soirée d'un dénommé Mr Morris. Ce mystérieux personnage sélectionne des hommes solides et fiables pour une mission très particulière.
    Les trois histoires sont liées entre elles et sont les différents épisodes de la traque du président du club du suicide par le prince Florizel. Stevenson nous conte là un véritable feuilleton d'aventures avec rebondissements et situations rocambolesques. Il se sert d'archétypes pour ses personnages principaux : le président du club du suicide est le mal incarné et il s'oppose au très respectable et honorable prince Florizel. Ce dernier est accompagné d'un fidèle serviteur, prêt à tout sacrifier pour son prince : le colonel Geraldine. Bien entendu cette poursuite s'achèvera selon le code de l'honneur. Stevenson semble avoir pris beaucoup de plaisir à nous lancer à la suite du fantasque prince Florizel.
    L'idée de départ m'a semblé très originale, elle est également très sombre, très pessimiste. Les deux nouvelles suivantes sont résolument tournées vers l'aventure et non dénuées d'humour. Un petit feuilleton bien rythmé et fort agréable.

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr
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    • Livres 4.00/5
    Par Ciryaher, le 10 août 2013

    Ciryaher
    Stevenson est un maître du récit d'aventures, et cela vaut pour les grandes comme pour les plus modestes. Dans ces trois courts récits, il décline trois points de vue différents, perdant puis rattrapant son lecteur avec l'habileté des meilleurs conteurs.
    Mon avis :
    Le récit commence par l'introduction des deux personnages principaux, le prince Florizel et le colonel Geraldine, qui, décidés à forcer le hasard qui devra les conduire à leur prochaine aventure, arpentent les rues de Londres incognito. Ils finissent par rencontrer un jeune homme, distribuant des gâteaux à qui accepte de les manger, avalant les restes en cas de refus. Attiré par son étrange manège, le prince l'invite à sa table.
    "Tout me dit que je ne devrais pas vous conter mon histoire. Peut-être est-ce là tout simplement pourquoi je m'en vais le faire. Quoi qu'il en soit, vous semblez si désireux d'entendre un conte absurde que je n'aurai pas le coeur de vous décevoir."
    C'est ainsi que débutent, à la manière de tous les récits d'aventure, les trois nouvelles, liées par l'existence du Club du Suicide et de son Président.
    La première se suffit à elle-même. Elle s'ouvre sur le début de l'aventure londonienne, suit ses personnages jusque dans le Club, lieu impénétrable et malsain, dont on découvre peu à peu l'horreur. le récit est rythmé, les personnages solides et cohérents jusqu'aux plus secondaires d'entre eux. Puis la nouvelle se termine, sans suite probable. le récit suivant présente un nouveau personnage et une situation qui ne rappelle a priori en rien celle du prince.
    Mais les trois récits, que l'on peut aussi bien considérer comme des chapitres, offrent en réalité trois perspectives de la même aventure, dont les personnages centraux sont tour à tour le prince Florizel, Silas Q.Scuddamore et le lieutenant Brackenbury Rich. A chaque introduction, Stevenson étend son histoire à des cadres et des personnalités différentes, et, à la manière du prince Florizel qui rencontra par hasard le jeune homme aux tartes à la crème, laisse ses nouveaux personnages à la merci de la fortune, qui les mêlera à leur tour au Club du Suicide.
    La dynamique du récit d'introduction s'en trouve quelque peu brisée, et tout le suspens et le malaise apportés par la découverte du Club sont oubliés dès la fin du premier conte. On s'attachera alors davantage à cette mise en scène du hasard, qui semble être la préoccupation de Stevenson, plutôt qu'au déroulement plus lent et moins nourri du reste de l'histoire.
    Dans l'ensemble, Le Club du suicide a le mérite du risque; celui pris par le prince qui jouera lui-même une partie de cartes mortelle, décidant de la suite de l'aventure, et celui auquel Stevenson s'essaie, en multipliant les points de vues distincts de personnages tout en pariant sur la vigilance du lecteur. Il dessine ainsi trois contes qu'il nomment indépendamment, chacun dépendant pourtant du précédent, prouvant une fois encore sa gestion du déroulement narratif.
    On reconnaît évidemment, dans cette rapide lecture, les formidables tournures de phrases de cet écrivain qui donne l'illusion de savoir tout raconter, et qui manie avec originalité le difficile exercice de la nouvelle.

    Lien : http://latheoriedesmasques.com/le-club-du-suicide/
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    • Livres 4.00/5
    Par LouSayahazar, le 19 avril 2014

    LouSayahazar
    Ce recueil de nouvelles a de quoi vous donner des frissons. Si le hasard guide les pas des personnages et du destin, l'homme n'en reste pas moins responsable de ses choix.
    Sur invitation et sans garantie de ce que vous y trouverez, il vous faut rassembler tout votre courage pour oser passer les portes de ce club très secret est découvrir enfin la vérité.
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Critiques presse (1)


  • BoDoi , le 16 juin 2011
    Peut-être aurait-il fallu oser trahir plus franchement Stevenson, afin de le rendre plus percutant en bandes dessinées.
    Lire la critique sur le site : BoDoi

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Citations et extraits

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  • Par Ciryaher, le 19 septembre 2013

    - Il y a cinquante-deux cartes, chuchota M.Malthus. Guettez l’as de pique : c’est le signe de la Mort; et c’est l’as de trèfle qui désigne celui de nous qui est chargé d’officier ce soir. Oh, bienheureux jeunes gens ! Vous avez d’assez bons yeux pour suivre la partie. Je ne puis hélas distinguer un as d’un deux à travers la table !
    Il entreprit de chausser une seconde paire de lunettes.
    - Il faut tout de même que j’observe leurs visages, expliqua-t-il.
    Dans un bref aparté, le colonel mit son ami au courant de ce qu’il avait appris du membre honoraire et de la terrifiante alternative qui risquait de s’imposer à eux. Le prince sentit son coeur se serrer, étreint par un frisson mortel; il avala, non sans difficulté, une gorgée de champagne, et regarda en tous sens, comme un homme prisonnier d’un labyrinthe.
    - Il suffit d’un coup d’audace, et nous pouvons encore nous échapper.
    Mais à cette suggestion, le prince retrouva toute sa détermination.
    - Silence, ordonna-t-il. Montrez-moi que vous savez jouer en gentilhomme, quel que soit l’enjeu, si grave soit-il !
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  • Par Ys, le 14 février 2013

    Il avait la vanité des pervers et il trouvait plaisant de voir quelqu'un céder à une généreuse indignation, alors que lui-même se sentait, dans l'absolu de sa propre corruption, à l'abri de telles émotions.

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  • Par lolie77, le 15 juillet 2012

    Il n'y avait là que la lie de Londres, le tout-venant de la canaille; et le prince commençait à bailler, déjà las de toute cette expédition, lorsque les portes battantes s'ouvrirent violemment, et un jeune homme, suivi de deux commissionnaires, entra dans le bar.

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  • Par ju-s-tine, le 30 décembre 2012

    La jeunesse n’est que le temps de la lâcheté (…) où les soucis paraissent plus noirs qu’ils ne le sont en réalité. Je suis vieux, moi, et je ne perds jamais espoir.

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Vidéo de Robert Louis Stevenson

Stevenson - le pirate intérieur .
Magnifiquement mis en images par René Follet, cette biographie de Robert Louis Stevenson, se présente comme le roman d'une vie irriguée par la littérature, nourrie de rêves et de cauchemars, d'un écrivain singulier, à mi-chemin entre naturalisme et impressionnisme, qui a su donner ses lettres de noblesse au fantastique comme au carnet de voyage. http://www.dupuis.com/catalogue/FR/al/35978/stevenson_le_pirate_interieur.html








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