> Dominique Vittoz (Traducteur)

ISBN : 2253150525
Éditeur : LGF - Livre de Poche (2001)


Note moyenne : 3.47/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Vigàta, petite bourgade de Sicile, 1891. Filippo Genuardi, négociant en bois mais surtout jeune dandy consommateur d'innovations technologiques, veut se faire installer une ligne téléphonique. Il écrit pour cela au préfet de région, un Napolitain visiblement paranoïaque... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(4)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par Lune, le 21 janvier 2009

    Lune
    Sicile, 1891, une ligne de téléphone sollicitée par un de leurs concitoyens crée suspicions et délires parmi des notables d'une petite bourgade. S'il n'y avait que cela! Non, pour d'autres motifs, la mafia locale s'en mêle et tout va aller de rebondissements en rebondissements, de confusions en ignominies... qui accuseront le pauvre Genuardi notamment d'agitation révolutionnaire ( le dernier de ses soucis...). le rire est au rendez-vous de cette satire divisée en "choses écrites" et en "choses dites". L'auteur a donné au roman un style particulier que l'on sent marqué par son habitude du théâtre. Non seulement on rit aux éclats mais on reste ébahi devant tant de mauvaise foi qui tourne à la psychose... On ne peut s'empêcher de penser aux vieux films italiens en noir et blanc dont l'excès nous envoyait tant de clichés de cette nation méditerranéenne. N'y a-t-il sous chacun un fond de vérité? Nous, européens d'un nord "modéré", nous délections de ces paroles excessives, de ce rythme débordant, de cette gestuelle débridée, de ces manifestations émotionnelles percutantes. Tout cela était moins superficiel que nous pouvions le penser : nous nous trouvions souvent renvoyés à bien des défauts enfouis. Tous ces ingrédients se retrouvent dans ce délicieux livre qui se déguste à la vitesse voulue par l'écrivain, vitesse déroutante parfois : il faut s'y tenir afin de ne pas se perdre dans la multitude de personnages intervenant dans l'histoire (sans doute est-ce pour cela qu'ils sont présentés dès avant de commencer le livre). Un excellent moment spirituel de lecture.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 07 août 2008

    annie
    Vigàta, petite bourgade de Sicile, 1891.
    Filippo Genuardi, négociant en bois mais surtout jeune dandy consommateur d'innovations technologiques, veut se faire installer une ligne téléphonique.
    Il écrit pour cela au préfet de région, un Napolitain visiblement paranoïaque.
    *
    Dans ses hilarantes demandes écrites, " Pippo " Genuardi fait une bête petite faute d'orthographe au nom du préfet et le voilà soupçonné d'être un dangereux agitateur.
    *
    Suivra, par lettres interposées ou dialogues savoureux, un feu d'artifice de malentendus, mensonges, quiproquos, etc.
    *
    La mafia locale mettra ainsi son grain de demi-sel dans cette curieuse aventure. Mais pourquoi diable Pippo tient-il tant à avoir le téléphone ?
    *
    Une tragi-comédie géniale.
    Dès la vingtième page on se tord de rire et ça ne s'arrête plus jusqu'à la fin.
    Dans la veine des romans " historiques " d'Andrea Camilleri - ceux qui se fondentsur des documents d'archives comme La Saison de la chasse (2213608350) - le créateur du célèbre inspecteur contemporain Montalbano s'en donne à coeur joie.
    La vie de Vigàta, sempiternel décor imaginaire de Camilleri quelles que soient les époques, est toujours aussi passionnante. Un petit bonheur de livre, à dévorer au soleil
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par liliba, le 27 décembre 2008

    liliba
    4ème de couv : Demander une ligne téléphonique : quoi de plus banal, pensera-t-on. Oui, mais pas en 1891. Et pas à Vigàta, bourgade de Sicile, relevant d'un préfet notoirement susceptible. le fringant Filippo Genuardi, qui s'est malencontreusement trompé d'une lettre en écrivant le nom dudit préfet, va sans le savoir être soupçonné d'agitation révolutionnaire. Et, par contrecoup, attirer sur lui le regard de la mafia locale... Rebondissements, retournements, surprises : cette satire malicieuse de la mesquinerie et de la paranoïa humaines, qui sont éternelles, est menée tambour battant. Elle donne la mesure du talent d'Andrea Camilleri, devenu romancier après une carrière consacrée au théâtre, et qui connaît un grand succès en Italie.
    Impossible effectivement de confondre avec un autre pays que l'Italie, et je me suis régalée en lisant ces missives à l'administration, tournées d'une façon tellement désuète et alambiquée !
    suite sur http://liliba.canalblog.com

    Lien : http://liliba.canalblog.com
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par andreb, le 10 décembre 2008

    andreb
    L'intérêt principal de ce roman réside, selon moi, dans sa forme où alternent des «choses écrites» (lettres au style ampoulé, échangées entre les personnages) et des «choses dites» (dialogues parfois assez crus). Lecture originale et divertissante, marquée par l'humour dont l'auteur sait faire preuve.
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)









Acheter sur Amazon

Faire découvrir La Concession du téléphone par :

  • Mail
  • Blog

Vous aimez ce livre?
Babelio vous suggère

> voir plus

Lecteurs (26)

> voir plus

Quiz