> Jean Esch (Traducteur)

ISBN : 2869306806
Éditeur : Payot et Rivages (1993)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 27 notes) Ajouter à mes livres
Bone fait partie des milliers de sans abri qui hantent les rues de New York. Des employés de l'administration des ressources humaines essayent comme ils peuvent de les aider. Un mystérieux tueur a trouvé une solution plus radicale : il décapite ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Sallyrose, le 20 mai 2012

    Sallyrose
    Bone est un sans-abri de New-York qui doit son nom au fémur fossilisé qu'il ne quitte pas des mains.
    Après une longue période de mutisme il reprend contact avec la réalité avec un handicap majeur : amnésie totale.
    Alors que plusieurs sans abri ont été assassinés et décapités, Bone est soupçonné par la police. Il va partir à la recherche de son identité pour se disculper.
    Etonnant thriller qui mélange la chronique sociale (la condition des sans abri newyorkais) et les ingrédients du genre : troubles psychiatriques, suspens et personnages atypiques.
    Cette lecture m'a passionnée alors même que j'avais découvert le pot aux roses aux 2/3 du roman. Peu importe, le style de l'auteur m'a conduit jusqu'à la dernière page, sans ennui.
    Un bon moment de lecture
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison, le 21 mars 2012

    le_Bison
    « Bone », le roman n'est pas un polar comme les autres. Bien sûr, il y a tous ces meurtres sauvages, des corps décapités, et des têtes en guise de trophées pour un tueur en série mystérieux. Est-ce Bone, le tueur ? Personne ne sait, vu qu'il est amnésique et qu'il n'y a aucune preuve, sauf des soupçons et des crimes qui semblent avoir un lien avec lui. Tout le monde le croit, l'intéressé y compris qui doute sérieusement de son âme humaine.
    Alors si ce n'est pas un polar comme les autres, qu'est-ce donc ? « Bone » est avant tout un roman sur les déshérités, les clochards, les ivrognes, les laissés-pour-compte, les déchets humains, les rebus de la société, irrécupérables âmes humaines qu'il vaut mieux décapités plutôt que de les voir encombrer nos trottoirs. « Bone » est donc un grand roman social qui montre un aspect plus que misérable de notre société, une seconde société qui vit dans les sous-sols des grandes métropoles, avec ses codes, ses voleurs (car même, ou surtout, quand on a rien, on peut se faire taillader pour… rien !) et sa misère… Un roman au goût amer, une odeur de puanteur suintant à travers les pages, des gouttes de sang perlant de la couverture…
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par GabySensei, le 07 décembre 2011

    GabySensei
    Bone est un SDF arrivé dans la ville de New-York il y a quelques mois. Tout le monde l'a remarqué car il est très grand, il ne dit jamais un mot et il se balade avec un fémur humain fossilisé (d'où son surnom).
    L'histoire commence alors qu'il est prostré sous la pluie dans Central Park depuis plusieurs heures. Des passants inquiets ont appelé une assistante sociale qui trouve le courage d'aller à sa rencontre. Bone retrouve l'usage de la parole et on se rend compte alors qu'il a perdu la mémoire. Des signes laissent à penser que Bone n'a pas toujours été SDF mais pour retrouver sa véritable identité il va falloir plonger dans le New-York des déshérités.
    Le personnage central de ce roman est en définitive la ville de New-York. L'auteur nous montre l'envers du rêve américain, et la narration astucieuse (le héros retrouvant la mémoire au fils du récit) nous oblige à ne pas lâcher le livre. Une mécanique très efficace!
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Heureuse, le 24 septembre 2010

    Heureuse
    Excellent thriller.
    Ici point d'excès d'hémoglobine, de suspens pseudo haletant. Mais une jolie quête d'identité. Bone ne sait plus qui il était. Il se réveille dans le corps d'un inconnu et craint que cet inconnu soit un meurtrier. Avec lucidité il tente de protéger ceux qui l'entourent de cet "inconnu"et tente de réveiller sa mémoire, en partant à la recherche de son passé. Même si la découverte de ce passé doit l'amener en prison.
    Ce roman est assez long mais l'auteur a su faire rebondir l'intrigue quand il le fallait et nous a épargné une de ces fins interminables où le "méchant" n'en finit pas d'échapper à ses poursuivants.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Scara, le 01 janvier 2012

    Scara
    Exemple de rendez-vous raté, de l'auteur qu'on découvre le mauvais jour, du livre ouvert trop tard, ou trop tôt : j'ai bien senti la puissance dans l'écriture et le scenario, mais je n'ai pas été emportée.
    Peut-être parce que j'ai compris très vite qui est le méchant et que la fin de l'histoire m'a semblée attendue. Peut-être aussi parce que l'aspect dédoublement de personnalités de Bone, né de la nécessité d'oublier pour survivre, est artificiel.
    On ne peut raisonnablement pas attendre d'un type, égaré dans les rues de New York depuis un an, muet et visiblement en proie à une grande tension intérieure, qu'il se "réveille" brusquement de son état léthargique et redevienne un homme tout à fait ordinaire.
    Pourtant, ce Bone devient un personnage attachant au fil de l'histoire.
    Et je ne peux négliger le regard attentif et amical de l'auteur sur la population des sans-abris newyorkais, ses misères et son humanité, dépeints avec beaucoup d' a-propos.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par le_Bison, le 21 mars 2012

    - Vous ne pouvez pas imaginer l’état de certaines personnes que nos patrouilles des rues…
    - Les patrouilles des rues ?
    - C’est ainsi que nous appelons les équipes mobiles qui travaillent pour la HRA, la Human Resources Administration, un organisme municipal. Les individus qu’ils nous ramènent souffrent très souvent de maladies telles que la tuberculose ou la gale, ils ont des engelures, j’en ai même vus atteints de la peste ou du choléra. On doit presque tous les épouiller avant de les installer dans un lit. En hiver et au début du printemps, pas un jour ou presque ne se passe sans que nous devions amputer un clochard à cause de la gangrène consécutive aux engelures, et il n’est pas rare que nous soyons obligés de couper les doigts ou les orteils d’une personne que nous avons déjà soignée. Bref, par rapport à tous les sans-abri que nous accueillons ici, vous constituez une exception frappante.
    - Comment la municipalité peut-elle tolérer ça ?
    - Tolérer quoi ?
    - Que des gens sans foyers meurent de la tuberculose et des autres maladies que vous avez mentionnées. Comment peut-on laisser des gens mourir de froid en hiver ?
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par le_Bison, le 23 mars 2012

    Il passa le restant de l’après-midi à errer dans les salles de détente du refuge, puis il se promena dans les rues alentours, observant les visages avec l’espoir d’y déceler un signe de reconnaissance. Mais sur cette multitude de visages, vieux et jeunes, hommes et femmes, noirs, blancs, latinos, il ne voyait que le désespoir, la solitude et l’échec. Parfois, il ne voyait rien du tout, un vide étrange et inquiétant dans les yeux de ces hommes et de ces femmes affalés dans l’ombre des entrées d’immeubles, ou qui avançaient sur le trottoir en traînant les pieds, tels des zombis. Des dizaines d’ivrognes étaient étalés sur le bitume, certains vomissaient dans le caniveau. La rue de Bowery semblait bordées d’épaves humaines, […]
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  • Par Lalynx, le 16 mars 2011

    - Vous recherchez une chose que vous avez perdue et que vous ne retrouverez peut-être jamais; Les gens avec qui vous allez cohabiter ont tout perdu, et ils n'ont aucun espoir de le retrouver. Ils n'ont plus rien à quoi se raccrocher, si ce n'est quelques restes de dignité. En face, vous avez un groupe de surveillants mal préparés et mal payés qui savent, ne serait-ce qu'inconsciemment, qu'ils peuvent finir comme les résidents de ce refuge si par malheurs ils perdent leur emploi. Tout cela donne parfois une situation explosive. Des valeurs telles que le respect et le machisme sont très importantes pour ces gens.
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  • Par toto44, le 07 avril 2012

    j'ai aimé ce livre surtout le passage avec du sexe (page 264-milieu266)
    extrait:"j'ai commencé à jouir dans le taxi en venant"
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