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> Kathleen Saint Clair Gray (Traducteur)

ISBN : 2070768058
Éditeur : Gallimard (2003)


Note moyenne : 3.97/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« La nature de cette société peut facilement se résumer en quelques mots : c'est un club excentrique et bohème ; la seule condition exigée pour en faire partie consiste en ceci, que le candidat doit avoir inventé la profession qui le fait vivre, et que cette profession ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par keisha, le 10 décembre 2008

    keisha
    Découvrons ce fameux club et ses activités : "La nature de cette société peut facilement se résumer en quelques mots: c'est un club excentrique et bohème ; la seule condition exigée pour en faire partie consiste en ceci, que le candidat doit avoir inventé la profession qui le fait vivre, et que cette profession doit être entièrement nouvelle."
    Quelques exemples, mais pas trop pour ne pas dévoiler les bases des histoires : fondateur de l'agence de l'aventure et de l'inattendu, agent de location de villas arboréales , crampons professionnels ... C'est complètement loufoque et parfois un peu tiré par les cheveux.
    Au début je pensais trouver une lecture à la Conan Doyle ; quelques descriptions classiques peuvent le laisser penser :
    "Un petit homme trapu, soigné, entra rapidement dans la pièce, posa d'un coup sec son haut-de -forme sur la table, et dit : "Bonsoir, messieurs", en attendant la dernière syllabe d'une façon qui le fit tout de suite reconnaître pour un homme à cheval sur la discipline , un soldat aimant la littérature et le monde. Il avait une grosse tête, des cheveux poivre et sel, et de courtes moustaches noires qui lui donnaient un air de férocité corrigé par ses yeux tristes, bleus comme la mer."
    C'est Basil, ancien juge plus qu'original, qui dénoue les fils des différentes intrigues, suivi par ses deux Watsons, Rupert et le narrateur, qui ne comprennent rien sans ses explications.
    Eh bien je me trompais, Chesterton fait vite dire à Basil:
    "Combien les faits obscurcissent la vérité ! Il se peut que je sois stupide.A vrai dire, je suis fou... mais je n'ai jamais pu croire en cet homme - comment s'appelle-t-il donc ? - dans ces histoires épatantes ... Sherlock holmes."
    En fait c'est une plongée dans un univers curieux , parfois fantastique, drôle, nimbé d'une certaine poésie, déroutant et intriguant, ce qui explique sans doute que je voulais à tout prix connaître le fin mot de chacun des mystères, malgré un certain côté répétitif et artificiel.


    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-23802583.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Cath36, le 02 mars 2011

    Cath36
    Alléchée par la citation qui ouvre ma connexion à Babelio, je me suis lancée allègrement dans ce livre au titre bizarre. Et je n'ai pas été déçue du voyage : imaginez le roman "Trois hommes dans un bateau" matiné des "aventures d'Harry Dickson", le tout assaisonné d'un zeste de "Blake et Mortimer" et vous aurez une idée de la bête. Chesterton a une façon bien à lui de faire de la satire sociale à partir d'histoires assez délirantes (six au total). le style, un peu guindé est assez révélateur de son époque (début XX) et de la retenue qui caractérise l'humour anglais. Ceci dit certaines critiques sociales peuvent maintenant nous paraître assez démodées, ainsi que le comportement des héros, raidis dans leur éducation victorienne. Mais c'est peut-être aussi ce qui fait le charme de ce livre. British, so british!
    I like.
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    • Livres 4.00/5
    Par jovidalens, le 24 juin 2013

    jovidalens
    Absolument délicieux, comme une promenade virtuelle dans le Londres du début du 20ème siècle !
    Mais comment se fait-il que ces nouvelles n'ont pas été portées à l'écran ? Je me plais à rêver d'une série policière pour l'heure de grande écoute à la télé sans crime pervers et, en fin limier, un juge retiré du prétoire rigolant de malice sous son grand chapeau blanc ! Et une idée pour le casting : que le futur interprète de ce rôle soit capable de chanter, de mettre en gestes le poême de Lewis Caroll dans "Alice au Pays des Merveilles" : "You are old, Father William," the young man said,..."
    Il paraît que pour trouver un emploi, il faut, parfois, l'inventer ! voila un début de bibliothèque pour patienter aux guichets des Pôles Emploi !
    Merci à Babelio de nous avoir titillé la curiosité !
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    • Livres 4.00/5
    Par sophia69, le 29 octobre 2012

    sophia69
    Comme les autres lecteurs critiques que j'ai lus, c'est au détour de Babelio que je suis tombée sur ce titre et une citation intrigants. le livre est à la hauteur de ces promesses et nous mène par le bout de la lorgnette -mais est-ce le bon point-de-vue?- d'illusion en retournement de situation pour notre plus grand bonheur. On retrouve effectivement l'ambiance londonienne du siècle... avant-dernier et ses ambiances sombres et brumeuses qui font rêver d'un bon whisky au coin de le cheminée. Les intrigues sont plutôt dans la veine des Bd "Green manor" mais cette fois dans une veine plus légère et fantaisiste où c'est le jeu qui est le maître et rend la vie des personnages savoureuse.
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    • Livres 4.00/5
    Par yuukikoala, le 29 avril 2014

    yuukikoala
    Je m'attendais à tout...Sauf presque à ça. Car voici ce qu'est ce livre : Un recueil d'histoires courtes qui au final finissent par s'entrecroiser dans un seul but : Le club des métiers bizarres. Mais afin de nous présente ces métiers bizarres, l'auteur a décidé de faire ça sous forme d'enquête. Aussi, le plus souvent, on découvre des situations étranges et très peu communes, qui s'avèrent toutes être lié à des métiers étranges que des gens ont inventés. Mais pour découvrir que tout cela mène à une de ces professions très singulières, on est mené par le narrateur (dont je n'ai pas retenu le nom) qui lui même est mené par un ancien juge, jugé comme fou pour quelque chose qu'il aurait dit il y a longtemps...Basil Grant. Ce personnage était extraordinaire pour moi. Il ressemblait beaucoup à Sherlock Holmes, et ça m'a paru bizarre. Mais vraiment, il est surprenant. Il comprend tout, prend tout avec simplicité comme si c'était tout à fait logique, et j'ai beaucoup aimé cette partie de lui. J'ai bien aimé aussi ce qu'on découvre sur lui à la fin, même si ça m'a guère étonné. Après, le narrateur n'est rien de plus qu'un intermédiaire, un Watson (mais vraiment réduit au niveau de "je fais pas grand chose sauf des fois"). Je l'ai bien aimé, mais il n'est pas tellement intéressant. Et puis, il y a le frère de Basil, un prétendu détective, Rupert. Ses idées étaient pas mal mais il n'a joué pour moi qu'un autre "Watson" donc j'ai pas tellement compris son utilité à certains moments. Ce livre est bien écrit, bien que certains passages soient incompréhensibles et longs. Les personnages y sont tous un peu fous (enfin sauf le narrateur et Rupert) et on se demande dans quoi on s'est embarqué en lisant ce livre. C'est de l'absurde pur, mais en même temps, ça peut vraiment être réaliste. Ce sont des sortes d'enquêtes réellement hétéroclites, qui surprennent et font rire. J'ai adoré ce livre, court, dynamique, sympathique, et ça m'a donné envie de découvrir d'autres livres de cet auteur qui malheureusement n'est plus de ce monde. La fin est même fabuleuse, et si j'avais une chose à dire : C'est que je vous le conseille. Si vous aimez les trucs loufoques.
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Citations et extraits

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  • Par Cath36, le 02 mars 2011

    Lorsque j'arrivai, il y avait seulement quatre autres demoiselles avec miss Brett, mais elles étaient en train de coudre avec beaucoup d'activité...Après environ dix minutes de conversation, je me levai pour partir et, à ce moment,... j'ai entendu Miss Mowbray dire à miss James : "vas-y Bill !". Ceci me parut extraordinaire. Je ne comprenais absolument pas...Mon expérience, comme je vous l'ai dit, peut-être incomplète ; il se peut que les demoiselles aient, dans l'intimité et dans des réunions composées exclusivement de célibataires, des coutumes plus déréglées que je ne le sache.Mais cela me parut bizarre....Mais je fus encore plus étonné lorsque...je vis la dame maigre au châle de laine appuyée de toute sa hauteur contre la porte par laquelle j'étais sur le point de sortir.Elle tricotait toujours et je supposai que cette position verticale n'était qu'une excentricité de vieille fille et un oubli de mes intentions de départ.Je dis doucement : "je suis désolé de vous déranger, Miss James, mais vraiment il faut que je parte." Là je m'arrêtais court car les mots qu'elle prononça en réponse furent tels qu'ils rendaient cette interruption de ma phrase naturelle et excusable. ...Elle dit : "la ferme, grosse andouille"...et puis le dernier fil soit de ma propre raison, soit de la raison de tout l'univers, se rompit subitement. Miss Brett, debout près de la cheminée dit : "colle-lui la tête dans un sac et attache-le avant de commencer à gueuler." Était-il vrai, comme j'en avais eu l'impression subite un moment auparavant , que les dames non mariées composaient quelque société spéciale, affreuse et débauchée, dont toute autre personne était exclue ?...Je me rappelais les sabbats de sorcières. J'étais même en train, mon esprit battant complètement la campagne, d'essayer de retrouver quelques vers sur les nymphes de Diane, lorsque Miss Mowbray m'entoura de son bras par derrière...Miss Brett -ou ce que j'avais appelé Miss Brett-était debout devant moi, un gros revolver à la main et un rire satanique sur le visage.
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  • Par Cath36, le 02 mars 2011

    J'admets qu'il a le léger défaut réel d'avoir, sans discussion possible, perdu la tête.Mais il a surtout de défaut réel, né de l'engouement moderne pour le Progrès et la Nouveauté, de croire tout que tout ce qui est étrange et nouveau est forcément une conquête. Si vous alliez le trouver pour lui proposer de dévorer votre grand-mère, il serait de votre avis, pourvu que vous lui; présentiez la chose sur le terrain de l'hygiène et de l’intérêt général, comme un procédé moins coûteux que l'incinération. Pourvu que vous progressiez en vitesse, il lui importe peu que ce soit vers les étoiles ou vers l'abîme. Il en résulte que sa maison est remplie par un défilé ininterrompu des coteries littéraires et politiques, d'hommes qui portent les cheveux longs parce que c'est romantique et d'autres qui les portent courts parce que c'est hygiénique ; d'hommes qui marchent sur leur pieds dans le seul but de se servir de leurs mains, et d'autres qui marchent sur leurs mains de crainte de se fatiguer les pieds. Mais quoique les habitués de ses salons soient généralement des toqués comme lui, ils sont presque toujours, comme lui, de braves gens.
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  • Par Cath36, le 03 mars 2011

    Je ne pense pas qu'il y ait rien de stupide dans le fait de hurler à la lune ou d'avoir peur des démons dans les ténèbres...ni que ce soit une preuve d'ignorance. Cela me semble parfaitement philosophique. Pourquoi un homme serait-il considéré comme une sorte d'idiot parce qu'il ressent le mystère et le danger de l'existence elle-même ?

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  • Par jovidalens, le 18 juin 2013

    Nous avons toujours été frappés de ce que rien, dans la vie moderne, n'est plus lamentable que l'obligation pour l'homme d'aujourd'hui de poursuivre toutes les aspirations de son existence en conservant un état sédentaire. S'il désire s'évader dans le royaume des fées, il ouvre un livre ; s'il désire s'élancer au plus fort de la mélée, il ouvre un livre ; s'il désire prendre son essor vers le ciel, il ouvre un livre ; s'il désire descendre à cheval sur la rampe, il ouvre un livre.
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  • Par Cath36, le 02 mars 2011

    Dans une rue étroite, dans un repaire du vice, on ne s'attend pas à trouver de la civilisation ni de l'ordre. Tandis qu'ici, l'horreur venait du fait qu'il y avait de la civilisation, qu'il y avait de l'ordre, mais que la civilisation ne montrait que sa morbidité et l'ordre sa monotonie.

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