ISBN : 2350870294
Éditeur : Editions Héloïse d'Ormesson (2006)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
Parfois il suffit de manger pour que tout où presque, puisse être dit. Pour la narratrice Klara Séli c'est une aubaine, car Zsuzsa et Péter, ses parents, ne lui ont rien dit. Ils ne lui ont rien transmis de leur histoire, restée cadenassée derrière le rideau de fer. Mêm... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par missmolko1, le 21 janvier 2012

    missmolko1
    Un très beau roman, où la narratrice Klara, part à la recherche de ses origines. Ses parents ont fuit la Hongrie pour venir s'installer en France et ne lui ont jamais parlé de leur pays d'origine. Jusqu'à ses 11 ans ou elle découvre la Hongrie pour la première fois.
    Va suivre ensuite une véritable quête sur ses origines et elle va nous faire découvrir la gastronomie hongroise (les dix chapitres courts portent le nom d'un plat traditionnel), la langue, les coutumes..... sur fond d'évènements historiques qui ont marqué le pays.
    Un bel hommage a la Hongrie, dont on parle rarement et un premier roman prometteur.
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    Critique de qualité ? (21 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 25 novembre 2011

    brigittelascombe
    Un grand merci Viviane Chocas pour votre invitation.
    J'ai adoré visiter le Marais, "rougeoyant décor de charcutailles" et rencontrer l'épicière du Bazar magyar qui roulait les R de ses strrrudels crrroquants à souhait au rythme d'une langue inconnue.
    Me voilà encore toute énivrée du paprika qui baigne les lieux de son parfum venu d'ailleurs.
    Quelle merveilleuse idée d'associer les moments forts de la vie de Klara, fille d'immigrés hongrois, dont la langue a été tuée, à une oralité sensuelle, un retour aux saveurs de l'enfance pour aborder le pays interdit "où seuls sont supportés les effluves des origines".
    Le biscuit roulé était succulent et le culot de la future bachelière à l'oral du bac aussi. Gonflé tout de même de prétendre parler magyar, lorsque l'on n'en connait que de simples mises en bouche!
    "Fantasztikus"
    "OK"
    Il m'a bien plu ce photographe de Budapest, mais le chou farci de la maman... bon je passe!!!
    Le mur de Berlin, la liberté,l'émotion,l'hymne national, ça c'est du reportage et accompagné d'un verre de Tokey,j'en redemande!
    "Finom" C'est bon. Et en plus, chez vous j'ai appris plein de mots.
    Ces "galuskas", une merveille!
    Le secret de famille était la touche finale pour déguster les crêpes aux noix.
    Promis, je reviendrai: se divertir tout en dégustant votre écriture savoureuse c'est du cinq étoiles!
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par emmyne, le 02 juin 2011

    emmyne
    Evidemment, sur une lecture aussi savoureuse, il est plus que tentant de filer la métaphore gastronomique...
    Parce que ce livre raconte le plaisir premier, celui de la bouche, les mets et les mots, étranges, différents, d'autant plus porteurs de sens et de sensations.
    Nous suivons le parcours de Klara, de l'enfance à l'âge adulte, dans sa quête, sa reconquête d'une langue, d'une culture, d'une identité reniées, à travers l'association de consommes aux sonorités mystérieuses et le goût du paprika. Je me suis prise d'affection pour ce personnage, son obsession, ses bravades.
    Ce roman est un véritable plaisir de lecture, offrant un double contexte historique très intéressant, le premier personnel et familial, le second marqué par les événements politiques, ceux qui firent construire un mur coupant Berlin. le récit alterne pertinemment ses deux histoires intimement liées, ces deux regards que porte Klara - qui la portent -, l'un tourné vers l'extérieur à la recherche de l'âme hongroise qu'elle tente de se réapproprier, l'autre tourné vers l'intérieur à l'affût des résonances.
    La plume est fine, le ton parfois léger, pratiquant en douceur l'autodérision et la répartie ironique, puis s'attarde un moment plus en profondeur sur l'exil, ces conséquences sur la deuxième génération, sur le périple de la première. Ce roman se lit le sourire aux lèvres. La part de réflexion m'a paru d'une justesse qui m'a impressionnée, d'une humanité qui m'a touchée.


    Lien : http://lisezjeunesse.canalblog.com/archives/2010/01/22/16610255.html..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Eipoca, le 25 mars 2011

    Eipoca
    En 10 courts chapitres dont les titres évoquent (presque) tous des mets hongrois, Viviane Chocas nous promène dans la vie de Klara, depuis son enfance jusqu'à l'âge adulte, depuis l'épicerie hongroise où elle accompagnait son père jusqu'à l'évocation du Rakott palacsinta, méli-mélo de crêpes et de noix qu'elle imagine être le festin de toutes ses grands-mères de substitution disparues. Un petit roman rondement mené, qui nous donne à ressentir les interrogations d'une fille d'exilés sur ses origines et le sens de la transmission, tout en nous mettant véritablement l'eau à la bouche.
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    • Livres 3.00/5
    Par veronique55, le 20 juillet 2011

    veronique55
    " Pour Klara, L'exil de ses parents en 1956 a le goût et les saveurs des plats hongrois

    Lien : http://biblavardac.blogspot.com/2010/04/romans-gourmands-et-autres-m..
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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 25 novembre 2011

    Tu as bien entendu un problème de langue!Oui ma fille,car figure toi qu'une langue ça vit! Ca s'agite,ça s'encanaille,ça prend des coups,ça fait des découvertes,ça évolue...Ou ça dépérit!Et je sais moi,combien il faut habiter une langue pour lui permettre de mûrir,de bien vieillir! L'habiter par nos gestes,par nos corps,l'habiter par chacun de nos pas,chacune de nos colères,de nos envies...
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  • Par Outis, le 16 mars 2008

    Non, ce qui pèse cruellement pour l’individu nostalgique, c’est cette ignorance de ce qu’il aurait pu devenir... s’il était resté là-bas. S’il n’avait pas fait ce qu’il a pourtant fait. C’est d’être privé de tout pouvoir sur cette autre vie à laquelle il a échappé. Sur cet autre soi-même, qui déambule, fantôme condamné à ne pas vieillir. Aurais-je été plus beau, plus riche, plus célèbre, plus heureux, plus malheureux, si différent, si j’étais resté là-bas ?
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 25 novembre 2011

    Avant même ma naissance,et peut-être pour me permettre d'entrer dans un monde à leur sens lavé de tous soupçons,la langue hongroise avait été violemment rejetée de leur intimité,eux qui adolescents avaient pourtant appris à s'aimer en magyar.Mais il me semble aujourd'hui que Zsuzsa retenait encore une part infime de l'amour de Péter dans chacune des bouchées avalées.
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  • Par missmolko1, le 21 janvier 2012

    Parfois il suffit de manger, pour que tout, ou presque, puisse être dit.
    Citation de qualité ? (12 votes positifs)
  • Par Outis, le 16 mars 2008

    Ma chérie, en Hongrie, voilà depuis toujours ce qu’on a coutume de dire, quand un couple essaie de se rabibocher sans succès. Seul le chou farci est meilleur réchauffé !
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