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ISBN : 2732431281
Éditeur : Editions de la Martinière (2004)


Note moyenne : 3.31/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
www.choisirunlivre.com
Sujet: Sarah Cohen-Scali se raconte. Ses peurs d'enfant, ses regrets, ses silences évocateurs, ses premières amours, ses déceptions, son amour du théâtre...
Commentaire: Cette collection recueille des témoignages d'écrivains, témoig... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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    • Livres 4.00/5
    Par mila0707, le 23 mai 2012

    mila0707
    Sarah Cohen-Scali raconte son enfance et son adolescence. Dans une famille très unie et aimante, la petite Sarah est plutôt entourée de femmes, son père s'absentant souvent. Sa sœur étant plutôt jolie, alors qu'elle se trouve un physique ingrat, elle est mal dans sa peau. Elle ne sait pas dire non et elle se mure dans le silence parce qu'elle ne sait pas non plus se dire : impossible de formuler ce qui la fait rêver et, à plus forte raison, ce qui la fait souffrir. Grâce à un professeur de littérature, elle va faire du théâtre, avec passion, et en viendra petit à petit à s'accepter et à quitter son mal de vivre.
    Mon avis : En 2003, les éditions de la Martinière jeunesse lançaient une collection pour les adolescents. le concept en était simple : des auteurs expérimentaient un nouveau terrain d'écriture pour exprimer, au plus près, la vérité de leur adolescence. Je ne connais pas les autres ouvrages, mais celui-ci est très réussi. Sarah Cohen-Scali dévoile l'enfant aux lèvres verrouillées qu'elle a été, comme pour inviter l'adolescent lecteur à dire ses silences. Son témoignage est vibrant de sincérité, on est vraiment au cœur de ses ressentis d'alors et le théâtre comme thérapie me semble une très bonne idée... pour qui y parvient.
    Public : à partir de treize - quatorze ans, mais peut probablement aider un parent inquiet et désemparé face au mutisme de son enfant.
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    • Livres 4.00/5
    Par zazimuth, le 27 septembre 2010

    zazimuth
    Dans cette collection "Confessions" publiée chez La Martinière jeunesse un auteur raconte (en romançant plus ou moins) un épisode de son enfance ou de son parcours de vie.
    Nous y retrouvons ici, Sarah, enfant puis adolescente timide, élève modèle qui se désole de ne pas savoir s'affirmer, ne pas savoir dire "non !"... Nous découvrons sa passion pour le théâtre, sa famille aimante mais qui admire la soeur aînée si belle, au caractère bien marqué, ses complexes vis-à-vis de son physique qu'elle juge masculin... Bref, un texte riche qui aborde beaucoup de thèmes et plaira aux adolescentes comme un miroir positif qui aide à grandir.


    Lien : http://toutzazimuth.eklablog.fr/douee-pour-le-silence-de-sarah-cohen..
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  • Par 100pseudo, le 30 novembre 2014

    100pseudo
    Je trouve ce livre intéressant et enrichissant. J'ai été agréablement surprise par l'histoire que peut avoir Sarah. Il me convient absolument, j'aime beaucoup ces aventures, ces parcours qu'elle a vécus ! On peut facilement s'attacher à l'héroïne, je partage la même passion qu'elle! Je faisais partie d'une troupe de théâtre. C'est grâce à ça aussi que je me suis ouverte aux autres comme elle a pu le faire Sarah; sauf que, elle, au début elle était timide. le seul point négatif est que, dans ce livre, certains chapitres se répètent beaucoup et cela devient embarrassant.
    A.C
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Citations et extraits

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  • Par mila0707, le 26 novembre 2011

    [Petit rappel : Je vivais dans un univers de femmes. Uniquement de femmes.
    [.......] Pourtant, dehors, IL Y AVAIT DES HOMMES!!!]
    "Hé! Psst!"
    Un type m'appelle. Il est assis au volant de sa voiture, une DS. Il a eu une curieuse façon de m'interpeller, mais bon, je n'ai que onze ans, je suis en sixième. [.......] La rue est sombre. Il est aux alentours de huit heures, c'est l'hiver, le jour se lève à peine. [.......] Ce type veut sûrement un renseignement, il cherche son chemin dans le dédale des sens interdits, des ruelles et des impasses, caractéristiques du quartier des marais.
    Je m'approche. Il baisse sa vitre jusqu'en bas. Bien qu'ensommeillée, je remarque vaguement qu'il a un drôle de sourire, un sourire... "gras", ses lèvres sont brillantes, luisantes, comme s'il salivait trop. Mais je n'y prête pas attention outre mesure.
    "Tu connais ça?" me demande-t-il.
    [.......] Le type abaisse son regard, me désignant quelque chose qu'il tient entre ses mains. C'est probablement un plan. [.......]
    J'abaisse moi aussi mon regard. Le bonhomme a bien les mains pleines. Braguette ouverte, il presse contre le volant un morceau de chair, une espèce d'excroissance rosâtre qui gonfle, qui s'allonge, qui palpite tandis que ses doigts le malaxent. C'est tout, sauf un plan du quartier... C'est un "Ça", justement! Et c'est la première fois que j'en vois un! "Ça", connais pas! "Ça", me dégoûte! "Ça", me flanque la pétoche! [.......] Ma respiration se bloque. [.......] Au lieu d'un cri, c'est un hoquet qui jaillit de mon gosier et réduit mes cordes vocales à néant. Le pire est que je demeure là, immobile, penchée au-dessus de la vitre ouverte, les yeux écarquillés et fixés sur l'objet en question sans pouvoir les en détacher. Et le type qui jubile! Puis, enfin, je prends mes jambes à mon cou et je cours le plus vite qu'il m'est possible. [.......] J'arrive totalement essoufflée, en eau, à la porte du lycée. Je m'engouffre à l'intérieur du bâtiment avec un soulagement sans pareil. Vite! Vite! Refermez les portes sur les filles! Verrouillez les serrures! Profs femmes, formez une barricade bien serrée autour de nous! Dehors, il y a un "Ça"! Il veut pénétrer à l'intérieur des murs! C'est une immonde menace!
    [A l'époque, la mixité n’existait pas dans le collège où Sarah Cohen-Scali était scolarisée.]
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  • Par mila0707, le 20 mai 2012

    A dix-huit ans, on est davantage un jeune adulte qu'un adolescent. Cependant pour moi, ce n'est pas tout à fait le cas. Physiquement, ça va beaucoup mieux, j'ai quitté ma peau d'enfant, je l'ai mise au rebut, elle traîne quelque part, prenant la poussière dans un coin. Et la nouvelle peau que j'ai enfilée s'avère être parfaitement à ma taille. Je ne fuis plus le miroir, il m'arrive même parfois de le trouver flatteur.
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  • Par mila0707, le 26 novembre 2011

    Le terme du jargon théâtral qui m'a le plus frappée est le suivant : "le quatrième mur". On appelle ainsi ce mur fictif qui sépare la scène du public. Effectivement, lorsqu'on se trouve sur une scène de théâtre, sous les pleins feux des projecteurs, le public n'est pas visible - seules quelques silhouettes se dessinent vaguement au premier rang. Depuis la scène, on ne perçoit qu'une espèce de gouffre sombre, obscur, une manière de créature monstrueuse, sans visage, mais dotée d'un cœur énorme, qui palpite à un train d'enfer. L'enjeu du comédien est d'arriver à tisser un fil jusqu'à ce gouffre, pour le toucher, pour le faire respirer au rythme des émotions dont il est le vecteur, le faire rire ou pleurer.
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  • Par mila0707, le 22 mai 2012

    En jouant divers personnages, je me suis approprié les mots des autres, et j'ai enfin pu parler librement de la vie. J'ai fichu le cadenas à la poubelle ! L'apprentissage du métier de comédienne m'a fait sortir de ma coquille, de cette bulle de silence où je m'étais moi-même emprisonnée.
    [.......]
    Durant ces moments qui se sont gravés dans ma mémoire comme des instants de bonheur indélébiles, j’établissais en secret un dialogue avec l'adolescente que je n'étais plus, mais qui m'accompagnait en pensée. Elle était là, toujours présente, comme un petit être magique qui aurait eu la possibilité de se tenir dissimulé dans ma poche. "Tu vois, on y est arrivées !... C'était pas la peine de tant pleurer. "
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  • Par mila0707, le 25 novembre 2011

    "Dire", "parler", "révéler" a toujours été difficile pour moi, et l'est encore.
    Durant les années d'adolescence [.......] cette "incapacité à dire" s'est tellement accentuée que j'ai eu la sensation d'avoir un cadenas sur les lèvres. Un cadenas dont j'avais pourtant la clé sur moi en permanence, quelque part dans une poche secrète, mais qu'il m'était impossible de manier.
    [.......]
    A ce moment-là, le cadenas était si verrouillé qu'il m'a blessé les lèvres jusqu'au sang.
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